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       <title>El Watan - Economie</title>
       <description></description>
       <lastBuildDate>Wed, 23 May 2012 04:20:20 +0100</lastBuildDate>
       <link>http://www.elwatan.com</link>
       <item>
           <title>Les Douanes algériennes ont bloqué les importations de 442 opérateurs économiques en 2011</title>
           <author>APS </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/les-douanes-algeriennes-ont-bloque-les-importations-de-442-operateurs-economiques-en-2011-22-05-2012-171690_111.php</guid>
           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Tue, 22 May 2012 13:14:41 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Tue, 22 May 2012 13:14:41 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Les Douanes algériennes ont bloqué en 2011 les importations  de 442 opérateurs économiques pour fraudes douanières et fiscales, a appris  l'APS mardi auprès d'une source douanière. 
	"Uniquement pour les opérateurs économiques, nous avons eu à bloquer  442 opérateurs en 2011, pour des infractions constatées lors des opérations  de contrôle à posteriori", a indiqué la même source.        

	Majoration ou minoration de valeur, fausse déclaration d'espèce, détournement  des avantages fiscaux, utilisation des faux documents, sont autant d'infractions  constatées aussi bien chez les entreprises importatrices des biens pour la revente  en l'état que chez les opérateurs économiques producteurs ou investisseurs.         

	En outre, plus d'un millier d'autres opérateurs, n'ont pas été localisés,  lors des opérations du contrôle à posteriori, aux adresses mentionnées sur leurs  registres d'importation, selon la même source.         

	Ces opérateurs, qui n'ont pas répondu aux convocations des Douanes,  "ont été systématiquement bloqués", à l'exception de ceux qui ont accepté de  payer les amendes imposées dans le cadre des contentieux engagés par l'institution  des Douanes, ajoute-t-elle.         

	Ces dernières années, les Douanes algériennes ont renforcé l'étau autour  des fraudeurs mais toutes les opérations d'assainissement n'ont pas réussi à  endiguer le phénomène des registres d'importation prête nom.         

	Plus grave encore, l'institution douanière n'est pas parvenue à établir  un fichier crédible des importateurs, changeant d'année en année à cause de  des registres annulés et remplacés par des nouveaux.         

	"Nous avons des difficultés à mettre en place un fichier crédible. Les  conditions d'octroi des registres de l'importation doivent être revues si on  veut assainir le commerce extérieur", enchaîne la même source.</description>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/les-douanes-algeriennes-ont-bloque-les-importations-de-442-operateurs-economiques-en-2011-22-05-2012-171690_111.php</link>
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        <item>
           <title>Code de bonne gouvernance : peu d’entreprises y adhèrent</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/code-de-bonne-gouvernance-peu-d-entreprises-y-adherent-22-05-2012-171665_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Tue, 22 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Tue, 22 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Le climat général délétère qui règne dans le monde des affaires en Algérie fait que le code de bonne gouvernance  est relégué au second plan. 
	Après cinq années d’existence, le Code algérien de gouvernance d’entreprise ne semble pas avoir réussi à convaincre les entreprises algériennes à y adhérer et à s’impliquer pleinement dans les actions envisagées par ses initiateurs. C’est ce qu’ont révélé des membres du Cercle d’action et de réflexion autour de l’entreprise (CARE) présents, hier, au deuxième jour des travaux du 11e symposium international de MDI Business School, auquel participent des experts et spécialistes en finances, gestion et économie algériens et étrangers.Selon Slim Othmani, directeur général de la Nouvelle conserverie algérienne et ex-président de la Task Force nationale ayant élaboré et préparé la publication du Code algérien de gouvernance, «ni les pouvoirs publics ni les entreprises privées ne se sont intéressés à ce code après sa publication, bien qu’ils aient affiché, lors de son élaboration, tout l’intérêt nécessaire».

	Cela ne signifie nullement que nos chefs d’entreprise accordent peu d’importance aux problématiques de la gouvernance, mais le climat général délétère qui règne dans le monde des affaires en Algérie fait que cette question est reléguée au second plan, expliquent les spécialistes. Il faut rappeler, à ce propos, qu’un institut algérien de gouvernance d’entreprise, baptisé Hawkama El Djazaïr, a été créé par le CARE en 2010 dans un cadre du partenariat public-privé visant justement à développer la performance du tissu économique en Algérie par la promotion des bonnes pratiques de gouvernance d’entreprise, et ce, au moyen d’activités de formation, d’information, de conseil et d’étude.

	Cependant, de l’avis des experts, le droit de propriété, principal point sur lequel s’appuie la notion de gouvernance, est complètement érodé dans l’entreprise publique où il se transforme en une «capture de pouvoir» et revêt une «conception d’absolutisme» dans le secteur privé dominé, majoritairement, par des PME et des TPE. Les participants aux travaux du symposium ont eu droit, par ailleurs, à une présentation de quelques expériences de changement du mode de gouvernance opéré au sein de grandes entreprises comme Cevital ou Alliance Assurances. Selon Louis Roquet, nouveau directeur général du groupe Cevital, «l’âge du fondateur du groupe et la croissance qu’a pris l’entreprise ont fait que le mode de gestion entrepreneurial devait impérativement changer». Il dira que l’entreprise «est toujours en l’apprentissage», mais d’ores et déjà, certaines pratiques de bonne gouvernance sont apparentes, «comme le fait de publier les résultats, alors que l’entreprise n’y est pas obligée».

	Pour sa part, le PDG d’Alliance Assurances, Hassan Khelifati, a indiqué que l’entrée en Bourse de son entreprise nécessitait préalablement une réforme de son mode de gouvernance. Il a fait savoir que trois administrateurs indépendants ont été recrutés, en plus d’un vice-président chargé de l’opérationnel. Trois comités chargés de la stratégie, de l’audit et du contrôle interne et des rémunérations ont été également créés pour instaurer de nouvelles pratiques, «en concordance avec les principes de la bonne gouvernance», souligne M. Khelifati.
	
	 </description>
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           <title>Rythme annuel de l’Inflation : un bond de 6,4% en avril 2012</title>
           <author>Hocine Lamriben </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/rythme-annuel-de-l-inflation-un-bond-de-6-4-en-avril-2012-22-05-2012-171666_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Tue, 22 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Tue, 22 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Le rythme annuel de l’inflation a enregistré un grand bond de 6,4% en  avril dernier contre 5,9% en mars, selon l’Office national des statistiques (ONS), cité hier par l’APS. 
	Il était de 5,3% en février et de 4,9% en janvier 2012. Ce taux est «nettement» supérieur à celui observé durant toute l’année 2011 (4,5%), ainsi que celui relevé en 2010 (3,9%), ajoute la même source. Entamée dès le dernier mois de l’année dernière, cette tendance fortement exponentielle de l’inflation s’explique notamment par une «remarquable» augmentation des prix à la consommation de 11% par rapport au même mois de l’année 2011. Entre avril et mars, l’indice des prix à la consommation a augmenté de 0,9%, soit une croissance mensuelle «plus importante» que celle relevée le même mois de l’année écoulée (0,1%).

	En glissement annuel, l’ONS souligne que les produits alimentaires ont augmenté de 15,86% avec notamment 26,30% pour les produits agricoles frais et 7,1% pour les produits alimentaires industriels. Idem pour les produits manufacturés qui ont augmenté de7,4% et les services de 5,84% en avril dernier par rapport à la même période de 2011. La hausse a touché aussi les produits agricoles frais (26,30%), dont la pomme de terre (116,39%), les légumes (23,97%) et les fruits frais (9,29%), détaille l’ONS. D’autres produits alimentaires ont enregistré aussi des augmentations sensibles : viande de mouton (28,14%), œufs (15,42%), sucre et produits sucrés (12,82%), poisson frais (8,44%), huiles et graisses (4,87%), laits, fromage et dérivés (2,05%) et viande blanche (1,3%), selon les chiffres de cet organisme public.

	L’Office constate par ailleurs une hausse généralisée des prix des produits agricoles frais qui ont augmenté de 1,52%, due particulièrement à la forte croissance des prix de la pomme de terre (12,61%) et des légumes frais (9,62%). Les produits alimentaires industriels n’ont pas échappé à cette spirale avec une hausse de 0,64% en raison de l’augmentation du prix du sucre (0,24%) et des huiles et graisses (0,41%). Entre janvier et avril 2012, selon l’ONS, l’indice des prix à la consommation a connu une «forte hausse» de 9,5% par rapport à la même période en 2011, induite par la hausse des prix des produits agricoles frais de 20,75%. Une augmentation dopée toujours par l’important bond des prix de la pomme de terre (64,50%), de la viande de mouton (27,24%), des œufs (21,98%), des légumes frais (15,03%) et des fruits frais avec 5,27%.

	Même tendance haussière pour les produits alimentaires industriels (6%) due à l’augmentation des prix des boissons (19,86%), du café et du thé (7,8%), des sucres et produits sucrés (5,87%) et des huiles et graisses (3,87%), d’après l’organisme des statistiques. Les prix des produits manufacturés ont augmenté avec 7,8% ainsi que ceux des services avec 4,87%, conclut l’Office. Les chiffres de l’ONS illustrent l’incapacité chronique du gouvernement à juguler ces poussées inflationnistes devenues itératives. De nombreux experts avaient prévenu contre les répercussions des augmentations salariales décidées, pour nombre de catégories professionnelles, depuis janvier 2011. Mais le gouvernement est passé outre ces alertes, préférant dépenser sans compter afin de préserver la paix sociale.
	
	 </description>
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        <item>
           <title>Importations : la facture alimentaire en baisse de 10,5%</title>
           <author>Zhor Hadjam </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/importations-la-facture-alimentaire-en-baisse-de-10-5-22-05-2012-171667_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Tue, 22 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Tue, 22 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	La facture alimentaire a enregistré une baisse de 10,51% durant les quatre premiers mois de 2012 par rapport à la même période de l’année dernière, selon les statistiques des Douanes reprises par l’APS. 
	Ce recul de la facture alimentaire est le résultat d’une diminution des différents produits importés, notamment le blé dont le montant est passé de 872,56 millions de dollars à 640,26 millions de dollars, soit une baisse de plus de 26,6%, note le Centre national de l’informatique et des statistiques des Douanes (CNIS). Globalement, la facture des produits alimentaires, qui occupe la troisième position dans la structure des importations algériennes (19,1%), a diminué de 324 millions de dollars, passant de 3,08 milliards de dollars durant les quatre premiers mois de 2011 à 2,76 milliards de dollars, selon les chiffres du CNIS.

	Il est à noter que l’excédent de la balance commerciale de l’Algérie a poursuivi sa hausse durant les quatre premiers mois de 2012 pour atteindre 13,02 milliards de dollars contre 8,43 milliards à la même période de 2011, soit une évolution de 54,35%. Les importations, tous biens confondus, se sont établies à 14,43 milliards de dollars contre 15,59 milliards de dollars, enregistrant ainsi une baisse de 7,41%, selon les chiffres provisoires du CNIS.

	Les exportations ont par ailleurs atteint 27,46 milliards de dollars au cours des quatre premiers mois de l’année 2012 contre 24,03 milliards de dollars à la même période l’année précédente, en hausse de 14,28%, selon le CNIS. Cette amélioration du commerce extérieur est due essentiellement aux cours élevés du pétrole durant cette période avec une moyenne de 115 dollars le baril, contribuant à une hausse de plus 14% de la valeur des exportations algériennes d’hydrocarbures, à laquelle s’ajoute une baisse de 7,41% des importations.</description>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/importations-la-facture-alimentaire-en-baisse-de-10-5-22-05-2012-171667_111.php</link>
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           <title>T indices</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Tue, 22 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Tue, 22 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description> 
	-Rencontre des assureurs arabes à Marrakech

	Environ 1800 conférenciers, experts, spécialistes et responsables du secteur de l’assurance et de la réassurance prennent part à la 29e conférence de l’Union générale arabe d’assurances (UGAA) qui s’est ouverte à Marrakech (Maroc). Le thème de la rencontre –  «L’assurance face aux mutations dans le Monde arabe» – a été choisi, selon le comité, «dans la mesure où les marchés de l’assurance et de la réassurance sont considérés comme des acteurs stratégiques dans la couverture des populations et des économies des nations arabes». Cette rencontre internationale, à laquelle participent des spécialistes venus de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), d’Asie et d’Europe, sera marquée par des débats autour de thèmes liés au marché de l’assurance et de la réassurance.
	
	-Français et Allemands planchent sur la zone euro

	Le nouveau ministre français des Finances et son homologue allemand se rencontrent pour la première fois, à Berlin, pour accorder leurs violons alors que la possibilité d’une sortie de la Grèce de la zone euro occupe les esprits. Pierre Moscovici et Wolfgang Schäuble doivent préparer une réunion informelle des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne, après la réunion du G8 aux Etats-Unis où Berlin, et sa position pro-austérité, s’est révélé isolé. Les dirigeants du G8 ont en effet abouti au constat de la nécessité d’en faire plus pour la croissance en zone euro, une position défendue par le président français.

	-La BCE contre la renégociation du pacte budgétaire

	La Banque centrale européenne (BCE) reste opposée à toute modification du pacte budgétaire décidé par les Européens, mais les pays concernés pourraient y ajouter des dispositions sur la croissance, a déclaré hier Jörg Asmussen, l’un des membres du directoire de cette institution. Ces dispositions concerneraient par exemple l’amélioration du fonctionnement du marché commun (notamment pour les services), des réformes du marché du travail et des mesures sur le financement de grands projets, a dit M. Asmussen lors d’un congrès à Berlin.</description>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/t-indices-22-05-2012-171668_111.php</link>
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        <item>
           <title>Baisse de 10,5% de la facture alimentaire de l'Algérie</title>
           <author>APS </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/baisse-de-10-5-de-la-facture-alimentaire-de-l-algerie-21-05-2012-171554_111.php</guid>
           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 21 May 2012 14:17:20 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 21 May 2012 14:17:20 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	La facture alimentaire de l'Algérie a enregistré  une importante baisse de 10,51 % durant les quatre premiers mois de 2012 par  rapport à la même période de l'année dernière, a-t-on appris lundi auprès des  Douanes algériennes.    
	La facture des produits alimentaires, qui occupe la troisième position  dans la structure des importations algériennes (19,1%), a diminué de 324 millions  usd, passant de 3,08 milliards usd durant les quatre premiers mois de 2011 à  2,76 milliards usd, selon les chiffres du Centre national de l'informatique  et des statistiques des Douanes (Cnis) obtenus par l'APS.       

	Ce recul de la facture alimentaire est le résultat d'une baisse des  différents produits importés notamment le blé dont le montant est passé  de 872,56 millions usd à 640,26 millions usd, soit une baisse de plus  de 26,6%, note le Cnis.         

	Les importations algériennes ont enregistré une baisse générale de 7,40%.  Trois groupes de produits sur les sept qui constituent la structure ont enregistré  des baisses: il s'agit des biens d'équipements industriels qui se sont établis  à 4,35 mds usd (-25,83%), les biens d'équipements agricoles (98 millions usd,  -42,01%), les biens alimentaires (près de 2,76 millions usd, -10,51%) et les  demi-produits (3,38 mds usd, -3,72%), indique la même source.</description>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/baisse-de-10-5-de-la-facture-alimentaire-de-l-algerie-21-05-2012-171554_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Algérie : L'inflation a atteint 6,4% en avril 2012</title>
           <author>APS </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/algerie-l-inflation-a-atteint-6-4-en-avril-2012-21-05-2012-171553_111.php</guid>
           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 21 May 2012 14:14:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 21 May 2012 14:15:11 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Le rythme d'inflation annuel en Algérie a accentué  sa hausse durant le mois d'avril dernier pour atteindre 6,4% contre 5,9% en  mars, a appris lundi l'APS auprès de l'Office national des statistiques (ONS).   
	Ce taux, qui était de 5,3% en février et 4,9% en janvier 2012, est  "nettement" supérieur à celui observé durant toute l'année 2011 (4,5%), ainsi  qu'à celui relevé en 2010 (3,9%).         

	Cette tendance haussière, entamée dès le dernier mois de l'année écoulée,  est due notamment à une "remarquable" hausse des prix à la consommation, soit  11% par rapport au même mois de l'année 2011, précise l'ONS.         

	L'indice des prix à la consommation du mois d'avril dernier et par rapport  au mois de mars a augmenté de 0,9%, soit une évolution mensuelle "plus importante"  à celle relevée le même mois de l'année écoulée (0,1%).         

	Corrigé des variations saisonnières, l'indice des prix à la consommation  a enregistré en avril 2012 une hausse de 0,5% par rapport à mars dernier.        

	En glissement annuel, les produits alimentaires ont augmenté de 15,86%  avec notamment 26,30% pour les produits agricoles frais et 7,1% pour les  produits alimentaires industriels, explique l'ONS.     

	Les produits manufacturés ont également augmenté de7,4% et les services  de 5,84% en avril dernier par rapport à la même période de l'année écoulée,  ajoute l'office.      

	Par rapport au même mois de l'année dernière, la hausse a touché en avril  dernier tous les produits alimentaires, mais les augmentations les plus importantes  ont concerné les produits agricoles frais (26,30%), dont notamment la pomme  de terre (116,39%), les légumes (23,97%) et les fruits frais (9,29%), relèvent  les chiffres de l'ONS.</description>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/algerie-l-inflation-a-atteint-6-4-en-avril-2012-21-05-2012-171553_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>les migrants, victimes expiatoires de la récession économique !</title>
           <author>Naima Benouaret </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/les-migrants-victimes-expiatoires-de-la-recession-economique-21-05-2012-171525_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 21 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 21 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Bien qu’ils diffèrent sensiblement d’un pays à l’autre, les effets de la longue et sévère phase de dépression dans laquelle se trouve l’économie européenne se sont vite traduits par une hostilité publique inédite envers les migrants. 
	Les différents sondages et recherches, menées par des experts de l’Organisation mondiale pour les migrations (OIM) dans certains pays d’immigration, traditionnels et même récents, tels que la France, l’Italie, l’Espagne ou encore l’Irlande et le Royaume-Uni, livrent un constat sans équivoque : «Les comportements à l’égard des migrants ont changé depuis l’éclatement de la crise en Europe. Dans nombre de pays d’immigration, traditionnels et même récents,  où l’opinion publique était relativement favorable à la migration, les tendances actuelles pointent vers le durcissement des attitudes envers les migrants».

