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       <title>El Watan - International</title>
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           <title>Espagne : Une Association et un parti politique s´opposent à la construction d´une Mosquée à Torrent (Valence).</title>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Wed, 23 May 2012 09:54:58 +0100</pubDate>
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           <description>
	Une centaine de personnes a répondu à l´appel de l´association des voisins AVV (Nicolas Andreu) de la ville de torrent (Valence), et du parti politique España 2000 la semaine dernière afin de protester contre la construction d´un centre culturel islamique. 
	Valence (Espagne)

	De notre correspondant
	 

	« Nous voulons du travail et pas d´immigrés », « l´Espagne est  chrétienne pas musulmane », « stop à l´invasion islamiste », «La Convivencia (la coexistence) si, non aux ghettos et aux impositions»,  sont  les slogans qu´on a pu entendre et lire  durant la marche qui a duré environ une heure et demi.   

	 

	Depuis 2010, un bras de fer s´est installé entre la communauté musulmane de torrent et l´association des voisins AVV (Nicolas Andreu) appuyer par le parti politique España 2000, un parti d´extrême droite. Fondé en 2002, le parti politique España 2000, active généralement dans les villes de valence, Madrid, Séville et grenade, sans pour autant avoir de représentations parlementaires au niveau local et national.

	 

	La marche s´est déroulée dans le calme total, sans aucun incident. La communauté musulmane présente sur les lieux a préféré suivre l´événement de loin, en compagnie de nombreux habitants du quartier. « Ils sont seulement quelques voisins et nous sommes l'association du quartier et nous soutenons tous les voisins, quelle que soit leur religion." Raconte maria José, une sexagénaire du quartier de Nicolas Andreu. 

	 

	Par ailleurs, la mairie de torrent a finalement  accordé toutes les autorisations nécessaires pour la réalisation du centre islamique de torrent.

	 

	« Notre mosquée d´une superficie de 150 mètres carrés est devenue trop petite pour notre communauté, nous avons pu acquérir un garage de 1.000 mètres carrés qu’on veut reconvertir en mosquée  et en  centre culturel, une partie sera réservée spécialement pour les femmes, et le reste est conçu pour en faire  un lieu de prière pour les hommes et un espace pour nos activités » nous précise le président  du centre Houbar zine al abidine , et d´ajouter «  notre centre qui se trouve a quelques 300 m de la vieille mosquée ne dérange personne , et les coûts de l´aménagement  du local sont supportés uniquement par les fidèles, nous avons reçu aucune subvention ».

	
	« En Espagne, le droit de culte est un droit constitutionnel, eux ils ont le droit de manifester et nous avons le droit de construire une mosquée »,conclut un ressortissant Algérien originaire de Saida, propriétaire d´une cafétéria située juste à quelques mètres du nouveau centre islamique de torrent.

	
	 

	 </description>
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           <title>Présidentielle aujourd’hui en Égypte : printemps égyptien acte II</title>
           <author>Zine Cherfaoui </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Wed, 23 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Wed, 23 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Plus d’une année après la chute de Hosni Moubarak, 57 millions d’Egyptiens sont appelés à se rendre, aujourd’hui, aux urnes pour désigner son successeur. 
	La société égyptienne va faire l’expérience inédite, en effet, d’une élection présidentielle dont le nom du vainqueur n’est pas connu à l’avance. Historique, le scrutin déterminera bien évidemment aussi l’avenir politique de la révolution.En bien des cas, il représente le second acte du printemps égyptien. Douze candidats briguent le poste de chef d’Etat après la chute de Hosni Moubarak, dans un pays mené par une armée omniprésente. Au plan formel, l’élection du nouveau président est présentée comme la dernière étape d’une transition démocratique gérée par l’armée mais entachée de nombreuses violences.

