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       <title>El Watan - Culture</title>
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       <lastBuildDate>Wed, 23 May 2012 02:19:58 +0100</lastBuildDate>
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           <title>Musique: Des Algériens de Montréal rendent hommage à la diva kabyle Nouara</title>
           <author>Samir Ben  </author>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Tue, 22 May 2012 14:31:22 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Tue, 22 May 2012 14:31:22 +0100</lastBuildDate>
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	La diva de la chansons kabyle Nouara recevra les hommages d’Algériens de Montréal demain mercredi lors d’un dîner à l’hôtel Gouverneur de la métropole canadienne. 
	« On lui exprimera notre reconnaissance pour tout ce qu'elle a fait pour notre culture.Elle mérite tous les honneurs », affirment les organisateurs de ce souper-hommage.

	Cet événement est le prélude au concert que donnera Nouara ce samedi 26 mai au thêatre Outremont de Montréal où elle rendra hommage à Cherif Kheddam.

	La diva se produira dans le cadre du Festival culturel nord-africain dirigé par l’Algérien Mourad Mahamli, journaliste et animateur radio à
	Montréal (Rencontres berberes sur Radio Centre Ville et radio CFMB).

	Le site montéalais berberes.com a rendu récemment hommage à la chanteuse à travers un texte écrit par Djamila Addar et Madjid Benbelkacem.

	« La diva de la chanson kabyle Nouara a la chanson dans le sang depuis sa tendre enfance. Elle a interprété les textes de plusieurs artistes comme Ben Mohammed, Méziane Rachid, Mdjahed Hamid, Hassan Abassi, Lhacène Ziani, Farid Ferragui, mais la collaboration qui l'a le plus marquée et propulsée au sommet c'est celle qu'elle a eue avec Chérif Kheddam. Le 26 mai 2012, elle se produira à Montréal dans le cadre du Festival culturel nord-africain pour rendre hommage à Chérif Kheddam », peut-on y lire.

	A noter que ce samedi 26 mai, les Montréalais d’origine algérienne ont aussi rendez-vous avec le chanteur Hamidou (salle héllenique). Le concert affiche déjà complet et l’organisateur Djamel Lahlou compte ajouter une supplémentaire le 2 juin.

	Hamidou se produira aussi le 1er juin dans la ville de Québec. A la même date, le 1er juin, Lounis Ait Menguellet donnera un concert à la salle Olympia de Montréal.</description>
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           <title>Maroc : Khaled enflamme Mawazine</title>
           <author>K. Smail </author>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Tue, 22 May 2012 12:35:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Tue, 22 May 2012 12:36:42 +0100</lastBuildDate>
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	Contre toute attente, Khaled a fait mieux qu’Evanescence, Pitbull et LMFAO. Il a drainé…175 000 spectateur au concert qu’il a donné, lundi soir, à l’OLM Souissi de Rabat ( Maroc) lors du Festival Mawazine se tenant du 18 au 26 mai 2012. 
	Déjà, la journée, le nom de Khaled bruissait dans la ville. Son concert était un événement très attendu. Il fallait voire cette impressionnante marée humaine avant et surtout après. On  dirait une marche ou autre manifestation nocturne. Des jeunes, des anciens, des fans de la première heure du Maroc et d’Algérie, des touristes américains, britanniques, canadiens, français parmi cette « foule sentimentale » comme dirait Alain Souchon. Un monde fou… de sa musique !

	Même la conférence, qu’il a donnée, l’après-midi, à la Villa des Arts, a été suivie par plus de 150 journalistes du monde entier. Un  record ! Ni Marouan Khoury, ni Nancy Ajram, ni Evanescence n’ont pu rivaliser. C’est dire du crédit, respect et admiration  à l’endroit de Khaled. Il s’est  produit, sur la prestigieuse scène internationale de l’OLM Souissi,. 

	En tant que star internationale, au même titre que Pitbull, LMFAO, Lenny Kravitz, Jimmy Cliff, Evanescence, Scorpions ou encore Mariah Carey se relayant sur cette scène très convoitée. Il est le seul artiste maghrébin, arabe et africain à donner un concert à l’OLM Souissi.

	Aussi, ce fut une sahra où il y avait, pas de la  rumba, mais du raï dans l’air ! Et Khaled le dit si bien : «  Ce soir, je suis avec mes amis, je suis invité chez eux, sahra...!». Et ce, sur la chanson-titre Sahra  (soirée).

	 

	Harraga, un inédit

	Deux heures de pur bonheur ! Soit une playlist de circonstance d’une quinzaine de chanson.  Khaled donnera la chair de poule en entonnant un istikhbar choral long, puissant et émouvant.  La voix est toujours là, haute, altière et parfaitement intacte. Il a du coffre... fort, Khaled. C’est El Marsam. Et puisMelha (in l’album Kenza, produit par Steve Hillage). Sheba immortalisée par son alter ego et comparse Safy Boutella, sur le mythique Kutché( l’auteur initial de Sheba est le regretté Ahmed Zergui, le raïman electro de Sidi Bel Abbès).

	Avec Rouhi Ya Wahran au beat latino, le public se « lâche ». C’est la fiesta ! Oueli Darek(Retourne chez toi, in Sahra, 1996) fut une destination rastafa... raï. Du reggae-raï ! Oran-Rabat-Kingston. Après Sahra, Khaled embraye sur Bakhta du maître et prince des poètes du ch’ir el melhoun, Abdelkader El Khaldi. Du wahrani copieux dont le texte sera repris par le public. C’est un  moment fort. Khaled se drape des emblèmes marocain et algérien. C’est Maghreb United !

	Il enchaînera sur Abdelkader Ya Boualem du trio 1,2, 3,  Raba Raba de Boutaïba Seghir alias Mohamed H’fif, pionnier du raï ou encore l’incontournable Trig Lycée (la route du lycée). Sur Didi, le tube planétaire, il jouera du calvier…debout. L’embrasement du public, c’est avec Ouine El Harba Ouine, une cover (reprise) indie( indienne) et zouk de Zwit Rwit en kabyle du grand Idir dont les paroles en arabe sont signées Mohamed Angar,.

	La Camel de Cheikha Rimitti revisitée par Safy Boutella. Khaled interprétera aussi une chanson inédite Harraga très émouvante. Du chaâbi-assimi. Et en guise de  bouquet final, Khaled interprètera Aïcha composée par Jean-Jacques Goldman. Du coup, l’espace OLM Souissi devient un karaoke à ciel ouvert : «Comme si je n’existais pas...» Les paroles ne lui appartiennent plus. Le public numériquement en or... massif aura chanté, communié, vibré, bougé, raillé et dansé «kolé-séré» (comme aux Antilles) en chœur et cœur avec Khaled. Simply the best (simplement le meilleur), comme dirait Tina Turner.

	 

	 

	 

	 

	 

	 

	 

	 

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           <title>Festival Mawazine 2012 : Evanescence, «super heavy metal»</title>
           <author>K. Smail </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Tue, 22 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Le groupe américain de rock alternatif gothique, Evanescence, a marqué son passage, à l’espace OLM Souissi, dimanche soir à Rabat, lors du Festival Mawazine, qui se tient du 18 au 26 mai. Leur souvenir ne s’effacera et ne s’estompera pas de la mémoire du public.
	  
	La formation Evanescence, portant un nom poétique,  «ne fait pas dans la dentelle». Bien que le leader du groupe soit une fille, Amy Lee, une vraie tête… de proue. Une figure charismatique  et ayant du caractère, quoi ! Beauté du diable gothique, toute de cuir et de noir vêtue, elle a troqué un pantalon contre sa robe victorienne, la chevelure anthracite au vent, Amy Lee, un peu «enrobée» (elle a pris des rondeurs depuis son mariage), a une voix haute et perchée allant crescendo. Elle joue du clavier debout et du piano assise (et des fois de la harpe dans d’autres concerts). Et ce, accompagnée par un line-up :   Terry Balsamo et Troy McLawhorn  à la guitare, Will Hunt, batterie, et Tim McCord, à la basse. Donc, un groupe  au gros son de cinq pièces. Et c’est devant un public enthousiaste qu’Evanescence s’est produit.

	Amy Lee et sa bande… originale a été tout de suite adoptée.  Car en adéquation avec ce gros son, du «superheavy», comme dirait le combo formé par Jagger, Stewart, Joss stone et Damian Marley. Aussi, les aficionados et les curieux ont été transportés par les décibels du hard rock gothique avec une consistante playlist : What You Want,  Going Under, Together Again,  My Heart Is Broken , Away From Me, Breathe No More, lithium, Everybody’s Fool, Sweet Sacrifice, Hello, Haunted,  Never Go Back, Taking Over Me, My Immortal , The Other Side, Bring Me To Life, My Last Breath , Lost in Paradise ou encore The Change. Bref, une délectation.

	La matinée, lors d’une conférence de presse, Amy Lee s’est dite très ravie de participer au Festival Mawazine : «Très heureuse de me produire, ici, au Maroc. C’est la première fois au Maghreb. C’est toujours excitant! C’est une nouvelle scène, un nouvel endroit. Une nouvelle expérience. Je voudrais remercier nos fans du Maroc. Nous leur sommes reconnaissants.
	C’est une occasion de découvrir les gens, l’art culinaire national. Nous ferons de notre mieux pour satisfaire notre public... Vous savez, j’aime les gens. La musique, pour moi, est une thérapie et elle émane du fond du cœur. Ce soir, on va s’amuser avec  le public qui sera forcément enthousiaste. C’est un honneur que d’être ici, nous sommes très heureux. Nous vous aimons. Et merci de nous accueillir.!...»
	              </description>
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           <title>Conférence de presse de Khaled à Mawazine: "La religion est dans le coeur et n'a pas besoin de publicité"</title>
           <author>K. Smail </author>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Mon, 21 May 2012 17:11:06 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 21 May 2012 17:11:06 +0100</lastBuildDate>
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	A quelques heures de son concert, très attendu, ce soir, à l’espace OLM Souissi, à Rabat(  Maroc), dans le cadre du Festival Mawazine 2012 se tenant du 18 au 26 mai, Khaled, a donné une conférence de presse, cet après-midi à 16h. Et ce, devant plus de 150 journalistes du monde entier. C''est un record! 
	Hier, dimanche, le groupe américain de rock alternatif, Evanescence, n'a eu un tel  engouement. Récent heureux père d'une quatrième fille prénommée Jena (paradis), Khaled a annoncé qu'il préparait un nouvel album entièrement en arabe, hormis un seul titre en français. '"J'ai un album en chantier. Je suis entré en studio depuis juin 2011. Il devait sortir en septembre 2011. Mais, j'ai reporté sa sortie. Pour mieux l'amender. Une chanson intitulée Harraga y figure. Et je vais vous l'interpréter ce soir. J'ai aussi une collaboration avec le grand producteur et compositeur Red One (

	ayant collaboré avec Lady Gaga, Nicki Minaj Jennifer Lopez, Mika, Kat De Luna, Enrique Iglesias, Space Cowboy, Ciara, Shakira, Michael Jackson, Nicole Scherzinger, Usher et Lionel Richie). Il me fera réalisera  un titre. Histoire de "toucher" les Etats-Unis. Ce sera une fusion..." dévoilera-t-il.
	A propos du titre Harraga,  il commentera: "J'ai été affecté par ces jeunes qui quitent leurs pays, l'Algérie, Maroc, Tunisie, la Libye la mort dans l'âme..;". 
	Quant à une question portant sur l'islamisme dans le monde arabe qui pourrait restreindre les libertés, Khaled répondra avec ironie:" Nous sommes tous islamistes! La religion est dans le coeur. La religion n'a pas de besoin de publicité. La religion (Islam), c'est le respect, la tolérance, la fraternité, l'humanisme et la solidarité...". Il ajoutera en outre en interrogeant: " Pourquoi ne pas créer un Maghreb uni tout comme l'Union Européenne basé sur la fraternité. Ce serait une grande  force!"
	 

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	Khaled, lors de sa conférence de presse à "Mawazine"
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           <title>«La langue amazighe doit être standardisée sur le plan graphique»</title>
           <author>Hafid Azzouzi </author>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Mon, 21 May 2012 15:14:34 +0100</pubDate>
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	Dans cette interview, Meryam Demnati de l’observatoire amazigh des droits et libertés au Maroc, souligne que la question de la graphie fut l’objet d’un débat houleux en 2002 lorsque l’IRCAM devait trancher entre la transcription de Tamazighte en arabe, en caractère latin et en  Tifinagh. Selon elle, la langue de Massinissa doit être généralisée à tous les cycles d’enseignement, du préscolaire  jusqu’au Baccalauréat et standardisée sur le plan graphique.  
	Elle estime aussi que l’officialisation de Tamazigh au Maroc est  un acquis et une avancée importante au regard d’énormes sacrifices consentis par des générations de militants de la cause amazighe. Toutefois, Meryam Demnati ajoute que les médias publics ne jouent pas le rôle de promoteur de la diversité culturelle et linguistique stipulée dans la nouvelle constitution au Maroc. 

	 

	Propos recueillis par Hafid Azzouzi  

	 

	Pouvez-vous nous retracer brièvement l’itinéraire de la revendication amazigh au Maroc ? 

	Dès l’indépendance,la langue amazighe qui ne disposait d’aucun statut dans la constitution, sera bannie de l’école, des médias et de tous les autres domaines publics ou privés. L’arabisme et l’islamisme ont été les seules normes de référence.

	Dans ce contexte, le mouvement amazigh dès sa naissance, fera l’objet d’une répression officielle sévère de la part de l’administration et des services de police (Obstacles administratifs ou autres aux activités, associations ou activités inquiétés ou interdites, emprisonnements ou intimidations des militants, …). Entre 1965 et 1988, le Mouvement amazigh utilisait dans son discours, les concepts de culture populaire et de patrimoine national, la conjoncture politique ne permettant pas celui du mot « Amazigh » considéré comme une menace par le pouvoir policier réactionnaire en place et fortement réprimé.

	Dès la moitié des années 80, le Maroc connaît alors une relative ouverture politique qui permettra  un débat publique plus audacieux de s’installer et qui contribuera à l’apparition de nouveaux concepts tels que culture amazighe, identité amazighe, langue amazighe ainsi que droits linguistiques et culturels en tant que droits humains.Cette période est aussi celle de grandes polémiques avec les panarabistes et les nationalistes conservateurs, ce qui a permis au Mouvement amazigh de remettre en cause le concept de nationalisme traditionnel, rattaché désormais aux concepts de citoyenneté, de pluralisme et de diversité.C’est alors que dans les années 90, des associations issues de toutes les régions du Maroc,  présenteront les revendications du Mouvement amazigh dans la Charte d’Agadir (1991).

	Puis, les associations amazighes se sont multipliées sur tout le territoire et des coordinations d’associations régionales et nationales voient le jour entre 1993 et 1997, ce qui a donné un nouvel élan au mouvement. Le concept de peuple autochtone apparaît lorsqu’une délégation de la Coordination des associations amazighes se rend à Genève pour travailler dans les commissions de l’ONU ainsi que le concept de développement lié à la culture.C’est alors le début de l’internationalisation de la question Amazighe.La création du Congrès Mondial Amazigh  contribuera aussi à élargir la vision restreinte du mouvement amazigh marocain à une vision plus élargie. (Afrique du nord+ Diaspora).En 1995, un débat entre le mouvement amazigh et le mouvement islamique, remet en cause les concepts de langue sacrée et de l’Histoire préislamique.  En Mars 2000, le document «  Manifeste pour la reconnaissance de l’Amazighité du Maroc» déclenche une évolution rapide et qualitative, et politise alors le discours. Le Manifeste, signé par des milliers d’imazighens, donne naissance à plusieurs propositions de plate forme, dont la création d’associations à caractère  politique, la création de partis politiques et la création d’associations culturelles et de développement.

	Les associations s’inspireront dans leurs actions des chartes et des conventions internationales des droits de l’homme et des peuples telles que : La Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, la Convention internationale de l’ONU sur l’élimination de toutes les formes de discrimination en 1965 et de l’UNESCO en 1960,la Déclaration de l’ONU et ses recommandations en 1982 et 1992, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples de 1981, la Déclaration universelle des droits linguistiques à Barcelone 1996, la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles en 2005…

	A l’aboutissement de cette évolution, apparaissent les concepts suivants : les états unis des régions, l’état fédéral, la laïcité et le droit à la terre.

	Enfin,  avec le mouvement de la rue du 20 Février 2011, le mouvement amazigh s’est trouvé dans un autre tournant de l’histoire. Avec toutes ses composantes, il intègre ce courant de révolte revendiquant une constitution démocratique incluant Tamazight officielle. Il est alors à l’avant garde avec les autres forces progressistes de la société civile, appelant à l’édification d’une société juste et égalitaire, considérant la cause amazighe comme partie intégrante du projet démocratique. Les amazighs seront ainsi présents dans toutes les coordinations du 20 Février et ses manifestations. Les drapeaux amazighs flotteront dans toutes les villes. Dernièrement, un mouvement contestataire pour une réelle officialisation de la langue Amazighe au Maroc appelé « Tawada », est né. Il est porté  principalement par la jeunesse amazighe.  Deux marches nationales ont été organisées, à Rabat le 15 Janvier 2012 puis à Casablanca le 22 Avril 2012. D’autres marches et actions sont prévues.

	       Quels sont, selon vous, les principaux acquis enregistrés dans le cadre de la promotion de la langue et de la culture amazighe? 

	Les principaux acquis dans l’enseignement de l’Amazighe sont : la généralisation verticale et horizontale, obligation à tous les marocains sans exception, standardisation progressive de la langue amazighe, et transcription de la langue amazighe dans la graphie tifinagh aménagée. Elaboration de manuels scolaires du primaire (06) et du collège,  précis de grammaire, lexiques spécialisés (géologie, médias, scolaires…) ;  recherche sur la langue, élaboration de plans de formation des enseignants et des inspecteurs, élaboration de modules de langue et didactique dans les Centres  de Formation des Instituteurs et élaboration de modules pour les Universités, supports didactiques audio et audio-visuels, supports didactiques parascolaires (contes, BD, chansons, comptines, CD Roms…). Formations des enseignants du primaire(environ 4800), formation des inspecteurs, formation des formateurs (environ 422) et  Création de filières et masters amazighes dans plusieurs universités du Maroc (Agadir, Fès, Oujda, Rabat...). Tout cela élaboré par l’IRCAM ou l’IRCAM en collaboration avec le MEN. Quant à la situation de l’amazighe dans les médias, le lancement de la télévision Tamazight est certes un acquis mais les revendications des amazighs ne sont pas pour autant concrétisées. Après plusieurs mois d’existence, beaucoup de défaillances dans les programmes  émissions souvent pauvres en budget qui se déroulent généralement dans les studios et aucune accession terrestre pour une grande partie du public qui n’a ni parabole ni TNT.On assiste même à une régression dans la Une et la 2 dont les cahiers de charge stipulent pourtant que 30 % des programmes seront en langue amazighe, contrat qui n’a jamais été respecté                                 Quant aux radios nationales, la radio nationale amazighe n’est toujours pas captée sur l’ensemble du territoire et les autres radios publiques ou privées ne prennent aucunement en compte la diversité culturelle et linguistique de notre pays.

	 

	Tamazight est devenu langue officielle au Maroc à la faveur de la dernière révision constitutionnelle, comment voyez-vous cette décision ?