	Ce constat, nombreux sont les spécialistes de la question des migrations à le partager. Même s’ils pensent que les retombées globales de la crise économique ne se feront entièrement ressentir que dans les années à venir, d’aucuns parmi eux sont déjà formels quant à l’ampleur de l’impact du repli économique subi de plein fouet par les marchés de l’emploi en Europe. Là où les travailleurs étrangers ont été les premiers à être sacrifiés, l’écart entre leur taux de chômage et celui des ressortissants nationaux ne cesse de s’accroître. On estime, en effet, qu’il s’élève à 24% pour le taux de chômage des non-ressortissants de l’Union européenne, pour un taux de 8 à 9% pour les nationaux.

	Pis, les perspectives d’emploi pour migrants s’amenuisent et le marché a tendance à devenir hermétique, de plus en plus d’obstacles se dressent devant les immigrants lorsqu’ils veulent le réintégrer. Une réalité que les politiques européens, français en particulier, ont toujours niée, clamant en chœur : «Notre seul souci est la lutte contre l’immigration clandestine pour éviter qu’elle n’entame l’image de la migration économique réussie». Les chiffres de l’Observatoire des inégalités en matière de pertes d’emploi chez les migrants du fait de la crise démentent cet «angélisme».

	37,3% des algériens en France sans emploi

	S’agissant plus précisément des Maghrébins de l’Hexagone - pôle d’attraction de migrants nord-africains incontestable -, l’Observatoire note que pour la seule tranche des 30-39 ans, le taux de chômage est de 37,3% pour les Algériens, de 35,4% pour les Marocains et de 38,8 pour les Tunisiens. «A cela, il faut ajouter les effets de la concentration des populations issues du Maghreb dans les quartiers sensibles où, globalement, le taux de chômage est de deux fois supérieur au taux de chômage moyen du pays, voire trois à quatre fois supérieur dans certains quartiers», tient à préciser Hocine Zeghbib, coordinateur des Programmes du Grand-Maghreb et de l’Afrique sahélienne (université Montpellier III).

	D’où les appels incessants de plusieurs ONG de défense des droits des migrants, dont la Cimade, Migreurop ou AFAD (Algérie) aux sociétés d’accueil à plus de discernement, à moins de discrimination, à cesser de percevoir les migrants comme des personnes qui s’approprient les emplois des travailleurs locaux et comme étant responsables de tous leurs maux. Du côté des experts de l’OIM, le langage est beaucoup plus «diplomatique» : «Le resserrement des contrôles d’immigration de travail auquel ont recours plusieurs pays  peut sembler attrayant à court terme, mais il ne faut pas occulter l’éventuelle demande à long terme de travailleurs migrants en Europe», car «si l’Europe veut devenir une économie plus compétitive et répondre de manière adéquate aux évolutions démographiques, il est probable que la migration doit suivre une courbe ascendante à l’avenir», mettent-ils en garde.

	Ce à quoi, a également appelé l’Organisation internationale du travail (OIT) qui, à son tour, exhorte les gouvernements nationaux, l’UE et les employeurs à ne pas se limiter à l’évaluation de l’impact de la crise sur l’emploi /chômage à court terme, mais également sur le besoin de croissance de l’emploi et de mise en adéquation des  compétences à long terme. Car à ne pas omettre que même si elles n’ont pas été radicalement modifiées, les politiques migratoires ont, tout de même, été ajustées par nombre de pays d’Europe pendant la crise. A cette dernière, les réponses allaient d’«admissions plus restrictives, comme des réductions de quotas ou de permis de travail ou des restrictions en matière de regroupement familial, à des programmes de retour volontaire comme ceux mis en place en Espagne en passant par les mesures drastiques visant à lutter contre la migration et l’emploi irrégulier», souligne l’OIM.

	Effet boomerang

	Plus conciliante, l’Organisation intergouvernementale de défense des droits des migrants dans le monde a, en revanche, admis que les ajustements dans les politiques de migration en vue de les adapter à la conjoncture économique morose n’avaient pas seulement des fins restrictives : «Ils incluaient également des dispositions relatives à l’extension de visas et une opportunité de trouver un nouvel emploi pour les migrants se trouvant déjà dans le pays et ayant été licenciés, comme ce fut le cas en Irlande, ou encore de nouveaux canaux de migration du travail et l’introduction d’une nouvelle politique de migration, comme ce fut le cas en Suède de par le  programme où ont été arrêtées une série de mesures visant à faciliter la migration du travail pendant la crise».

	L’adoption par les 27 du programme de Stockholm et  la Stratégie Europe 2020 mise au point montrent que la migration demeure une question prioritaire au sein de l’UE. Dès lors, la mobilité des travailleurs migrants devrait être intégrée dans la relance économique au niveau national et européen, s’accompagnant de réformes du système financier ou de nouveaux programmes de mesures de relance. Car, soulignent l’OIM et l’OIT, il est aujourd’hui clairement admis que «les politiques qui excluent les migrants des mécanismes de relance vitaux risquent simplement leur propre exclusion du marché du travail», ajoutant : «Le capital humain en migrants existants et potentiels pourrait jouer un rôle crucial sur la voie de la relance économique et du renforcement de la compétitivité de l’économie européenne en comblant les pénuries de main-d’œuvre et en apportant les compétences nécessaires». C’est dire à tel point le violent vent de récession qui s’abat sur l’Europe suite à la crise économique qui a impacté l’économie mondiale dans son ensemble et les marchés de l’emploi à des proportions plus prononcées surtout en Europe.</description>
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        <item>
           <title>«La crise financière n’a pas été sans conséquence sur la capacité d’épargne des migrants»</title>
           <author>Naima Benouaret </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 21 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 21 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
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	Pour ce chercheur, maître de conférences à l’université Paul-Valéry Montpellier III et spécialiste de la question des migrations, le ralentissement des investissements productifs dans l’industrie des pays d’Europe du Sud (à l’exclusion relative de l’Italie) est grandement responsable de la perte d’emploi des travailleurs maghrébins, très présents dans le secteur de l’automobile et de la sidérurgie. 
	-Il est aujourd’hui établi que la crise économique dans laquelle s’enlise l’Europe depuis 2008 a eu de lourdes retombées sur les marchés de l’emploi pour les migrants. En tant que chercheur et spécialiste, pouvez-vous nous éclairer davantage ?

	La crise financière, avec les incidences économiques qu’on lui connaît, a certainement  accentué le caractère drastique des politiques migratoires de bon nombre d’Etats membres de l’Union européenne. Pour autant, on ne peut la considérer comme la seule cause de ces politiques restrictives, mais simplement comme un argument supplémentaire mis à leur service.
	Pourquoi ? Parce que la migration de travail a, globalement, été arrêtée en Europe depuis le milieu des années 1970 et que, depuis lors, la migration ne restait possible que si elle était liée au regroupement familial, aux études ou à l’asile. Se mettaient donc progressivement en place des dispositifs législatifs et réglementaires qui n’auront de cesse de réduire à peau de chagrin les possibilités de migrer et de s’installer légalement en Europe.

	L’aboutissement de cette logique a été ce que l’on a communément appelé la «forteresse Europe» appuyée sur l’accord de Schengen et sécrétant la tentation de «l’immigration zéro». La fin des années 1990 remettra en question cette conception en raison, notamment, de la prise de conscience par l’Europe de son déficit démographique. Dès lors, se mettent en place des politiques migratoires assises sur deux versants qu’actera, en 2008, le Pacte européen sur l’immigration et l’asile : d’une part, organiser l’immigration légale en tenant compte des priorités, des besoins et des capacités d’accueil et, d’autre part, lutter contre l’immigration irrégulière. Prioritairement, c’est le premier versant que la crise actuelle impacte le plus dans la mesure où, même dans le cas des accords dits de «gestion concertée des flux migratoires», le nombre de migrants accueillis légalement est revu à la baisse, voire tout simplement gelé.
	
	-En définitive, la crise a-t-elle eu un impact d’ordre économique sur la situation des migrants ?

	Oui, sans conteste, et l’exemple espagnol est là pour le rappeler. Mais elle ne peut être considérée comme la seule cause de la fermeture des frontières aux migrants, celle-ci étant depuis longtemps inscrite dans les agendas politiques des différents Etats européens. L’autre impact relève, lui, de l’ordre des représentations. Dans ce domaine, des études montrent la corrélation fausse et pourtant couramment établie entre montée du chômage et immigration. La raréfaction du travail est dès lors imputée, en partie sinon en totalité, à la présence des migrants. Il apparaît donc logique que les discours xénophobes trouvent davantage d’oreilles attentives et de bulletins de vote favorables en ces périodes de crise. C’est l’impact le plus dommageable, à court terme, pour les migrants et pour les différentes politiques menées en Europe.
	
	-Ne trouvez-vous pas que les craintes d’une récession économique dans certains pays de l’UE, jusque-là épargnés, ont davantage ravivé les inquiétudes face à la migration comparativement à la période d’avant-crise ?

	L’histoire européenne du XXe siècle nous enseigne que les périodes de crise ont toujours favorisé les crispations sociétales, les réflexes de renfermement, la montée des nationalismes ; bref, le repli sur soi. La peur de l’étranger, qui n’est pas, aujourd’hui propre à l’Europe, gagne toujours du terrain en période économiquement difficile. La représentation que se fait une société de l’étranger participe également à cette peur. Or, une échelle de valeur allant du «plus étranger» au «moins étranger» est toujours implicitement présente dans les représentations. A l’aune de cette échelle, tous les étrangers ne sont pas des migrants. Ou pour paraphraser un célèbre humoriste aujourd’hui disparu : «Il y a des étrangers plus étrangers que d’autres». Donc, pour être clair, les inquiétudes se manifestent en premier lieu à l’endroit des migrants en provenance du Sud. Et, une fois encore, ces inquiétudes ne sont pas nouvelles : elles étaient présentes avant la crise ; elles le resteront longtemps après la crise. En revanche, la crise a tendance à transformer les inquiétudes en politiques publiques. Cette circulaire, dont on a tant parlé en France, qui revient sur l’autorisation accordée aux étudiants étrangers d’occuper un premier emploi à l’issue de leur formation, relève de cette logique complètement étrangère à la «raison économique».  
	
	-En limitant leurs droits aux aides sociales, certains pays de l’UE, dont les économies ont été sévèrement fragilisées par la crise,  ne sont-ils pas en train de pousser les milliers de migrants qui ont perdu leur emploi et qui ne veulent pas rentrer au pays d’origine à se tourner vers l’économie souterraine ?

	Parmi les pays européens les plus fragiles aujourd’hui, la Grèce, l’Espagne, le Portugal, l’Italie, l’Irlande et, de plus en plus, la Grande-Bretagne sont confrontés à de sérieuses difficultés économiques. Si l’on reste dans le bassin méditerranéen, la situation de l’emploi est problématique dans l’ensemble des Etats européens. Elle est même dramatique pour certains d’entre eux. La perte d’emploi dans ces pays ne touche pas seulement les migrants même si, compte tenu de facteurs de qualification de travail, ils constituent les premières victimes. Si on considère le cas de l’Espagne, devenu dans les années 1990 pays d’immigration après avoir été longtemps pays d’émigration, le chômage touche 25% environ de la population active et les jeunes à 50%. Les étrangers en situation régulière résistent mieux, globalement, à la perte d’emploi que les migrants irréguliers dont bon nombre s’inscrivait déjà dans «l’économie de la débrouille» avec une protection sociale quasi nulle, sinon totalement inexistante. Globalement, la protection des travailleurs, nationaux comme étrangers, n’y est pas très développée. Elle est encore moins bien assurée en Grèce.

	Aujourd’hui, avec le chômage de masse qui sévit dans ces deux pays, cette protection apparaît pour ce qu’elle est : limitée sans être réservée aux seuls travailleurs nationaux, principe de non-discrimination entre travailleurs oblige. Quant à la protection sociale prodiguée par l’Etat et les collectivités territoriales, elle est délivrée sous condition de séjour régulier et de ressources. Les différences de traitement prennent ici leur source. Pour répondre plus précisément à votre question, ce ne sont pas seulement les migrants qui voient leurs droits sociaux limités, mais toute la population, ce qui donne la mesure de «l’économie de la débrouille» à laquelle des pans entiers de la population recourent. L’immigration des Espagnols et des Grecs fait partie aujourd’hui de cette stratégie de survie et on assiste à des départs de plus en plus significatifs de nationaux ainsi qu’à des retours «maîtrisés» vers le pays d’origine de parties de membres de familles de migrants.

	«L’économie souterraine» n’est néfaste que si elle a pour objectif et pour effet de saper les fondements même de «l’économie formelle» d’un pays lorsqu’elle-même peine à se réaliser et à s’imposer comme facteur de développement. Lorsqu’elle reste une «économie d’appoint», elle peut remplir un rôle social non négligeable. C’est ce rôle que cette forme «d’économie» joue, semble-t-il, dans certains des pays européens du Sud.
	
	-Y aurait-il des stratégies d’acteurs face à la crise, comme le retour au pays d’origine et la migration vers un autre pays ?

	Sur les retours au pays d’origine, peu de chiffres sont rendus publics. Quelques recherches universitaires, de dimension encore modeste, relèvent un certain nombre d’initiatives orientées vers le retour au pays dans le cadre de projets d’entreprenariat, mais ces retours s’inscrivent plutôt dans la migration circulaire et sont l’œuvre de binationaux souvent dotés d’un niveau de formation moyen ou moyen haut. Pour autant, ces initiatives ne relèvent pas tout à fait d’une construction diasporique à proprement parlé. Elles restent isolées et individuelles. On ne peut donc pas en tirer une tendance durable. Les départs vers d’autres pays, il en existe aussi. Là également, cela reste des stratégies individuelles développées par des acteurs plutôt bien formés. Cependant, le phénomène, qui touche autant les jeunes «Français de souche » que les jeunes « français issus de l’immigration », reste peu significatif pour en tirer une quelconque loi.
	
	-Nombre d’experts de l’OIM et de l’OIT s’accordent à dire que la situation d’emploi des travailleurs étrangers se serait détériorée plus rapidement que celles des nationaux et non-UE. La concentration élevée de travailleurs maghrébins - les plus touchés par le chômage - dans des secteurs à demande cyclique, comme la construction, le commerce de détail, l’hôtellerie et la restauration, y serait-elle pour quelque chose ?

	Il est difficile de répondre avec précision à cette question à l’échelle de l’Union européenne. Les chiffres disponibles ne permettent pas d’avoir le recul nécessaire. D’autant que les données statistiques peuvent être faussées par le critère de la nationalité en ce qui concerne les travailleurs maghrébins en raison de l’incidence de la binationalité. La situation des étrangers maghrébins est, depuis les années 1990, globalement moins avantageuse face à l’emploi tant pour des raisons «d’employabilité» souvent en rapport avec le vieillissement de cette catégorie de travailleurs, que pour des raisons de discrimination légale étant donné que l’accès à toute une série d’emplois reste fermé aux extracommunautaires. D’autres types de discriminations touchent également indifféremment les travailleurs maghrébins et leurs enfants, pour la plupart citoyens français.

	Ensuite, viennent les raisons que vous évoquez, notamment le secteur de la construction qui connaît des fortunes diverses selon les pays. Le commerce de détail et le commerce ambulant, fortement ethnicisés ces dernières décennies, continuent à drainer une main-d’œuvre assez significative, mais qui, intervenant rarement sous statut légal, n’apparaît pas nécessairement dans les statistiques officielles. L’hôtellerie et la restauration subissent peu les effets de la crise et drainent une main-d’œuvre jeune, elle aussi rétive aux statistiques, soit à raison de l’irrégularité du séjour, soit à raison d’une démarche volontaire de l’employeur. Par-dessus tout, c’est le ralentissement des investissements productifs dans l’industrie des pays d’Europe du Sud (à l’exclusion relative de l’Italie) qui est grandement responsable de la perte d’emploi des travailleurs maghrébins très présents dans le secteur de l’automobile et de la sidérurgie.
	
	-La Banque mondiale parle, quant à elle,  d’une décrue non négligeable des transferts de fonds de la communauté migrante nord-africaine d’Europe depuis ces trois dernières années. Serait-ce les contrecoups de la crise, de la dépréciation des devises ou des troubles politiques ayant secoué plusieurs pays de la région ?

	Le rapport auquel vous faites référence établit, en effet, plusieurs constats. Tout d’abord, il établit que l’envoi de fonds par les migrants, par un canal légal, a quadruplé en 10 ans passant à près de 40 milliards de dollars en 2010. Ces envois se répartissent de façon quasi égale entre l’Afrique subsaharienne et l’Afrique du Nord, soit respectivement 21,5 milliards et 18,2 milliards. Rapportés au PIB moyen pour chacun de ces deux sous-ensembles régionaux, ces fonds représentent 3,7% du PIB de l’Afrique subsaharienne et 3,3% de l’Afrique du Nord. Dans les deux cas, ces envois de fonds sont largement supérieurs à l’aide officielle reçue. Les deux pays d’Afrique du Nord qui bénéficient le plus de ces envois sont l’Egypte, puis le Maroc qui, à eux deux, reçoivent les trois quarts des envois. Viennent ensuite l’Algérie et la Tunisie qui se partagent le un quart restant, soit environ 4,5 milliards de dollars.