	Au terme de ce scrutin, il est attendu effectivement que l’armée rende le pouvoir aux civils. Il est à rappeler que près de seize mois après la chute du raïs et en dépit de l’élection d’un parlement dominé par les islamistes, le pouvoir n’a pas encore changé de mains.
	La question est de savoir maintenant si les militaires ne continueront pas à tirer les ficelles en coulisse au-delà du 1er juillet, date devant marquer le retour de l’armée dans ses casernes.
	Officiellement, l’armée a promis de rentrer dans ses casernes une fois élu le nouveau président, mais ce retrait pourrait bien n’être qu’un trompe-l’œil en raison de son poids politique et économique considérable. Son rôle dépendra beaucoup du président qui sortira des urnes.

	S’il est issu de l’ancien régime (comme Amr Moussa ou Ahmad Chafik), l’armée pourrait garder un rôle important. Si une autre personnalité est élue, il est à parier que le débat concernant la place de l’armée sera tendu, surtout que l’Egypte ne s’est toujours pas dotée d’une nouvelle Constitution.

	L’armée trop influente pour s’effacer du jour au lendemain  

	Depuis la démission de Hosni Moubarak en février 2011, c’est le Conseil suprême des forces armées (CSFA), commandé par le maréchal Mohamed Hussein Tantaoui, qui dirige l’Egypte.
	Durant cette année de transition mouvementée, l’armée a souvent été accusée de vouloir maintenir l’appareil répressif du passé ou de s’accrocher à ses privilèges. Plus globalement, l’armée constitue la colonne vertébrale du système égyptien depuis la chute de la monarchie en 1952. L’institution a depuis donné au pays tous ses présidents. Elle détient un vaste et opaque empire économique, qui comprend d’innombrables sociétés dans les domaines les plus divers (construction, hôtellerie, ciment...).

	Tous ces éléments font que les militaires resteront influents quoi qu’il advienne. Bien qu’il n’est pas évident pour le moment de savoir quel candidat succèdera à Hosni Moubarak, chassé du pouvoir par la rue le 11 février 2011, il est difficile, pour autant, d’ignorer la partie à quatre qui oppose d’une part deux islamistes, le Frère musulman Mohamed Morsi et le dissident de la confrérie Abdel Moneim Aboul Fotouh, et d’autre part deux «libéraux» incarnant une forme de continuité avec l’ancien régime, l’ex-ministre Amr Moussa et l’ex-général Ahmed Chafik, favori de l’armée et de la minorité chrétienne copte.

	Les Frères musulmans en pole position  

	Face à ces poids lourds, seul le «président des pauvres», le nassérien Hamdine Sabahi, qui se présente en «seul défenseur des idéaux révolutionnaires», semble en mesure de tirer son épingle du jeu. Mais s’il est effectivement ardu de faire un pronostic sur cette présidentielle, il reste que les résultats du vote expatrié donnent déjà une avance à Mohamed Morsi et Abdel Moneim Aboul Foutouh. Le score réalisé par chacun de ces deux candidats islamistes va d’ailleurs à l’encontre des sondages, qui placent le candidat des Frères musulmans au mieux en troisième position. Contrairement à l’Algérie où les islamistes enregistrent un important recul, il se pourrait donc bien que les Frères musulmans égyptiens contrôlent bientôt les principaux leviers de l’appareil exécutif après avoir raflé la majorité au Parlement. L’hypothèse est d’autant plus probable que la majorité des Egyptiens manifestent une envie de rompre avec l’ancien régime.

	Mais au-delà des enjeux politiques de cette présidentielle, l’ensemble des observateurs s’accordent à dire que le principal défi de l’ère post-révolution est le même que celui de l’Egypte de Moubarak : comment relancer une économie en panne, lutter contre la pauvreté et le chômage qui affiche un taux des plus inquiétants. Si le prochain président ne parvient pas à trouver de réponses à ces problèmes concrets, il est fort possible qu’il subisse le même sort que Moubarak. Et le constat vaut également pour les Frères musulmans. La raison tient au fait que la société égyptienne, sinistrée dans son ensemble, est lasse d’attendre et ne croit plus aux sornettes des politiques.</description>
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           <title>Les principaux candidats à l’élection présidentielle</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Wed, 23 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description> 
	-Mohamed Morsi, le favori des sondages