	Il va sans dire que l’officialisation de la langue amazighe est un acquis et une avancée importante au regard d’énormes sacrifices consentis par des générations de militants de la cause amazighe au Maroc et de leurs alliés au sein des organisations civiles et politiques nationales. Cependant, la configuration utilisée se prête à beaucoup d’interprétations. En fait, consacrer l’officialisation de l’arabe et de l’amazighe dans deux paragraphes distincts suggère qu’il y a, définitivement, une relation hiérarchique entre une première langue qui demeure officielle, l’arabe, et une deuxième, qui doit faire ses preuves, l’amazighe. L’évocation d’une loi organique définissant « le processus de mise en œuvre du caractère officiel de cette langue ainsi que les modalités de son intégration dans l’enseignement et dans les domaines prioritaires de la vie publique » nous conduit à nous poser certaines questions légitimes après des décennies de violation de notre dignité et des épreuves du passé et du présent qui nous ont appris à nous méfier. Cette nouvelle loi va-t-elle tout remettre en question et reprendre les choses à zéro ? Ou prendra-t-elle en compte les acquis réalisés ces dernières années, notamment dans l’enseignement, malgré toutes les entraves dues à l’absence de protection légale de la langue amazighe ? Combien de temps, quel budget ?   Une vigilance est toujours de mise face aux tentatives des forces conservatrices hostiles à l’Amazighité tels que les partis arabistes ou islamistes ou des résistances conservatrices logées dans les sphères du palais qui tenteront sans aucun doute par des subtilités juridiques, d’effacer les acquis de ces dix dernières années et de retarder au maximum l’intégration de la langue amazighe en tant que véritable langue officielle.

	 

	La langue amazighe est-elle introduite dans toutes les institutions du pays ?

	 L’intégration de la langue Amazighe  dans l’enseignement  n’a jamais été traitée de manière sérieuse depuis 2003 malgré les différentes circulaires ministérielles, elle est actuellement en situation de blocage total.Nos inquiétudes se portent aujourd’hui sur l’élaboration de cette fameuse  loi organique stipulée dans l’article 5 de la nouvelle constitution qui définira les modalités de cette intégration. On attend toujours. Les médias publics ne jouent  aucunement le rôle de promoteur de la diversité culturelle et linguistique stipulée dans la nouvelle constitution. Les chaînes marocaines de télévision proposent que de rares émissions amazighes, soit autour de 1,8% en Amazighe à des heures impossibles, préférant diffuser des films indiens, moyen orientaux ou occidentaux. En effet, ces médias restent dominés par l’idéologie arabo-islamique qui ne reflète pas la réalité de la société marocaine dans toute sa diversité, notamment la culture amazighe dans toutes ses expressions. D’un autre côté,  la TV 8 Tamazight dépourvue de crédits financiers suffisants et de transmission terrestre pouvant permettre au simple citoyen marocain de la capterest dans l’obligation de consacrer 30 % de son programme en arabe. Vu que l’intégration de la langue Amazighe dans les espaces et les institutions publiques est aussi liée à la loi organique stipulée dans l’article 5 de la nouvelle constitution, nos craintes se portent également sur les modalités de cette intégration. Les choses traînent encore. Divers domaines matériels et immatériels amazighes sont loin d’être respectés et sont souvent méprisés et en danger, tels que les sites archéologiques, les noms des villes et des lieux géographiques, les arts, et rien n’a changé depuis. Malgré la circulaire du Ministre de l’intérieur, en date du 29 Avril 2010, qui stipule qu’aucune interdiction ne doit frapper les prénoms amazighs, quelques bureaux d’enregistrement nationaux ou dans les ambassades du Maroc à l’étranger, continuent de refuser certains prénoms amazighs sous prétexte qu’ils sont interdits ou qu’ils n’en connaissent pas le sens.

	 

	Quelle mode de transcription préconisez-vous pour la langue amazighe?  

	La question de la graphie fut l’objet d’un débat houleux en 2002 lorsque l’IRCAM devait trancher entre la graphie dite arabe, la graphie dite latine et le Tifinagh. La graphie « latine » a été combattue avec virulence par les panarabistes et les islamistes et d’un autre côté, le mouvement amazigh partagé entre la graphie « latine » et la graphie »tifinagh » avait à l’unanimité rejeté la graphie araméenne dite arabe. La graphie Tifinagh bien que préconisée par l’IRCAM et approuvée par la majorité écrasante des partis politiques réunis par le Roi Mohamed VI à cet effet en février 2003,  reste cantonnée dans un environnement très limité, l’école, ce qui est insuffisant pour permettre sa diffusion et son appropriation. Aujourd’hui, les arabistes et les islamistes bien qu’ils aient utilisé le tifinagh dans leur campagne électorale, essaient de remettre sur la scène le débat sur les graphies, n’ayant jamais perdu espoir d’imposer la graphie « arabe ». Une bataille qui n’est pas encore complètement terminée.

	L’enseignement de Tamazight est-il généralisé à travers tout le territoire marocain ? 

	L'enseignement/apprentissage de l'amazighe qui a commencé en 2003 d'une manière très boiteuse et peu sérieuse, s’essouffle. Des réseaux de résistance hostiles et amazighophobes ont fait barrage. Le paradoxe fut que l’IRCAM à cette époque, devait accomplir son travail dans un cadre « constitutionnel », c’est-à-dire en dehors de tout statut officiel de la langue et de l’identité qu’il était chargé de promouvoir. Les principes généraux sur lesquels se fondent cet enseignement sont les suivants : La langue Amazighe qui appartient à tous les Marocains sans exception doit être enseignée à tous. Elle doit être généralisée à tous les cycles d’apprentissage, du préscolaire  jusqu’au Baccalauréat et standardisée sur le plan graphique, orthographique, lexical et morphosyntaxique d’une manière progressive. Le bilan  aujourd’hui en ce qui concerne la généralisation de l’Amazighe est plutôt alarmant. Cette généralisation qui devait se faire progressivement pour toucher toutes les écoles marocaines et tous les niveaux scolaires, non seulement a pris beaucoup de retard, mais a reculé ou même stoppé dans certaines régions. Des classes d’Amazighe ouvrent, d’autres ferment. Les quelques Académies qui se sont attelées à la tâche pour faire aboutir ce projet, malgré toute leur bonne volonté, ont rencontré beaucoup de problèmes quant à la gestion centrale de ce dossier (ressources humaines, formations, carte scolaire, budget). Le traitement de ce dossier ira de la négligence ou légèreté au mépris total. Dans les centres de formation des instituteurs (CFI) l’amazighe n’est encore qu’une matière optionnelle à l’examen final. En ce qui concerne l’Université, le personnel enseignant est y en quantité insuffisante pour garantir la continuité. Les départements de langue et culture amazighes n’existant pas, les enseignants-chercheurs affiliés à d'autres départements (arabe, français ou anglais) assurent des matières dans les filières licence et/ou master accrédités en "Etudes amazighes" en plus des cours qu'ils assurent dans leur département d'attache.

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        <item>
           <title>«La langue amazighe doit être standardisée sur le plan graphique»</title>
           <author>Hafid Azzouzi </author>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Mon, 21 May 2012 14:25:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 21 May 2012 15:02:28 +0100</lastBuildDate>
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	Dans cette interview, Meryam Demnati de l’observatoire amazigh des droits et libertés au Maroc, souligne que la question de la graphie fut l’objet d’un débat houleux en 2002 lorsque l’IRCAM devait trancher entre la transcription de Tamazighte en arabe, en caractère latin et en Tifinagh. Selon elle, la langue de Massinissa doit être généralisée à tous les cycles d’enseignement, du préscolaire jusqu’au Baccalauréat et standardisée sur le plan graphique. culturelle et linguistique stipulée dans la nouvelle constitution au Maroc.  
	Elle estime aussi que l’officialisation de Tamazigh au Maroc est  un acquis et une avancée importante au regard d’énormes sacrifices consentis par des générations de militants de la cause amazighe. Toutefois, Meryam Demnati ajoute que les médias publics ne jouent pas le rôle de promoteur de la diversité 

	Propos recueillis par Hafidh Azzouzi 

	Pouvez-vous nous retracer brièvement l’itinéraire de la revendication amazigh au Maroc ? 

	Dès l’indépendance,la langue amazighe qui ne disposait d’aucun statut dans la constitution, sera bannie de l’école, des médias et de tous les autres domaines publics ou privés. L’arabisme et l’islamisme ont été les seules normes de référence.

	Dans ce contexte, le mouvement amazigh dès sa naissance, fera l’objet d’une répression officielle sévère de la part de l’administration et des services de police (Obstacles administratifs ou autres aux activités, associations ou activités inquiétés ou interdites, emprisonnements ou intimidations des militants, …). Entre 1965 et 1988, le Mouvement amazigh utilisait dans son discours, les concepts de culture populaire et de patrimoine national, la conjoncture politique ne permettant pas celui du mot « Amazigh » considéré comme une menace par le pouvoir policier réactionnaire en place et fortement réprimé.

	Dès la moitié des années 80, le Maroc connaît alors une relative ouverture politique qui permettra un débat publique plus audacieuse de s’installer et qui contribuera à l’apparition de nouveaux concepts tels que culture amazighe, identité amazighe, langue amazighe ainsi que droits linguistiques et culturels en tant que droits humains.Cette période est aussi celle de grandes polémiques avec les panarabistes et les nationalistes conservateurs, ce qui a permis au Mouvement amazigh de remettre en cause le concept de nationalisme traditionnel, rattaché désormais aux concepts de citoyenneté, de pluralisme et de diversité.C’est alors que dans les années 90, des associations issues de toutes les régions du Maroc,  présenteront les revendications du Mouvement amazigh dans la Charte d’Agadir (1991).

	Puis, les associations amazighes se sont multipliées sur tout le territoire et des coordinations d’associations régionales et nationales voient le jour entre 1993 et 1997, ce qui a donné un nouvel élan au mouvement. Le concept de peuple autochtone apparaît lorsqu’une délégation de la Coordination des associations amazighes se rend à Genève pour travailler dans les commissions de l’ONU ainsi que le concept de développement lié à la culture.C’est alors le début de l’internationalisation de la question Amazighe.La création du Congrès Mondial Amazigh  contribuera aussi à élargir la vision restreinte du mouvement amazigh marocain à une vision plus élargie. (Afrique du nord+ Diaspora).En 1995, un débat entre le mouvement amazigh et le mouvement islamique, remet en cause les concepts de langue sacrée et de l’Histoire préislamique.  En Mars 2000, le document «  Manifeste pour la reconnaissance de l’Amazighité du Maroc» déclenche une évolution rapide et qualitative, et politise alors le discours. Le Manifeste, signé par des milliers d’imazighens, donne naissance à plusieurs propositions de plate forme, dont la création d’associations à caractère  politique, la création de partis politiques et la création d’associations culturelles et de développement.

	Les associations s’inspireront dans leurs actions des chartes et des conventions internationales des droits de l’homme et des peuples telles que : La Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, la Convention internationale de l’ONU sur l’élimination de toutes les formes de discrimination en 1965 et de l’UNESCO en 1960,la Déclaration de l’ONU et ses recommandations en 1982 et 1992, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples de 1981, la Déclaration universelle des droits linguistiques à Barcelone 1996, la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles en 2005…

	A l’aboutissement de cette évolution, apparaissent les concepts suivants : les états unis des régions, l’état fédéral, la laïcité et le droit à la terre.

	Enfin,  avec le mouvement de la rue du 20 Février 2011, le mouvement amazigh s’est trouvé dans un autre tournant de l’histoire. Avec toutes ses composantes, il intègre ce courant de révolte revendiquant une constitution démocratique incluant Tamazight officielle. Il est alors à l’avant garde avec les autres forces progressistes de la société civile, appelant à l’édification d’une société juste et égalitaire, considérant la cause amazighe comme partie intégrante du projet démocratique. Les amazighs seront ainsi présents dans toutes les coordinations du 20 Février et ses manifestations. Les drapeaux amazighs flotteront dans toutes les villes. Dernièrement, un mouvement contestataire pour une réelle officialisation de la langue Amazighe au Maroc appelé « Tawada », est né. Il est porté  principalement par la jeunesse amazighe.  Deux marches nationales ont été organisées, à Rabat le 15 Janvier 2012 puis à Casablanca le 22 Avril 2012. D’autres marches et actions sont prévues.

	    Quels sont, selon vous, les principaux acquis enregistrés dans le cadre de la promotion de    la langue et de la culture amazighe 

	Les principaux acquis dans l’enseignement de l’Amazighe sont : la généralisation verticale et horizontale, obligation à tous les marocains sans exception, standardisation progressive de la langue amazighe, et transcription de la langue amazighe dans la graphie tifinagh aménagée. Elaboration de manuels scolaires du primaire (06) et du collège,  précis de grammaire, lexiques spécialisés (géologie, médias, scolaires…) ;  recherche sur la langue, élaboration de plans de formation des enseignants et des inspecteurs, élaboration de modules de langue et didactique dans les Centres  de Formation des Instituteurs et élaboration de modules pour les Universités, supports didactiques audio et audio-visuels, supports didactiques parascolaires (contes, BD, chansons, comptines, CD Roms…). Formations des enseignants du primaire(environ 4800), formation des inspecteurs, formation des formateurs (environ 422) et  Création de filières et masters amazighes dans plusieurs universités du Maroc (Agadir, Fès, Oujda, Rabat...). Tout cela élaboré par l’IRCAM ou l’IRCAM en collaboration avec le MEN. Quant à la situation de l’amazighe dans les médias, le lancement de la télévision Tamazight est certes un acquis mais les revendications des amazighs ne sont pas pour autant concrétisées. Après plusieurs mois d’existence, beaucoup de défaillances dans les programmes  émissions souvent pauvres en budget qui se déroulent généralement dans les studios et aucune accession terrestre pour une grande partie du public qui n’a ni parabole ni TNT.On assiste même à une régression dans la Une et la 2 dont les cahiers de charge stipulent pourtant que 30 % des programmes seront en langue amazighe, contrat qui n’a jamais été respecté                                 Quant aux radios nationales, la radio nationale amazighe n’est toujours pas captée sur l’ensemble du territoire et les autres radios publiques ou privées ne prennent aucunement en compte la diversité culturelle et linguistique de notre pays.

	 Tamazight est devenu langue officielle au Maroc à la faveur de la dernière révision constitutionnelle, comment voyez-vous cette décision ?

	Il va sans dire que l’officialisation de la langue amazighe est un acquis et une avancée importante au regard d’énormes sacrifices consentis par des générations de militants de la cause amazighe au Maroc et de leurs alliés au sein des organisations civiles et politiques nationales. Cependant, la configuration utilisée se prête à beaucoup d’interprétations. En fait, consacrer l’officialisation de l’arabe et de l’amazighe dans deux paragraphes distincts suggère qu’il y a, définitivement, une relation hiérarchique entre une première langue qui demeure officielle, l’arabe, et une deuxième, qui doit faire ses preuves, l’amazighe. L’évocation d’une loi organique définissant « le processus de mise en œuvre du caractère officiel de cette langue ainsi que les modalités de son intégration dans l’enseignement et dans les domaines prioritaires de la vie publique » nous conduit à nous poser certaines questions légitimes après des décennies de violation de notre dignité et des épreuves du passé et du présent qui nous ont appris à nous méfier. Cette nouvelle loi va-t-elle tout remettre en question et reprendre les choses à zéro ? Ou prendra-t-elle en compte les acquis réalisés ces dernières années, notamment dans l’enseignement, malgré toutes les entraves dues à l’absence de protection légale de la langue amazighe ? Combien de temps, quel budget ?   Une vigilance est toujours de mise face aux tentatives des forces conservatrices hostiles à l’Amazighité tels que les partis arabistes ou islamistes ou des résistances conservatrices logées dans les sphères du palais qui tenteront sans aucun doute par des subtilités juridiques, d’effacer les acquis de ces dix dernières années et de retarder au maximum l’intégration de la langue amazighe en tant que véritable langue officielle.

	    La langue amazighe est-elle introduite dans toutes les institutions du pays ?

	L’intégration de la langue Amazighe  dans l’enseignement  n’a jamais été traitée de manière sérieuse depuis 2003 malgré les différentes circulaires ministérielles, elle est actuellement en situation de blocage total.Nos inquiétudes se portent aujourd’hui sur l’élaboration de cette fameuse  loi organique stipulée dans l’article 5 de la nouvelle constitution qui définira les modalités de cette intégration. On attend toujours. Les médias publics ne jouent  aucunement le rôle de promoteur de la diversité culturelle et linguistique stipulée dans la nouvelle constitution. Les chaînes marocaines de télévision proposent que de rares émissions amazighes, soit autour de 1,8% en Amazighe à des heures impossibles, préférant diffuser des films indiens, moyen orientaux ou occidentaux. En effet, ces médias restent dominés par l’idéologie arabo-islamique qui ne reflète pas la réalité de la société marocaine dans toute sa diversité, notamment la culture amazighe dans toutes ses expressions. D’un autre côté,  la TV 8 Tamazight dépourvue de crédits financiers suffisants et de transmission terrestre pouvant permettre au simple citoyen marocain de la capterest dans l’obligation de consacrer 30 % de son programme en arabe. Vu que l’intégration de la langue Amazighe dans les espaces et les institutions publiques est aussi liée à la loi organique stipulée dans l’article 5 de la nouvelle constitution, nos craintes se portent également sur les modalités de cette intégration. Les choses traînent encore. Divers domaines matériels et immatériels amazighes sont loin d’être respectés et sont souvent méprisés et en danger, tels que les sites archéologiques, les noms des villes et des lieux géographiques, les arts, et rien n’a changé depuis. Malgré la circulaire du Ministre de l’intérieur, en date du 29 Avril 2010, qui stipule qu’aucune interdiction ne doit frapper les prénoms amazighs, quelques bureaux d’enregistrement nationaux ou dans les ambassades du Maroc à l’étranger, continuent de refuser certains prénoms amazighs sous prétexte qu’ils sont interdits ou qu’ils n’en connaissent pas le sens.

	    Quelle mode de transcription préconisez-vous pour la langue amazighe?  

	La question de la graphie fut l’objet d’un débat houleux en 2002 lorsque l’IRCAM devait trancher entre la graphie dite arabe, la graphie dite latine et le Tifinagh. La graphie « latine » a été combattue avec virulence par les panarabistes et les islamistes et d’un autre côté, le mouvement amazigh partagé entre la graphie « latine » et la graphie »tifinagh » avait à l’unanimité rejeté la graphie araméenne dite arabe. La graphie Tifinagh bien que préconisée par l’IRCAM et approuvée par la majorité écrasante des partis politiques réunis par le Roi Mohamed VI à cet effet en février 2003,  reste cantonnée dans un environnement très limité, l’école, ce qui est insuffisant pour permettre sa diffusion et son appropriation. Aujourd’hui, les arabistes et les islamistes bien qu’ils aient utilisé le tifinagh dans leur campagne électorale, essaient de remettre sur la scène le débat sur les graphies, n’ayant jamais perdu espoir d’imposer la graphie « arabe ». Une bataille qui n’est pas encore complètement terminée.

	    L’enseignement de Tamazight est-il généralisé à travers tout le territoire marocain ? 

	L'enseignement/apprentissage de l'amazighe qui a commencé en 2003 d'une manière très boiteuse et peu sérieuse, s’essouffle. Des réseaux de résistance hostiles et amazighophobes ont fait barrage. Le paradoxe fut que l’IRCAM à cette époque, devait accomplir son travail dans un cadre « constitutionnel », c’est-à-dire en dehors de tout statut officiel de la langue et de l’identité qu’il était chargé de promouvoir. Les principes généraux sur lesquels se fondent cet enseignement sont les suivants : La langue Amazighe qui appartient à tous les Marocains sans exception doit être enseignée à tous. Elle doit être généralisée à tous les cycles d’apprentissage, du préscolaire  jusqu’au Baccalauréat et standardisée sur le plan graphique, orthographique, lexical et morphosyntaxique d’une manière progressive. Le bilan  aujourd’hui en ce qui concerne la généralisation de l’Amazighe est plutôt alarmant. Cette généralisation qui devait se faire progressivement pour toucher toutes les écoles marocaines et tous les niveaux scolaires, non seulement a pris beaucoup de retard, mais a reculé ou même stoppé dans certaines régions. Des classes d’Amazighe ouvrent, d’autres ferment. Les quelques Académies qui se sont attelées à la tâche pour faire aboutir ce projet, malgré toute leur bonne volonté, ont rencontré beaucoup de problèmes quant à la gestion centrale de ce dossier (ressources humaines, formations, carte scolaire, budget). Le traitement de ce dossier ira de la négligence ou légèreté au mépris total. Dans les centres de formation des instituteurs (CFI) l’amazighe n’est encore qu’une matière optionnelle à l’examen final. En ce qui concerne l’Université, le personnel enseignant est y en quantité insuffisante pour garantir la continuité. Les départements de langue et culture amazighes n’existant pas, les enseignants-chercheurs affiliés à d'autres départements (arabe, français ou anglais) assurent des matières dans les filières licence et/ou master accrédités en "Etudes amazighes" en plus des cours qu'ils assurent dans leur département d'attache.