	Plusieurs observations s’imposent. La fiabilité de ces données reste relative en raison de la difficulté liée aux instruments de mesurage des flux des envois, donc à la connaissance précise des circuits qu’empruntent ces transferts de fonds. Seul le volume d’envoi par des circuits légaux est mesurable plus ou moins, précisément lorsque les données fournies par les pays intéressés sont fiables. Or, les transferts de fonds empruntent aussi des circuits informels dont on peine à mesurer l’importance. Les transferts peuvent aussi se faire de manière indirecte sous forme de biens de consommation ou de petit équipement. Ces quelques éléments parmi d’autres relativisent d’autant les chiffres de la Banque mondiale qui ne prennent en compte que le transfert direct et par voie légale.

	Pour revenir à votre question, la baisse  des volumes des transferts de fonds vers les pays d’Afrique du Nord et les raisons de cette baisse, il convient d’abord de rappeler que cette baisse relative concerne aussi bien l’Afrique du Nord que l’Afrique subsaharienne. Mais il est vrai que la baisse est plus importante en Afrique du Nord où les flux ont chuté de 11,1% en 2009 pour amorcer une légère hausse en 2010. L’Egypte a accusé une chute de 18% et le Maroc une baisse de 9%.
	
	-Comment expliquer cette baisse plus importante que celle enregistrée par l’Afrique  subsaharienne ?

	Si on considère les régions d’immigration des uns et des autres, on observe que les migrants d’Afrique du Nord sont implantés, pour l’essentiel, en Europe occidentale, d’où proviennent 54% des fonds et aux pays du Golfe, d’où proviennent 27% des fonds. Leur implantation aux Etats-Unis reste modeste et ne génère que 5% des fonds transférés. On remarque, contrairement à l’Afrique subsaharienne, une absence de diversification des sources des transferts avec une dépendance importante par rapport à l’Europe. Or, cette région traverse la crise financière que nous connaissons, ce qui n’est pas sans conséquence sur la capacité d’épargne des migrants et donc sur les envois de fonds qu’ils réalisent.</description>
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        <item>
           <title>«Les Algériens sont les plus touchés par le chômage»</title>
           <author>Naima Benouaret </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 21 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 21 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
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	Professeurs des universités, maître de conférences en sociologie à l’université Paris VIII, Aïssa Kadri est aussi directeur de l’Institut Maghreb-Europe et chercheur spécialiste des immigrations. Dans cet entretien, il nous livre son analyse sur les répercussions de la crise sur les immigrés et plus particulièrement sur les migrants algériens et nord-africains. 
	-Les travailleurs étrangers ont été les principales victimes de la détérioration des conditions d’emploi en Europe. Souscrivez-vous à ce constat ?   

	En effet, les travailleurs étrangers sont des victimes, et pas les seuls, des effets de la crise et pas seulement depuis 2008. Dans une perspective de moyenne durée, on peut faire remonter, la fragilisation des travailleurs migrants et le reflux du travail immigré à la fin, de ce qu’on a caractérisé comme les années de croissance, c’est-à-dire au milieu des années 1970, avec la fin officielle de l’émigration de travail. Cela correspond d’ailleurs dans le même temps à la mise sur agenda politique et médiatique de l’émigration/immigration comme la source principale des maux des sociétés d’accueil. La crise aujourd’hui n’a fait qu’amplifier le mouvement. De manière générale et dans cette perspective, les taux de chômage des travailleurs étrangers et de leurs descendants français n’ont fait que croître.
	
	-Selon vous, quelles sont les communautés migrantes hors UE parmi lesquelles les indicateurs de précarité de l’emploi sont les plus élevés ?

	Selon les statistiques officielles françaises (source INSEE), le chômage touche beaucoup plus les étrangers que les Français (17,6% à 20% contre 8,5%-9%). Le taux atteint 24,5% de la population des étrangers hors UE. S’agissant des Algériens, ils sont les plus touchés, pour les 30-39 ans, ils sont à 37, 7% au chômage, contre 35,4% Marocains, 35,8% Tunisiens, 26,4% Vietnamiens, Cambodgiens, 15,1% Espagnols, et 10, 1% Italiens.
	
	-Pourriez-vous nous expliquer pourquoi le chômage touche beaucoup plus les Algériens, serait-ce du fait qu’ils constituent la première communauté d’origine étrangère en France ?

	Le chômage des Algériens s’explique en partie par le fait qu’ils ont été employés dans les secteurs des grandes industries françaises les plus durement frappés par la crise. Les jeunes dits «issus des immigrations» sont encore plus touchés par le chômage, les taux oscillant selon les caractéristiques familiales, les lieux de résidence, les certifications entre 20% à 35% (le taux de chômage des jeunes dont les parents sont nés hors UE représente 28% de l’ensemble des jeunes actifs sortis du système éducatif en 2004). Les emplois de la fonction publique sont fermés aux étrangers sauf dans certains secteurs, comme l’enseignement supérieur et la recherche, la médecine hospitalière et plus récemment la RATP et le SNCF.

	Un poste de travail sur cinq leur est fermé réglementairement. Beaucoup de jeunes issus des immigrations, confrontés aux discriminations latentes ou avérées - un jeune issu des immigrations a en moyenne trois fois moins de chance d’être recruté qu’un jeune du même âge et diplôme dont les noms et prénoms sont français -, choisissent les métiers de la fonction publique qui leur apparaissent plus neutres. Dans une récente enquête que nous avons menée, nous avons observé une nette augmentation des taux des jeunes issus des immigrations, notamment d’origine algérienne, dans les concours de l’éducation nationale ; dans les IUFM de Seine Saint-Denis, ce sont près de 20% de jeunes ayant réussi le concours pour être professeur des écoles et dont au moins un parent est né à l’étranger ou de nationalité étrangère, qui se destinent aux métiers de l’enseignement. Il faut observer également qu’à niveau de diplôme égal, le niveau de chômage des immigrés est toujours supérieur à celui des Français. Pour les titulaires d’une licence, les taux de chômage sont respectivement de 4,6% pour les Français et 16,3% pour les immigrés.
	
	-Des statistiques françaises viennent de mettre l’accent sur le grand nombre de diplômés maghrébins et algériens de haut niveau se trouvant en France. Ne pensez-vous pas qu’il y a là un problème, alors que le pays souffre de la faiblesse de l’encadrement dans beaucoup de domaines ?

	Les statistiques sont souvent utilisées chez nous n’importe comment. On peut faire dire aux statistiques n’importe quoi, écrivait déjà l’historien de l’économie François Simiand qui, se défiant de l’usage politique des statistiques,  ajoutait : «Il ne faut faire dire aux statistiques que ce qu’elles disent et sous les conditions où elles le disent». Aussi bien, avancer que les Algériens sont avec les Marocains les plus surdiplômés, ou diplômés à haut potentiel  dans la population étrangère en France, apparaît quelque peu rapide, si n’est pas précisé par ailleurs, s’il s’agit là d’étudiants en cours d’études diplômés de niveau master 1 ou 2 ou doctorants de diplômés/ qualifiés demandeurs d’emploi ou au travail.

	En effet, la part des étudiants maghrébins en France a toujours été élevée parce que la France a été toujours, et jusqu’à il y a une dizaine d’années, le pays de destination principale des étudiants maghrébins. Cette part a d’ailleurs tendance à fortement diminuer ces dernières années au profit d’autres origines notamment asiatiques ou des pays de l’ancien bloc soviétique. Le stock de 66 000 diplômés comprend-il des étudiants inscrits en niveau master 1 et 2 et doctorants ou somme-t-il les étudiants plus les diplômés en attente d’emplois et ceux qui exercent des petits boulots ou comme cadres supérieurs ? Si l’on prend telle ou telle option de comptage, on n’a pas les mêmes chiffres et on ne peut tirer les mêmes conclusions quant à la part des surdiplômés, de leurs qualifications et de leur insertion sur les marchés du travail, local, national, régional et international.
	
	-Que peuvent faire les autorités algériennes ? Comment le pays peut-il bénéficier de l’expertise de ses diasporas ?

	Du côté des autorités, c’est un peu la prière de l’absent. Les différents ministres, qui ont été en charge de ce qui est qualifié – et les présupposés sont clairs quant à la volonté de contrôle - «la communauté nationale à l’étranger», ont toujours joué la carte de l’affichage médiatique et celle de l’effet annonce à travers des réunions - zerdates – sans résultats tangibles autre que celles des agitations qui les entourent. Tout se passe comme si ce qui intéresse réellement les autorités c’est, au-delà du battage médiatique qui mousse certains, comment reprendre la main sur une immigration qui s’est largement émancipée des cadres bureaucratiques exclusivistes du parti Etat depuis le mouvement social de 1988 et l’effondrement subséquent de l’Amicale des Algériens en France.

	Preuve en est la démarche de l’actuel ministre qui a d’abord, de crainte de ne pas maîtriser le fonctionnement, il est vrai pléthorique, du conseil consultatif prévu pour organiser l’immigration algérienne, gelé le décret qui devait le mettre en place, décret promulgué par ailleurs. Il y a ensuite l’agenda de ce qui est pensé comme processus rigoureux de mobilisation où ce sont les instances de représentations religieuses qui ont été privilégiées en premier lieu dans le processus dit de concertation, au détriment du mouvement associatif pluriel et dynamique issu des nouvelles générations de l’immigration algérienne.
	
	 </description>
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        <item>
           <title>Tourisme et saison estivale : l’illusion d’une destination Algérie !</title>
           <author>Safia Berkouk </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 21 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	La destination Algérie, qui avait déjà du mal à s’imposer sur les plans des voyagistes étrangers, subit les conséquences de l’instabilité au niveau de ses frontières sud. 
	La région sud du pays habituellement très prisée par les touristes étrangers semble drainer en 2012 moins de touristes que d’habitude. C’est du moins ce que nous a affirmé Bachir Djerribi, président du Syndicat national des agences de voyages (SNAV), en marge du Salon international du tourisme et des voyages qui s’est tenu au Palais des expositions la semaine dernière. Selon M. Djerribi, qui n’a toutefois pas été en mesure de donner une estimation chiffrée, «il y a une baisse énorme de la demande pour le sud et un recul des réservations vers l’Algérie». Au vu de ce qui se passe autour des frontières algériennes, «la destination Algérie était un petit peu compromise, même s’il y a toujours un certain pourcentage de personnes qui font toujours confiance aux tours opérateurs algériens et qui viennent visiter l’Algérie», dit-il.

	Une appréciation qui contredit quelque peu le constat global fait par le ministre du secteur à l’ouverture du Salon. En effet, Smaïl Mimoune avait déclaré lors d’une conférence de presse tenue mercredi dernier que «le nombre de touristes entrés en Algérie entre janvier et mars 2012 a connu une croissance de 35% par rapport à la même période de l’année 2011». Il avait ajouté que le nombre de touristes étrangers pourrait atteindre «3,2 millions à fin 2012». Des chiffres à prendre avec une certaine réserve au même titre que ceux publiés par ce département et faisant état d’un nombre de 2,4 millions de touristes ayant visité l’Algérie en 2011, quand on sait que plus de 50% de ces touristes sont constitués d’immigrés algériens vivant à l’étranger.

	Néanmoins, selon le président de la SNAV, il y a toujours «des mordus» de l’Algérie pour qui la destination Algérie est devenue une sorte de «pèlerinage». D’ailleurs, «il y a une semaine, on a eu un groupe de touristes polonais qui ont fait Ouargla-Alger en VTT, en plusieurs étapes».

	Pour combler la défaillance des touristes étrangers vers le Sud, M. Djerribi indique qu’une solution a été trouvée avec le ministère du Tourisme pour «inciter les Algériens à voyager vers ces régions, et en accord avec Air Algérie qui a fait une réduction de 50% de septembre jusqu’à avril dernier. Le prix du billet étant le principal handicap».         

	Désintérêt  

	Mais, avec des Algériens faisant du tourisme local et des étrangers qui ne se bousculent par au portillon, peut-on parler d’une destination Algérie ? Pour Mourad Kezzar, expert et consultant en tourisme, «à quelques exceptions près, aucune agence de voyages ne propose la destination Algérie à ses clients potentiels et les agents commercialisant la destination ne bénéficient d’aucun avantage fiscal, parafiscal ou financier». Certaines agences de voyages présentes au Sitev n’hésitent pas à proposer aux Algériens des destinations inhabituelles et onéreuses de type Dubaï, mais l’inverse n’est pas évident. Bourkioua Aziz, directeur commercial El Djazira Voyage et Tourisme, une agence qui dispose également de bureaux à Dubaï, «la destination Algérie existe à Dubaï, mais draine très peu d’intérêts». Pour les gens qui sont à Dubaï, «l’Algérie n’est pas une destination de choix, ils préfèrent davantage l’Europe et ceux qui viennent c’est surtout pour la chasse».

	Derrière ce désintérêt, «il y a un grand problème de marketing», soutient-il.
	Problème de communication, certes, mais pas uniquement. M. Djerribi fait remarquer que pour le balnéaire «la capacité de la demande dépasse largement l’offre, même s’il y a un travail de fond qui se fait et dont on ne pourra voir les résultats que dans 5, 6 ou dix ans maximum». Pour le reste, «la majorité des gens viennent en Algérie pour le dépaysement et pour l’extrême Sud». De plus, ajoute-t-il, «depuis dix ans, la situation sécuritaire en Algérie s’est améliorée sensiblement, malheureusement, la majorité des pays européens se fixent sur le warning travel du Quai d’Orsay en pensant que la France connaît mieux l’Algérie que les autres».

	Qu’il s’agisse de problèmes d’infrastructures d’accueil, de qualité d’accueil ou de marketing, l’Algérie «cherche encore son tourisme», comme le dit Mourad Kezzar et en attendant de le trouver, les touristes algériens préfèrent aller voir ailleurs, même s’ils doivent désormais s’adapter une donne non négligeable, qui est celle du ramadan pendant la saison estivale.
	 </description>
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	Le sud représente une destination de choix pour les touristes et une valeur sûre pour l’économie algérienne.
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        <item>
           <title>«Restructurer le marché algérien»</title>
           <author>Safia Berkouk </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 21 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 21 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description> 
	-La Tunisie a connu l’année dernière une saison touristique catastrophique. Qu’en-t-il aujourd’hui ?

	L’année dernière a été très difficile pour le secteur. On a enregistré une baisse au niveau des différents paramètres du tourisme de l’ordre de 33% en termes de recettes et de nombre et 40% en termes de nuitées touristiques dans les hôtels. Cette année, après les quatre premiers mois, on peut déjà dire qu’on a redressé la situation par rapport à la même période de l’année dernière. On a une augmentation de 32% des recettes et de 50% en termes de nombre, ainsi qu’un doublement des nuitées touristiques. Pour ce qui est de la haute saison, nous avons de très bonnes prévisions et donc nous espérons qu’on aura comblé une grande partie de notre retard que nous avons cumulé l’année dernière, à la fin de 2012 et nous consacrerons 2013 pour rétablir les niveaux d’avant.

	-A quoi devez-vous ce redressement en un laps de temps très court ?

	Tout d’abord, c’est dû au rétablissement de la stabilité politique et la sécurité. Beaucoup d’efforts ont été consentis en matière de promotion de la part de l’office du tourisme, une très bonne perception de la Tunisie à l’international avec le processus démocratique qui est en train de se mettre en place sur des bases solides et avec des élections faites en octobre, un nouveau gouvernement, une nouvelle chambre des députés et donc tout ce cadre politique et social fait que la Tunisie inspire confiance de nouveau à tous ses partenaires.

	-Pourtant, on entend ici et là des incidents, des agressions impliquant des salafistes. Ne craignez-vous pas que ça porte préjudice au secteur ?

	Il n’y a aucun incident criminel. Ce sont des manifestations, des gens qui se montrent et aujourd’hui c’est toléré dans un pays de liberté.
	Ça ne peut pas déborder tant que c’est fait dans le cadre de la loi, mais si la ligne rouge est franchie, ils tomberont sous le coup de la loi. Les chiffres que j’ai donnés montrent d’ailleurs que ça n’a pas d’impact sur le tourisme et qu’au contraire l’activité reprend.

	-Les touristes algériens sont parmi les plus affluents en Tunisie, mais depuis la révolution, certains hésitent à y retourner. Quelle est la tendance aujourd’hui ?

	L’intérêt est toujours le même et pour nous c’est un marché stratégique. Nous voulons le restructurer d’abord et lui donner plus de moyens pour le développer.

	-Comment comptez-vous vous y prendre surtout avec l’émergence de nouvelles destinations telles que la Turquie qui viennent concurrencer la Tunisie ?

	Il faut sensibiliser les opérateurs privés pour qu’ils créent des tours opérateurs, de part et d’autre ou dans le cadre de partenariat tuniso-algérien pour qu’ils puissent bénéficier de prix comparables avec ceux qui sont pratiqués avec les Européens.
	C’est cela l’important.  Nous continuerons à travailler et à faire de la promotion.
	Nous savons que l’Algérien a une affinité particulière avec le Tunisien qui n’existe par avec d’autres pays.</description>
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        <item>
           <title>La saison touristique écourtée par le Ramadhan : les plans B des voyagistes</title>
           <author>Safia Berkouk </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 21 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 21 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Pour cause de saison estivale écourtée par le Ramadan qui devrait débuter vers le 20 juillet, les agences de voyages devront faire du forcing pour limiter la casse. 
	Pour le secteur hôtelier, la saison dernière a été assez catastrophique puisqu’on estime le manque à gagner en raison de l’interférence du mois sacré à 80% du chiffre d’affaires. Chez les agences de voyages, on ne donne pas de chiffre, mais dévoile néanmoins la stratégie adoptée. Sofiane Zane, chargé du tourisme à Najah Travel Agency, indique qu’«on essayera de rentabiliser en organisant des voyages après le Ramadhan puisqu’il restera encore quelques jours avant la rentrée sociale et d’ailleurs, on a commencé à faire des réservations pour des groupes de touristes, des entreprises, des familles, etc.». Par ailleurs, le Ramadhan «marche beaucoup plus pour les voyages de type omra». Il faudra donc «offrir des tarifs plus avantageux et miser sur l’après-Ramadhan».