	Mohamed Morsi, né en août 1951, est président du parti de la Liberté et de la justice issu des Frères musulmans. C’est pendant ses études en génie civil qu’il adhère aux Frères musulmans. Morsi occupe, parallèlement à ses activités professionnelles au département de génie de l’université de Zagazig, des rôles de plus en plus importants dans la confrérie : responsable des affaires avec le Soudan, directeur de la section des Affaires étrangères, puis membre du Conseil de guidance, la plus haute autorité du mouvement. Il devient le directeur de la campagne des élections législatives égyptiennes de 2010 après le bon score des élections législatives égyptiennes de 2005 sur lequel il espère capitaliser. Mais ces élections sont confisquées par le pouvoir de Moubarak qui espère faire élire son fils Gamal à sa succession. Morsi dénonce les arrestations de Frères musulmans (1500, selon lui) et la fraude aux élections.

	Au moment de la « révolution égyptienne» de 2011, il devient un des interlocuteurs de Omar Souleiman qui considère désormais les Frères musulmans comme une force politique prépondérante. Le 30 avril 2011 est créé le parti de la Liberté et de la justice et Mohamed Morsi en prend la tête. Il adresse quelques signes rassurants aux adversaires traditionnels des Frères musulmans, que ce soient les libéraux auxquels il promet de collaborer pour la rédaction de la Constitution, les Américains dont il rencontre les représentants, ou les Coptes dont il prend un représentant comme vice-président du parti, bien qu’il soutienne la charia comme base de la future Constitution.

	Sûr de la confiance du peuple envers son parti, il soutient le scénario de l’élection d’une Assemblée constituante rapidement. De fait, les élections législatives égyptiennes de 2011 sont un succès, avec 38% des votes et 49% des sièges pour le PLJ. En mars 2012, le PLJ choisit de présenter la candidature de Khairat Al Chater à l’élection présidentielle égyptienne de 2012. Cependant, ce dernier a été condamné à plusieurs peines de prison sous Moubarak. Sa candidature a été invalidée par la commission électorale le 14 avril. Pour ne pas se retrouver sans candidat, le PLJ présente la candidature de Morsi. Il est considéré comme un candidat sérieux face à Amr Moussa.

	-Abdel Moneim Aboul Fotouh, l’«Erdogan égyptien»

	Fils d’un fonctionnaire aux revenus modestes, Aboul Fotouh était encore étudiant en médecine lorsqu’il fut attiré par le militantisme politique islamiste. Président d’un syndicat, l’Union des médecins égyptiens, Abdel Moneim Aboul Fotouh est surtout connu pour son appartenance au mouvement islamiste des Frères musulmans, dont il fut l’un des dirigeants et porte-parole depuis les années 1980, et dont il incarna l’aile libérale et réformiste. Cet engagement au sein d’une organisation hostile au régime autoritaire de Hosni Moubarak lui valut d’être incarcéré à trois reprises, notamment en 2001 et 2009. Considéré par certains observateurs comme un possible successeur au «guide suprême», Mohammed Mehdi Akef (2004-2010), Aboul Fotouh entra aussitôt en désaccord avec l’aile rigoriste des Frères musulmans.

	Par conséquent, il fut écarté en décembre 2009 du conseil de guidance (bureau exécutif) du mouvement et n’assista pas, le mois suivant, à l’intronisation du nouveau «guide suprême», Mohammed Badie, issu de la tendance conservatrice.
	Lors de la révolution de 2011, dans les jours qui ont précédé le renversement de Moubarak, Abou El Fotouh a représenté les Frères musulmans lors des négociations avec le vice-président Omar Souleiman. Le 19 juin de la même année, il s’est déclaré candidat à l’élection présidentielle, ce qui lui a valu d’être exclu du mouvement des Frères musulmans, qui avait décidé dès le mois de février de ne présenter aucun de ses membres à ce scrutin. Abou El Fotouh est par conséquent un candidat «indépendant».