	 

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           <title>«Tagnawittude » de Rahma Benhamou El Madani projeté à Bechar: Voir le gnawa et la transe sans les comprendre</title>
           <author>Fayçal Métaoui </author>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Mon, 21 May 2012 13:45:23 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 21 May 2012 13:45:23 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Intriguée par la pratique de transe, l’algéro-marocaine Rahma Benhamou El Madani, documentariste, a voulu pousser la curiosité jusqu’au bout. Après avoir reçu un CD de Gnawa Diffusion le groupe de Amazigh Kateb à la radio où elle travaille, elle s’est intéressée encore plus à l’univers de cette musique. 
	Béchar

	De notre envoyé spécial

	Même si le fils de Kateb Yacine ne faisait que de la fusion entre le gnawi et le reggae, Rahma Benhamou  lui a réservé un large espace dans son reportage « Tagnawittude », projeté dimanche à la Maison de la culture de Béchar à la faveur du sixième Festival de la musique diwane.  Amazigh Kateb y évoque « l’africanité » et révèle comment il jouait faussement le gumbri. « Amazigh Kateb est un chanteur algérien qui n’a rien avoir avec la Gnawa. Il s’est rapproché de cette confrérie comme d’autres l’ont fait », raconte-t-elle dans ce reportage. Les mâalime  Boussou et Benaissa y sont également montrés mais n’ont pas eu droit à la parole alors qu’ils pouvaient dire beaucoup de choses. Pour expliquer la culture Gnawa, Rahma Benhamou El Madani a tendu son micro à un guitariste français du groupe Gnawa Diffusion au lieu de faire parler des chercheurs ou des historiens.

	Elle a évoqué le festival Gnawa d’Essaouira au Maroc sans qu’on voie bien de quoi il s’agit exactement mise à part quelques extraits réduits de spectacle. Des mâalmine marocains dont Hamid Bakhou et Abdellatif Ould Sidi Amara sont interviewés. Certains parlent de l’énigmatique Bouderbala, le troubadour sage tant chanté par la communauté gnawie. D’autres tentent d’expliquer l’utilisation des couleurs (blanc, vert, rouge et noir) qui différencient les rites gnawi.

	Le spectateur restera sur sa faim puisqu’il ne comprendra pas  le sens artistique et rituel de ces couleurs. Et Rahma Benhamou El Madani n’a fait aucun effort pour donner ne serait-ce qu’un début d’explication. Elle s’est étalée à travers ses images parfois agaçantes sur le phénomène de la transe liée au chant gnawa. Sans plus. D’où la sensation d’exotisme. En quelques minutes, la réalisatrice a souligné l’existence d’un certain rite diwane à Sidi Bel Abbes en montrant des images de danses de rue et de moutons égorgés. Là aussi, peut de choses sont dites. La démarche de Rahma Benhamou El Madani est très discutable.

	Le souci pédagogique est complètement absent. Ce n’est pas en regardant « Tagnawittude » qu’on saisira la profondeur historique et sociologique de la culture gnawie. « Je ne suis pas une scientifique. J’essaie d’être très simple. Je n’aime pas faire parler les spécialistes. Ma façon à moi est de permettre aux gens qui sont à l’intérieur de la musique gnawa d’en paler avec leurs mots et leurs sensibilités », a expliqué Rahma Benhamou El Madani, après la projection du reportage.

	Elle a reconnu avoir sollicité l’universitaire Zineb Majdouli qui a préparé une thèse sur la musique Gnawa et la sociabilité de la transe.« Je n’aime pas dire aux gens comment ils doivent voir un film et comment ils doivent le percevoir. Je refuse d’expliquer à chaque fois ce qui est dit. On ne peut en une heure vingt minutes expliquer la culture gnawa et les rituels qui en sont liés», a-t-elle ajouté. Elle a estimé qu’il est important d’écouter les gens qui composent autour de la musique Gnawa comme Amazigh Kateb et qui créent des fusions. Les jeunes, selon elle, tente de reprendre l’héritage gnawa avec des expressions modernes.

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	La réalisatrice Rahma Benhamou
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           <title>Festival Mawazine 2012 : Evanescence, "superheavy metal"</title>
           <author>K. Smail </author>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Mon, 21 May 2012 12:30:29 +0100</pubDate>
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	Le groupe américain de rock alternatif gothique, Evanescence, a marqué son passage, à l’espace OLM Souissi, dimanche soir, à Rabat (Maroc), lors du Festival Mawazine se tenant du 18 au 26 mai 2012. Leur souvenir ne s’effacera et ne s’estompera pas de la mémoire du public. 
	La formation Evanescence, portant un nom poétique, ne « fait pas dans la dentelle ». Bien que le leader du groupe est une fille, Amy Lee, une vraie tête…de proue. Une figure charismatique, et ayant du caractère, quoi ! Beauté du diable gothique, toute de cuir et de noir vêtue, elle a troqué un pantalon contre sa robe victorienne, la chevelure anthracite au vent, Amy Lee, un peu "enrobée"( elle a pris des rondeurs depuis son mariage), a une voix haute et perchée montant crescendo. Elle joue du claviers debout et du piano assise ( et des fois de la harpe dans d'autres concerts).

	Et ce, accompagné par un line-up : Terry Balsamo et Troy McLawhorn à la guitare, Will Hunt, batterie, et Tim McCord, à la basse. Donc, un groupe au gros son de cinq pièces. Et c’est devant un public enthousiaste que Evanescence s’est produit. Amy Lee et sa bande…originale a été tout de suite adoptés. Car en adéquation avec ce gros son, du « Superheavy » comme dirait le combo formé par Jagger, Stewart, Joss stone et Damian Marley.

	Aussi, les aficionados et les curieux ont été transportés par les décibels du hard rock gothique avec une consistante playlist : What You Want, Going Under, Together Again, My Heart Is Broken , Away From Me, Breathe No More, lithium, Everybody’s Fool, Sweet Sacrifice, Hello, Haunted, Never Go Back, Taking Over Me, My Immortal , The Other Side, Bring Me To Life, My Last Breath , Lost in Paradise ou encore The Change. Bref, une délectation.

	La matinée lors d'une conférence de presse, Amy Lee s'est dite très ravie de participer au Festival Mawazine: " Très heureuse de me produire, ici, au Maroc. C'est la première fois au Maghreb. C'est toujours excitant! C'est une nouvelle scène, un nouvel endroit. Une nouvelle expérience. Je voudrais remercier nos fans du Maroc. On leur est reconnaissant.

	C'est une occasion de découvrir les gens, l'art culinaire national Nous ferons de tout de notre mieux pour satisfaire notre public...Vous savez, j'aime les gens. La musique, pour moi, est une thérapie et elle émane du fond du coeur. . Ce soir, on va s'amuser avec le public qui sera forcément enthousiaste. C'est un honneur que d'être ici, nous sommes très heureux. Nous vous aimons. Et merci de nous accueillir.!...".</description>
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           <title>Musique : Robin Gibb, des Bee Gees est décédé</title>
           <author>K. Smail </author>
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           <category>Culture</category>
           <pubDate>Mon, 21 May 2012 12:01:21 +0100</pubDate>
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	C’est la série noire pour les artistes. A près la disparition de la diva du tarab arabi, Warda Djazairia et la Disco Queen, Donna Summer, c’est autour d’un autre chanteur de tirer sa révérence, en l’espace d’une semaine. L’un des frères Gibb. Robin Gibb, chanteur du groupe mythique, Bee Gees, est décédé dimanche, à l'âge de 62ans, des suites d’un cancer. 
	Robin Gibb se battait contre un cancer le dévorant depuis deux ans. Robin Hugh Gibb, né le 22 décembre 1949, décède neuf ans après celui de son frère jumeau, Maurice.

	Fils de Barbara et de Hugh Gibb2, et né à Douglas sur l'île de Man3, Gibb est le frère jumeau de Maurice Gibb, et le plus agé des deux, né 35 minutes avant Maurice. Troisième nouveau-né des cinq frères, Gibb avait une grande sœur, Lesley (née en 1945) et trois frères : Barry (né en 1946), son jumeau Maurice (1949–2003) et Andy (1958–1988).

	Sa famille a vécue à Keppel Road, Chorlton-cum-Hardy et c'est à cet endroit que les jeunes frères Gibb avaient chanté pour la toute première fois4. À la fin de l'année 1958, sa famille déménage à Brisbane, en Australie, et emménagent dans l'un des quartiers les plus défavorisés de la métropole, Cribb Island.

	La carrière musicale des frères Gibb débute en Australie et font succès avant de revenir en Angleterre en 1967. A la fin des années 1970, la fratrie Gibb, entre dans l’histoire avec le fameux album Saturday Night Fever faisant les beaux jours de la musique disco.

	Gibb avait fait partie d'un documentaire à la chaîne de télévision britannique BBC intitulée Who Do You Think You Are? diffusée pour la première fois le 21 septembre 2011.

	Cette série a révélée que l'arrière grand-père de Gibb était né dans la pauvreté à Paisley et allait devenir un soldat médaillé et que son arrière grand-mère était sage-femme6.Un film retraçant la carrière des Bee Gees est en préparation et serait réalisé par Steven Spielberg.

	 </description>
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           <title>6e festival de musique diwane : la bande joyeuse de Maâlem Bahaz</title>
           <author>Fayçal Métaoui </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Mon, 21 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 21 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	A 70 ans, Mohamed Bahaz de Diwane Gnawa de Blida garde  la fraîcheur de la jeunesse. 
	Béchar
	De notre envoyé spécial
	
	Samedi soir, sur la scène du stade En Nasr de Béchar, pour la deuxième soirée du 6e Festival de musique Diwane, Mohamed Bahaz et sa troupe s’en sont donné à cœur joie pour interpréter des bradj du patrimoine gnawa. Mohamed est venu avec ses enfants : Rachid, Yazid, Djamila et Samia. Munis de tambours et de karkabous, le groupe a installé une ambiance colorée en interprétant des chants connus du Diwane :   Rabi Moulay, Sidna Bilal, Sayad Ali, Laafou ya moulana.
	«J’interprète des rythmes qui ne  m’appartiennent pas. Les chants sont ceux du patrimoine. Des jeunes sont avec moi, je suis là pour les aider. Je suis vieux maintenant. Il faut que les jeunes aient plus de courage. Les textes chantés doivent être expliqués pour être mieux compris», nous a déclaré Mohamed Bahaz. Cela fait soixante-trois ans que Mohamed Bahaz est plongé dans l’univers gnawa. «J’ai fait de la percussion gnawi dans le film La Bataille d’Alger. J’ai même participé à l’enseignement de la danse Baba Salem à l’Institut d’arts dramatiques de Bordj El Kiffan avec un chorégraphe bulgare», a-t-il dit.

	Les jeunes du groupe algérois Afica Chmal se sont joints à la troupe de Bahaz pour assurer un spectacle complet. Islam Hakoumi au chant et au gumbri n’a dit que du bien du maâlem Bahaz. Autant que Mahdi Lekhal et Omar Benacer, les autres membres d’Africa Chmal. «Ammi Mohamed déborde d’énergie et croit en son art. Cela nous encourage à continuer», a confié Mahdi. «Le message est bien passé sur scène avec Maâlem Bahaz. Nous souhaitons faire d’autres spectacles avec lui», a déclaré Islam Hakoumi. A la fin du spectacle, à minuit passé, Islam a insisté pour interpréter aux journalistes du Jimmy Hendrix au gumbri. «J’ai acheté ce gumbri il y a quatre ans. J’ai appris seul à la maison. J’ai appris les accords, le diapason, note après note. J’écoute le diwane depuis mon plus jeune âge. Ce n’est pas un phénomène de mode pour moi», a-t-il souligné.

	Africa Chmal, qui fait dans la fusion chaâbi, diwane, blues, n’existe que depuis d’une année. Il a fait quelques scènes mais n’a toujours produit d’album. Avant la troupe joyeuse de Mohamed Bahaz, Diwane Bahdja, qui participe également au concours du festival de Béchar, a occupé la scène avec un chant du patrimoine gnawi marocain et algérien. «Nous avons choisi des morceaux de la même couleur et tenté de réunir les deux patrimoines. Nous sommes restés attachés à la tradition. Il faut d’abord avoir de la maîtrise pour rénover. La maîtrise de tout, danse, gumbri et karkabou», nous a expliqué Nassim Chetouhi, leader du groupe.

	Diwane Bahdja existe depuis 2009, année de sa première participation au festival de Béchar. «Nous avons essayé de bien travailler pour être parmi les lauréats. Nous ne sommes pas issus de familles de tradition diwane. Donc, nous essayons d’apporter notre touche», a encore relevé Nassim Chetouhi.
	 </description>
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	La troupe de Mohamed Bahaz de Diwane Gnawa de Blida.
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           <title>Festival de Cannes : Terreur à Tahrir</title>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Sun, 20 May 2012 14:06:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 20 May 2012 15:02:33 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Vrais ou faux évènements au festival de Cannes, sur la vitrine « people » il se passe quelque chose à toute heure sur tous les lieux. Mais l’important, ce sont les films. 
	Le 2 février 2011, le destin de la révolution égyptienne a brusquement  pris la forme d’une folie meurtrière. Des hommes montés sur des chevaux et des chameaux ont attaqué avec une rare violence à l’aide de sabres et de fouets la place MaidenTahrir noire de monde. La courte histoire de la révolution est ainsi jallonnée d’épisodes où se côtoient le meilleur et le pire, la joie et l’épouvante.

	L’inquiétude croissante dans le pays à la veille de l’élection présidentielle coincide avec la projection au festival de Cannes du film Après la bataille de Yousry Nassrallah.

	Le film est en partie fait avec les images d’archives qui ont fait le tour du monde de ce qui s’est passé ce 2 février 2011. Un documentaire aurait largement suffi. Mais le réalisateur, sur commande sans doute, a voulu en faire une fiction. Le film à Cannes a été fort mal accueilli. La presse internationale l’a promptement « descendu ». A juste raison. Yousry Nassrallah dans des films antérieurs n’a pas brillé et n’a jamais été aimable avec l’idée de la révolution en Egypte. Voire ses attaques contre la politique des nationalisations de terres du président Nasser.

	Dans Après la Bataille, de peur de fâcher les puissants clans de la mafia pro-Moubarak, il a pris pour personnage un pauvre, un des laissés pour compte dans l’échelle sociale d’Egypte, unanti-héros, un type pour qui la révolution signifie chômage à cause de la perte des touristes. Ce dresseur de chevaux habitant Nazlet el Samman, quartier déshérité prés des pyramides, est l’un de ceux qui ont particiopé à l’odieuse attaque de Tahrir causant des pertes humaines innombrables. La mafia lui dit si Moubarak revient, les touristes aussi. Il y va sur son cheval sans état d’âme, sans pitié.

	Nassrallah choisit de raconter, non pas les évènements importants de la révolution égyptienne, mais cet épisode tragique et choquant pour nous dire : ces cavaliers ne sont pas responsables, ce sont ceux qui les privent de leur travail qui le sont ! Belle mentalité anti-révolutionnaire !

	Dans la forme, Après la bataille crée un malaise, c’est un objet très pesant, chaotique, une machine bavarde et névrotique. Un film sans aucune espèce d’importance. Mais il y a derrière de puissants coproducteurs français comme France Télévision, Arte, MK2 qui ont la capacité hallucinante de récupérer et dénaturer le véritable soulèvement du peuple égyptien.

	Dans la bonne section Cannes Classics, c’est un vieux film indonésien de Usmar Ismail : Après le couvre-feu (1954) qui a ravi le public cinéphile accouru à la salle Bunuel.

	Ce film a été restauré conjointement par la World CinemaFoundation de Martin Scorsese,le Musée National de Singapour et le Jakarta Art Council.

	L’histoire se passe à Bandung juste après la proclamation de l’indépendance de l’Indonésie. On voit un héros de la guerre d’indépendance qui retourne à la vie civile. Comme cela s’est passé pour beaucoup en Algérie en 1962. Cet homme est hanté par l’éxécution d’une famille ordonnée par son commandant. Une série de tableaux défile sur la société indonésienne post-indépendance. La fiancée du héros appartient à la haute bourgeoisie qui tient les hauts postes de l’Etat. Certains même très occidentalisés étaient hostiles à la guerre anti coloniale. Le héros retrouve ses anciens compagnons d’arme. Le commandant est devenu un grand homme d’affaire cynique, prêt à toutes sortes de coups sordides. Un autre ancien combattant est plus honnête, il a tourné la page, il est devenu entrepreneur et construit des écoles dans tout le pays. Un troisième, simple soldat, a lui sombré dans les bas-fonds de Jakarta et vit avec une prostituée. Le héros ne trouve nulle part sa place. Il finit par se révoter en exécutant le commandant qui l’a lâchement manipulé pour assassiner toute une famille d’innocents. Et lui-même finit par se faire tirer dessus parce qu’il n’a pas respecté le couvre-feu. Cette histoire aurait pu se passer aussi en Algérie, tellement les similitudes sont grandes…C’est une histoire de soupçon, de meutres, de réglements de compte, de faux révolutionnaires qui sont devenus milliardaires ou proxénètes ! Car comment revenir à la vie normale après la guerre d’indépendance, en utilisant la cause très noble pour s’enrichir en prenant les biens du peuple ?  Sujet passionnant, comme les chroniques de notre confrère ChawkiAmari…Un très beau film chinois vu le même jour (à cannes, on plonge dans les salles à 8h du matin pour en sortir à minuit parfois…) : Mystéry de Lou Ye, le génial auteur de Suzhou River, Nuits d’Ivresse Printanières, Love and Buises (où apparait l’acteur algérien Tahar Rahim). L'histoire se passe à Wuhan, cité située au centre de la Chine, baignée par le Yang Tse. Le thème, c’est la vie double que parait-il beaucoup d’hommes mènent, c’est-à-dire deux femmes, sans compter les maitresse, signe plutôt en Chine de prospérité, symbole de réussite.

	Mystery est certes un tableau de mœurs assez scabreux, mais l’audace n’exclut pas l’émotion, et les image sont d’une beauté extraordinaires de Wuhan sous les pluies torrentielles.

	Un autre film d’Asie fort intéressant, montré en une unique séance spéciale jeudi : Mékong Hotel, du Thailandais A. Weerasethakul. Film quasi minimaliste avec une caméra fixe qui nous montre un hotel sur les rives du Mékiong dans le nord de la Thalainde, de l’autre côté du fleuve on voit le Laos. Pour illustrer la présence des eaux du fleuve et des innondations de décembre 2011, le réalisateur introduit le son mélodique d’une guitare qui se répète et envahit tout le film. Les séquences sont baignées d’une référence aux cultures et aux croyances anciennes. Moments oniriques et de rêve à la fois. Des passages réalistes rappellent la guerre au laos et l’arrivée des réfugiés en Thailande.

	 

	Festival  de  Cannes Jazz, Samba et Bossa Nova

	Réalisé par un des chefs de file du  "Cinéma Novo"  au Brésil, Nelson Pereira Dos Santos, Musica Segundo Tom Jobim (la musique selon Tom Jobim), section spéciale, hors compétition, est un magnifique condensé de musique brésilienne, sur le  créateur de la Bossa Nova, avec ses influences de Jazz et de Samba: Tom Jobim. C'est un film plein de douceur et de sensualité, à l'image de la chanson A Garota de Ipanéma qui a valu à Tom Jobim un succés planétaire.