	Selon Bachir Djerribi, président du Syndicat national des agences de voyages (SNAV), le problème avec les touristes algériens, c’est qu’ils «se décident à la dernière minute et la majorité prennent leurs vacances entre le 15 juillet et la fin août, ce qui ne permet pas aux agences de négocier des meilleurs tarifs». Néanmoins, pour cette année pour limiter les dégâts, «il va y avoir des voyages à partir du 5 juillet et pour le mois sacré, il s’agira d’offrir des programmes spéciaux vers des pays musulmans comme la Tunisie, la Turquie ou le Maroc où le touriste algérien ne sera pas dépaysé». Par la suite, l’activité devrait reprendre «à partir du deuxième jour de l’Aïd jusqu’au 10-15 septembre».

	En tout état de cause, dans le bilan global des agences, il n’y a pas que la saison estivale. «Si on parle du balnéaire, la haute saison c’est en été, mais il n’y a pas que ça. Il y a aussi le climatique, le saharien… et on arrive à survivre», précise notre interlocuteur. «Il faut s’adapter à la demande locale», dit-il et dans ce cadre, Mourad Kezzar, expert en tourisme, estime que «le chevauchement du Ramadhan avec la saison estivale est une donnée favorable pour le tourisme local».

	S’adapter à la demande c’est exactement ce que font les agences qui n’ont pas pâti du recul de la demande sur la destination Tunisie. M. Zane souligne que celle-ci «a baissé d’environ 50 à 60%, mais ceux qui partaient en Tunisie se sont rabattus sur le Maroc (70 000 à 80 000 DA pour une semaine) ou encore la Turquie qui attire jeunes, moins jeunes, familles, couples, séjours en groupe, etc.)». Cela dit, en termes de tarif, les prix sont sensiblement plus élevés qu’en Tunisie. Une semaine à Istanbul coûte au bas prix dans les 100 000 DA dans un hôtel 4 étoiles. «Le prix du billet reste très élevé (60 à 70% du coût global du voyage) et comme il n’y a pas beaucoup de places, les tarifs les plus compétitifs ne sont pas disponibles à cette période», explique M. Zane.

	La cherté du billet s’explique, selon le directeur général de Turkish Airline Algérie, Metin Kalyoncu, par un problème «d’offre et de demande». «Nous opérons le plus gros appareil que nous avons, nous sommes toujours complets et le ministère des Transports nous refuse un second vol quotidien parce qu’il estime que nous en avons suffisamment». Selon Ryad Bentrioua, directeur de marketing à Turkish Airlines, les vols de la compagnie «sont complets depuis le mois de janvier et les places pour les mois de juin-juillet sont réservées par les agences depuis octobre à des tarifs autour de 43 000 DA. Les quelques places qui restaient étaient jusqu’à 75% plus chères». Dans ces conditions, dit-il, il n’y a pas moyen de baisser les prix surtout quand on sait qu’il y a «40, 50, voire une centaine de personnes sur une liste d’attente», aux dires de M. Kalyoncu.

	Enfin, pour les plus nantis, il y a Dubaï moyennant «130 000 DA pour 8 nuits et 9 jours dans un hôtel 3 étoiles, vol direct, prix du billet inclus», nous dit Bourkioua Aziz, directeur commercial El Djazira Voyage et tourisme. La destination ne connaît pas une grosse affluence, mais a tout de même drainé quelque 1500 personnes pour les fêtes de fin d’année entre le 20 décembre et le 10 janvier, selon ce responsable.</description>
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        </item>
        <item>
           <title>«Le Ramadhan, à l’origine d’une baisse de 80% du chiffre d’affaires en 2011»</title>
           <author>Safia Berkouk </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 21 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 21 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	La Fédération nationale des hôteliers a été créée il y a deux mois, en s’assignant trois objectifs principaux : défendre la corporation et les intérêts des hôteliers, les accompagner en termes de formation et participer en tant que partie prenante du secteur à la promotion de la destination Algérie. 
	-Promouvoir la destination Algérie, on en parle depuis toujours, pourtant les résultats ne sautent pas yeux en termes d’affluence touristique. Comment l’expliquez-vous ?

	On nous dit souvent que vu les potentialités, le gisement touristique et les richesses de notre pays, il n’est pas normal que l’Algérie ne soit pas au niveau de ses voisins immédiats. Il est tout à fait clair que la Tunisie et le Maroc ont développé une vraie politique stratégique en termes de développement du tourisme depuis plus de 40 ans. Il est donc clair que nous ne pouvons pas en Algérie, un pays qui vient de s’ouvrir au tourisme, ces dix dernières années, aller concurrencer ces pays. Il y a un certain nombre de contraintes dont la plus importante est la décennie noire qu’a connue le pays parce que le paramètre essentiel dans le choix du tourisme c’est d’abord la sécurité et la confiance. Maintenant, les choses se sont améliorées et on commence à poser les jalons d’une vraie politique du tourisme. Il faut savoir que le tourisme est d’abord une culture et un état d’esprit, une mentalité. Ce n’est pas simplement d’avoir des infrastructures hôtelières. Le tourisme commence d’abord par la capacité à avoir des liaisons aériennes suffisantes.

	Le tourisme de masse ne peut pas venir avec l’obligation que l’on fait aux touristes étrangers d’avoir un visa. Je comprends tout à fait que la politique de réciprocité du pays, à laquelle j’adhère complètement, veut cela, mais il n’empêche que ça constitue un frein énorme, sachant que dans des pays comme le Maroc et la Tunisie, les ressortissants européens viennent avec leur carte d’identité. Le coût du visa est relativement important et quand vous avez une famille de 4 personnes, surtout en cette conjoncture de crise que vit l’Europe, ça donne à réfléchir quand on choisit un pays par rapport à un autre.

	Il y a aussi l’environnement du tourisme en termes d’artisanat, de guide touristique, le touriste ne vient pas uniquement pour descendre dans un hôtel, il cherche  à découvrir. Il y a tout un travail qu’il faut faire, et ça c’est aussi un frein. Il y a aujourd’hui au niveau des pouvoirs publics une vraie volonté politique de développer le secteur et d’en faire une vraie alternative à la dépendance aux hydrocarbures, mais il y a beaucoup de travail à faire et nous sommes là pour fédérer l’ensemble des hôteliers, et voir quelles sont les contraintes à tous les niveaux. Notre travail c’est de faire une plateforme qui va regrouper l’ensemble de ces contraintes et de proposer un certain nombre de solutions et d’aide à l’initiative pour faire que ce secteur décolle véritablement.
	 
	-La saison estivale sera très courte cette année. Avez-vous réfléchi à la manière de l’optimiser quand même ?

	C’est vrai qu’en matière de tourisme, le Ramadhan est un facteur handicapant et pas seulement pour cette année et on en a encore pour quatre à cinq ans avant de pouvoir bénéficier d’une saison estivale complète. Par exemple, l’année dernière, un certain nombre d’hôteliers ont essayé pendant le Ramadhan de faire des promotions sur les prix pour pouvoir drainer une clientèle familiale, mais fondamentalement, il me semble que la culture algérienne particulièrement pendant le Ramadhan, est tournée vers la famille, et les hôteliers, qui ont essayé, ont eu du mal à drainer une typologie de clientèle familiale pendant le mois sacré. Je vois ce problème au niveau de certains hôteliers à l’Ouest par exemple, qui ont fait des politiques très agressives en termes de prix, et en faisant des abattements de plus de 60% et malgré tout, le retour n’a pas été à la hauteur.
	 
	-Le manque à gagner durant le mois sacré se situe à combien ?

	Le Ramadhan a été pour nous à l’origine d’une baisse de 80% du chiffre d’affaires l’année dernière.   
	 
	-Après les événements en Tunisie et en Egypte qui sont des destinations prisées pour les touristes étrangers, y a-t-il une destination Algérie comme alternative ?

	Il y a des indices qui tendent à faire penser que la destination Algérie est en train de devenir non pas intéressante, mais qui attire des curiosités. J’étais avec un certain nombre de voyagistes étrangers et c’est vrai que depuis les événements de Tunisie et l’Egypte, il y a un intérêt particulier pour l’Algérie. Est-ce qu’il va se traduire par une vraie captation de flux touristique, il est encore un peu tôt
	pour le dire.</description>
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        </item>
        <item>
           <title>Le challenge de la bonne gouvernance des entreprises et des administrations économiques</title>
           <author>Nordine Grim </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 21 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 21 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	C’est sur la question centrale de la gouvernance des entreprises et des administrations économiques que planchera cette année le Symposium international du MDI Business School d’Alger qui se tient depuis hier à l’hôtel Hilton d’Alger. 
	Durant deux jours, des experts nationaux et étrangers ainsi que divers acteurs de la scène économique et sociale algérienne, concernés en premier chef par cette problématique, réfléchiront aux voies et moyens à mettre en place pour rénover le mode de gouvernance archaïque sur lequel repose actuellement le destin de notre économie, en général, et celui de nos entreprises, en particulier.
	Nos entreprises, mais sans doute encore plus nos administrations et institutions économiques, ont en effet plus que jamais besoin d’une profonde rénovation pour avoir quelques chances de faire face aux sociétés étrangères qui lui livrent déjà une féroce concurrence dans leur propre pays et les empêchent de conquérir des parts de marché à l’étranger.

	Il faut dire que l’Algérie a perdu beaucoup de temps à prendre conscience de la nécessité de mettre à niveau ses entreprises mais, pis encore, à débureaucratiser ses administrations économiques qui continuent à travailler, non pas, à la promotion des PME et des investissements, mais beaucoup plus à leur perte. La question avait été évoquée dès les premières années de la réforme économique de 1988, mais faute de volonté politique, les résistances aux changements n’ont jamais été vaincues et les actions envisagées furent constamment reportées. Les institutions administratives, autant que les entreprises, notamment publiques, ont, de ce fait, continué à fonctionner selon les modes rentiers, bureaucratique et clientélistes hérités de l’ère socialiste.

	Beaucoup d’argent public a été injecté par l’Etat pour maintenir les entreprises nationales en activité en dépit de leur criante insolvabilité, mais très peu de moyens seront, par contre, consacrés à la refonte de leur gouvernance en recourant à la formation qualifiante et, bien entendu, au choix plus judicieux des éléments chargés de leur encadrement. Depuis l’année 2010, le gouvernement semble avoir pris la mesure de l’enjeu capital de la bonne gouvernance, en inscrivant dans le programme quinquennal 2010-2014 en cours, la mise à niveau de 20 000 PME, dont un des principaux volets consiste précisément à moderniser le management global des sociétés concernées.

	Bien qu’ayant pris un sérieux retard au niveau de l’exécution, ce programme pourrait bénéficier des recommandations du symposium du MDI-Alger dont le Conseil national pour le développement de la PME pourrait s’inspirer pour mieux cadrer les actions de mise  à niveau envisagées. L’Union européenne, qui vient de lancer son second programme de mise à niveau portant sur 400 PME du secteur de la pharmacie, pourrait également en faire œuvre utile.    

	Mais les conclusions du symposium pourraient surtout servir à faire prendre conscience de la nécessité de rénover d’abord et avant tout, la gouvernance des administrations et institutions économiques qui, est-il bon de souligner, ne figure dans aucun programme d’actions gouvernemental alors qu’elle conditionne la réussite des opérations de mise à niveau et plus largement l’essor des PME et celui de l’investissement productif. Il faut bien se rendre à l’évidence que, sans modernisation préalable du mangement des administrations et institutions qui encadrent l’économie et les entreprises, il y a vraiment peu de chances que cet ambitieux programme de modernisation des PME atteigne les objectifs fixés.

	Si le principe de la modernisation des administrations économiques n’est pas retenu et mis en œuvre en même temps que les entreprises, il est clair que les 4 milliards de dollars que le gouvernement injectera dans ce vaste programme d’actions ne changeront pas grand-chose au mode de gouvernance anachronique dont les unités économiques auront beaucoup de mal à se défaire du fait des blocages que continueront à leur faire subir les administrations économiques dont le mode de gestion anachronique n’a pas du tout progressé.    </description>
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        </item>
        <item>
           <title>le gouvernement tient aux subventions des prix</title>
           <author>Roumadi Melissa</author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Sun, 20 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 20 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	L’intégration des filières agricoles est depuis quelques années au centre des préoccupations. 
	L’inauguration officielle, hier, du 12e Sipsa Agrofood et la signature d’un accord entre le Forum des chefs d’entreprises et la fondation Filaha Innov devaient célébrer le rapprochement entre le monde de l’agriculture et celui de l’industrie agroalimentaire. Pourtant, le cérémonial a vite fait de basculer dans un vif échange entre le président du FCE et le ministre de l’Agriculture et du Développement rural autour de la pertinence de la politique de subvention des prix des produits de large consommation adoptée par le gouvernement. Le patron des patrons a réaffirmé, au cours de son intervention, ses doutes quant aux résultats d’un système de subventions généralisé, profitant aussi bien aux ménages à bas revenus qu’aux transformateurs.

	Réda Hamiani met à l’index une politique qui, au final, ouvre la voie à des détournements et profite aux réseaux de contrebande. Il a ainsi déclaré que «ce n’est pas l’Algérien qui profite de ce prix, puisque notre lait est acheminé vers les pays voisins, alors que la poudre subventionnée est utilisée dans la production des produits dérivés». Une situation qui favorise aussi, selon M. Hamiani, l’accélération des importations, faisant ainsi référence à l’augmentation continue des volumes de céréales acheminées vers l’Algérie à partir du port français de Rouen, ainsi que la facture alimentaire qui se situe actuellement à plus de 10 milliards de dollars. Le président du FCE estime à ce titre que malgré toutes les avancées réalisées dans le secteur de l’agriculture par rapport aux aides consenties aux agriculteurs et au statut de la terre, la dépendance chronique aux marchés extérieurs constitue une menace sérieuse pour la sécurité alimentaire.

	Il a d’ailleurs suggéré de trouver des mécanismes pour que ce soutien aille vers les ménages à faible revenu. Un avis auquel le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, a vite fait de nuancer en avançant que si la progression de la facture alimentaire inquiète, elle ne constitue que 30% des disponibilités alimentaires sur le marché algérien, les 70% étant assurés par les produits du terroir et les producteurs locaux. Il n’a pas dérogé à l’avis prédominant au sein du gouvernement concernant les subventions aux prix des produits de première nécessité, estimant que c’est un choix politique. La suppression des subventions n’est donc pas pour l’heure à l’ordre du jour.

	Une option qui ne peut en aucun cas être envisagée par le gouvernement qui fait face actuellement à une ébullition du front social. Pourtant le ministre de l’Agriculture propose des pistes de réflexion globale alternative pour le secteur. Il a indiqué que la problématique des subventions doit évoluer dans le bon sens et orienter le débat vers la création et l’organisation de filières agricoles durables à même d’assurer des solutions pérennes à l’approvisionnement du marché. Une politique de soutien à l’agriculture orientée vers les producteurs doit ainsi s’articuler autour de la mise en place d’outils de financement adéquats, de produits d’assurance multirisque mais aussi autour de l’intégration de la filière entre l’amont agricole et l’aval industriel. Et sur ce point précis, les deux hommes trouvent un terrain d’entente, pour ce qui est de la nécessité pour les entreprises agroalimentaires de s’orienter vers des fournisseurs locaux, que ce soit de tomate, de céréales ou de lait.

	Des objectifs qui sont, certes, ambitieux mais qui restent confrontés à des problèmes de gouvernance globale et d’ouverture excessive du marché national aux produits importés. Une situation qui mine la compétitivité des filières agricoles fortement dépendantes aux intrants importés, que ce soit les semences, les souches, l’aliment de bétail ou les produits d’hygiène et vétérinaires. 
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	Salon international de l’élevage, du machinisme et de l’agroalimentaire (Sipsa Agrofood), au Palais des expositions de la Safex.
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           <title>Groupe des huit : l’option de la croissance en Europe favorisée</title>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Sun, 20 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 20 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
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	Le sommet du G8 s’est concentré, hier à Camp David, aux Etats-Unis, sur la crise de la dette dans la zone euro, un dossier qui divise les partisans de plus de relance et ceux de la rigueur, sur fond de graves inquiétudes pour la Grèce. 
	Plusieurs dirigeants du G8 se sont ainsi prononcés en faveur d’un changement de politique pour résoudre la crise de la dette en Europe. Afin d’éviter une sortie de la Grèce de la zone euro et une contagion au reste de l’économie mondiale, les dirigeants du G8 ont plaidé pour une stratégie de relance.Donnant le ton de ce sommet, le président Barack Obama, comme le rapportent plusieurs agences de presse, «s’est aligné sur la proposition de François Hollande, favorable à des mesures d’incitation à la croissance face à l’austérité prônée par la chancelière allemande, Angela Merkel, qui est apparue isolée».

	Selon les analystes, cette position du chef de l’Etat américain reflète «l’inquiétude de la Maison-Blanche de voir la crise européenne affecter la timide reprise économique aux Etats-Unis et menacer la candidature d’Obama pour un second mandat en novembre». Le président américain s’est accordé avec son homologue français sur le fait que «la lutte contre la crise de la zone euro est un problème d’une extraordinaire importance, non seulement pour les Européens, mais aussi pour l’économie mondiale». «Nous attendons une discussion fructueuse avec les autres dirigeants du G8 sur la façon dont nous pouvons parvenir à une approche responsable qui soit couplée avec un programme de croissance forte», a-t-il ajouté.