	Tom Jobim, Carioca pur jus, fut en même temps compositeur, chanteur, pianiste, parolier. C'est dans le quartier huppé d'Ipanéma, plage chic proche de Copacabana, que Tom Jobim a grandi. Il jouait tous les soirs du piano dans les bars du quartier.

	En ce temps-là, les années cinquante, le Brésil vivait un âge d'or sous la présidence de Jucelino Kubitsheck. Au pouvoir de 1956 à 1961, Kubitsheck nourrissait pour son pays de vastes projets de développement, comme la construction de la nouvelle capitale Brasilia par Oscar Nemeiyer. Kubitsheck disait : " Le Brésil a fait 50 ans de progrés en 5 ans."

	Tout le monde en Algérie connait le film Orféo Négro (Orphée Noire) de Marcel Camus. C'est Tom Jobim qui a fait la musique du film, là encore pleine de plaisir, de sensualité et de rythme endiablé...

	Le film documentaire de Nelson Pereira Dos Santos, sans commentaire, sans voix-off, restitue le génie de Tom Jobim gràce à un enchainement de morceaux musicaux baignant dans une atmosphère douce et nostalgique. Tom Jobim a composé des centaines de musiques et enregistré plus de 50 disques.

	Au Brésil, ses chansons ont été reprises par Chico Buarque, Gal Costa, Milton Nascimento entre autres. Aux Etats-Unis, les plus grands interprètes l'ont célébré, comme Frank Sinatra, Ella Fitsgerald, Sarah Vaughan, Judy Garland, Dizzy Gillespie et Samy Davis Jr.

	A travers cette oeuvre, le festival de Cannes a rendu hommage à la fois à Tom Jobim mais aussi au grand cinéaste Nelson Pereira Dos Santos comme pour rappeler les années créatrices et tumultueuses du Brésil quand il côtoyait Glauber Rocha et tournait lui-même ses films : Rio 40 Graus, Rio Zona Norte, O Amuleto de Ogum, Memorias de Carcere.

	 

	                                                                            </description>
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           <title>Festival de Cannes : Deuil sur les Hauts Plateaux</title>
           <author>Azzedine Mabrouki </author>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Sun, 20 May 2012 13:38:00 +0100</pubDate>
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	Merzak Allouache a réuni ses acteurs Khaled Benaissa, Nabil Asli et Adila Bendimered et a repris sa caméra en mains pour aller sur les Hauts-Plateaux, une terre très belle pourtant et pleine de promesses, tourner Le Repenti, une histoire sciemment ancrée dans la mémoire de la tragique décennie qu’a vécue notre pays. 
	Le film montre bien que l’enjeu de la loi sur le pardon et la réconciliation est quelque chose d’impossible à accepter. Et qu’un criminel irréductible même s’il fait semblant de se rendre reste toujours dangereux.  

	Là où le film de Merzak Allouache est très fort, c’est quand il montre et fait ressentir l’immense douleur du père et de la mère dont la fille a été kidnappée et assassinée.  Par la suite tous les deux tombent dans un traquenard. Concrètement, Le Repenti est une œuvre d’un bon niveau, ce qui justifie sa présence au festival de Cannes, à la Quinzaine des réalisateurs.

	Réactions très mitigées en revanche au film marocain de Nabil Ayouch (Un Certain regard) : Les Chevaux de Dieu, sur des jeunes des bidonvilles de Casablanca qui deviennent terroristes. Le réalisateur confond facilement un thème politique d’actualité au Maroc,  théâtre de violences islamistes, avec le penchant de ses producteurs européens de voir d’abord étalée à l’écran l’atroce misère et les ténèbres dans lesquelles  survit toute une population du royaume voisin.

	Nabil Ayouch pousse l’inconscience jusqu’à montrer les Marocains, ses frères, même ceux qui n’ont rien à voir avec l’islam radical, comme des gens indignes, grossiers, sauvages. Il y a une limite à tout.

	Merzak Allouache, au contraire, est beaucoup plus intelligeant dans le traitement de ce thème. Même son portrait du jeune jihadiste est digne et suscite plus la pitié que l’indignation. Peut-être aussi parce qu’il est joué par Nabil Asli, acteur sympathique…

	Tandis que Nabil Ayouch, au fond mauvais cinéaste lui-même, fait croire que tous les gosses de bidonvilles de Casablanca sont déjà terroristes dans le ventre de leur mère. Qu’est-ce que dirait alors Yamina Benguigui, elle-même sortie d’un bidonville, aujourd’hui ministre !

	Coup de cœur pour Chronique d’une cour de récré, de Brahim Fritah (vu au marché du film),une belle histoire tournée à Paris où apparait Mostefa Djadjam, sur des gosses d’émigrés maghrébins, de réfugiés politiques chiliens, très beaux, très malins, doués d’un imaginaire réjouissant et de rêves époustouflants.

	Dés l’enfance, Xavier Dolan, cinéaste canadien de 23 ans à peine a manifesté un indéfectible amour pour le cinéma. Il a déployé une activité artistique sans limite à l’âge où d’autres sont encore sur les bancs de l’université.

	Lawrence Anyways, son film dans la section officielle Un certain regard, nous a laissé médusé d’admiration. C’est une œuvre de grande élégance dans la mise en scène sur la tolérance, les préjugés, le refus d’accepter la différence, le poids des habitudes, sur la différence qu’on soit homme, femme, noir, jaune ou blanc.

	C’est un travail très érudit. Qui utilise à la fois les images, la littérature, la poésie, la musique, le désign, la mode et en fait quelque chose de très personnel au réalisateur de génie qu’est Xavier Dolan. Tout est mis à ses propres fins, à ses sensibilités, à ses émotions. Son film a provoqué un choc salutaire au festival de Cannes. On veut bien croire que c’est seul le cinéma lui donne l’espoir de vivre.

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           <title>Bouira : Début du 8ème salon du livre et du multimédia amazighs</title>
           <author>Ali Cherarak </author>
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           <pubDate>Sun, 20 May 2012 12:42:48 +0100</pubDate>
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	Le coup d’envoi de la 8ème édition du salon du livre et du multimédia amazighs a été donné, samedi 19 mai, au niveau de la maison de la culture Ali Zâamoum de la ville Bouira. 
	Ce rendez-vous livresque qui aura pour thème les droits d’auteurs et droits voisins se poursuivra jusqu’à mardi 22 mai. En tout, 25 maisons d’édition ont répondu à l’appel du Haut commissariat à l’amazighité (HCA), organisateur de l’événement. Ainsi, pas moins d’une centaine d’auteurs d’expression amazighe seront présents lors de ce salon.

	Le grand public aura droit à des ventes-dédicaces et rencontrer les auteurs. Au programme, des cafés littéraires et des tables rondes auront lieu en marge du salon. Pour la première journée, un symposium autour des droits d’auteurs et droits voisins et un café littéraire autour du premier catalogue sur les manuscrits de la Kabylie et de langue amazighe ont été animés.

	Pour ce Dimanche, le public est invité à assister à la conférence sur le patrimoine musical algérien et l’édition qu’animera dans l’après-midi Abdelkader Bendameche. Ainsi, un café littéraire sera animé par El Djouher Amhis sous le thème « Jean Amrouche entre dépossession et réappropriation ». Le programme se poursuivra pour les deux dernières journées du salon avec la tenue de tables rondes et d’autres cafés littéraires.

	Pour ce qui est de la nouveauté de cette 8ème édition, il s’agit de la projection des films primés lors des derniers festivals du film amazigh de Tizi Ouzou. Les projections auront lieu à M’Chedallah, Bechloul, Lakhdaria, Sour El Ghozlane et Haizer. Par ailleurs, les soirées du salon du livre seront animées par plusieurs chanteurs notamment Djafar Ait Menguellet, Belaid Abranis, Salah Gaoua qui dit et chante Mohya.    

	 

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           <title>Festival Mawazine 2012 : Pitbull, le Mister Worldwide séduit par ses ‘fans-clubbers »</title>
           <author>K. Smail </author>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
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           <pubDate>Sun, 20 May 2012 12:15:26 +0100</pubDate>
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	« Mister Worldwide », le rappeur, le regggaetonero  américain, Pitbull, a appliqué à la lettre les lyrics des Black Eyed Peas( feat David Guetta) :”I got a feeling that tonight’s gonna be a good night”( j’ai le sentiment que cette nuit sera une belle  soirée). », samedi soir, à Rabat, au Festival Mawazine. Et ce fut un concert de rêve. Enfin une « rave party » ! 
	Pitbull  a réussi a captiver l’attention d’un public dépassant les 60 000 personnes, à l’espace OLM Souissi. Et ce, bien que « amoindri » par ses comparses des featurings ((contributions) avec les pop stars, a assuré. Look élégant, attitude à la « M.I.B » (Men In Black),  chaussant des lunettes noires et à la silhouette longiligne, il était plutôt en forme…olympique. Parce qu’il a « sué le burnous ». Tout en toastant et déclinant son flow caractéristique rauque, Pitbull sans jeu de mots a du mordant sur scène. Pour faire taire ses détracteurs,  par rapport à « l’indigence » de ses lyrics (textes). Il sautille, esquisse des pas de danse tantôt lascives tantôt sobres ou virevolte mais avec élégance. Accompagné par une formation electro-pop, il a charmé son bon public acquis et conquis et toute ouie à sa discographie à la consommation exponentielle juvénile.

	« Merci, mon frère Red One ! »

	Faisant dans du reggeaton, electro hop, latin house ou un pseudo, R'n'B, Pitbull présentera une playlist bien ficelée et ce, durant une heure et quart de bonheur  pour les  « clubbers » faisant du « jump » très cher à Van Halen. Game On,International Love, Rain Over Me, Give Me Everything,  Hey Baby (Drop It to the Floor), Bon Bon (We No Speak Americano) reprise de Yolanda Be Cool, Shut It Down, Blanco, I Know You Want Me (Calle Ocho), Go Girl, Krazy. Pitbull utilise comme intro ou autre digression des gimmicks empruntés comme « Ai se te pego » Michel Teló,Sweet Child Of Mine des Guns N’Roses , Barbara Streisand de Duck Sauce ( une reprise  disco de Boney M intitulée Gotta Go Home en 1979). “ Le Maroc a une grande énergie. C’est un très grand honneur pour moi d’avoir l’opportunité d’être ici. J’aime la musique d’où qu’elle vienne. Ce soir, je me sens très près de vous. Je voudrais remercier Red One( le faiseur de tubes marocain de Lady Gaga, Usher, Jennifer Lopez, Enrique Iglesias, Nicole Scherzinger, Quincy Jones ou Mary J Blige). Merci, mon frère de faire partie de ce que nous sommes devenus. Il n’y a pas de Pitbull. Il y a vous, les fans ! Merci à vous… ». La deuxième partie de soirée  a été animée par Yolanda Be Cool . Il s’agit de deux DJs venus des Antipodes. Car ils sont australiens. Sylvester Martinez et Johnson Peterson. Le nom du duo est inspiré d’une répliques célèbre ( quote) du  film Pulp Fiction de Quentin Tarantino où Jules (Samuel L. Jackson) crie « Yolanda Be Cool » à une femme nommée Yolanda (Amanda Plummer). Aussi, avons-nous découvert deux dandys des platines. Car arborant des tuxedos et autres nœuds papillons. Le tandem Yolanda Be Cool distille du bon son hypnotique et « cool » avec leurs tracks connus par la faune des clubbers comme Afro Nuts, Holy Cow, We No Speak Americano, Le Bump  en featuring avec lCrystal Waters. Ce soir,

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           <title>Sixième Festival de musique Diwane : Lemchaheb crée l’événement à Béchar</title>
           <author>Fayçal Métaoui </author>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Sat, 19 May 2012 14:37:49 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 19 May 2012 14:37:49 +0100</lastBuildDate>
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	Qui a dit que la flamme de Lemchehab s’est éteinte ? Le groupe marocain a fait déplacer la grande foule vendredi soir à Béchar. Le stade En Nasr où se déroule les soirées du Festival de la musique Diwane jusqu’au quand 24 mai a été envahi par les jeunes et les moins jeunes. Les organisateurs ont été débordés au point que l’anarchie s’est vite installée autour de la scène. 
	Béchar

	De notre envoyé spécial

	Les techniciens de l’Office Riadh El Feth ont eu beaucoup de difficultés pour assurer la sûreté du matériel et la continuité du spectacle. Les services de police étaient étrangement effacés. L’absence du wali de Béchar a fait que les agents d’ordre se mettent de côté laissant les organisateurs du Festival du Diwan se démenaient seuls face à un public voulant s’approcher coûte que coûte de la scène. La police est au service de qui ? Du wali ? Des citoyens ? Il est évident que les normes de sécurité n’étaient pas assurées. D’où la désorganisation qui peut paraître injustifiable pour un festival qui est à sa sixième édition.

	Un festival toujours démunis sur le plan des moyens. Relancer l’activité culturelle dans les régions du Sud doit pourtant être une priorité en ces temps d’incertitudes…Salah eddine Kousra, manager de Lemchehab, a arrêté trois fois le spectacle demandant au public de se calmer et de s’organiser pour suivre le concert. « Si les choses continuent comme cela, nous allons nous retirer », a-t-il menacé au moment où la pression était à son comble. Béchar a grandement besoin d’un théâtre de plein air. C’est un minimum pour une ville du sud qui connaît déjà les grandes chaleurs.

	Au début de la soirée, Saleheddine Kousra annonçait que Lemchehab a, contrairement à ses habitudes, choisi d’interpréter douze chansons au lieu de huit. « C’est une manière d’exprimer notre attachement à Béchar et à notre public algérien », a-t-il dit. Le dernier spectacle de Lemchaheb à Béchar remonte à 1974 ! Les musiciens et chanteurs Abdelwahed Zouak, Abderrahmane Lektane, Tarek Benaïssa, Djamel Moutawakil, Mohammed Hamadi et Chadili Moubarak sont montés sur scène au milieu de fort applaudissements. Mustapha du groupe béchari Es-Sed a accompagné Lemchehab à la batterie.

	Le concert a commencé avec une chanson-hommage à Mohammed Sousdi, Mohamed Batma et Chérif Lamrani, des anciens membres de Lemchaheb, aujourd’hui disparus. « Après la télévision marocaine, cette chanson est une exclusivité pour le public du festival », a précisé Salaheddine Kousra. Lors de l’interprétation, le groupe a ajouté le nom de Warda El Djazaria, décédé au Caire jeudi 17 mai. Hocine Zaïdi, commissaire du Festival de musique Diwane, a, lors de l’allocution d’ouverture, rendu également hommage a la diva de la chanson arabe. Lemchehab ont interprété des titres connus de le repertoire tels « Hakmet Leqdar », « Filistine », « Amana », « Ya latif », « Dawini »…Une partie du public, qui semble connaître à cœur les textes, reprenait à chœur les paroles. « Imaginez la rencontre après des années d’absence. Nous sommes revenus avec des idées de projets. L’accueil qui nous a été réservé. Nous allons travailler avec des groupes algériens avec qui nous partageons le style. Une manière de sauvegarder le patrimoine », nous a expliqué Saleheddine Kousra après le spectacle. L’algérien Larbi Lekhal va réaliser un documentaire sur les 40 ans de carrière artistique de Lemchaheb. « Nous savons que Larbi Lekhal sera à la hauteur », a appuyé le manager de Lemchaheb. Ce projet est le premier du gentre entre un documentariste algérien et un groupe musical marocain.

	Le groupe Lemchaheb espère partager avec l’Algérie les festivités  célébrant le cinquantenaire de l’indépendance du pays. « Une indépendance qui était une aspiration de tout maghrébin », a soutenue Salehddine Kousra. Selon lui, le festival de Béchar est l’exemple d’un festival culturel où le spectacle se mélange au débat d’idées. Lemchaheb prépare actuellement un nouvel album qui contiendra notamment une chanson sur « le printemps arabe » et une autre en hommage aux servantes de maison. « Nous sauvegardons l’authenticité de notre musique en s’adaptant au nouveau langage des jeunes », a précisé Salaheddine Koursi. Samedi soir, quatre  jeunes groupes algériens de Diwane sont prévus à la scène du stade En Nasr : Sara Ksar de Béchar, Diwane Gnawa de Blida ainsi que Tagmi et Diwane Bahdja d’Alger. A la fin du festival, les meilleurs groupes seront primés par un jury présidé par l’ancien ministre et ancien ambassadeur Lahcen Moussaoui.

	 </description>
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           <title>Nouvelle série TV en tamazight: Azmoumeg en tournage à Azeffoun et en France</title>
           <author>Ahcène Tahraoui </author>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Sat, 19 May 2012 12:27:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 19 May 2012 12:34:31 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	L’auteur, comédien et réalisateur Saïd Hilmi est de retour sur les plateaux de tournage pour une nouvelle série de sketches en langue kabyle intitulée « Azmoumeg » (Le sourire), tournée en France, à Alger et à Azeffoun. 
	Réalisée par Youcef  Bouchouchi, cette série dont la production est dirigée par Adel Mekhalfia regroupe de nombreux comédiens dont le célèbre humoriste Krikeche. «Mon souhait n'est pas de faire rire mais c'est d'arracher un sourire aux téléspectateurs », dit le scénariste Saïd Hilmi. Pourquoi 10 à 13 minutes seulement  par sketch ? «Sa courte durée le rend diffusable. S'il arrache le ou les sourires, il est rediffusable comme un morceau de musique ou une chanson qu'on réécoute.

	Le rire est une denrée rare. Arracher un sourire, c'est mission accomplie pour un artiste. Cette série est une caméra invisible de cœur et d'esprit retraçant notre quotidien triste ou joyeux avec humour », commente t-il.

	Lynda Hantour, attachée de presse du projet déclare pour sa part : « A travers cette nouvelle série, Saïd Hilmi a pour objectif d’arracher le sourire aux téléspectateurs qui ont soif de produits  porteurs de messages dignes de notre patrimoine culturel ; je reste optimiste face aux efforts titanesques fournis par Saïd Hilmi  et son équipe, c’est une louable initiative qui mérite encouragement et récompense ».

	 

	Elle précise par ailleurs que cette production a bénéficié d’une aide financière sous forme de prise en charge  allouée par le wali de Tizi-Ouzou qui a déployé, selon elle, les moyens nécessaires pour la réussite de ce projet. Saïd Hilmi et son équipe remercient au passage le premier magistrat de la wilaya  ainsi que tous les habitants d’Azeffoun pour l’accueil et l’hospitalité qui leur ont été réservés lors du tournage. 

	 

	 

	
	
	 </description>
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           <title>LMFAO : initiales festives</title>
           <author>K. Smail </author>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Sat, 19 May 2012 12:15:24 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 19 May 2012 12:15:24 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	«Quelle merveilleuse foule ! ».Tel est le qualificatif du duo américain en vogue,  LMFA O,  à l’endroit du public de l’OLM Souissi, à Rabat (Maroc), vendredi soir. Et ce, à l’occasion du concert international inaugural du Festival Mawazine : musiques du monde se tenant du 18 au 26 mai 2012. 
	Rabat (Maroc)

	De notre envoyé spécial

	Effectivement, c’est une foule massive qui est venue assister au concert très attendu des LMFAO. Une tandem dont les initiales sont majuscules voulant dire  « Laughing My Fucking Ass Off » ( Se tordre de rire à se rouler parterre). Un duet  faisant dans la  pop-acid-house et rap, formé en 2006 à Los Angeles (Californie),  par de DJ Redfoo, de son vrai nom Stefan Kendal Gordy, 37 ans, et de son neveu DJ SkyBlu alias Skyler Ashton Gordy,  26 ans. Et avec, les LMFAO, on n’est pas déçu du voyage. C’est que leur spectacle, est une découverte ! Cela déménage et décoiffe. Tant leur spectacle est déjanté. Surtout avec l’hilarant  et « l’ébouriffant DJ Redfoo ». «  It’s showtime !, baby! What’s up Rabat! ( C’est le moment du show, comment ça va Rabat?) »  s’adressa DJ Redfoo à son fan-club constitué  majoritairement de jeunes, d’enfants et leurs parents. Il évoluera avec son alter ego Stefan Kendal Gordy, à la guitare-electro, et quatre danseurs. LMFAO, ne font pas dans la perfection chorégraphique. Le look est kitsh, tout comme les gimmicks scéniques comme les jouets gonflables offerts au public. Et puis DJ Redfoo fait l’article de Red Bull. LMFAO, c’est énergique.