	Pour sa part, Angela Merkel, qui plaide, au contraire, pour une forte discipline fiscale afin de réduire le niveau de la dette, semblait assurée de se retrouver plus isolée que jamais à Camp David. Selon un communiqué que l’agence Reuters a pu consulter, il est prévu que les dirigeants du G8 appellent à la nécessité «de créer de la croissance et des emplois». «L’Allemagne est presque complètement isolée», a déclaré Domenico Lombardi, ancien responsable du Fonds monétaire international. Alors qu’elle avait le dessus lorsqu’il s’agissait de contrôler la dette, «il est maintenant clair que la Grèce est devenue une crise systémique», et que ce doit être maintenant le centre des débats, a-t-il ajouté.  

	De son côté, le Premier ministre britannique, David Cameron, a appelé les pays de l’Eurogroupe à une action décisive, estimant que les Grecs devaient «décider» s’ils voulaient rester dans la zone euro. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a déclaré un peu plus tôt que «les plaies causées par la crise financière n’étaient toujours pas pansées». «L’Europe prend conscience du besoin de combiner l’assainissement budgétaire avec la réforme structurelle et l’investissement», a-t-il dit, ajoutant que la Grèce devait rester dans la zone euro.</description>
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           <title>Filière lait : Danone mise sur le partenariat avec les éleveurs</title>
           <author>Roumadi Melissa</author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Sun, 20 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 20 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	L’intégration des filières agricole en amont et agroalimentaire en aval est à l’honneur de la 12e édition du Salon international de l’élevage, de l’agroalimentaire et de l’agroéquipement. 
	A ce titre, Danone Djurdjura Algérie compte mettre à profit son expérience dans l’intégration de la filière à travers son réseau de collecte de lait et ses partenariats mis en place avec les éleveurs algériens.
	Le premier responsable des achats au niveau de l’entreprise agroalimentaire, Jérôme Velin, a ainsi précisé que l’objectif de Danone n’est en aucun cas de s’éloigner de son cœur de métier qui est la fabrication de yaourts, mais d’accompagner ses partenaires éleveurs dans le seul but d’améliorer la qualité du lait entrant dans la production et au final améliorer la qualité des produits commercialisés par Danone. Il a aussi précisé que le groupe agroalimentaire travaille actuellement avec 1500 éleveurs à travers 15 wilayas via des contrats exclusifs assurant des plans de charge aux partenaires de Danone.

	Mais il s’agit aussi et surtout, selon M. Velin, d’accompagner les éleveurs durant toutes les étapes de la production. Ainsi, le programme de partenariat, lancé par l’entreprise agroalimentaire en 2006, prévoit des primes pour encourager la production de lait de qualité.  Elle met à la disposition de ses producteurs des produits homologués pour le nettoyage du matériel, des aliments concentrés, des produits d’hygiène à des prix négociés et propose une assurance cheptel multirisque avec la CNMA, à des taux préférentiels pour ses éleveurs. Danone Djurdjura Algérie se propose également d’accorder des subventions à l’achat d’aliments de bétail et offre des avances financières pour faciliter l’achat de nouvelles génisses «dans des conditions strictes et sans intérêts».

	M. Velin a également estimé qu’il existe aujourd’hui des outils de financement très intéressant développés par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural et la BADR. Il ne s’agit donc pas pour lui de se substituer à ces outils mais d’apporter sa pierre à l’édifice de la restructuration de la filière lait à travers l’accompagnement et le conseil. Danone dispose actuellement de 27 centres de collecte de lait, lesquels lui permettent un ramassage de lait quotidien variant entre 100 000 et 120 000 litres et, par ricochet, de 40 millions de litres par an. Le lait de collecte couvre 40% des besoins de l’entreprise en intrants, le reste étant assuré par la poudre de lait.

	A terme, Danone veut couvrir 100% ses besoins par le lait de collecte. L’entreprise dispose d’une unité à Akbou dans la wilaya de Béjaïa d’une capacité de production annuelle de 100 000 tonnes de produits frais. Second plus gros producteur du marché, Danone Djurdjura Algérie emploie aujourd’hui plus de 1000 personnes à travers son siège à Alger et son usine d’Akbou.</description>
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           <title>Téléphonie mobile 3G : le cahier des charges fin prêt</title>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Sat, 19 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 19 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Le cahier des charges relatif à la 3G ainsi que les trois opérateurs de téléphonie mobile «sont fin prêts» pour le lancement de cette technologie en Algérie. 
	Le cahier des charges relatif à la 3G ainsi que  les trois opérateurs de la téléphonie mobile «sont fin prêts» pour le lancement de cette technologie en Algérie, prévu «dans les semaines à venir» même si le traitement du dossier Djezzy persiste, a indiqué, jeudi dernier à Alger, le ministre  de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Moussa Benhamadi, en marge de la  célébration de la Journée mondiale des télécommunications et de la société de  l’information. Il a précisé que les trois opérateurs ont déjà déployé des antennes-relais BTS (éléments de base du système cellulaire de téléphonie mobile GSM) au niveau  national pour l’émission et la réception de la 3G.

	Le ministre a, toutefois, expliqué que le gouvernement temporisait le lancement de cette technologie «par souci d’équité» et qu’il ne voulait  pas «créer une différenciation entre les trois opérateurs de téléphonie mobile afin de ne pas en priver les nombreux abonnés de Djezzy». Cependant, «si le problème avec Djezzy persiste, nous serons dans l’obligation d’avancer», a-t-il ajouté. Le premier responsable en charge du secteur avait indiqué récemment que les négociations  pour l’acquisition par l’Algérie de 51% de Djezzy - nom commercial d’Orascom Télécom Algérie (OTA) - se poursuivaient. Il avait précisé que les discussions entre l’Algérie et le  propriétaire de Djezzy, le groupe russo-norvégien Vimpelcom, avaient pour but d’arriver à un accord de cession final.

	Fin mars, le ministre des Finances, Karim Djoudi, avait annoncé l’achèvement de l’évaluation financière de Djezzy, soulignant que les négociations étaient  dès lors menées avec Vimpelcom «pour arriver à un accord sur la valeur de la  transaction». L’Algérie avait confié au cabinet français Sherman &amp; Sterling l’évaluation  de Djezzy. Mais, en vertu de la clause de confidentialité, aucune annonce sur  la valeur de Djezzy n’a été faite jusqu’à présent par les deux parties.

	Vimpelcom a racheté, en mars 2011, le groupe italien Wind Telecom qui détenait 51% d’Orascom Telecom Holding (OTH), propriétaire majoritaire d’OTA. Le groupe russe a accepté de céder la majorité du capital de Djezzy sous réserve d’un prix «acceptable».
	L’ancien propriétaire de Djezzy, le groupe  OTH de Naguib Sawiris fils, avait fixé sa valeur à 7,8 milliards de dollars  lorsqu’il avait tenté de négocier avec le groupe de téléphonie sud-africain MTN la vente de Djezzy. L’Algérie avait alors immédiatement fait prévaloir son droit de préemption  et entamé par la suite des négociations pour le rachat de Djezzy, qui comptait, selon un bilan de cet opérateur, 17,69 millions d’abonnés à fin mars 2012.                </description>
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           <title>Pertes de la banque  JP-Morgan : le patron reconnaît de «graves erreurs»</title>
           <author>Liès Sahar </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Sat, 19 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	Les affaires de spéculation financière et d’opacité dans la gestion des avoirs reviennent à la une aux Etats-Unis. 
	Elles rappellent la crise des subprimes de 2008 qui avait fini par donner la crise économique mondiale la plus grave depuis  1939. Ainsi, après l’enquête ouverte par les autorités américaines sur les pertes de courtage dévoilées par la banque JP-Morgan, c’est au tour d’un fonds de gestion américain, Saratoga Capital Management, de déposer une plainte contre la banque JPMorgan Chase selon des informations rapportées par plusieurs agences de presse.

	De plus, selon certaines informations, les pertes de courtage, qui étaient de 2 milliards de dollars auraient augmenté d’un milliard, passant ainsi à 3 milliards. Le dépôt de plainte par des actionnaires de JP-Morgan porte sur les prises de risques excessifs par la banque, selon l’accusation. Les autorités américaines avaient annoncé, mercredi dernier, avoir ouvert une enquête sur les pertes de courtage dévoilées par la  banque JP-Morgan, une enquête confiée au Bureau fédéral des investigations (FBI). Bien avant le début de cette enquête, l’autorité américaine des marchés, la Securities and Exchange Commission (SEC) avait commencé sa propre enquête. Selon les premiers éléments d’information dévoilées mercredi dernier, la JP-Morgan avait fait état de pertes de courtage de 2 milliards de dollars.

	Le 10 mai passé que la banque JP-Morgan avait annoncé qu’elle pourrait probablement enregistrer de lourdes pertes de courtage au deuxième trimestre. C’est lors d’une conférence que son premier responsable, Jamie Dimon, avait parlé de pertes qui seraient liées à des contentieux d’environ 200 millions de dollars et des pertes de courtage de plus de 2 milliards de dollars. De plus,le responsable de la banque avait estimé que le risque allait perdurer pendant plusieurs trimestres. Il a reconnu des erreurs, un manque de rigueur et de mauvais jugements.

	Jeudi, le Financial Times a rapporté que «la division de JP-Morgan Chase concernée par la perte de trading de 2 milliards de dollars révélée la semaine dernière par la banque a pris des positions de plus de 100 milliards de dollars dans des titres adossés à des actifs et des produits structurés», ajoutant que «le portefeuille de cette division comprend des obligations complexes et risquées au centre de la crise financière en 2008».

	Pourtant, JP-Morgan est considérée comme une banque qui a su gérer ses affaires durant la crise financière de 2008 et, avec le temps, est devenue la première banque en termes d’actifs. Avec cette «erreur» de JP-Morgan, le débat sur le contrôle de Wall Street a été relancé par le président américain en personne. Selon un analyste, ce nouvel épisode «est encore un autre exemple du fait que les énormes paris spéculatifs faits avec l’argent des actionnaires semble un problème comportemental génétique pour les traders des grandes banques, qui se prennent pour les maîtres de l’univers». Les partisans d’un plus grand contrôle de Wall Street et de la réforme des règles actuelles estiment que «l’argument selon lequel les institutions financières n’ont pas besoin de nouvelles règles pour éviter des actions irresponsables comme celles qui ont mené à la crise 2008 est aujourd’hui plus difficile à croire».

	Jusqu’à présent, les banques ont pu obtenir le report de l’application d’une disposition de la loi Dodd-Frank qui prévoit d’interdire aux banques de faire du courtage en propre et aussi de limiter drastiquement leurs activités dans les produits. Cette affaire relance le débat et pose le problème de la transparence dans les opérations financières, surtout en direction des actionnaires des établissements financiers.</description>
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           <title>Sonelgaz : modernisation du réseau électrique</title>
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           <category>Economie</category>
           <pubDate>Sat, 19 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	La Société nationale de l’électricité et du gaz (Sonelgaz), devrait très prochainement déployer un système de collecte de données dans l’objectif de mieux gérer la consommation sur le réseau électrique. 
	Un contrat a ainsi été signé en fin de semaine entre l’Entreprise nationale des appareils de mesure et de contrôle (ENAMC), filiale de  Sonelgaz, et la compagnie américaine Itron. Les deux entreprises devront, durant les 18 prochains mois, déployer un système développé de collecte de données à grande échelle afin de supporter la modernisation du réseau électrique et permettre aux clients commerciaux et industriels de mieux gérer leur consommation.

	L’accord prévoit ainsi l’utilisation des compteurs intelligents, Itron, dans les 58 centres de distribution de Sonelgaz. Itron fournira également les modems associés et chaque centre sera équipé de système de collecte de données d’Itron et les serveurs informatiques nécessaires pour gérer le système. L’accord permettra aussi à l’ENAMC de produire localement des dizaines de milliers de compteurs.                        </description>
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           <title>Blé : l’Algérie accélère ses importations</title>
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           <category>Economie</category>
           <pubDate>Sat, 19 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	L’Algérie a accéléré, la semaine dernière, ses importations de blé. 
	Selon l’agence d’information financière Bloomberg, les exportations de céréales à partir de Rouen, le plus grand port français d’expédition de céréales de toute l’Europe, ont plus que doublé en une semaine. Les exportations de céréales vers l’Algérie ont, quant à elles, fait un bond significatif avec des livraisons de blé tendre, qui ont triplé en volume. Les cargaisons représentant les exportations globales à partir du port de Rouen ont atteint un volume de 128 998 tonnes métriques entre le 10 et le 16 mai, contre 59 852 tonnes une semaine plus tôt. La cargaison comprenait 123 401 tonnes de blé tendre contre 55 452 tonnes la semaine précédente. L’Algérie a été le plus grand acheteur de blé tendre, avec des livraisons à hauteur de 75 684 tonnes contre 25 502 tonnes la semaine précédente. La France est le premier fournisseur de l’Algérie, avec une part de marché de 82% pour le blé tendre et de 59% pour le blé dur.   </description>
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           <title>Facebook : une entrée en Bourse à 104 milliards de dollars</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Sat, 19 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	Le réseau social sur internet facebook a annoncé la mise sur le marché de plus de 421 millions d’actions au prix de 38 dollars chacune, ce qui lui donne une valorisation maximale de 104 milliards de dollars.  
	Les titres facebook doivent commencer à s’échanger sur le marché   électronique Nasdaq sous le sigle FB. Il s’agit de la plus grosse   entrée en Bourse pour une valeur internet, et de la deuxième plus grosse pour une entreprise américaine tous secteurs confondus. L’entreprise cède 180 millions d’actions pour son propre compte, ce qui lui permet de   récolter 6,84 milliards de dollars. Le solde, soit 57% de l’offre, est cédé par des actionnaires existants, pour une opération totale de quelque 16,02 milliards de dollars.  
	Le PDG de facebook, Mark Zuckerberg, entend ne vendre que les actions qui lui permettront de solder sa facture fiscale, soit pour 1,15 milliard de dollars d’actions, tout en conservant le reste de sa participation de 18,4%.  

	Certains analystes avaient spéculé que vu l’énorme engouement des investisseurs pour cette opération ultramédiatisée, facebook et ses banquiers,   au premier rang desquels Morgan Stanley, auraient pu fixer un prix supérieur à la fourchette de prix annoncée. Selon des informations du Wall Street Journal, les dirigeants de facebook auraient tenté, en vain, d’obtenir un prix plus élevé. De nombreux analystes ont mis en garde contre tout emballement pour  facebook, dont la croissance du chiffre d’affaires est en décélération alors qu’il est en phase d’investissements intenses et peine à monétiser la   migration du trafic internet sur les appareils portables.   Cette entrée en Bourse arrive au second rang de l’histoire des Etats-Unis  derrière Visa mais devant General Motors, selon le cabinet Renaissance Capital. En cas de fort intérêt des investisseurs, jusqu’à  63,18 millions de titres  supplémentaires pourraient être mis en vente.               </description>
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           <title>Saidal peut servir de référence pour les prix</title>
           <author>Melissa Roumadi</author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Thu, 17 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Thu, 17 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	L’assainissement du marché national du médicament est au devant de l’actualité à l’annonce de nombreux cas de fraude et de surfacturations au sein des entreprises pharmaceutiques. 
	Le président-directeur général du groupe pharmaceutique public Saidal n’a pas échappé aux commentaires à propos des pratiques peu orthodoxes qui minent le marché. Boumediène Derkaoui a ainsi estimé, lors de son passage, hier, à la Radio nationale, que l’entreprise qu’il dirige peut apporter une contribution des plus importantes dans l’assainissement du marché en permettant aux autorités du secteur de limiter l’impact des surfacturations à l’importation de médicaments ou de principes actifs aussi bien sur le patient algérien que sur les caisses de Sécurité sociale.

	Le fait est que le groupe pharmaceutique public dispose de services de fourniture et d’achat lui permettant d’acquérir des principes actifs au meilleur rapport qualité/prix. Une fonction qui peut servir aux autorités afin d’avoir, à travers Saidal, une idée globale du marché et de disposer d’une référence pour détecter les fraudes. Il a ajouté d’ailleurs que les prix de Saidal sont homologués par les autorités et par les caisses de Sécurité sociale dans la mesure où ses tarifs sont souvent pris en considération pour établir les références pour les remboursements par la CNAS.

	Le PDG de Saidal considère aussi que le groupe devra à l’avenir jouer un rôle de premier plan sur le marché en augmentant sa part de production de médicaments génériques susceptibles de se substituer aux importations. Un plan de développement à l’horizon 2014 a été ainsi validé par les organes sociaux de l’entreprise, qui prévoit l’investissement de plus de 16 milliards de dinars. L’objectif est de porter les parts de marché de  Saidal de 6% à 25% en valeur et de 20% à 50% en volume.

	Pour cela, la direction du groupe devra consentir un investissement moyen de 1,5 à 2 milliards de dinars pour la réalisation de chaque nouvelle unité de production. Pour l’heure, les études pour la réalisation et l’extension de trois unités ont été finalisées et les appels d’offres pour la réalisation sont d’ores et déjà lancés ; 9 entreprises ont d’ailleurs retiré les cahiers des charges, selon les propos de M. Derkaoui qui a précisé que le lancement effectif des projets devrait intervenir dans les 3 mois.
	Les projets en cours concernent une unité à Constantine pour la production de médicaments sous forme liquide ; une seconde à Cherchell pour la production de 25 millions d’unités sous forme solide et une troisième à Alger pour la production de 70 millions d’unités sous forme solide.

	Il a également évoqué le projet de réalisation d’une unité à Annaba, dont les études n’ont pas encore été finalisées.
	Saidal mise également, pour son développement, sur le partenariat. Le patron du groupe pharmaceutique rappelle, dans ce sens, l’augmentation des parts Saidal à hauteur de 40% dans une joint-venture pour la production de produits injectables. Le partenariat avec le danois Novo Nordisk pour la production d’insuline a également été largement évoqué par M. Derkaoui, qui considère qu’à terme, cet accord signé le 25 avril dernier après 18 mois de négociation, permettra à Saidal de contribuer à la réduction de 50% des importations d’insuline, aujourd’hui estimées à 120 millions d’euros par an.