	 LMFAO est un duo festif et il le revendique : «  party rock ». Aussi, l’espace OLM Souissi, est devenu un gigantesque dancefloor en plein air. Une discothèque, à ciel ouvert quoi ! Les « clubbers »  se sont éclatés et tremoussés surSorry for Party Rocking, I'm in Miami Bitch ,Yes,   La La La , Shots, Party Rock Anthem, Sorry for Party Rocking,  Champagne Showers ou encoreSexy and I Know It. Bref, LMFAO rime avec UFO( OVNI)! Avant de clôturer, DJ Redfoo s’adressera au public : « Jute une autre chose.( hésitation)…I’m sexy and i know it( je suis sexy et je le sais). C’est dire du ton jovial, décalé et insouciant de LMFAO. Avant leur passage un hommage a été rendu à deux divas de la musique. Warda Djazairia, la reine du tarab arabi et la Disco Queen, Donna Summer, décédées jeudi dernier.

	 </description>
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           <title>Warda el djazaïria sera inhumée aujourd’hui : un destin fabuleux</title>
           <author>Nouri Nesrouche </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Sat, 19 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 19 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	La dernière diva du tarab s’est éteinte après une carrière exceptionnelle de plus d’un demi-siècle au moment où l’Algérie s’apprête à fêter ses 50 ans d’indépendance. La dépouille de la défunte sera exposée aujourd’hui au palais de la culture Moufdi Zakaria à Alger. 
	La légende s’éteint ainsi au moment où l’Algérie fête ses 50 ans d’indépendance. Elle fait ses adieux à ses compatriotes en marquant de sa présence un clip de campagne au titre évocateur, Mazal Wakfin (nous sommes encore debout). C’est peut-être la dernière icône de la chanson arabe d’avant le vidéoclip et la chansonnette. L’ultime diva du tarab. La rose jamais fanée. Warda El Djazaïria vient de nous quitter pour entrer au panthéon des immortels, aux côtés des Oum Kalthoum, Abdelhalim Hafez, Ismahane et bien d’autres. Du coup, le monde est bien plus triste pour les générations qui ont goûté au bonheur de sa voix et découvert l’amour dans les plis métaphysiques de son art.Warda El Djazaïria est décédée jeudi à l’âge de 72 ans dans son domicile au Caire, terrassée par une crise cardiaque.

	Hier aussi, elle glorifiait le sentiment anticolonialiste des Algériens de l’émigration, ce qui lui vaudra l’exclusion du territoire français alors qu’elle n’avait que 18 ans, c’était en 1958. Au cours de sa carrière, en dépit de son installation en Egypte, son lien avec son pays est demeuré très fort. A chaque occasion, elle venait chanter et répandre le bonheur sur ses millions de fans. Elle faisait beaucoup de voyages discrets aussi pour venir rendre visite à ses enfants Ryad et Widad, nés d’un premier mariage avec un Algérien.
	Warda n’était pas immigrée, mais enfant de l’immigration. Née en 1940 à Puteaux, près de Paris, d’un père algérien et d’une mère libanaise, elle baigne dans la culture arabe grâce à ses parents.

	Son père, Mohamed Ftouki, originaire de Souk Ahras, tenait un café chantant, le Tam Tam, au cœur du Quartier latin. C’est là d’ailleurs, où, encouragée par sa famille, elle fait ses premiers pas sur scène, après s’être essayée à l’animation dans l’émission d’Ahmed Hachlaf diffusée par la RTF. Elle n’avait que 11 ans. «Si elle n’est pas elle-même immigrée mais enfant de l’immigration, elle a tout emprunté, en matière de codes, aux chanteurs de l’exil», disait d’elle Naïma Yahi, historienne de la culture de l’immigration maghrébine en France.Mais l’établissement est interdit et la famille exclue vers Beyrouth. L’exil sourit à Warda qui continue à chanter et rencontre le réalisateur égyptien Hilmi Rafla, venu en compagnie de Omar Sharif, lui proposer un rôle dans son film Almazwa Abdou l’hamoul.

	Beyrouth-Alger-Le Caire

	Warda entre pour la première fois en Algérie en 1962, au lendemain de l’indépendance. Sur proposition de son père, elle épouse un ancien combattant de l’ALN auquel elle promet d’abandonner le chant. Cette parenthèse inattendue s’interrompt le jour où Houari Boumediène l’appelle chez elle et demande à son mari de l’autoriser à chanter à l’occasion du dixième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie. Elle chante et, quelque temps après, décide de revenir à l’art au prix de sa relation conjugale et de sa famille. Le divorce consommé, elle quitte Alger pour Le Caire où elle s’établit, débute alors la deuxième étape d’une carrière artistique longue et fulgurante. C’est le grand Baligh Hamdi qui, le premier, découvre son talent et la propulse sur les scènes les plus prestigieuses de la capitale du tarab.

	Comme La Môme, Warda voit la vie en rose. Elle se fait une place au soleil où résonnent toujours les voix des titans de l’époque, Oum Kalthoum et Abdelhalim Hafez.
	Avec Hamdi, Warda file le grand amour et consent vite à l’épouser. Le couple produit des perles rares qui imposent l’Algérienne, en dépit d’attaques parfois virulentes contre elle. Elle ne se remariera jamais après la disparition de Hamdi, mais son succès se prolonge avec la rencontre d’un autre monument du tarab, Mohamed Abdelwahab. «Il n’existe plus aujourd’hui, hélas, de compositeurs du talent de Hamdi et Abdelwahab», avait regretté Warda. Sa chance, elle la saisit à pleines dents. El ouyoun essoud, khalikhena, Fi Youm ou leila, Lola el malama, Batwannesbik, Harramtahibbak, Wahashtouni, Laâbat el ayam, Kelmatitab, Andahalik et Awqatibtehlaw font sa notoriété. Les succès se multiplient et Warda pèse avec son charisme sur la scène culturelle. Elle vend plus de 20 millions d’albums à travers le monde et interprète quelque 300 titres dans les salles les plus prestigieuses à l’échelle planétaire.

	Une vie bien remplie et palpitante

	En plus de son mentor tunisien, Sadek Thuraya, d’autres noms illustres se bousculent pour écrire et composer pour la nouvelle égérie, notamment Ryadh Soumbati, Hilmi Bakr, Sayed Mekawi, Mohamed El Mouji et Salah Charnoubi. Warda intéresse aussi le cinéma égyptien et tourne quelques films à succès. Gamal Abdel Nasser était sous le charme et avait pour elle l’amour qu’on voue à une grande artiste, mais aussi le respect qu’on doit à l’ambassadeur d’un pays proche. Avec Anouar Es Sadate, cependant, Warda vit un douloureux épisode. Le successeur du Raïs lui interdit de chanter trois ans durant suite à la sortie d’El Ghala Yenzad, une chanson dédiée au leader libyen Mouammar El Gueddafi, avec qui l’Egypte était fâchée à cette époque. En 1982, Warda rentre en Algérie et chante Aïd El Karama que des millions d’Algériens fredonnent joyeusement à l’occasion des fêtes nationales. Elle reviendra faire de longues pauses parmi les siens, en Algérie, en différentes occasions, notamment pour ses convalescences suite aux interventions chirurgicales qu’elle a subies au cœur et au foie. Elle ne perdra toutefois pas son sourire radieux et sa fraîcheur.

	Hier, des hommes d’Etat et des personnalités du monde de l’art ont exprimé leur profonde tristesse en apprenant la nouvelle de sa disparition. Le ministre égyptien de la Culture, Mohamed Sabar Arab, a présenté ses condoléances aux peuples algérien et égyptien avant de déclarer que Warda a «joué un grand rôle pour élever la conscience arabe et a concrétisé la relation entre l’Egypte et l’Algérie». Pour sa part, Khalida Toumi, ministre de la Culture, a reconnu qu’avec la disparition de Warda, c’est «l’une des plus belles voix d’Algérie et du Monde arabe qui vient de se taire à jamais». Elle «nous a quittés en laissant derrière elle un silence assourdissant et une profonde tristesse», a-t-elle encore regretté.

	Rares sont les Algériens ayant gravé leur nom, comme l’a fait Warda, parmi les plus illustres du patrimoine universel. Après avoir vécu une vie remplie et stimulante, elle peut se reposer désormais. Son jardin de roses lui survivra et fera encore languir des générations d’amoureux. C’est un beau cadeau qu’elle lègue aux Algériens, à l’occasion de l’anniversaire de leur indépendance.                                     </description>
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           <title>Warda El Djazaïria inhumée aujourd’hui À El Alia (Alger) : un dernier hommage au Palais de la Culture</title>
           <author>Nacima Chabani </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Sat, 19 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Le cercueil de la défunte, drapé des deux emblèmes algérien et égyptien, après une prière funéraire au Caire avant son rapatriement à Alger. 
	Une prière funéraire a eu lieu, hier, à la mosquée Salah Eddine à Manil (Le Caire), avant le rapatriement ver l’Algérie de la dépouille mortelle à bord d’un avion militaire, vers 19h. Certains artistes algériens se sont donné rendez-vous, hier vers 16h, au palais de la culture Moudfi Zakaria (Kouba), pour se recueillir à la mémoire de cette grande dame de la chanson arabe et, par de la même occasion, prendre le départ vers l’aéroport international Houari Boumediene pour accueillir le corps de la défunte. Pour la circonstance, des  bus ont été affrétés par le ministère de la Culture. Comme l’a souligné la comédienne Baya Rachedi, «c’est de notre devoir, nous, la famille artistique, d’accueillir cette grande dame de la chanson arabe qui a donné le meilleur d’elle-même à cet art».  Après un recueillement émouvant au salon d’honneur de l’aéroport international d’Alger, le corps a été transporté  vers le domicile mortuaire, à la résidence Clubs des Pins, à l’ouest d’Alger.

	Il est à noter que la  dépouille de la diva  Warda El Djazaïria sera exposée, aujourd’hui à partir de 10h, au palais de la culture Moudfi Zakaria. Une façon de permettre à la population de rendre un dernier hommage à l’artiste. Elle sera ensuite inhumée au cimetière El Alia. Le fils de la défunte, Ryad Qasry, a indiqué à la chaîne Al Arabiya que sa regretté mère sera enterrée au cimetière El Alia sur instruction du président Bouteflika, dont elle était devenue très proche dans les années 2000.</description>
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           <title>Une disparition largement évoquée par la presse égyptienne</title>
           <author>APS </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Sat, 19 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	Le décès de la diva Warda El Djazaïria a été largement évoqué par les journaux égyptiens dans leur édition d’hier qui ont qualifié sa disparition de grande perte pour l’art dans le Monde arabe. 
	Dans un article intitulé «Adieu Warda», le journal Al Ahram a retracé le parcours de cette cantatrice, restée attachée à sa patrie malgré l’éloignement, depuis son entrée en Egypte en 1960, rappelant que la défunte préparait un clip spécial pour le cinquantenaire de l’indépendance. De son côté le journal Al Akhbar a mis en exergue l’attachement de Warda à la vie, artistique notamment, malgré le poids des années et la maladie. Le journal Al Yaoum Sabei (septième jour) a, quant à lui, retracé le parcours de la chanteuse qui a laissé derrière elle «un très riche répertoire», fruit de sa collaboration avec les grands noms de la chanson arabe, comme Mohamed El Moudji, Ryad Essambati, Mohamed Abdelwahab et Baligh Hamdi. Warda était adulée dans tout le monde arabe pour son grand cœur, sa spontanéité et sa modestie, même au summum de la gloire, poursuit le journal. De son côté, Al Goumhouria a recueilli des témoignages d’artistes et amis de la défunte qui sont revenus notamment sur son côté humain et ses qualités. Pour sa part, le chanteur égyptien Hany Shaker s’est dit très attristé par le décès de Warda El Djazaïria qualifiant cette disparition de «grande perte pour l’art».  </description>
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           <title>Témoignages :</title>
           <author>Nacima Chabani </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Sat, 19 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description> 
	-Khalida Toumi, ministre de la Culture : «C’est l’une des plus belles voix d’Algérie et du Monde arabe qui vient de se taire à jamais. Elle nous a quittés en laissant derrière elle un silence assourdissant et une profonde tristesse.»

	-Mohamed Lamari, chanteur : «Warda est un monument de la chanson arabe. Il faudra un siècle pour la remplacer. Elle a chanté de sa belle voix de grands chefs-d’œuvre. Elle était en avance sur son temps. La chanson était sa raison d’être, et ce, malgré les conseils de son médecin traitant qui lui avait préconisé de ne plus monter scène. C’est la diva de la planète, pas seulement du Monde arabe. Elle sera irremplaçable.»

	-Bahia Rachedi, comédienne : «Je suis sans voix depuis l’annonce de sa mort. Pour l’avoir connue en 1972, je peux dire que Warda incarnait la beauté, la prestance et la modestie à la fois. C’est une femme du monde. Je me rappelle qu’à cette époque où j’étais jeune choriste dans une troupe, elle nous conseillait de nous cultiver afin de réussir. C’est une  chanteuse de grande envergure. Elle a consacré sa vie pour arriver à un tel rang de célébrité et de respect. Elle avait une voix unique, irremplaçable. Elle est restée nationaliste jusqu’au bout. Récemment, lors de son dernier séjour en Algérie pour les besoins de l’enregistrement d’un clip, elle a rappelé qu’elle était là pour son pays et non pour l’argent. C’est dire la noblesse de cette regrettée dame.»
	
	-Mohamed Boulifa, artiste, interprète et compositeur : «La défunte est un symbole national. C’est une grande perte pour le monde artistique. Cette grande dame restera à jamais dans nos cœurs. Son image, sa voix et ses chefs-d’œuvre nous hanteront agréablement. Au-delà de son talent artistique inégalé, elle était une femme très sensible et d’une grande générosité.»
	
	-Abdelkader Bouazzara, directeur de l’Orchestre symphonique : «Célébrer le cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie sans Warda m’est très pénible. Nous avons perdu un authentique monument de la chanson arabe. Je suis très touché par la perte de cette grande dame qui a réussi à se faire une place de choix parmi les grands noms de la chanson arabe.»

	-Mohamed Sabar  Arab, ministre égyptien de la Culture : «La diva de la chanson arabe  était une partie de l’Egypte depuis l’époque de feu le président Gamal Abdel Nasser, de la génération qui a apporté une grande tournure à la conscience arabe et a joué un grand rôle et a concrétisé la relation entre l’Egypte et  l’Algérie.»         
	
	-Aymen El Bahr Darwich, musicien égyptien : «Le syndicat des musiciens va honorer la défunte au regard de sa grande histoire artistique et musicale qui a enrichi la vie culturelle en Egypte et dans le Monde arabe.»
	
	-Nadjet Taibouni, auteure et cadre à l’ONCI  : «J’ai connu la regrettée Warda El Djazaïria il y a plus de trois décennies. Ce qui m’a marquée en elle c’est son immense amour pour l’Algérie. Elle affichait son nationalisme avec fierté. Elle tenait aux traditions. Je pense que la défunte était le miracle de la chanson arabe. Elle qui avait suivi un cursus francophone pour se lancer par la suite dans un répertoire en langue arabe. Ce qui faisait sa force, c’est qu’elle n’avait pas besoin de prouver son talent puisqu’elle était complète.
	A l’occasion de la célébration du 50e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, Warda nous fait un ‘coup de théâtre’ en célébrant l’événement un mois et demi avant, avec sa dernière chanson dédiée à l’Algérie qu’elle a tant aimée Mazal Wakfine, un cadeau d’adieu qui porte un profond message : ‘Jurez-moi, mes enfants de prendre soin de mon pays’.»</description>
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           <title>Sidi Ghilès (Tipasa) : le souvenir parfumé de Warda</title>
           <author>M'hamed Houaoura </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Sat, 19 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	Warda était venue dans la petite ville de Sidi Ghilès le vendredi 29 mars 2012, pour tourner le clip Mazal wakfine, produit par l’opérateur de téléphonie mobile, Nedjma, à l’occasion de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie. 
	L’arrivée de la star avait été marquée par des youyous et des applaudissements nourris. Les familles et les jeunes de Sidi Ghilès, de Cherchell et des localités voisines avaient envahi la placette où devait se tourner le clip.
	A sa descente du véhicule, elle était déjà entourée et prise en charge, afin de l’aider à effectuer juste quelques pas pour regagner la tente plantée au milieu de la cour d’une ex-école primaire en quête d’aménagement et de confortement.
	L’attente fut longue. La marée humaine qui convergeait vers la placette de Sidi Ghilès grossit au fil des minutes. Warda a retrouvé finalement son visage d’artiste, son charme, sa beauté, à la suite de la séance de maquillage. Son fils, Adel, ne cessait de faire des va-et-vient pour mettre au point le dispositif, en collaboration avec l’équipe technique. Son épouse surveillait son fils, intervenait de temps à autre auprès de l’entourage de sa belle-mère, sans jamais oublier d’immortaliser ces moments magiques dans le tournage de ce clip de Nedjma. Le look et la coiffure de la belle-fille de Warda ne sont pas passés inaperçus.

	Warda s’apprête à quitter la tente. Elle est superbe et ravissante. Elle murmurait quelques mots à son entourage. La star, fatiguée, s’engouffre dans le véhicule en compagnie du chanteur Bâaziz. Lentement, le véhicule noir avance d’une trentaine de mètres pour s’arrêter au pied du kiosque à musique érigé au milieu de la placette. Soutenue, Warda s’installe sur une chaise posée dans le kiosque à musique.
	Elle fait des signes aux citoyens très nombreux, admiratifs et déjà ivres de bonheur. Un événement qui restera gravé dans les esprits de ces jeunes, ces femmes et ces vieux.Emportés par la musique du clip, les figurants venus de tous bords exécutent les pas selon les signes du réalisateur. Warda est obligée de marquer des pauses.

	Le temps d’embrasser amoureusement son petit-fils, discuter avec les techniciens, sa belle-fille et son fils Adel. Un léger vent souffle. Warda regarde dans la direction de ses proches. Rapidement, on l’ensevelit sous une légère écharpe blanche pour la protéger. La placette ne désemplit pas. Après plusieurs essais, le crépuscule commence à s’installer. Warda devait quitter Sidi Ghilès alors qu’elle était vraiment mal en point. Plusieurs plans avaient été filmés pour les besoins du clip.
	L’équipe du tournage avait programmé un détour à Hadjret-Ennous pour achever le clip. Warda El Djazaïria part sous bonne escorte. Une journée inoubliable. Un vendredi ensoleillé. Des moments de rêve que les habitants de Sidi Ghilès n’oublieront pas. </description>
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	Warda accompagnée du chanteur Baâziz (à droite), lors du tournage du clip Mazal Wakfin en mars dernier à Sidi Ghilès.
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           <title>Lemchaheb invité d’honneur</title>
           <author>Fayçal Métaoui </author>
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           <category>Culture</category>
           <pubDate>Sat, 19 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	Le stade En Nasr de Béchar abrite depuis hier, et ce, jusqu’au 24 mai, les soirées du 6e Festival de la musique diwane.  
	Béchar
	De notre envoyé spécial
	
	Une vingtaine de groupes prennent part à ce festival, organisé sous forme de concours. Il s’agit, entre autres, de Ahl Gnawa de Relizane, Diwane Gnawa de Blida, Himayat Al Tourath de Nâama, Es Sed de Kenadsa, Diwane Sidi Blel de Tindouf, Maxyes de Béjaïa, El Ferda de Béchar, Diwane Bahdja d’Alger, Gnawa de Constantine et Merzoug de Biskra. L’ancien ministre et ancien ambassadeur Lahcen Moussaoui préside le jury qui va choisir les meilleurs groupes. «Nous avons tiré un petit bilan des cinq précédentes éditions, introduit des retouches à notre façon d’organiser et limité à dix le nombre de groupes qui participent au concours pour une meilleure maîtrise. Le festival est également un moment de fête. D’où l’organisation d’une parade en ville. Nous voulons lui donner une plus grande envergure en invitant des groupes de renom», a expliqué Hocine Zaïdi, commissaire du festival, hier, lors d’une conférence de presse à la maison de la culture de Béchar.