	Il a également annoncé la création prochaine d’une joint-venture avec les Koweïtiens pour la réalisation d’une unité spécialisée dans les médicaments oncologiques.
	M. Derkaoui précise que cette unité devrait être opérationnelle dans les 36 mois suivant la signature de l’accord. A terme, l’objectif global du groupe Saidal est de doubler sa capacité de production de médicaments pour la porter de 130 millions à 250 millions d’unités, et de multiplier le chiffre d’affaires du groupe par quatre. Notons à ce propos que les revenus de Saidal sont passés de 110 millions d’euros en 2010 à 121 millions d’euros en 2011. La direction du groupe table sur une prévision de 130 millions d’euros en 2012.
	 </description>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/saidal-peut-servir-de-reference-pour-les-prix-17-05-2012-171038_111.php</link>
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        <item>
           <title>«Nos produits sont de moins en moins contrefaits»</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Thu, 17 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Thu, 17 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Schneider Electric Algérie et son partenaire CDMI Sécurité (Centre de distribution de matériels informatiques) ont pris part, la semaine dernière, à la 15e édition du Salon international Batimatec d’Alger où leurs solutions complètes de vidéosurveillance et d’automatisme du bâtiment ont été présentées aux entreprises intéressées. Dans cet entretien, Christophe Begat, PDG de Schneider Electric Algérie, revient sur cette nouvelle activité qui a donné un coup d’accélérateur à la croissance et au développement de l’entreprise. 
	- Pourquoi avoir choisi de passer par un partenaire pour le lancement de cette nouvelle gamme d’appareillage ?

	Pour toutes les œuvres de vidéosurveillance et de contrôle d’accès et d’alimentation sécurisée, ce sont des offres nouvelles qu’on a lancées depuis un an sur le marché algérien. Comme toutes nos offres, elles sont lancées à travers un réseau de partenaires. On a choisi la société CDMI Sécurité avec laquelle on travaille depuis plus d’un an. Nous nous sommes rendu compte que la société possède un très grand savoir-faire dans ce domaine avec des ingénieurs hautement compétents. Il faut savoir aussi qu’il s’agit d’un domaine spécialisé, technologique avec des clients qui ont des besoins non pas en termes de produits, mais en termes de solutions.
	Aujourd’hui, nous avons avec cette société beaucoup de succès commerciaux, beaucoup de références à notre actif et de beaux projets locaux, étatiques, mais aussi internationaux. Ce sont des offres qui sont complémentaires dans le métier de la sécurité et dans celui du bâtiment, puisque nous parlons de Building Management System (BMS) qui est une notion intéressante en Algérie, en ce sens que nous n’avions pas ce système jusqu’ici.

	
	- Comment évaluez-vous la demande sur ce type d’appareillage ?

	La vidéosurveillance est quand même un marché ancien en Algérie, d’autant qu’il y a beaucoup d’entreprises qui ont besoin de sécuriser l’accès à leurs sites industriels. L’avantage aujourd’hui est que les produits ont évolué et de nouvelles technologies arrivent sur le marché, notamment avec des systèmes qui permettent de gérer à distance des images à partir d’un seul endroit. Quant au BMS, c’est un système qui vient avec les nouveaux projets qui sont lancés en Algérie, dont les tours professionnelles, les hôtels et autres infrastructures nécessitant des contrôles d’accès et de vidéosurveillance.

	
	- C’est sur cela qu’on apporte des solutions complètes qui permettent aux clients d’avoir un contrôle sécurisé de leurs buildings.
	Schneider Electric n’a jamais cessé de crier au danger de la contrefaçon. Quel constat faites-vous aujourd’hui ?

	Nous avons constaté, ces derniers temps, que le phénomène a perdu de son ampleur. Nous avons aussi le témoignage des gens qui sont sur le marché et qui font le même constat. Il y a quelques années, nous avions des gammes de produits qui étaient très copiés par des contrefacteurs. Nous nous sommes alors mis d’accord avec la direction des Douanes, avec laquelle nous avons signé une convention, pour former et aider les agents des Douanes à reconnaître les vrais équipements Schneider des faux. Très rapidement, les agents ont commencé à intercepter du matériel électrique contrefait.
	En plus, la loi de finances complémentaire de 2009 a permis aussi de ralentir ce phénomène, parce que l’obligation d’ouvrir une lettre de crédit documentaire pour les importateurs a fait que les gens qui travaillent dans la contrefaçon sont de petites sociétés qui se sont retrouvées bloquées par cette mesure.

	
	- On peut dire donc, qu’en deux ans, le phénomène de la contrefaçon dans les équipements électriques a beaucoup diminué.
	Il y a eu aussi un travail de sensibilisation qui a été fait en direction des consommateurs…

	Absolument. Un produit de sécurité, comme un disjoncteur, s’il ne remplit pas sa fonction, va mettre en danger toute une installation et les personnes qui y sont derrière. C’est la raison pour laquelle nous faisons beaucoup de sensibilisation à la fois auprès des professionnels mais aussi auprès du grand public sur les risques de ne pas faire attention d’avoir des vrais équipements électriques.  
	Qu’en est-il de l’Institut Schneider Formation ? Pensez-vous avoir atteint les objectifs dans ce domaine ?
	Cela fait plus d’un an maintenant que nous avons l’agrément de notre centre de formation professionnelle. En 2011, nous avons accueilli près de 1000 personnes qui sont venues se former sur les équipements de Schneider Electric mais également pour des formations plus institutionnelles, comme l’habilitation électrique pour les gens qui sont amenés à travailler dans un environnement d’installations électriques.

	
	- Peut-on connaître votre chiffre d’affaires pour 2011 ?

	Le chiffre d’affaires fait partie des informations que nous considérons comme confidentielles. Mais je peux dire quand même qu’on a fait une évolution de 25% entre 2010 et 2011. L’avantage aussi c’est de pouvoir travailler sur de nouveaux secteurs d’activité qui nous permettent d’accélérer la croissance, comme ceux qu’on cible aujourd’hui avec des sociétés comme CDMI.
	
	 </description>
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           <title>Amar Bouabada, PDG de CDMI Sécurité : «Le savoir-faire Schneider nous est transmis par la formation»</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Thu, 17 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Thu, 17 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	«C’est grâce à Schneider que nous sommes en mesure d’offrir, aujourd’hui, cette solution complète et intégrée de contrôle en vidéosurveillance. 
	Schneider nous assure la disponibilité du produit au niveau national, mais aussi son savoir-faire à travers les formations, le soutien et les supports techniques. Il y a également un énorme avantage en termes de coût, puisque les prix que nous pratiquons sont très compétitifs. La présence des ingénieurs de Schneider nous conforte également dans notre travail.

	C’est ainsi d’ailleurs que nous avons pu réaliser pour le compte d’OTA un projet de contrôle de 254 agences en temps réel au niveau national, et ce, à partir d’une seule régie basée à Dar El Beïda. Divers projets ont été également réalisés avec Sonatrach, le laboratoire pharmaceutique MSD et plusieurs autres sont inscrits pour un proche avenir.»
	 </description>
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        <item>
           <title>6ème édition du Forum International de la finance les 29 et 30 mai 2012</title>
           <author>Mina Adel </author>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Wed, 16 May 2012 14:25:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Wed, 16 May 2012 14:29:06 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	L’Association du Forum International de la Finance (Suisse) organise la 6ème édition du Forum les 29 et 30 mai 2012 à l’hôtel Aurassi, à Alger. 
	Dans un communiqué qu’elle a rendu public, cette association souligne l’importance d’un tel évènement d’autant plus qu’il «intervient dans un contexte économique très riche en événements: crise financière, suivi d’un ralentissement économique complétée dernièrement par une crise des dettes souveraines des pays industrialisés »
	
	« L’Algérie, précise le document, comme tous les autres pays n’échappe pas aux effets induits par ces crises. Dans la poursuite de son ambitieux programme d’investissement, l’objectif premier est une utilisation rationnelle et efficiente de ses outils et moyens financiers disponibles. Cela en vue d’assurer une dynamique permanente et soutenue du processus de développement engagé ces dernières années ».
	
	Le forum abordera entre autres thématiques : les moyens de renforcement des systèmes financiers en période de crise,  la stratégie de gestion des programmes de développement en période de crise internationale, et la stratégie pour les investissements directs nationaux ou étrangers. Ces sujets seront traités dans le cadre de rencontres et d’échanges entre décideurs, opérateurs et experts financiers internationaux.
	
	Aussi, la Banque et le secteur des Assurances seront au cœur des analyses et des travaux d’ateliers à travers l’examen de différentes thématiques, comme par exemple la gestion moderne des banques et des assurances, l’audit et le contrôle interne et externe, le management des risques et les systèmes d’information.
	 </description>
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           <title>Djezzy : un chiffre d’affaires en hausse</title>
           <author>Hocine Lamriben </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Wed, 16 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Wed, 16 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Le groupe égyptien Orascom Telecom Holding (OTH) vient de rendre publics ses résultats financiers pour le premier trimestre 2012. 
	Orascom Telecom, qui active en Algérie sous la marque commerciale Djezzy, affiche des résultats probants en dépit d’un climat des plus défavorables. La filiale algérienne a réalisé un chiffre d’affaires de 457,08 millions de dollars durant les trois premiers mois de l’année 2012 contre 438,58 millions durant la même période de 2011, soit une hausse de 4,2%, selon le rapport financier du groupe publié avant-hier sur son site internet. L’Ebitda (résultat brut d’exploitation avant impôts, taxes et dotations d’amortissement) s’élevait à 273,75 millions de dollars contre 260,64 millions durant la même période de 2011. La marge d’Ebitda demeure élevée avec 59,9% contre 59,4% durant le premier trimestre 2011. Les investissements de Djezzy atteignaient 10 millions de dollars contre 4 millions durant le premier trimestre de 2011, soit une forte augmentation de 150%. L’ARPU (revenu mensuel moyen par abonné) a enregistré une baisse de 6,4%, atteignant 8,8 dollars contre 9,4 dollars durant la même période de 2011.

	Le groupe égyptien a imputé, entre autres, cette faiblesse du niveau des investissements aux mesures décidées par la Banque d’Algérie, dont l’interdiction de procéder aux opérations de commerce extérieur depuis le 2e trimestre 2010. Ces mesures «continuent à exercer une pression importante sur le réseau, notamment en termes de qualité, de capacité et d’expansion. Elles portent également préjudice aux accords internationaux d’itinérance et compromet la possibilité de lancer de nouveaux produits qui, en définitive, nécessitent de nouvelles plateformes technologiques», a dénoncé OTH, détenu à hauteur de 51% par le groupe russo-norvégien Vimpelcom.
	Nonobstant ces restrictions, le nombre d’abonnés du premier opérateur de téléphonie mobile en Algérie a enregistré une croissance de 14,1%, passant de 15,5 millions à 17,69 millions au premier trimestre 2012. Mais la part de marché enregistre une baisse de 1,1% à 57% contre 58,1% au premier trimestre 2011.

	La publication de ces résultats intervient quelques jours seulement après le report au 27 mai du procès en appel de l’affaire de l’opérateur de téléphonie mobile accusé d’avoir commis, de 2007 à 2009, des infractions d’une valeur estimée à 189 millions dollars lors du transfert de capitaux vers l’étranger. Le tribunal de première instance de Sidi M’hamed avait condamné, en mars dernier, OTA, personne morale, à une amende de 93 milliards de dinars et Tamer El Mahdi, DG d’OTA, à 2 années de prison ferme et 6 milliards de dinars d’amende. Aussi, le tribunal administratif d’Alger a rejeté quatre actions intentées par OTA visant l’annulation des redressements fiscaux évalués à plus de 44 milliards de dinars.

	Outre les démêlés judiciaires de la filiale algérienne, son avenir reste incertain. Le gouvernement algérien entend acquérir une participation majoritaire, soit 51%, sous réserve d’un prix acceptable comme l’avait exigé le groupe russe Vimpelcom. Depuis de longs mois, la question de l’évaluation reste le principal point de désaccord. Aucun montant officiel n’a encore été fixé.</description>
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	Malgré ses démêlés judiciaires, Djezzy jouit d’une excellente santé financière.
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        </item>
        <item>
           <title>Surfacturation des médicaments importés : douze nouveaux contentieux engagés</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Wed, 16 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Wed, 16 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Regue Benamar, directeur du contrôle a posteriori des Douanes, reconnaît que le contrôle des importations de médicaments a été longtemps «négligé» par les institutions de l’Etat. 
	L’affaire de la surfacturation ne semble pas avoir révélé tous ses secrets. Hier, Regue Benamar, directeur du contrôle a posteriori des Douanes, a annoncé de nouveaux contentieux à l’encontre d’autres laboratoires étrangers.
	En tout, douze nouvelles affaires vont s’ajouter à celle dans laquelle le laboratoire français Sanofi Aventis a été condamné. Ainsi, cette affaire de majoration de la valeur des médicaments importés risque de connaître de nouveaux rebondissements dans les prochains jours avec l’établissement, par les Douanes algériennes, de ces 12 nouveaux contentieux. «En plus de Sanofi Aventis, d’autres laboratoires et importateurs ont été épinglés dans des affaires de surfacturation de médicaments. Vous finirez par les connaître», s’est contenté de dire Regue Benamar, pour ne pas entraver le secret de l’instruction.

	Début mai, la justice algérienne avait prononcé une amende de 20 millions d’euros à l’encontre de Sanofi Aventis Algérie pour surfacturation de médicaments et une peine d’un an de prison avec sursis à l’encontre de son directeur général, suite à deux contentieux engagés en 2011 par les Douanes algériennes. «Nous sommes au niveau de la préparation des contentieux qui seront engagés à l’encontre de ces importateurs, je ne peux pas avancer les noms puisque nous sommes en pleine enquête», ajoute le responsable de cette structure qui a enclenché, en 2011, les premières enquêtes sur ces fraudes commerciales. «Nécessairement, il y aura d’autres poursuites judiciaires qui seront engagées à l’encontre de ces importateurs de médicaments, pourquoi le cacher !»,  a-t-il tout de même souligné.

	Au total, une douzaine de contentieux ont été engagés à l’encontre de ces laboratoires et seront portés prochainement en justice, alors que d’autres affaires de majoration sont encore au stade de l’enquête, révèle le responsable de la lutte contre la fraude à la direction générale des Douanes. «Nous allons passer au peigne fin tous ces dossiers», a-t-il affirmé, en reconnaissant que «le contrôle sur l’importation de médicaments a été longtemps négligé par les institutions de l’Etat». Ce responsable des Douanes n’a pas écarté que le groupe français Sanofi Aventis soit à nouveau épinglé dans d’autres affaires de surfacturation. «Il se pourrait qu’il y ait d’autres contentieux qui seront relevés à l’encontre de cette entreprise (Sanofi Aventis) car il s’agit d’un contrôle a posteriori de l’ensemble des opérations d’importation de médicaments effectuées par ce laboratoire», a-t-il conclu.  </description>
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	Une majoration excessive des médicaments importés.
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        </item>
        <item>
           <title>Le nombre de commerçants a quasiment doublé</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/le-nombre-de-commercants-a-quasiment-double-15-05-2012-170714_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Tue, 15 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Tue, 15 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Le nombre des commerçants inscrits au registre du commerce a quasiment doublé ces dix dernières années, selon les données du Centre  national du registre du commerce (CNRC). 
	Ils sont ainsi passé de 784 940 en 2002 à 1 541 370 en 2011, entre personnes physiques et  entreprises. Selon les chiffres du CNRC, cités par l’APS, les opérateurs économiques ayant un registre  du commerce ont augmenté, passant de 873 375 inscrits en 2003 à 1 123 415 en 2006. A fin 2011, le nombre des commerçants a atteint 1 516 642 contre 1 482 595  opérateurs inscrits au registre du commerce en 2010 et 1 209 277 en 2008. Si les immatriculations des opérateurs constitués en personnes physiques ont enregistré, sur la période 2002-2011, une progression constante, les nouvelles inscriptions de personnes morales ont connu une hausse  «irrégulière» d’une année à une autre, a-t-on précisé.              </description>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/le-nombre-de-commercants-a-quasiment-double-15-05-2012-170714_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Algérie : Le nombre de commerçants a doublé en dix ans</title>
           <author>El Watan avec APS </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/algerie-le-nombre-de-commercants-a-double-en-dix-ans-14-05-2012-170607_111.php</guid>
           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 14 May 2012 12:10:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 14 May 2012 12:37:42 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Le nombre de commerçants inscrits au registre du commerce en Algérie  est passé   de 784.940 en 2002 à 1.541.370 opérateurs en 2011. 
	Selon les données du Centre  national du registre du commerce (Cnrc)  les opérateurs économiques ayant un registre  du commerce étaient constamment en hausse d’une année à une autre passant de  873.375 inscrits en 2003 à 1.123.415 opérateurs en 2006.
	
	 La progression du nombre des opérateurs économiques, personnes physiques  et morales (entreprises) entre 2002 et 2011, est expliqué par l’évolution constante  des immatriculations ou nouvelles inscriptions au registre du commerce durant  cette décennie, a précisé le CNRC cité par APS.
	
	Cette progression est due, selon la même source, aux « facilitations  fournies aux jeunes, dans le cadre de l’Agence nationale de soutien à l’emploi  de jeunes (Ansej) et de la Caisse nationale d’assurances chômage (Cnac) à partir  du début de 2011 ».
	
	D’autre part, les Français arrivent en tête des opérateurs économiques  étrangers à avoir un registre  de commerce (1.380 opérateurs), suivis des Syriens (1.226) et des Tunisiens  (1.015). Le nombre des opérateurs chinois inscrits au registre du commerce s’est  élevé à 747 opérateurs à fin mars. Le nombre des commerçants étrangers en Algérie s’est élevé  à fin mars à 8.804 opérateurs représentant 81 nationalités différentes.
	
	Le bilan du Cnrc précise que 50.700 sociétés ont procédé au dépôt  de leurs comptes sociaux pour l’exercice de 2010 au niveau du Centre, soit un  taux de 58,3% comparativement au nombre total des entreprises concernées par cette mesure obligatoire
	 </description>
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        </item>
        <item>
           <title>Hollande va-t-il améliorer les relations algéro-françaiseS ?</title>
           <author>Safia Berkouk </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 14 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 14 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
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	Fraîchement élu dans un pays en pleine crise, le nouveau président François Hollande devra, selon les observateurs, prioritairement s’atteler à redresser la situation sur le plan interne avant de plancher sur d’autres dossiers, notamment ceux relevant de la politique étrangère, parmi lesquels les relations tendues avec l’Algérie. 
	Accueillie favorablement par l’Algérie, l’élection de M. Hollande est considérée comme porteuse d’espoir, à même d’apaiser des relations empoisonnées par le lourd passif colonial tout au long du mandat de Nicolas Sarkozy.
	Arslane Chikhaoui, spécialiste des questions internationales et membre du conseil d’expert du forum de Davos, tempère cependant la réaction algérienne. «Quel que soit le président élu en France, de gauche ou de droite, l’Algérie a toujours travaillé de façon à avoir avec ce pays des relations d’Etat à Etat au-delà des personnalités qui sont élues», déclare-t-il.

	Pendant le quinquennat de Sarkozy, où les questions de colonisation et de repentance ont souvent été mises sur le tapis, les relations entre les deux pays «étaient gelées», fait remarquer M. Chikhaoui, et d’ajouter : «Elles ont commencé à être dégelées depuis deux ans, mais cela ne veut pas dire que c’est lié uniquement à la personnalité de Sarkozy, mais aussi à la démarche d’une équipe gouvernementale, car les relations bilatérales reposent sur un tout, sur un passif et sur un actif». Partant de là, il estime que «François Hollande va un peu changer la donne sur le plan des relations bilatérales».

	Sur le plan économique, en revanche, peu d’observateurs s’attendent à un changement significatif. Du temps du président Sarkozy, son représentant Jean Pierre Raffarin avait effectué plusieurs visites à Alger au cours desquelles un certain nombre de dossiers d’investissements avaient été abordés et certains ont «bien avancé», selon les termes employés par les officiels des deux pays. Avancé, mais pas équitablement, semble-t-il. En effet, selon l’ancien diplomate Abdelaziz Rahabi, qui s’est exprimé dans la presse nationale, «l’Algérie n’a rien obtenu de la France, en revanche Sarkozy a réussi à garantir pour son pays un contrat d’approvisionnement en gaz à long terme, des investissements stratégiques pour Total et conforté la position des concessionnaires automobiles de son pays» sur le marché algérien. Qu’en sera-t-il du président Hollande ?

	
	Intérêt et réalité du marché

	
	La politique extérieur d’un pays comme la France est pour beaucoup conditionnée par deux éléments : «Le commerce et la sécurité», dixit l’ancien diplomate. Et sur le plan des relations économiques, celles-ci «ont comme soubassement les relations politiques», souligne M.  Chikhaoui pour qui «il est indéniable que rien ne peut se faire si la base de contentieux, de passif ou d’actif politique, n’est pas réglée». Or, «dans son style de gouvernance, Sarkozy a beaucoup privilégié l’économique sur le politique. Dans le style de gouvernance de Hollande, par tradition, la gauche a tendance à mettre en avant plutôt le politique que l’économique». Mais sur ce dernier plan, «le terrain a été déblayé par l’équipe Sarkozy».

	Conséquences, l’économiste Bachir Messaitfa pense que sur le plan des relations économiques et commerciales, la situation «ne risque pas de connaître un grand changement à court terme, notamment en ce qui concerne les dossiers en suspens (Renault)». De son point de vue et de par le monde, les relations économiques et commerciales entre les pays «sont peu influencées par l’aspect idéologique, c’est-à-dire par l’orientation du parti au pouvoir. Elles sont davantage liées aux intérêts d’un côté, et aux réalités des marchés, d’un autre».

	En ce qui concerne l’Algérie et la France, «la proximité de la gauche française peut donner à l’Algérie la possibilité de négocier dans le cadre du projet de François Hollande», indique l’économiste qui envisage même un scénario dans lequel la France minée par le déficit budgétaire pourrait «profiter de la proximité entre la gauche et le FLN pour demander des financements à long terme à l’Algérie» dans le cadre de ce qu’elle revendique comme «système monétaire multilatéral».

	Sur le moyen terme, M. Messaitfa s’attend à ce que le nouveau gouvernement socialiste mette sur la table un nouveau projet régional qui consacrerait les relations économiques et commerciales entre la France et les pays francophones, notamment l’Algérie.</description>
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           <title>«France-Algérie : deux piliers d’un pont économique entre l’Europe et l’Afrique»</title>
           <author>Safia Berkouk </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 14 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 14 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description> 
	- Quel changement en matière de coopération économique peut espérer l’Algérie avec l’arrivée de Hollande au pouvoir en France ?

	Avec l’alternance en France et le cinquantenaire en Algérie, on rentre dans un nouveau cycle de développement de relations stratégiques et économiques entre la France (porte de l’Europe) et l’Algérie (porte de l’Afrique-Moyen-Orient) et pilier incontournable du Maghreb.
	L’époque ancienne de développement économique entre l’Algérie et la France a été jusqu’à présent largement sous-exploitée. Pourtant, il existe des facteurs susceptibles de favoriser ce développement dont les principaux traits sont d’abord la complémentarité entre les deux pays. La France a besoin de l’Algérie et vice versa et cela est valable dans plusieurs domaines, notamment l’énergie, l’agriculture ou encore les TIC. Il y a d’ailleurs des milliers de PME qui souhaitent travailler ensemble de part et d’autre de la Méditerranée. Ensuite, il y a de véritable progrès dans la coopération universitaire entre les écoles et les universités des deux pays.

	En Algérie, il y a une véritable prise de conscience qui voudrait que l’entreprise se rapproche de l’université, alors qu’en France, c’est déjà le cas depuis longtemps. La coopération universitaire est un facteur important de développement économique grâce notamment à la R&amp;D et au  transfert de technologie et de savoir-faire. Enfin, le troisième facteur réside dans le potentiel de cadres existant de part et d’autre. Il y en a 2 millions en Algérie et à peu près entre 300 000 et 400 000 cadres et entrepreneurs algériens ou d’origine algérienne en France et en Europe.  Nous pensons que le partenariat entre des cadres algériens de l’intérieur et ceux de l’extérieur est un facteur important de développement économique durable et efficace, car ils pourraient participer à l’accompagnement d’entreprises algériennes dans leur développement en local ou bien l’accompagnement de multinationales qui voudraient participer à de véritables projets industriels en Algérie ou par le biais de sociétés mixtes. Il y a par ailleurs plus de 2000 cadres supérieurs en Europe d’origine algérienne qui voudraient accompagner des entreprises publiques ou privées algériennes dans leur processus d’internationalisation. C’est un puissant levier pour accélérer une internationalisation efficiente de l’économie algérienne. Grâce à ses atouts, notamment les territoires des Hauts-Plateaux et du Sahara et son capital humain, l’Algérie pourra à terme exporter toutes sortes de produits et services dans toute la région euro-méditerranéenne... Prenons un seul exemple, l’Algérie grâce à ses ressources naturelles (potentiel de terres cultivables, l’eau et le soleil) pourra à terme fournir toute l’Europe en produits bios sur un marché de plus de 300 millions de consommateurs ! La nouvelle gouvernance en France a pris conscience de tous ces enjeux.

	
	
	- Comment pourrait se concrétiser cette prise de conscience ?

	En pratique, on sait déjà que François Hollande entretient une excellente relation avec l’Algérie qu’il connaît bien. Il a pris des engagements dans le sens d’un renforcement des liens économiques puisqu’il a déclaré qu’il donnera un nouveau souffle aux relations entre les deux pays. De plus, dans son équipe, il compte beaucoup de responsables d’origine algérienne, ce qui constitue un bon signal.

	
	
	- La France fait face à une forte concurrence sur le marché algérien et semble y perdre du terrain. Que devra faire la nouvelle équipe dirigeante pour se repositionner ?

	En Algérie, le potentiel de développement est tellement élevé qu’il  y’a de la place pour tout le monde. Le plus important pour l’Algérie c’est qu’il y a une prise de conscience sur la nécessité de développer une nouvelle économie hors hydrocarbure tout en comptant sur les ressources financières issues du secteur des hydrocarbures. A partir de là, elle est en droit de développer des relations économiques avec tous les pays qu’elle souhaite, la Chine, les Etats-Unis, l’Amérique latine, l’Asie, etc., en font partie. Mais avec la France, on est sur une autre dimension de par l’histoire et la quadruple proximité (géographique, culturelle, linguistique et humaine).
	Cela permettra à l’Algérie de développer ses relations économiques avec toute l’Europe via la France. De plus, elle bénéficie du soutien de plus de 3 millions de Franco-Algériens qui pourraient participer à ce rapprochement. Par ailleurs, les relations entre la France et l’Algérie sont basées sur un intérêt mutuel. La France constitue pour l’Algérie une porte d’entrée sur le marché européen, alors que pour la France, l’Algérie est  véritablement une plateforme pour atteindre les marchés de l’Afrique et du Moyen-Orient, ce qui représente un atout considérable. En somme, la France et l’Algérie sont les deux piliers d’un pont économique entre l’Europe et l’Afrique.</description>
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           <title>Du «lobbying» au profit des entreprises françaises !</title>
           <author>Safia Berkouk </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 14 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	Même si l’Algérie fournit du pétrole et du gaz à la France, les relations commerciales entre les deux pays sont à l’avantage de ce dernier qui a bénéficié en 2011 d’un excédent commercial de 1,3 milliard d’euros, dans ses échanges commerciaux avec l’Algérie, selon les statistiques des Douanes françaises. 
	La France a exporté pour 5,7 milliards d’euros de produits vers l’Algérie et en a importé pour 4,4 milliards, principalement des hydrocarbures et des produits dérivés.
	En visite à Alger, l’année dernière, le secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, Pierre Lellouche, avait déclaré : «Nous avons beaucoup de choses à faire pour mettre nos relations au niveau de ce qu’elles devraient être». Et pour cause, selon le journal français La Tribune, l’ambassade de France en Algérie a recensé 350 entreprises françaises implantées contre 1250 en Tunisie et plus de 500 au Maroc.
	Dans les relations économiques bilatérales, «l’Algérie est débitrice», résume Arslane Chikhaoui, membre du conseil d’expert du forum de Davos. Le fait est que «la France est le premier fournisseur de l’Algérie» et seulement «son quatrième client».

	Avec l’arrivée de François Hollande, il y aura quelles perspectives pour le futur des relations économiques bilatérales. M. Chikhaoui estime que beaucoup de travail a été déjà été accompli par l’ancien président, «car pendant une période difficile de gel des relations, il y a eu des avancées sur plusieurs dossiers économiques et le règlement d’un certain nombre d’entre eux».
	En visite à Alger en mars 2011, l’émissaire de Nicolas Sarkozy, Jean-Pierre Raffarin, avait fait savoir qu’il travaillait avec Alger pour faire aboutir «12 chantiers prioritaires pour l’économie algérienne et les entreprises françaises» et que des avancées avaient été réalisées sur les dossiers Total, Alsthom, Sanofi, Bretagne International.

	Les nouveaux gouvernants français vont donc «devoir continuer sur la même lancée» et de ce point de vue, «il ne va pas y avoir «de grandes différences» dans la démarche de Hollande par rapport à Sarkozy, explique M. Chikhaoui  La France sur le plan économique «a besoin de l’Algérie et de la région», souligne notre interlocuteur, et il se trouve que le nouveau président se trouve dans une position où il «devra trouver le moyen de dynamiser la machine économique française en allant chercher des marchés pour ses entreprises».
	En somme, la crise en Europe et en France conjuguée à «la stabilité relative que connaît l’Algérie sur le plan économique et la stabilité qui commence à être recouvrée sur le plan politico-sécuritaire» rendent «indéniable que le vocabulaire de la relation économique entre les deux pays va être redéfini et que la feuille de route de part et d’autre et de la France en particulier va devoir prendre en compte ces éléments».

	Le spécialiste des relations internationales estime que «la France en crise a aujourd’hui le plus besoin d’une Algérie stable, en termes de marché et d’espace capteur d’investissements», car cette stabilité aura «un effet sur tout l’espace sous-régional (Maghreb, méditerranée occidentale) et cette «déclinaison de la stabilité va servir à renforcer les relations économiques, commerciales et financières entre les deux pays».

	Hollande  pourra-t-il pour autant influencer le cours de certains projets en suspens comme le dossier Renault ? M. Chikhaoui rappelle qu’il «n’est pas dans les traditions de la gauche de peser sur les entreprises», toutefois, il est «incontestable» que dans l’équipe Hollande, l’entreprise «constituera l’un des éléments-clés de sa politique, sans ça, le pays ne pourra pas recouvrer sa croissance». Cela dit, «on n’influence pas une entreprise privée surtout si elle est cotée en Bourse». Ce qui pourrait se passer c’est que la nouvelle équipe gouvernante «va essayer d’accompagner l’entreprise pour qu’elle réalise des actions ou des opérations commerciales ou d’investissement dans des pays tels que l’Algérie», car en définitive, la décision de l’entreprise est «souveraine». Mais étant entendu que dans une période de crise, «le politique a besoin de l’entreprise… l’équipe Hollande va devoir faire beaucoup de lobbying et de relations publiques au profit de l’entreprise» française.        </description>
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           <title>«L’Algérie n’a pas grand-chose à attendre de la France»</title>
           <author>Safia Berkouk </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 14 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 14 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description> 
	- François Hollande est socialiste, Sarkozy était considéré comme libéral. Y a-t-il véritablement une divergence idéologique dans la conception de la chose économique entre les deux hommes, ou bien sont-ce des divergences de façade ?

	Il faut différencier leur conception de l’économie et leur marge de manœuvre. Je veux dire que François Hollande est effectivement plus keynésien, moins libéral dans sa conception que Sarkozy, mais il se trouve quand même dans un contexte européen qui fait que quelles que soient ses conceptions, il est confronté à des partenaires européens qui sont plutôt libéraux. Ce que je veux dire c’est que la conception, à la limite, importe moins que l’action possible qui sera menée dans les prochains mois par le nouveau président. A ce titre-là, qu’est-ce qu’on voit en Europe ? On voit que les gouvernements en Europe que ce soit en Angleterre, en Allemagne, en Italie, en Espagne sont tous des gouvernements conservateurs. Or, la politique économique qu’on peut mener en France dépend des traités européens et des capacités dans l’exécution de ces traites avec les partenaires européens. En somme, un président de gauche, dans une Europe, n’arrivera pas à lui seul à changer les politiques. Ce que je veux dire par là, c’est quelles que soient ses convictions, même si elles sont keynésiennes, sans doute que d’un autre côté, les convictions européennes de François Hollande, font qu’il sera obligé de se mettre dans le moule de l’Europe tel qu’elle fonctionne aujourd’hui.

	
	
	- La France connaît une situation de crise. L’Algérie en revanche, connaît grâce au pétrole, une situation confortable avec des réserves de change considérables convoitées par le FMI. En quoi ces données peuvent-elles configurer les relations économiques futures entre les deux pays ?

	Les relations économiques entre les deux pays sont à l’avantage de la France. L’Algérie exporte principalement des produits pétroliers, mais la France n’est pas son premier client, ce sont plutôt d’autres pays, par contre, la France n’a pas tant besoin que ça du pétrole et du gaz algériens puisque ses ressources sont ailleurs. La France fournit en revanche des biens manufacturés à l’Algérie. La balance commerciale est plutôt en faveur de la France. Comment les choses pourraient-elles concrètement changer ? Le problème économique principal pour François Hollande en ce moment c’est plutôt un problème européen. Je pense que le président et le futur gouvernement regarderont plus vers l’Europe pour résoudre cette crise que vers le Sud et l’Algérie en particulier. Car même si l’Algérie a des réserves en devises importantes, elle aurait plutôt intérêt à investir chez elle, dans le cadre d’une croissance endogène. Par ailleurs, elle n’a pas forcément besoin de capitaux français, d’ailleurs je ne suis même pas sûr qu’elle en ait vraiment envie. Du coup, cette autosuffisance algérienne n’implique pas forcément des relations différentes. L’Algérie n’a pas grand-chose à attendre de la France, en réalité, de mon point de vue. Elle a les ressources financières pour investir. Ce qu’elle peut attendre, éventuellement, c’est en partie sur les questions de formation. Il y a un important afflux d’étudiants algériens en France. Evidemment, le nouveau gouvernement s’il permet d’obtenir plus facilement des visas, s’il a une politique moins restrictive sur l’ouverture aux étudiants étrangers et algériens en particulier, ça pourrait bénéficier à l’Algérie.

	
	
	- Vous dites que l’Algérie n’a pas grand-chose à attendre, mais qu’en est-il des attentes de la France. Ses entreprises n’ont-elles pas besoin du marché algérien en cette période de crise ?

	Plutôt que de parler uniquement de l’Algérie, je vous parlerai de l’ensemble du Maghreb, qui est un espace francophone, mais encore faudrait-il que l’industrie française soit en mesure de répondre présent. Je ne vous cache pas que je suis un peu inquiet pour l’industrie française. Si les produits chinois sont moins chers que les produits français, il n’y a aucune raison pour que les pays du Maghreb achètent les produits français. A part la proximité linguistique qui peut aider. La France doit d’abord essayer de reconstituer une industrie locale. La demande des consommateurs du Maghreb reste marginale et ne suffira à résoudre les problèmes industriels de la France.

	
	
	- Justement face à cette concurrence chinoise qui est devenue un fournisseur important de l’Algérie, quelle serait la stratégie à adopter pour la France ?