	Cette année, la troupe marocaine Lemchaheb est l’invitée d’honneur. «Lemchaheb, dans son répertoire, s’inspire beaucoup de la musique diwane et de la musique maghrébine», a appuyé Hocine Zaïdi. Salaheddine Kousra, leader de Lemchaheb, présent lors de la conférence de presse, a estimé que Béchar est l’accès à ce groupe de style ghiwani en Algérie. «Lemchaheb, Jil Jilala et Nass El Ghiwan sont des groupes maghrébins. Leurs chansons sont connues. Le public a appris nos paroles (…) Nous avons fait la contestation. Nous avons pu dire ce que nous voulons à notre manière, transmis notre message», a déclaré Salaheddine Kousra en rendant hommage au compositeur algéro-marocain Chérif Lemrani (qui a vécu à Oran). Hocine Zaïdi a regretté la faiblesse du sponsoring et relevé que seul l’Etat continue de financer les activités culturelles dans le pays.

	En marge du festival, des master class de musique seront organisés avec des enfants de Ouakda, localité située à 8 km au nord de Béchar. Des ateliers vont aboutir à un projet musical qui sera présenté au public lors de la cérémonie de clôture, jeudi 24 mai au soir. La nouveauté du festival est la projection de trois films documentaires : Tagnawittude de Rahma Benhamou El Madani, Rites du Diwane à Béchar de Larbi Lakehal et Les femmes dans le diwane, une spécificité algérienne, de Abdelhalim Miloud Araou. Des débats sont également prévus à la maison de la culture, animés par des universitaires et chercheurs dont Sidi Mohamed Belkhadem, Azzedine Benyacoub et Abderrahmane Meziane.</description>
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           <title>Spectacle de flamenco à Alger : Templanza fait salle comble</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Sat, 19 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	Un trio de danseurs espagnols a présenté,  jeudi soir à Alger dans le cadre du 13e Festival culturel européen, un spectacle de flamenco  intitulé Templanza (Modération), en présence d’un public très nombreux. 
	Deux danseuses et un danseur, habillés en tenue traditionnelle espagnole aux couleurs vives, ont égayé la scène de la salle Ibn Zeydoun en proposant au public présent plusieurs tableaux de danse exécutés sur des notes de guitare en fusion avec la voix puissante et mélancolique du chanteur. A trois, à deux ou en solo, les danseurs ont exécuté des gestes et mouvements,  cadencés et harmonieux, aidés par diverses expressions du visage qui reflétaient, à des moments différents, joie, tristesse, colère, révolte, chagrin, déception... Le spectacle, qui a duré plus d’une heure, était une invitation à un voyage au cœur des états d’âme traduits par l’expression corporelle des danseurs qui se déployaient avec autant d’énergie que de grâce sur scène.

	Le 13e Festival culturel européen en Algérie se poursuit jusqu’au 31 mai avec au menu des concerts de musique et des spectacles de danse reflétant la pluralité culturelle des pays de la rive nord de la Méditerranée. Cet événement culturel annuel, dont le principal objectif est de faire découvrir la culture européenne au public algérien, propose pour sa 13e édition 19 soirées musicales. Jazz, pop, rock, flamenco, blues et musique traditionnelle sont au programme de ce rendez-vous culturel qui propose aussi des spectacles de danse.
	La soirée inaugurale a été animée par le groupe de jazz britannique, Brass Jaw. La clôture sera consacrée à la musique gnawie avec le groupe algérien installé en France, Gâada diwan Béchar.
	 </description>
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           <title>Doublage cinéma : Les Schtroumpfs « kabyles » en avant-première au Canada</title>
           <author>Samir Ben  </author>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Fri, 18 May 2012 16:24:10 +0100</pubDate>
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           <description>
	La coopération entre le Québec et la Kabylie dans le domaine du doublage cinéma sera le thème d’une conférence que donneront ce vendredi soir au centre Afrika de Montréal, Samir Ait Belkacem de Studio Double Voice (SDV) basé en Kabylie et Claudine Chatel du Conservatoire d'Art Dramatique de Montréal. 
	L’occasion sera donnée aux présents de visionner en avant-première au Canada le dernier doublage en kabyle des Schtroumpfs, Iferfucen, réalisé par SDV. La sortie en Algérie se fera très prochainement.

	La même conférence sera donnée le 3 juin à Ottawa.

	Samir Ait Belkacem est connu pour avoir réalisé le doublage en kabyle d’autres succès du cinéma mondial (Narnia, Li Mucucu)
	A noter que la projection est organisée par la Coordination canadienne pour Tamazight.

	De son côté, l’association culturelle amazighe d’Amérique a sponsorisé « l'évènement pour faire face au coût relatif au séjour de formation de Samir Ait Belkacem au Canada ».</description>
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           <title>Cannes 2012 : les films arabes à suivre de près…</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Fri, 18 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	C’est parti ! Pour la 65e année, le plus grand Festival de cinéma au monde revient pour douze jours d’intensité, de colères, de pétards mouillés, de joie conséquente et de soirées dévastatrices. L’Algérie participera à la Quinzaine des réalisateurs avec le dernier film de Merzak Allouache, Le Repenti, et aura son propre pavillon sur la Croisette. 
	D’abord le Short Film Corner, immense labyrinthe de courts métrages où l’on trouve de tout. Films-poubelles, navets, pépites, p’tits bouts incroyablement maîtrisés. Un laboratoire jubilatoire où des films du monde entier viennent se disputer les faveurs d’un potentiel distributeur, critique de cinéma ou d’exploitant. Dans cette caverne d’Ali Baba, on ira pointer le bout de son nez vers nos voisins marocains (9 films) et tunisiens (11) qui continuent de surprendre dans la région du Maghreb. A noter deux très beaux films tunisiens, Vibrations (Farah Khadar) et La Nuit de Badr (Mehdi Hmili) qui confirment qu’on peut parler de Printemps arabe sans pour autant sombrer dans les discours politico-philosophiques primaires. Nous y reviendrons bientôt.

	Côté algérien, seuls Sofia Djama (Mollement un samedi matin) et Sofiane Bellali (L’Encre et le monde) sont à référencer. Ensuite les longs métrages. Dans la sélection officielle, ce sera l’Egyptien Yousry Nasrallah qui tentera de repartir avec la convoitée Palme d’Or. Dans la sélection Un certain Regard, le Marocain Nabil Ayouch revient à la fiction avec Les Chevaux de Dieu, et ce, après le très beau My Land. Fortement inspiré des attentats terroristes du 16 mai 2003 à Casablanca, ce dernier opus revient sur l’enrôlement de jeunes par des cheikhs aussi terroristes qu’incultes.

	Ayouch a toujours questionné les soubresauts de sa société à travers une caméra souvent lourde de symboles et qui tendait à déréaliser ses propos premiers. Après My Land, quelque chose s’est installé dans le cinéma d’Ayouch, voire un sentiment palpable d’humilité qui finit par amener ses plans à communiquer avec le spectateur, configuration souvent absente dans ses précédents films tels qu’Ali Zaoua (2000) ou Whatever Lola Wants (2007). A guetter ! Tout comme on observera attentivement le dernier film de l’enfant terrible de Bab El Oued, l’inépuisable Merzak Allouache (tournage rapide, production conséquente) et dont le sujet est la concorde civile, rien que ça. Le Repenti sera projeté demain samedi.</description>
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           <title>La production libanaise est vraiment intéressante</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Fri, 18 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	La Quinzaine des réalisateurs fonctionne cette année avec une nouvelle équipe. Edouard Waintrop, son délégué général, a beaucoup apprécié le film d’Allouache. Or, pour la sélection des courts métrages, aucun film algérien n’a réellement marqué Laurence Reymond, programmatrice de ce format qui avouera n’en avoir reçu qu’une faible quantité.
	  
	-Combien de films avez-vous reçu ?

	Nous avons reçu et inscrit 1765 courts métrages – d’une durée allant de 1 à 59 minutes, donc c’est assez vaste –, dont 24 sont référencés d’Afrique et 85 du Moyen-Orient. Beaucoup de déceptions sur tous ces films, mais quelques surprises tout de même. Ce n’est pas évident pour moi de les citer tous, même si la production libanaise était vraiment intéressante. Elle se démarquait parfois du lot.

	-Pour le continent africain, avez-vous découvert des films pertinents qui, tout comme le Liban, arrivaient à se démarquer ?

	Du Maghreb, il y avait quelques courts vraiment intéressants, je pense notamment à un film tunisien dont je ne peux vous dire le titre pour cause de confidentialité, et qui m’a beaucoup surprise, jusqu’à ce que je voie le film marocain qui finalement a été retenu. The Curse est assez typique, le film se déroulant dans le désert, et présente d’emblée des codes visuels familiers. La mise en scène est assez subtile et simple. Il n’y a quasiment que des gros plans alternés avec des plans d’ensemble et par le biais de ce road-movie, on sent la tension qui naît du cadrage. The Curse raconte l’histoire d’une jeune femme qui vient de quitter son amoureux, ils s’étaient isolés dans le désert. Donc, elle remet sa djellaba et rentre chez elle sans se douter qu’elle est épiée par un enfant de 10 ans. Celui-ci va répandre la rumeur qu’elle est une fille «facile»… La suite est encore plus étonnante !

	-Avez-vous relevé une thématique qui revenait souvent dans les films d’Afrique ou du Moyen-Orient ?

	Pas tant que ça, même s’il est évident que la condition de la femme est un fil conducteur assez présent. Sinon dans l’ensemble, il y avait très peu de films qui questionnaient réellement les différentes sociétés à travers le cinéma. Et je vous parle des 1765 films !</description>
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           <title>L’Algérie sur la Croisette</title>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
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           <pubDate>Fri, 18 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	Cela fait des années qu’on en parle, cela fait des années qu’on y pense, et finalement le ministère de la Culture s’est lancé dans l’aventure cannoise en installant le pavillon algérien sur la Croisette. 
	Gérée par l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC), cette bâtisse qui porte le numéro 116 a pour but de promouvoir le cinéma algérien du passé, du présent et… de l’avenir ! Quatre productions nationales seront à l’affiche : Zabana !, de Saïd Ould Khelifa (dont la sortie algérienne est fixée au 19 juin 2012), Parfums d’Alger, de Rachid Benhadj (distribué en Algérie courant juillet, avant le début du mois de Ramadhan), Yemma, de Djamila Sahraoui (remarquée pour ses documentaires et surtout avec sa première fiction, Barakat !) et L’Andalou, de l’increvable Mohamed Chouikh. Aucune projection officielle n’est prévue, juste des journées spéciales où les réalisateurs et acteurs des films cités viendront «vendre» leur cinéma. En parallèle, des rencontres avec Hachemi Zertal (Cirta Films et producteur de Malek Bensmaïl) et Malek Ali Yahia (MD Ciné et producteur/distributeur) qui viendront discuter des circuits de diffusion, ou bien avec notre Ameziane Ferhani (discussion sur les lieux de tournage algériens). Autour de cette délégation, se croiseront des réalisateurs, jeunes, vieux, petits et grands, qui se prendront la main pour glorifier le cinéma fennec.</description>
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	Au numéro 116, le stand algérien.
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           <title>Adnane la voix du jazz</title>
           <author>Lamia Tagzout </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Fri, 18 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Aussi fin que le blues et le jazz, il adoucit depuis seize ans les soirées des noctambules chaque vendredi soir avec son émission «Black and Blue». Et fait partager aux auditeurs le 13e Festival culturel européen qui se tient jusqu’au 31 mai à Alger. 
	Du jazz en fond sonore. Sur ses tee-shirts. En CD par centaines dans sa bibliothèque. En affiches sur les murs de son salon. Dans la vie de Adnane Ferdjioui, le jazz est partout. En ce moment, il couvre pour la Chaîne III le festival culturel européen en Algérie qui se tient jusqu’au 31 mai à la salle Ibn Zeydoun. Pourtant, rien ne prédestinait cet enfant de Hydra, d’origine constantinoise, à faire carrière dans le monde du son et des ondes, où il est arrivé, «par accident». Après son bac, Adnane Ferdjioui entame des études à l’Institut national d’agronomie (INA), qu’il arrête deux années plus tard. Il s’inscrit alors à l’institut des langues étrangères de Bouzaréah pour perfectionner son anglais, et obtient une licence en lettres anglaises.

	«Mon père, juriste de formation, ne voyait le monde qu’à travers des lois. Il aurait certainement voulu que je fasse droit comme lui. Mais il m’a toujours encouragé en exigeant seulement que je sois brillant», se confie l’animateur radio. Adnane avait donc du travail pour «être capable» comme le lui répétait son grand-père. Novembre 1994, encore étudiant, il croise alors un ancien ami, devenu réalisateur à la radio, qui l’invite à visiter les studios de la Radio algérienne. Le lendemain, Adnane découvre le son, le micro, la régie, la programmation, etc. Une demi-heure plus tard, un candidat pour un jeu de la Chaîne III se désiste. On propose à Adnane de jouer le jeu et de remplacer le candidat absent. L’émission finie, la directrice de la production culturelle lui propose de travailler à la radio. Quelques jours plus tard, Adnane commence à assurer la permanence avant qu’on lui propose de présenter «Turbo Musique» en l’absence de son animatrice. Le défi fut relevé.

	Réchauffer le coeur

	En juillet 1996, Adnane se voit confier sa première émission, en l’occurrence «Black and Blue». Le concept est simple : la première partie de l’émission est consacrée au jazz, la seconde au blues, entrecoupées par la biographie d’un artiste. L’animateur, nourri de la discothèque de la radio et de ses CD qu’il se procure à l’étranger depuis plus de dix ans, s’affirme comme un spécialiste. Après son service national et une expérience d’enseignement auprès des officiers à l’Ecole supérieure de Gendarmerie nationale, il confie avoir «découvert l’Algérie à travers mes camarades du service national. A mon retour sur Alger, j’ai adapté mon discours dans mon émission de façon à ce que mes compatriotes me comprennent à travers tout le pays».

	Il fut également marqué par les années du terrorisme. «Le pays était soumis à la terreur, mais nous avions une réaction d’autoprotection. Nous refusions de changer notre vie, nous continuions de mener le même mode de vie, même si on était menacés et traités de mécréants, car on parlait la langue du “diable“», ironise Adnane, en détournant son regard bleu comme pour fuir les images horribles de la tragédie nationale. Il ne cessa de travailler la nuit dans une Alger terrorisée. «Je considérais que le fait de réchauffer le cœur des auditeurs avec de la musique qui les emporte loin d’ici, loin de la dure réalité était ma mission, pendant ces années noires», révèle Adnane.

	Aujourd’hui, l’animateur radio ne se contente pas seulement d’animer «Black and Blue». Il réalise également en freelance des spots publicitaires et offre ses services de consultant audio à des agences de communication. Une liberté qui lui permet d’écouter et d’apprécier la musique du jazz qu’il découvrit en 1986. Et sa relation passionnelle avec la musique, en particulier le jazz et le blues, se nourrit de la perfection et de la justesse que lui exige un public averti. «Le jazz est plus qu’un genre de musique. On y trouve de tout, du reggae, du raï, du rock…, explique-t-il. Mon plus cher souhait serait d’organiser un «Black and Blue» live en plusieurs soirées.»

	 

	-Un voyage inoubliable

	Ma tournée de prospection à travers l’Afrique de l’Ouest (Niger, Mali, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Gabon) dans le cadre de la préparation du deuxième Festival panafricain.

	-L’endroit que je préfère en Algérie

	Le Sud algérien. J’aime prendre l’avion pendant plus de deux heures et atterrir dans le même pays, l’Algérie. J’aime le Sud, car là-bas, je rencontre des gens qui ne me ressemblent pas physiquement, avec une autre culture et un autre mode de vie, mais qui partagent avec moi la même nationalité.

	-Mon morceau de musique préféré

	In a silent way, de Miles Davis. Je l’écoute depuis 1992. «Ce morceau de 19 mn 57 s éveille en moi des sensations que je ne peux décrire, ni trouver dans un autre morceau.»

	-Une nouvelle dans l’actu qui m’a fait réfléchir

	Les élections législatives de la semaine dernière. On a beau critiquer et dénoncer, je trouve que les dernières élections apportent une lueur d’espoir à l’Algérie. Après 50 ans d’indépendance, et avec toutes les richesses humaines et naturelles que recèle notre pays, nous pouvons passer à une autre phase, celle des réalisations et non pas des «essais». L’Algérien a acquis de la maturité et de l’expérience, il n’a plus le droit à l’erreur.

	-A part le jazz, j’aime…

	Le poisson, la natation et l’Afrique subsaharienne.

	-Mes musiciens préférés

	Miles Davis, trompettiste jazz. Joe Zawinul que j’ai reçu en Algérie en 2004. En Algérie, j’ai beaucoup de respect pour Karim Ziad.

	-4 dattes ayant marqué ma vie

	*Novembre 1994 : il entre pour la première fois à la radio algérienne.
	*Juin 1996 : il consacre une émission en hommage à Ella Fitzgerald, grande chanteuse américaine du jazz, décédée en juin 1996.
	*Juillet 1996 : première diffusion de «Black &amp; Blue».
	*Juin 2006 : on le nomme directeur artistique de «Alger Festival gnaoui».</description>
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           <title>Rendez-vous au 24°3'55"N-5°3'23"E</title>
           <author>Adlène Meddi </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Fri, 18 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	L’artiste Ammar Bouras se penche cette fois-ci sur les frontières. Toutes les frontières. 
	A l’occasion de sa résidence de création au Favril, dans le nord de la France, le vidéaste expérimental élabore une installation frappante : deux écrans se faisant face dont l’un projette la tentative de franchir une haie d’un paisible et florissant jardin et en face la tentative de traverser les barbelés entourant le site des essais nucléaires français In Ekker, dans l’Extrême Sud algérien. Le titre de cette installation reproduit les coordonnées GPS du point zéro des explosions nucléaires de In Ekker. «Je suis parti de l’idée des frontières et des fronts, comme l’illustration des limites et des lignes entre les individus et l’Autre, l’étranger, la mort ou la vérité. L’idée que nous avons tous besoin de l’autre comme d’un miroir, et non comme le mouroir de nos mémoires communes en fin de compte. Se libérer, passer les frontières et sortir des séparations réelles ou imaginaires», explique Ammar Bouras. Le vernissage de l’installation aura lieu le 22 mai au Favril. L’artiste compte ensuite développer son projet en Algérie.                    
	 </description>
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           <title>D’un printemps à l’autre</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Fri, 18 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	«D’un printemps à l’autre», l’événement mis en place par l’Institut français de Valencia, en Espagne, jusqu’en avril, sous la houlette de son directeur Pascal Letellier et Bouziane Ahmed-Khodja, voulait relier le printemps algérien de 1962 – l’indépendance – et les révolutions arabes. 
	Une manière de marquer le cinquantenaire de l’indépendance algérienne. Au programme : expositions (photos d’Abib Lacène, peintures de Rachid Koraïchi, performance de l’artiste l’Atlas)   projections de films, tables rondes… dont une qui a réuni l’écrivain mémorialiste espagnol Alfons Cervera, Anouar Benmalek, Pierre Daum et Bouziane Ahmed-Khodja. De la guerre d’Espagne à la guerre d’Algérie, la nécessité de faire place à la mémoire pour faire pendant à l’histoire – qui est écrite par les vainqueurs, nous le savons – a fait l’unanimité. Pour remettre en cause le grand récit historique fabriqué qui, en instituant des mythes, ne laisse pas place aux vaincus. Devant un parterre nombreux, mêlant Français et Espagnols, l’échange a permis d’interroger la littérature dans le travail de mémoire : que peut la littérature ?

	Ces événements ont eu lieu également à Alicante, ville qui, en 1962, a reçu nombre de pieds-noirs d’origine espagnole (ou non) venus d’Algérie. A l’université, devant un parterre d’étudiants motivés, informés, les intervenants, rejoints par Nathalie Funès, journaliste et auteur de Mon oncle d’Algérie, ont pu évoquer les mémoires plurielles, souvent concurrentielles et conflictuelles en France, dans un climat empli de sérénité et de lucidité. Au lycée, les élèves ont soulevé nombre de questions relatives à la mémoire de leurs familles, le rapport à l’Algérie et à la guerre du même nom. L’événement de ces rencontres aura été sans conteste le café littéraire tenu justement dans un café de la ville, et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit du café Marcel Cerdan, tenu aujourd’hui par son fils et sa petite fille.

	Un lieu chargé d’histoire où se retrouvent nombre d’anciens venus d’Algérie. Animé par Bouziane Ahmed Khodja, le café littéraire a réuni aussi des universitaires espagnols tels Josefina Bueno, Juan David Sempere Souvannavong, Angeles Sirvent, Jose Luiz Arraez, Eva Lapierda, ainsi que Caroline Herrero de la Casa Mediterraneo et Naïma Benaïcha, universitaire algéro-espagnole. Une rencontre conviviale marquée par des échanges remarquables, entrecoupée d’interventions du public présent. Un beau moment ! D’autres événements ont marqué ce printemps du Levant dont une pièce de théâtre de Slimane Benaïssa, montée par des étudiants espagnols, en sa présence. D’un printemps, l’autre a été clôturé par une conférence de Wassyla Tamzali, femme de conviction. </description>
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           <title>Safinez Bousbia. Réalisatrice : «Que je le veuille ou non, l’Algérie fait partie de moi ! »</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Fri, 18 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	Son premier film, El Gusto, revient sur le chaâbi à travers un orchestre composé de juifs et de musulmans. En attente d’une éventuelle tournée en Algérie, Safinez Bousbia revient sur un projet qu’elle portait en elle depuis neuf ans. 
	-Quel était votre rapport avec l’Algérie avant de faire ce film ?

	Je n’ai jamais vécu dans ce pays. Je suis revenue en 2001. J’ai vécu un peu partout, et j’ai côtoyé des langues, cultures et religions différentes. Je ne me suis jamais sentie suisse, émirati ou monégasque même si j’avais des attaches avec ces territoires. Je voyage toujours avec un seul passeport, l’algérien. Donc je reviens en 2001 pour me réapproprier ce lieu et au final, cela s’est très mal passé, pour mille et une raisons. Mais que je le veuille ou non, ce pays fait partie de moi. Puis en 2003, une amie a insisté pour que je l’y emmène. Et durant ce séjour, j’ai rencontré Mohamed El Ferkioui, et là, il s’est passé quelque chose. A travers lui, ses histoires, son entourage, j’ai découvert une Algérie que je ne soupçonnais pas, ou plus. J’ai découvert des sites, des endroits, une manière de penser, et là, j’ai appris à aimer cette ville que je trouve magnifique. Je ne veux plus y travailler, juste conserver une amitié.

	-A travers ce film, vous souhaitiez recoller les morceaux d’un puzzle identitaire ?

	Non pas du tout ! Je l’avais réglé bien avant ! Ma propre identité est plurielle.

	-Mais ne craignez-vous pas d’être dans une «imagerie» algérienne ?

	Je l’ai toujours été et je suis persuadée qu’au fond, les Algériens le sont aussi à leur manière. On aime et on hait ce pays. Pour conserver un espoir, il faut se réfugier dans cette imagerie. Au début, me concernant, ce ne fut pas facile car je voulais que les gens, dans mon entourage, prennent conscience des problématiques algériennes. On ne peut pas aimer un pays qui s’autodétruit comme ça, donc ce qui nous permet de garder l’espoir, c’est l’imagerie.

	-Vous avez procédé à de nombreuses reconstitutions telles que des séquences fictives, ou bien l’utilisation d’une voix de comédie pour les revendications du FLN…

	C’est plus compliqué que ça. J’ai récupéré des archives de la télévision algérienne dont celles de La Batailled’Alger (Gillo Pontecorvo, 1966). J’avais signé une décharge. Quand je suis allée à Cannes, le film était montré au Marché du film. Là, une personne est venue me voir et m’a reproché d’avoir utilisé ces archives sans autorisation alors que j’avais signé une décharge. Après avoir fait mes recherches, je constate que la télé algérienne n’est pas propriétaire. Cela m’a causé un problème énorme. Je me suis donc retrouvée face à la famille de Yacef Saadi. Je les ai suppliés de m’aider, j’en ai même pleuré ! J’ai passé toute une partie de l’été 2011 à essayer de trouver des solutions alors que la famille ne voulait rien savoir, elle était immonde ! Elle m’a demandé 100 000 euros pour deux minutes et demie d’archives. Je n’avais pas un rond, j’étais ruinée, je voulais un petit geste de leur part. Rien ne s’est fait donc nous sommes allés au procès pour les indemnités. Et ce n’est pas terminé. Entre-temps, sur les conseils de mon avocat, j’ai retiré les images et convoqué un comédien. Pour moi, la faute principale revient à la télé algérienne.

	-Comment s’est déroulée la fabrication du film ?

	De 2003 à 2005, j’ai retrouvé les musiciens. Puis en 2005, j’ai effectué les repérages pour filmer le retour des musiciens juifs et qu’on fasse le concert au TNA. Après un attentat, le concert est annulé. Comment terminer le film ? On a décidé de faire le concert sans les musiciens juifs, mais la fin ne me plaisait pas. Donc j’ai fait le concert en 2007 à Marseille ! En 2008, je suis tombée malade, j’ai eu un cancer, et je n’ai repris qu’à la fin 2010. Il fallait reprendre tout depuis le début. Ce film, je l’ai accouché dans la douleur. J’ai du vendre ma maison, mes bijoux ; je vivais dans la rue. Je n’en veux pas à l’Algérie, surtout pas, mais j’aurais aimé que les portes soient légèrement entrouvertes pour laisser le projet vivre. J’avais déposé le projet au ministère qui disait que c’était le projet-phare d’«Alger, capitale de la culture arabe». Mais après un désaccord avec Khalida Toumi, je me suis retrouvée seule. J’avais déjà avancé les 400 000 euros que je devais rembourser. En plus de ça, je n’avais pas eu les autorisations de tournage ! Hamraoui Habib Chaouki m’a beaucoup aidée, c’est pour cela que la télé est coproductrice.

	-Et du côté du ministère de la Culture ?

	J’ai envoyé un courrier à Khalida Toumi pour qu’elle me donne des explications, mais à ce jour, je n’ai toujours aucune réponse ! Tout comme cette polémique qui s’est installée et qui disait en gros que le film donnait la part belle aux juifs ! Pour tout vous dire, je suis sincèrement agacée ! Je trouve ça réducteur. Il y n’a que quatre musiciens juifs, ce qui est proportionnel à l’histoire car autrefois, il y avait peu d’artistes juifs dans ce genre de groupe. Dans le film, le départ des juifs équivaut à 15 minutes sur les 90 minutes du film ! Et ce n’est pas le sujet du film, ce n’est qu’un chapitre. Et puis, je n’ai lu aucun texte officiel qui interdise toute personne de confession juive à pénétrer en Algérie. Le sujet, c’est l’aventure d’un groupe de gens qui ont subi l’histoire. Aujourd’hui, ces gens veulent aller jusqu’au bout, se réunir pour enfin réaliser leur rêve d’enfant ! Il y a une phrase de Robert Castel dans le film, qui donne le la : «Le FLN n’a jamais considéré les juifs comme des colons, le but principal était l’indépendance du pays.»

	-Le film a reçu un très bon accueil en France…

	Oui, à la fois par la presse et le public. Tout était magique. Les deux soirées du REX ont affiché complet, les gens se sont déplacés, toutes les religions étaient représentées, on pleurait et on dansait ensemble. C’était magnifique. Des gens scandaient : «Vive les Juifs d’Algérie». Il y avait une solidarité commune. L’album s’est presque vendu à 10 000 exemplaires, seulement en deux mois ! C’était magnifique ! Pour Alger, nous sommes dans l’attente du visa d’exploitation car il faut que ce film soit montré dans ce pays… peut-être en juin, avec un concert pourquoi pas ? Ce serait l’apothéose !</description>
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           <title>Des intellectuels et artistes algériens lancent une pétition pour la liberté d’expression</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Fri, 18 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Depuis maintenant plusieurs années, le secteur culturel en Algérie souffre de la mainmise hégémoniste d’une seule autorité qui étouffe la création, s’approprie l’ensemble des espaces d’expression artistique et verrouille le champ de l’action culturelle : le ministère de la Culture. 
	Institutionnalisation des évènements artistiques, restriction de l’obtention des visas d’exploitation pour les films cinématographiques et des licences d’organisateurs de spectacles, politique de patronage et de cartes d’invitation, sont autant d’actions entreprises par ce ministère qui a façonné, en une dizaine d’années, une vraie politique publique restrictive qui tue toute action indépendante. Sans aucune politique culturelle et doté d’un budget très important, ce ministère, au lieu de jouer son rôle de régulation du secteur et de soutien aux activités entreprises par les associations culturelles, est devenu une vraie machine d’exclusion et de répression intellectuelle qui a généré une «culture officielle» dans laquelle le citoyen algérien ne se reconnaît point.

	Encore plus dangereux, depuis quelques mois, le ministère de la Culture n’hésite plus à menacer et intimider directement tout citoyen porteur d’une action qui n’est pas «approuvée» par lui. Rien qu’au mois dernier, plusieurs cas ont été signalés : intimidations contre les initiateurs du projet de la politique culturelle en Algérie, menaces de porter plainte contre la journaliste qui a publié un dossier sur le scandale de la rénovation du patrimoine dans le quotidien El Fadjr… Nous, intellectuels algériens, journalistes, activistes culturels, artistes et écrivains…, pour la plupart jeunes, tirons la sonnette d’alarme et demandons au ministère en question de lever immédiatement sa mainmise sur le secteur de la culture et laisser les acteurs culturels et artistiques indépendants entreprendre leurs propres projets en toute liberté.

	Nous exhortons par ailleurs les organisations internationales, auprès desquelles l’Algérie s’est engagée à respecter le droit de la libre expression et d’action artistique et culturelle des citoyens, d’engager les mesures nécessaires pour pousser le ministère de la Culture à desserrer l’étau sur les forces de création en Algérie.  
	
	Alger, Mai 2012
	Pour signer la pétition, écrire à : icosium222@yahoo.fr   </description>
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           <title>Indépendance de l’Algérie : science Po Paris fait un bilan</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
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           <pubDate>Fri, 18 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Economie, éducation, politique, société civile Sciences Po Monde arabe à Paris organise ce lundi un colloque sur le thème «Algérie 50 ans après l’indépendance : défis et perspectives». 
	«Des thématiques diverses seront abordées : la diversification de l’économie, le secteur de l’économie informelle, la réforme de l’éducation ou encore l’intégration des jeunes sur le marché du travail, précise-t-on à Science Po. Il conviendra également de décrypter les difficultés et aspirations de la jeunesse, acteur incontournable de la société algérienne en soulignant la question des clivages générationnels.» Parmi les intervenants : Ahmed Benbitour, Amel Boubekeur, chercheur à l’EHESS et au Centre Jacques Berque, Rabat, spécialiste de l’islam politique, Yacine Zaïd, membre du comité national de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme et syndicaliste, Malika Rahal, historienne, Fatiha Talahite, économiste et chercheuse au CNRS, Mohamed Chafik Mesbah, politologue, ancien officier supérieur de l’Armée nationale populaire... El Watan sera présent avec Hacen Ouali !

	«Dans son volet politique/institutionnel, et seulement dix jours après les élections législatives du 10 mai 2012, précisent aussi les organisateurs, le colloque aspire –dans la mesure du possible – à réunir des figures de la scène politique algérienne et politologues pour débattre ensemble sur les institutions, le système politique algérien, le rôle de l’armée et les voies éventuelles de réforme dans un contexte relativement incertain et complexe.»</description>
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           <title>65e Festival de Cannes : que la fête commence !</title>
           <author>AFP </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Thu, 17 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Mercredi, 19h15 : pour la 65e fois, Cannes convie la planète Cinéma sur son tapis rouge pour célébrer le 7e art, ses gloires confirmées, celles de demain, les créateurs et l’industrie.  
	Pendant douze jours, d’ici la proclamation du palmarès, dont la Palme d’or, cette ville de 60 000 habitants sur la Riviera française, verra défiler sur sa   Croisette jusqu’à 80 000 cinéphiles, producteurs, promeneurs, curieux, badauds, chasseurs d’autographes, jeunes gens en quête d’avenir, qui, tous, viennent voir, se montrer, être vus. «Cannes, c’est la glorification du cinéma mondial», clame Gilles Jacob, président du Festival, qui accueille avant chaque projection officielle ses visiteurs du soir au haut des 24 marches, au côté de Thierry Frémaux, délégué général chargé de la sélection officielle — une soixantaine de films, dont 22 en  compétition.  

	Marilyn Monroe s’affiche

	Ils officieront cette année sous le visage inoubliable de Marilyn Monroe, choisi pour illustrer cette édition 50 ans après sa mort. Sous son regard tendre et ses lèvres en forme de baiser, Nicole Kidman, Brad Pitt, Tilda Swinton, Bruce Willis ou Marion
	Cotillard graviront les marches du Palais des Festivals, ouvrant la voie à d’autres talents, plus confidentiels. Manière d’animer une Croisette encore paisible en matinée, l’humoriste britannique, Sacha Baron Cohen (inoubliable «Borat»), s’est chargé de semer la pagaille en baladant son dromadaire dans les platebandes et les boutiques chics, comme «The Dictator», son prochain rôle titre inspiré de l’ex-tyran irakien Saddam Hussein (sortie le 20 juin en France).

	Le président du jury, le cinéaste italien Nanni Moretti, devait donner une conférence de presse dans l’après-midi avec ses jurés, dont les acteurs, Emmanuelle Devos et Ewan McGregor, le réalisateur Alexander Payne ou encore le couturier Jean Paul Gaultier, cinéphile avéré.  Avec ses différentes sélections et ses 91 longs métrages (drames, rares comédies, dessins animés, documentaires, classiques restaurés), des leçons de cinéma, des dizaines de fêtes, la bulle cannoise aux rituels patinés est le début de la consécration pour tout auteur convié à s’y glisser.    

	Sur la route de Kerouac

	En sélection officielle, et plus encore en compétition, un jeune talent gagne dix ans de carrière, son film fait le tour du monde et le financement du prochain est garanti : «Cannes, c’est l’accès à la notoriété rapide», résume Gilles Jacob. Parmi les films les plus attendus de cette cuvée 2012, De rouille et d’os,  jeudi, signe le retour de Jacques Audiard et celui de Marion Cotillard au cinéma  français, celui d’Alain Resnais aussi, qui, à presque 90 ans, livre un film testament avec sa troupe réunie dans Vous n’avez encore rien vu (les   acteurs français, Pierre Arditi, Sabine Azema, Lambert Wilson...)     L’appétit est vif pour deux adaptations littéraires : le mythe Sur la   route, de Jack Kerouac, par le Brésilien Walter Salles, avec un casting enchanteur (Kirsten Dunst, Kristen Stewart, Garret Hedlund, Sam Riley...) et Cosmopolis du Canadien David Cronenberg d’après Don DeLillo avec Robert Pattinson, amant Twilight de Mlle Stewart et son compagnon à la ville.  

	Le Ken Loach nouveau

	Ils feront face à l’Iranien Abbas Kiarostami, l’Autrichien, Michael Haneke, le Britannique Ken Loach, et d’autres adulés des cinéphiles, quoique moins connus du grand public, tels l’Australien Andrew Dominik ou le Mexicain Carlos Reygadas. Mercredi, sur la scène du Palais des festivals, la fête commence avec le sourire de Bérénice Bejo, césarisée pour The Artist et la première projection   de la compétition, la comédie Moonrise Kingdom de l’Américain Wes Anderson. Sorti en même temps sur les écrans français, cette joyeuse colonie avec Bruce Willis et Bill Murray ouvre le bal en technicolor et dans la joie. E la nave va...
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	L’actrice Tilda Swinton, invitée de marque.
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           <title>Lila Borsali. Chanteuse andalouse : «Sans enrichissement, on risque de perdre le patrimoine andalou»</title>
           <author>Fayçal Métaoui </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Thu, 17 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Lila Borsali vient sortir un nouvel album, une nouba Rasd Dhil. C’est le rêve de cette jeune interprète de musique arabo-andalouse. A Tlemcen, elle a appris le jeu d’instruments et le chant avec des maîtres tels que Bekkaï, Fawzi Kelfat. A Paris, où elle s’installe pour quelques années, elle perfectionne le jeu de la kouira aidée par Abdekkrim Bensid. Elle améliore ses techniques de chant avec Yahia Ghoul et Amine Mesli. Elle a produit déjà deux albums où l’ont peut trouver les empreintes des écoles d’Alger et de Tlemcen. 
	-Comment vous est venue cette grande passion pour l’art musical arabo-andalou ?

	Je suis issue d’une famille où la musique andalouse est très présente. Une famille de mélomanes. J’ai intégré au début des années 1990 l’Association Ahbab Cheikh Larbi Bensari ici à Tlemcen. En 1994, j’ai enregistré un CD avec cette association dans lequel j’ai interprété un insraf en mode Zidane (Ya ghazal dabyu el hima). A l’époque, je devais avoir 16 ans. Je suis partie ensuite en France. A Paris,  j’ai contribué à la fondation de l’Association Les airs andalous qui représentait l’école de Tlemcen. Je suis restée seize ans. Là, je suis revenue au pays. Je suis actuellement installée à Alger. En 2009, j’ai rejoint l’Association Les beaux-arts dirigée par Abdelhadi
	Boukoura. J’ai participé avec cette association à plusieurs concerts.

	-Votre premier album remonte à deux ans…

	Absolument ! Cet album, Fraq lahbab, dans le genre hawzi, date de deux ans et demi. Fin avril, mon deuxième album est sorti au niveau national. Il s’agit d’un Nouba Rasd Dhil. La nouba, je veux en faire ma spécialité. Rasd Dhil, c’est du moual, un mode que j’affectionne particulièrement. J’ai trouvé des morceaux peu ou pas interprétés. Je fais de la recherche. Je n’aime pas rechanter ce qui est déjà interprété. Certains sont inédits, même si je n’aime pas ce mot. Notre patrimoine est tellement riche et large qu’il serait dommage de mettre en avant les mêmes chansons. Dans mon premier album Nouba, je voulais faire quelque chose qui me ressemble.

	-Comment avez-vous procédé pour la recherche ? Le  domaine arabo-andalou est encore peu exploré dans le patrimoine...

	C’est un travail d’équipe. Beaucoup de personnes m’ont aidé, dont Salim El Hassar qui, d’ailleurs, vient de sortir un livre sur les textes chantés dans la nouba. Il y aussi tous les chefs d’orchestre qui m’ont suivie depuis le début. Je suis allée vers les aînés leur demander conseil. J’ai pu récupérer plusieurs enregistrements, faire des comparaisons et en tirer mon propre produit. Un produit qui me ressemble dans l’interprétation parce qu’il ne s’agit pas de créer une mélodie.

	-Et vous restez fidèle aux mélodies d’origine ou faites-vous des variations ?

	Pour l’instant, non. Parce que nous n’avons pas terminé toutes les mélodies qui existent dans le patrimoine. C’est dommage. Il faut donc s’intéresser davantage à ces mélodies, leur donner un vrai sens musical. Après, il faut ajouter des compositions. Au début du XXe siècle, des mélodies ont été rajoutées à la Nouba. Donc, je ne vois pas pourquoi on refuse de le faire aujourd’hui. Il faut chanter ce qui existe et compléter ce que nous avons perdu.