	On ne peut pas reprocher aux Africains en général de vouloir des produits de bonne qualité et moins chers et il est clair que l’industrie chinoise en ce moment est très compétitive. Si la France s’appuie uniquement sur son réseau traditionnel de France-Afrique et sur ses liens historiques pour qu’on achète ses produits, ça ne va pas marcher.
	Toutefois, je ne pense pas que ce soit à la France toute seule de reprendre pied en Afrique. Je pense que c’est à l’Europe en général de nouer des partenariats avec l’Afrique et c’est à l’industrie européenne dans son ensemble de produire des biens d’équipement et ce dont a besoin l’Afrique pour se développer. En somme, les biens de production qui permettent aux entrepreneurs locaux de se lancer dans la production et d’investir, ce que la Chine ne sait pas très bien faire puisqu’elle est plutôt performante sur ce qu’on appelle les biens de consommation. Donc, il faudrait que l’Afrique en général et l’Algérie en particulier, si elle devait se tourner vers l’Europe, ça serait pour acheter des biens de production pour relancer sa production intérieure.

	 

	- A l’époque de Sarkozy, plusieurs dossiers économiques, dont certains restent en suspens. Peut-on imaginer que certains projets d’investissement soient boostés à la faveur de François Hollande, à l’image du dossier Renault ?

	Il y a eu beaucoup de promesses, mais c’est manifestement le Maroc qui a eu l’investissement. Je pense que la politique française en ce moment n’est pas du tout une politique dans laquelle on va favoriser la délocalisation.
	La nouvelle usine au Maroc a été très mal perçue en France. C’est une usine qui exploite le coût faible du travail au Maroc et qui réexporte ensuite les voitures en Europe, c’est donc une délocalisation. Ce qui serait souhaitable dans le cadre de la France et de l’Algérie, c’est d’investir en Algérie pour produire des biens destinés au marché intérieur, mais à mon avis, les Algériens n’ont pas besoin des investissements français pour cela, puisqu’ils ont les ressources financières, sauf évidemment s’il s’agit de produits technologiques particuliers.

	Pour l’instant, il est difficile de se prononcer, mais je ne suis pas sûr que François Hollande soit très ouvert à l’idée que les sociétés françaises investissent en Algérie pour le marché européen. Ce serait une délocalisation. Je pense que ce serait intelligent de nouer des partenariats sur les marchés africains, en général et algériens en particulier, mais est-ce que les Algériens ont besoin des capitaux français pour le faire, peut-être sur des questions très technologiques. Les Algériens ont les moyens pour former les compétences et acquérir les connaissances pour produire eux-mêmes.  
	
	
	 </description>
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           <title>«L’Algérie n’exploite qu’autour de 40% du potentiel pour les meilleurs élevages»</title>
           <author>Mohamed Abdelli </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 14 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	L’effectif du cheptel bovin en Algérie tourne autour de 900 000 à 1 000 000 de têtes, mais le rendement reste bien en deçà du potentiel réel des vaches importées. 
	Le rendement par exemple d’une vache Holstein peut arriver jusqu’à 12 000 litres de lait annuellement alors que nous  n’utilisons, en réalité, que 30 à 40 % de ce potentiel de production et ceci pour les meilleurs élevages», affirme Adel Djallal, membre du laboratoire de biotechnologie de la reproduction animale de l’université Saâd Dahlab de Blida. Les besoins de l’Algérie en lait, explique cet enseignant-chercheur,  se situent dans la fourchette des quatre à cinq milliards de litres par an, alors que la production nationale avoisine tout juste la moitié. L’universitaire s’est montré toutefois «très» prudent par rapport aux chiffres communiqués par le ministère de l’Agriculture.

	Des chiffres qui font état notamment d’une nette baisse des importations de la poudre de lait destinée à la transformation au premier trimestre 2012 par rapport à la même période de 2011 avec un pourcentage de recul de 46,78%, alors que les éleveurs ne cessent de jeter le tablier faute de soutien ! «On paye finalement un potentiel (vache Holstein) sans pour autant le rentabiliser. Il serait plus judicieux, à mon avis, d’opter pour l’importation de vaches de race mixte, laitière et viandeuse, à potentiel laitier moins important, mais avec une rusticité et une résistance aux maladies plus importante. L’idéal serait de produire les génisses, futures vaches laitières, en Algérie en utilisant l’immense bénéfice qu’apportent les biotechnologies dans ce domaine, notamment dans le volet production et transfert d’embryons», argue-t-il.

	La technique de production et de transfert d’embryons constitue la deuxième génération de biotechnologie de reproduction animale. Cette technique, explique-t-on, devrait être réservée aux femelles d’élite ayant un potentiel génétique élevé. «Pour les besoins d’une exploitation rationnelle en matière d’élevage bovin, répondant aux objectifs de production définis par l’éleveur, il faut un schéma de sélection qui va permettre d’orienter cette sélection vers les productions et les caractères souhaités, production laitière ou viandeuse, teneur du lait en matière grasse ou protéique...», recommande notre interlocuteur.

	
	L’Algérie n’encourage pas la recherche dans la génétique

	
	L’Algérie a déjà traversé des jalons dans le domaine de transfert d’embryon. Ainsi, rappelle docteur Adel Djallal, depuis la naissance du premier veau issu de transfert d’embryon en 2004 à l’université de Blida, il y a eu d’autres essais en élevage privé où un record de 14 embryons sur une seule récolte avec des transferts réussis  avait été atteint. Actuellement, une récolte de 20 embryons par vache a été atteinte au niveau de la station expérimentale de l’université de Blida où docteur Adel Djallal travaille avec son équipe sur l’amélioration des modalités du traitement de superovulation qui constitue l’une des étapes primordiales de la production d’embryons. Ces résultats sont qualifiés de très satisfaisants, ce qui laisse augurer d’un avenir avenant qu’il s’agisse de l’amélioration des races dites viandeuses ou celles destinées à la production du lait, si les politiques bien sûr soutiennent cet effort de recherche.

	«Nos perspectives sont en premier lieu d’appliquer cette technique sur le terrain à plus grande échelle et de l’introduire dans les schémas de sélection en élevage bovin. Il faut développer aussi les techniques de manipulation des embryons telles que le sexage, la bissection (couper les embryons en deux) ainsi que la fécondation in vitro, sans oublier que le développement des techniques de transfert embryonnaire est exploitable à d’autres espèces tel chez le cheval par exemple. Nous déplorons toutefois quelques écueils qui entravent le développement de la production d’embryons. On peut citer la non-disponibilité sur le marché national des hormones et du matériel nécessaire aux différentes étapes de la technique. L’autre difficulté relève de l’aspect anthropique, il s’agit de la rareté des éleveurs prêts à collaborer pour nous permettre de maîtriser la technique de production, de transfert et de congélation d’embryons», conclut-il.</description>
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           <title>Rahal Karim, spécialiste en production laitière : «L’éleveur n’est pas soutenu sur le plan technique»</title>
           <author>Mohamed Abdelli </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 14 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Rahal Karim est professeur au département de vétérinaire à l’université de Blida. Il s’intéresse au domaine de la production laitière, à travers de nombreuses études de terrain. Il travaille actuellement au  laboratoire des biotechnologies animales de la même université, principalement sur la reproduction de la vache laitière, qualité bactériologique du lait... Avec une équipe pluridisciplinaire, leur slogan : «Pour produire, il faut reproduire». Contacté par nos soins, il revient sur la problématique de la production laitière en Algérie. 
	- Combien coûte à l’Algérie la facture de l’importation annuelle de la poudre de lait ?

	A cause de l’augmentation des prix de la poudre de lait à l’international et du taux de change qui nous a été défavorable l’année dernière, l’importation de la poudre de lait coûte en moyenne à l’Algérie plus d’un milliard d’euros€/an. Cependant, le plus important est d’arriver le plus vite possible à l’autosuffisance alimentaire. Théoriquement, nous devrions importer moins de poudre de lait dans les années à venir. Cela devrait être dû au fait de l’augmentation constante de la production locale.  Actuellement, l’Algérie importe autour de 50% de ses besoins en lait et produits laitiers. Aujourd’hui, nous sommes dans un contexte provisoire de chute des prix à l’international, ce qui fait que certaines laiteries se permettent de payer le lait cru local à moins de 30 DA convenu, ce qui n’est pas pour aider le producteur qui est prioritaire dans le cadre du processus d’encouragement de la production laitière en Algérie. Je souligne que la consommation annuelle de lait dans notre pays est quand même supérieure à celle de nos voisins (110 litres versus 80 litres), parce que le lait coûte moins cher chez nous, du fait que ce produit est subventionné par l’Etat, du moins le lait en sachet qui est toujours vendu à 25 DA/litre.

	
	 
	- Que pensez-vous de la politique de l’Etat en matière de promotion du lait en Algérie ?

	La politique d’aide à la production de lait cru en Algérie est l’une des plus développées au monde. Les chiffres sont là pour le prouver : 12 DA le litre de lait au producteur, 5 DA le litre de lait au collecteur  et 4 DA le litre de lait au transformateur,  ce qui est quand même énorme ! L’Etat agit ainsi pour assurer au consommateur algérien un sachet de lait à 25 DA. Cette politique est à revoir. Il vaut mieux, je pense, ne plus mettre de subvention sur les produits alimentaires de base et aider directement les familles qui sont dans le besoin en Algérie. En effet, ce lait acheté à 25 DA est à la disposition de tous, y compris aux pays voisins par le biais de la contrebande et du marché noir.

	
	 
	- Face à ce dysfonctionnement, que faut-il alors faire ?

	La filière lait est assez complexe, beaucoup de paramètres entrent en jeu. Les pouvoirs publics ont pris de bonnes décisions, mais ça reste à améliorer. Je crois cependant qu’il faut développer les grands élevages spécialisés tels que par exemple des élevages de plus de 100 vaches laitières par exploitation ou exploitant. 90% de nos producteurs ne sont pas spécialisés dans le domaine de la production, ils font cela avec d’autres activités complémentaires. Il faut aller de plus en plus vers la spécialisation. Ils ont pour la plupart un système hors-sol, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas de terre pour produire le fourrage nécessaire aux vaches, ce qui les oblige à acheter cette nourriture qui coûte cher sur le marché, et qui réduit d’autant plus la marge bénéficiaire.

	Actuellement et du fait de l’absence de toute traçabilité et de l’ampleur du marché informel, il est difficile d’avoir des chiffres concernant l’effectif de vaches toutes productions confondues à l’échelle nationale. Les chiffres officiels restent de pures  approximations, ni plus ni moins, d’autant plus que le scénario des années de sécheresse a participé à la dévaluation de la valeur marchande des vaches laitières qui, de 300 000 DA la tête, sont descendues à moins de 150 000 DA en situation défavorable, et un grand nombre d’entre elles ont fini précocement à la boucherie. La vache laitière en Algérie souffre, et sur le plan quantitatif et qualitatif, des mauvaises conditions d’élevage : insuffisamment nourrie, celle-ci  ne donnera donc pas suffisamment de lait et aura des retards ou des problèmes de fécondité plus tard. Pour augmenter la productivité, il faut projeter des actions dans le cadre de visions intégrées faisant intervenir plusieurs acteurs en amont de la filière comme en aval aussi. C’est tout le monde qui est concerné allant de l’agriculteur, au zootechnicien, à l’inséminateur, au collecteur,  au  vétérinaire et enfin à la laiterie…  En ce qui nous concerne en tant que chercheur dans ce domaine, nous sommes en phase de préparation avancée d’une Journée d’information sur la formation en production laitière, qui représente le maillon le plus faible de la profession.

	En effet, le producteur n’est pas soutenu sur le plan technique et ne cherche souvent pas les moyens d’améliorer les performances de sa production. Nous voulons aller dans ce sens, car il y a matière à doubler la production par vache et de ce fait à gagner la bataille de l’autosatisfaction de nos besoins de consommation. Notre ultime objectif est de créer un pôle de compétence dans le domaine de la production laitière, au service de la filière. Si nous voulons aller dans le sens de l’excellence, l’Etat doit encourager surtout l’émergence d’un système qui permettrait au producteur laitier d’être rentable quel que soit le climat, sinon on restera toujours dans du provisoire avec une filière fragile.</description>
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           <title>Lounes Khaled, éleveur : «L’activité n’est pas convenablement soutenue !»</title>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 14 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Lounes Khaled a préféré, en 2004, rentrer au bled pour investir notamment dans l’élevage bovin. 
	Ancien émigré en France et possédant un diplôme universitaire en mathématiques, il a acheté, aux environs d’El Affroun (Blida), une exploitation agricole collective (EAC) de 17 hectares qui était à l’abandon. Possédant soixante vaches, il pense parfois à vendre son cheptel tant que cette activité n’est pas convenablement soutenue. «J’ai construit l’étable, j’ai réalisé aussi deux forages et j’ai fait introduire l’électricité dans mon exploitation. Le tout pour une centaine de millions. Finalement, je me rends compte que ce créneau n’est pas porteur. La botte de foin est à 1000 DA ; la paille à 700 DA. 

	Blocage du foncier, accès quasi impossible aux crédits bancaires, y a de quoi penser à jeter l’éponge», insiste Lounes Khaled. Et de poursuivre : «Il y a un manque terrible en main-d’œuvre qualifiée et cela ne cesse de pénaliser lourdement le métier d’éleveur». Pour lui, la subvention de l’Etat à 12 DA/ le litre au profit du producteur n’est guère suffisante. «Elle doit être au minimum à 20 DA. Actuellement, l’Etat algérien subventionne, d’une manière conséquente l’éleveur étranger au profit de l’Algérien, et ce, à travers l’importation massive de la poudre de lait», a-t-il conclu.</description>
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           <title>Une convention entre l’Algérie et Bretagne International</title>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 14 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Le bureau Gapel de la wilaya de Blida (groupement d’appui aux producteurs laitiers), installé la mi-février 2012 au niveau de la chambre agricole locale, vise à doubler la production du lait et tripler le cheptel bovin dans cette wilaya, soit passer de 20 litres par vache/j à 40 litres. 
	Pour arriver là, ce bureau, doté de quatre spécialistes dans la production laitière, le fourrage et la santé animale, compte sur la sensibilisation des éleveurs de la wilaya et s’inspire du savoir-faire français dans la production laitière. «Nous devons cibler, à l’horizon 2015, 300 éleveurs. Actuellement, nous avons pu avoir dix-sept adhérents, tout en comptabilisons soixante-treize opérations de sensibilisation», déclare Mimi Ouadhah, responsable du bureau en question.

	Et de poursuivre : «Nous apprenons à notre cible quelles sont les conduites à tenir dans un élevage, la meilleure façon de calculer la ration alimentaire, une bonne traite, l’efficacité du vert par rapport au concentré… Nous invitons alors notre adhérent à avoir un registre afin d’y inscrire des données quotidiennes sur l’élevage (production, alimentation, vente, achat, insémination, mise en bas…). Cela nous permettra de le suivre régulièrement pour corriger les défaillances et de lui apprendre une meilleure méthodologie dans son investissement». Notons que le groupement d’appui aux producteurs laitiers (Gapel) est un projet initié par le ministère de l’Agriculture, et chapeauté par l’Institut technique de l’élevage (ITELV) et l’association française Bretagne International. D’une durée de trois ans, il concerne actuellement trois wilayas, à savoir Blida, Souk Ahras et Relizane pour arriver à toucher 22 wilayas.

	Les responsables de ces trois Gapel ont bénéficié d’une formation d’un mois en France, intitulée Alban (lait en arabe) et assurée par la Chambre agricole de la Bretagne. Ce partenariat vise la création d’un élevage moderne en Algérie afin d’arriver à l’autosuffisance en matière de lait. Pour la France, c’est une manière de professionnaliser l’élevage chez nous et créer un besoin auprès de nos éleveurs. Cela afin que les entreprises bretonnes, activant dans la filière laitière (machinisme, engrais, génétique, santé animale…), puissent décrocher des marchés en Algérie.
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           <title>La plupart des éleveurs exclus de l’effacement des dettes</title>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
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           <pubDate>Mon, 14 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Trois ans après le discours du chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, relatif à l’effacement des dettes des agriculteurs, l’application des directives de ce discours officiel pose toujours problème.

	  
	 Ainsi, une centaine d’éleveurs de vaches laitières, ayant concrétisé leur projet via les dispositifs Ansej et Cnan, entre autres, et disposant de la carte de Fellah, demeurent exclus de cette mesure. Pourtant, la décision d’effacer leurs dettes est entrée en application le 28 février 2009, jour où le président de la République l’a décidée à partir de Biskra, à l’occasion de l’ouverture de la conférence nationale sur le renouveau de l’économie agricole et le renouveau rural.

	«L’Etat a décidé d’effacer vos dettes, toutes vos dettes qui s’élèvent à 41 milliards de dinars», a insisté, à l’époque,  le premier magistrat du pays à l’adresse de tous les agriculteurs algériens sans évoquer une quelconque exception. «C’est le Trésor public qui rachètera le montant de cette dette. Cela entre dans le cadre de l’encouragement de notre agriculture, afin que celle-ci soit plus moderne et productive», a-t-il lancé. L’annonce a été agréablement accueillie par les éleveurs de bovins laitiers qui vivent dans des conditions chaotiques. Toutefois, la commission, qui a été installée par la suite, avait écarté, de cette mesure, les agriculteurs et les éleveurs activant dans le cadre de la Cnac et l’Ansej.

	A ce jour, ils continuent de recevoir des mises en demeure pour rembourser les crédits contractés et les intérêts qui ne cessent d’évoluer, sous peine de poursuites judiciaires. «Et pourtant, et au lendemain du discours du Président, des banquiers de la BADR nous ont rassurés qu’on était concernés par l’effacement. Quelque temps après, cette banque demande son argent et les intérêts. Pourquoi cette flagrante contradiction ?», s’interroge un groupe d’éleveurs de vaches laitières à Blida.
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