	-Donc, les puristes refusent le changement, c’est cela ?

	Je suis moi-même puriste. Je veux toujours être fidèle aux mélodies qui existent déjà. Il faut qu’il ait introduction. C’est une manière d’enrichir. Sans enrichissement, on risque de perdre le patrimoine (…). J’ai la chance de travailler avec l’Orchestre régional de Tlemcen, composé de musiciens de talent. C’est très plaisant pour un interprète de travailler avec des musiciens de cette qualité. Le chef d’orchestre est jeune et dynamique. On est dans la même démarche artistique. Depuis deux ans, j’ai beaucoup travaillé avec cet orchestre.

	-Vous êtes de Tlemcen, si nous vous parlions de Cheikha Tetma, cela vous évoque quoi ?

	Cheikha Tetma symbolise pour moi le combat. Elle était une femme battante qui s’est imposée dans un milieu à un moment donné exclusivement masculin. A l’époque, la présence d’une femme dans un orchestre de chant était mal vue. Cette musique se pratiquait notamment dans les cafés. Ce n’était pas le milieu des femmes à cette période.
	Je trouve que Tetma avait été d’un courage extraordinaire. Grâce elle, des filles ont pu faire de la musique après sa mort. Cela dit, à l’époque andalouse, des femmes chantaient dans les palais et des poétesses déclamaient des poèmes. Donc, la musique n’a jamais été étrangère dans le milieu féminin. Même dans un cadre conservateur, la musique existait. Tetma avait montré la voie.

	-Peut-on considérer les Beihdja Rahal, Zakia Kara Torki, Meriem Benallal, Lamia Madini, Rym Hakiki et vous-même comme les descendantes de Tetma, Mâalma Yamna, Meriem Fekkaï… ?

	Cheikha Tetma avait vécu la musique à l’époque qui n’est plus la mienne. Il serait prétentieux de ma part de dire que j’assure la relève. Il me faut encore plusieurs années de travail et d’expérience. Je pense qu’il faut vivre la musique avec son temps. Je ne peux pas dire que je suis la descendante de Cheikha Tetma, mais elle reste un modèle pour moi…</description>
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           <title>Décès de l’écrivain mexicain Carlos Fuentes</title>
           <author>APS </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Thu, 17 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	L’écrivain mexicain, Carlos Fuentes, est décédé mardi  à Mexico, à l’âge de 83 ans, a annoncé le président de la République, Felipe  Calderon, sur son compte Twitter. 
	«Je regrette profondément le décès de notre estimé et admiré Carlos Fuentes,  écrivain et Mexicain universel. Qu’il repose en paix», a écrit le Président.      Selon la presse locale, il aurait succombé à des problèmes cardiaques dans  un hôpital du sud de la capitale mexicaine. Souvent cité comme potentiel prix Nobel de littérature, Carlos Fuentes avait  obtenu en 1987 le prix Cervantès, considéré comme le prix de littérature de  langue espagnole le plus prestigieux au monde. Il était notamment l’auteur de La mort d’Artemio Cruz (1962), ainsi que  d’une vingtaine d’autres livres et portaits depuis plus d’un demi-siècle, un regard critique sur la société mexicaine contemporaine. Né au Panama le 11 novembre 1928, de parents diplomates, il a passé son enfance entre les Amériques et l’Europe. En 1950, après un diplôme en droit à Mexico et une formation aux relations internationales à Genève, il embrassa la carrière  diplomatique, avant de s’orienter vers la littérature et le journalisme. Intellectuel de gauche, il a acquis une notoriété internationale dès l’âge  de 30 ans avec son premier roman, La plus limpide région (1958).
	 </description>
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	L’acteur Carlos Fuentes.
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           <title>En compagnie de MLH</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Thu, 17 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Aujourd’hui que s’ouvre l’énorme Festival de Cannes, nous tenons à saluer le doyen de nos cinéastes, Mohammed Lakhdar-Hamina, MLH pour nous, unique Palme d’or des mondes  arabe et africain.
	    
	Il était agréable cet après-midi passé à la terrasse d’un restaurant d’El Djamila, ou de la Madrague, comme aiment à l’appeler encore les habitants de Aïn Benian. Il  y a quelques années déjà, et c’était un mois de mai comme aujourd’hui, nous discutions autour d’une table donnant sur la mer lorsqu’ arrive un groupe d’amis. Parmi eux, le cinéaste, Mohamed Lakhdar Hamina. L’allure toujours aussi jeune et sportive, il nous salue chaleureusement avant de s’installer. Apercevant un exemplaire de notre journal posé sur la table, il le prend, parcourt rapidement sa Une, puis le retourne. Son regard s’arrête sur notre chronique du jeudi, consacrée cette fois à Daniel Boukman et intitulée «Daniel, fils de Césaire». Il se met à la lire à haute voix tout en exprimant par moments sa satisfaction de voir sans  lunette malgré son âge.

	A la fin, il pose le journal et nous dit :
	«Ça alors ! Ton texte correspond tout à fait à une partie de mon dernier scénario.» Et, comme si tout avait été combiné d’avance, il sort de son sac le scénario en question et propose de nous lire les quelques pages de la partie concernée. Nous acceptons volontiers et, nous rapprochant de lui pour mieux entendre, nous écoutons avec attention le dialogue entre deux officiers de l’armée française de l’époque de notre guerre de libération : un capitaine, vieille école et réactionnaire, et un jeune lieutenant, objecteur de conscience se voulant progressiste. Ils discutent d’Aimé Césaire, le premier avec vanité et arrogance, le second avec humilité et simplicité. Pour mieux souligner l’ignorance du capitaine, Lakhdar laisse entendre que celui-ci confond Césaire et César…  En fin d’après-midi, le temps s’étant rafraîchi, nous nous replions sur la grande salle du restaurant et nous installions dans le seul espace disponible, au centre. A peine sommes-nous assis que des clients, ayant reconnu Lakhdar Hamina, «la Palme d’or de Cannes», viennent vers lui, qui pour le saluer, qui pour un autographe, qui pour lui demander un rôle dans un film.

	L’un d’eux, un sportif sans doute, va même jusqu’à exhiber une photo mettant en valeur ses avantages physiques. Heureux et fier, Lakhdar répond à toutes les sollicitations. Sitôt ses fans partis et alors que nous étions embarqués dans d’autres discussions, lui, têtu et tenace, insiste pour poursuivre la lecture de son scénario. Afin d’obtenir notre adhésion, il se met à nous distribuer des jobs et des rôles pour son prochain film, celui d’acteur pour certains, celui de conseiller pour d’autres, etc. Mais voilà qu’il aperçoit Rachid Farès, assis à une table voisine. Il se lève et, me demandant de l’accompagner, va le saluer. S’ensuit alors une discussion empreinte de chaleur et d’amitié entre le cinéaste et l’acteur. Nous nous devons ici de rappeler la qualité des sentiments que Lakhdar a toujours éprouvés envers les acteurs. Ainsi, nous revient en mémoire la scène où il découpe avec soin le steak qu’avait commandé Rouiched.

	Cela se passait il y a bien longtemps, au restaurant L’Alhambra. Mais, ne nous égarons pas... Après avoir rejoint notre table, Lakhdar poursuit la distribution des jobs puis, sans transition, reprend d’une voix énergique la lecture du scénario. Nous retrouvions là l’homme dynamique, capable d’abattre 20 heures de boulot d’affilée, entraînant et galvanisant tout le monde sur ses plateaux de tournage. Malgré le bruit et l’agitation environnants, Lakhdar continue à lire, impassible. Son histoire, une espèce de «road-movie», traite de la fuite et de l’errance de trois personnages, deux militaires français (dont il a été question plus haut) et un jeune maquisard de l’ALN, brave et fougueux, âgé de vingt ans à peine, prénommé Khaled. Celui-ci, arrêté au cours d’une grosse opération de l’armée française, est soumis à «La Question».

	Tous les moyens sont utilisés pour le faire parler. L’une des raisons de cet acharnement est l’inscription TCHEKA tatouée sur son avant-bras. Les stratèges de l’armée française, persuadés qu’ils tiennent là un des membres de l’Organisation secrète, veulent à tout prix lui arracher des aveux. Alors l’enignematique TCHEKA n’était qu’un simple jeu de potache. Lakhdar poursuit donc sa lecture mais, soudain, il s’interrompt, lève la tête, parcourt la salle du regard et, comme enivré par l’ambiance des lieux, interpelle son cousin, assis en face de lui : «Pourquoi, lui dit-il, ne m’as-tu jamais amené dans cet endroit magique ? Pourquoi ne m’en as-tu jamais parlé ? Si cela est possible, je suis prêt à l’acheter dans les meilleurs délais !» Sa diatribe terminée, et alors que tout le monde l’observe avec un étonnement mêlé de sympathie, il nous regarde et nous dit d’un ton satisfait et joyeux : «Tu sais, le scénario compte 115 pages et j’en ai lu 100. Quand est-ce que je pourrai te lire les 15 pages restantes ?» Tout bonnement, et encore étonné par notre propre réponse, nous lui répliquons : «Le jour où ce restaurant vous appartiendra.»            

	En ce 1er mai 2012, faute de marche des travailleurs, nous nous retrouvons presque tous à la Madrague, sans MLH malheureusement, lui qui n’a pas encore acheté le restaurant, ce qui n’est pas grave, mais qui n’a pas encore fait son film ce qui est par contre grave. C’est encore une fois Liès, le fameux commandant de bord, Reben, comme aiment à l’appeler les matelots qui nous accueillent en son merveilleux restaurant «La Marine». Toujours actif et créatif, il nous fait visiter le chantier de construction d’un voilier, engagé par des jeunes de 10 à 12 ans, impatients de prendre la mer pour faire des courses et non pour «brûler».
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           <title>Festival de Cannes : à l’ombre des stars</title>
           <author>Azzedine Mabrouki </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Wed, 16 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Le cinéma mondial tient ses assises sur la Croisette, à Cannes, à l’occasion du 65e Festival international du film (16-27 mai). Une nouveauté : un pavillon algérien au Village international. Deux sélections : Merzak Allouache à la Quinzaine des réalisateurs, et Malek Bensmaïl à la Cinéfondation. 
	Une masse de films, une foule de professionnels : artistes, journalistes, vendeurs, acheteurs, à l’assaut de dizaines d’écrans au Palais des festivals, marché du film, salles de la rue d’Antibes et dans la périphérie. Les 4000 journalistes présents naviguent d’un lieu à l’autre, jour et nuit. Le public est seulement admis au «cinéma de la plage». L’acte 1 du journaliste est de plonger dans le tumulte du «bunker» rose pour récupérer son badge et la grille des projections, afin de pointer les films dont il sait qu’il les voit en priorité et en première mondiale. Une thèse vraisemblable : le festival aurait retiré à la dernière minute de la «short list» de la compétition officielle Zabana, le film de Saïd Ould Khelifa (SOK), afin de mettre la Croisette à l’abri des sombres desseins des nostalgiques de «l’Algérie française» qui s’étaient montrés très agressifs lors de la présentation d’Indigènes, le film de Rachid Bouchareb. La compétition officielle comprend 22 films.

	Le 65e festival a beaucoup de chance d’avoir pour président du jury international le grand cinéaste italien, Nanni Moretti. C’est un  brillant artiste, extrêmement talentueux, attachant, sympathique, chaleureux et plein d’humour. Nanni Moretti a, au fil des ans, mis en scène des œuvres nouvelles, originales, parmi lesquelles on citera La chambre du fils (Palme d’or à Cannes en 2001), Journal intime (prix de la Mise en scène à Cannes en 1994), Sogni d’Oro (Lion d’argent à la Mostra de Venise en 1981), La messe est finie (Ours d’argent en 1986). Son dernier film a été présenté l’an dernier à Cannes : Habemus Papam, avec Michel Piccoli dans le rôle du pape élu, mais qui quitte le Vatican seul pour plonger, incognito, dans les rues de Rome... Il y a cette année beaucoup de choses à voir, à prendre ou à laisser. Obéissant à une certaine «politique des auteurs», la compétition réunit, en effet, des œuvres d’Alain Resnais, Ken Loach, Abbas Kiarostami, Walter Salles, David Cronenberg, Michael Haneke... On flaire là des choses incontournables.

	En plus, l’Egypte est sur la liste, avec Après la bataille (Baâd el mawkeaa) de Yousry Nasrallah, une histoire qui tourne autour du soulèvement de la place Tahrir et de la sombre vengeance des hommes de Moubarak, montés sur des chevaux et des chameaux... Parti vivre à Tokyo, l’Iranien Abbas Kiarostami revient à Cannes avec une fiction totalement nipponne, Like someone in love, espérant sans doute rééditer son exploit de 1997, où il avait décroché la Palme d’or pour son chef-d’œuvre Le goût de la cerise. On se demandait qui allait enfin filmer On the road de Jack Kérouac, puisque Coppola n’a pas réussi à mener son projet à terme ? C’est finalement le Brésilien, Walter Salles, primé dix fois pour son adaptation du roman d’Ismaïl Kadaré, Avril brisé, et réalisateur, entre autres films, de Central do Brasil (Ours d’or au Festival de Berlin en 1998). Retour à Cannes pour la énième fois de Ken Loach avec The Angel’s Share (la part de l’ange), une histoire située à Glasgow dans une distillerie de... whisky.

	Et c’est à New York que le Canadien, David Cronenberg, a filmé Cosmopolis. C’est l’ère, dit Cronenberg, où le capitalisme louche touche à sa fin ! Peut-être s’est-il, lui aussi, converti au mouvement «Occupy Wall Street», où des groupes de jeunes contestataires installent le chaos aux portes des grandes banques et secouent l’empire du business. Le Festival de Cannes, cette année, a aussi beaucoup de chance de recevoir Martin Scorsese. Le grand metteur en scène américain est, du reste, un habitué du festival, où, en plus de la présentation de ses films, il poursuit avec dévouement son œuvre de préservation, de sauvegarde de vieux films, à travers sa Film Foundation, qui a déjà sauvé de la perte 200 films américains. Selon Martin Scorsese, en effet, la moitié des films américains faits avant 1950 et 90% de ceux faits avant 1929, sont perdus à jamais.

	En 2007, au Festival de Cannes, Scorsese a créé The World Cinema Foundation, à travers laquelle il poursuit son travail de sauvegarde des chefs-d’œuvre du cinéma mondial : La Dolce Vita (Federico Fellini), La momie (Shadi Abdessalam), Touki Bouki (Djibril Diop Manbety), Transes (Ahmed El Manouni)... Cette année, au programme de Cannes Classics, Martin Scorsese présente des films restaurés, comme Il était une fois dans l’Ouest (Sergio Leone, 1984, une copie intégrale), Kalpana (Uday Shankar, Inde 1948), The house maid (film culte de Kim Ki Young, Corée du Sud 1960), Après le couvre-feu (Usmar Ismaïl, le père du cinéma indonésien 1921-1971). Cannes Classics, la section haut de gamme du Festival de Cannes, montre en tout 13 longs métrages, 2 courts et 4 documentaires. C’est là qu’on reverra Lawrence d’Arabie (David Lean ,1962), The ring (film muet d’Alfred Hitchcock,1927) ou Viaggio in Italia (Roberto Rosselini,1954).
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	Scène du film La part des anges de Ken Loach.
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           <title>«J’aimerais qu’on arrive à se parler»</title>
           <author>Walid Mebarek </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Wed, 16 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Danielle Michel-Chiche a été blessée lors de l’attentat contre le Milk-bar, à Alger, en 1956. Elle avait cinq ans. En cette année du 50e anniversaire de l’indépendance, elle publie une émouvante adresse à Zohra Drif. Nous l’avons rencontrée. 
	-Vous vous êtes retrouvée face à Zohra Drif à Marseille au colloque consacré au cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, organisé par El Khabar et Marianne, le 1er avril dernier. Aviez-vous voulu cet échange ?

	Je l’avais croisée deux jours avant, alors qu’elle parlait avec deux journalistes algériens, je leur ai dit que je voulais un échange. Ils sont allés lui poser la question, et elle a dit non, indiquant que si je voulais lui parler, je n’avais qu’à le faire pendant le débat entre Zohra Drif et Bernard-Henri Levy. C’est ce que j’ai fait.

	-Dans ce débat difficile, poussée par BHL, c’est le seul moment où elle a lâché un peu du lest sur la question que vous lui posiez au sujet de son éventuel regret sur les dégâts causés par sa bombe en 1956 ?

	Moi, je n’ai pas eu l’impression qu’elle revenait là-dessus. Je n’étais pas très surprise, en raison de ce que j’avais lu avant. En gros, elle a répété la même chose, que je ne posais pas la question à la bonne personne, qu’il fallait la poser aux autorités françaises occupantes de l’Algérie. Elle ne répond pas. Il est vrai que la situation coloniale était intolérable et qu’il fallait lutter contre, mais pourquoi s’en prendre à des civils alors qu’il y avait des membres du gouvernement général, des casernes, l’armée française qui déambulait dans la ville…

	-Dans votre livre, il y a un message : tout n’est pas possible, la fin ne justifie pas les moyens. Pouvez-vous en dire plus ?

	Je ne peux pas en dire plus que ce que j’ai écrit : le soulèvement algérien contre la colonisation était juste. Cela ne justifie pas à mes yeux n’importe quel moyen.

	-Votre démarche est avant tout humaine, celle d’une femme touchée dans sa chair. Est-ce qu’on peut garder cette vision humaine, lorsque le conflit dépasse l’entendement de ceux qui s’y engagent ?

	Il y a des moyens d’engagement qui permettent de garder une vision humaine. Je ne dis pas que c’est facile, mais si on ne s’interroge pas sur le fait que tous les moyens ne sont pas justifiables, on continue à justifier des horreurs. Et moi, ce qui me préoccupe, c’est la situation actuelle dans le monde. Effectivement, on ne va pas revenir sur ce qui s’est passé il y a 50 ans, cela ne mène à rien. En revanche, on peut se poser la question pour aujourd’hui dans d’autres conflits. Si quelqu’un comme Zohra Drif se la pose, cela porterait fort, avec l’expérience qu’elle a.

	-Que souhaitez-vous que les Algériens retiennent de votre message, alors qu’à la télévision, et à Marseille, vous avez dit que si vous aviez eu l’âge de Zohra Drif pendant la guerre, vous vous seriez engagée contre la colonisation ?

	Je ne dis pas que j’aurais posé des bombes, mais que j’aurais lutté contre le système colonial, puisque mon premier engagement politique, lorsque j’étais à l’université, c’était contre la guerre au Vietnam. Ce que je voudrais faire passer comme message, c’est que j’ai été une victime anonyme du terrorisme aveugle. Je n’ai pas été frappée pour ce que j’étais, mais au hasard. Du coup, je n’ai pas de colère et je ne cherche pas qu’on me demande pardon, car cela n’a pas de sens pour moi. Aujourd’hui, 50 ans après la fin de la guerre, j’aimerais qu’on arrive à se parler en apportant chacun sa pierre à l’édifice, qu’on arrive à écrire l’histoire ensemble. Je voudrais qu’on dépose les armes. J’ai eu l’impression, lors du colloque à Marseille, qu’on ne l’avait pas fait.
	Faut-il faire acte de regret sur la

	-colonisation ?

	C’est du formalisme. On a compris que des Français contestent la situation coloniale, il ne faut pas y revenir. Ecrire l’histoire des deux côtés de la mer, par contre, doit être un objectif. Est-ce qu’on peut parler du contentieux qui subsiste entre nous ? Le rêve, pour moi, est de parvenir à dire que le terrorisme aveugle est injustifiable.

	-Peut-on se parler sans reconnaître officiellement les dégâts de la colonisation ? Cela ne serait-il pas utile et nécessaire ?

	Oui, on peut certainement dire que le système colonial a été injuste et cruel vis-à-vis de la population. Cela, je veux bien que la France le dise et le redise, mais est-ce que vous croyez que cela va apaiser les esprits ? Je pense qu’on peut continuer à le dire si cela entraîne un vrai échange. Je participerais à cela volontiers.</description>
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