	Islamiste modéré, celui que certains appellent «l’Erdogan égyptien» est par exemple opposé à l’imposition du voile islamique aux femmes ou à la mise en place d’une taxe zakat obligatoire et gérée par l’Etat (sur le modèle de l’Arabie Saoudite, du Pakistan et de la Malaisie). Il se veut le représentant des «jeunes Frères musulmans», c’est-à-dire des Frères musulmans qui ont pris une part active aux côtés des jeunes libéraux à la révolution de 2011. Sur son créneau électoral, il est en concurrence avec un autre candidat religieux, le juriste Mohamed Selim Al Aoua. Aboul Fotouh est crédité dès l’été de hauts scores (entre 16 et 20%) qui le placeraient dans le trio de tête, aux côtés du prix Nobel Mohamed El Baradei, mais assez loin derrière le favori Amr Moussa.

	-Amr Moussa, l’ancien rival de Moubarak  

	Amr Mahmoud Moussa, né le 3 octobre 1936, est un homme politique et diplomate égyptien. Il a été ministre des Affaires étrangères de 1991 à 2001, puis secrétaire général de la Ligue arabe de 2001 à 2011. Il est issu de la vieille bourgeoisie cairote. Après avoir obtenu une licence en droit en 1957 à l’université du Caire, il exerça pendant un an la profession d’avocat avant d’être employé par le ministère égyptien des Affaires étrangères en tant qu’attaché diplomatique dans plusieurs pays.

	Sans avoir jamais été membre du Parti national démocratique du président Mohamed Hosni Moubarak, Amr Moussa a été nommé ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Sedki en 1991 et est resté à ce poste, successivement dans les gouvernements Ganzouri et Ebeid, jusqu’en 2001. Durant son ministère, Amr Moussa s’est montré très critique envers la politique étrangère des Etats-Unis et, surtout, envers la politique territoriale du voisin israélien, une position qui lui a assuré une grande popularité. Condamnant la «précipitation» avec laquelle plusieurs gouvernements de la région ont normalisé leurs relations avec Israël, Amr Moussa a notamment refusé, en 1999, de serrer la main de son homologue israélien, Ariel Sharon, en raison de l’attitude de ce dernier à l’égard du président de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat. Il succède ainsi à Asmat Abdel Megid qui avait également été son prédécesseur à la tête de la diplomatie égyptienne, à la tête de la Ligue arabe.

	Des observateurs critiques à l’égard du président Moubarak ont alors affirmé que la nomination de Amr Moussa à ce poste avait été motivée par le désir du président d’éloigner un rival potentiel de la scène politique et médiatique nationale. Alors que son mandat de secrétaire général s’achève, Amr Moussa fait savoir qu’il ne souhaite pas être reconduit à ce poste. Il est donc remplacé, le 3 juillet 2011, par son compatriote Nabil Al Arabi. Au lendemain de la révolution égyptienne de 2011 et de la démission de Moubarak, Amr Moussa a annoncé son intention d’être candidat à la présidence. Considéré comme un candidat crédible par les observateurs nationaux et étrangers, Amr Moussa jouit d’une plus grande popularité auprès des Egyptiens que Mohamed El Baradei.

	-Ahmed Chafik, pur produit du système

	Dernier chef de gouvernement de Hosni Moubarak, Ahmed Chafik est, comme l’ancien président auquel il aspire à succéder, un pur produit du système politico-militaire égyptien. Ce général qui fut chef d’état-major de l’armée de l’air a failli être disqualifié après l’adoption d’une loi interdisant aux plus hauts responsables de l’ère Moubarak de se présenter à la présidentielle, avant d’être rétabli in extremis dans la course. Réputé bon technicien, M. Chafik, 70 ans, a été nommé Premier ministre dans les derniers jours du pouvoir de Hosni Moubarak pour tenter d’apaiser la révolte populaire qui a fini par renverser le chef de l’Etat le 11 février 2011. Mais critiqué pour sa proximité avec l’ancien régime et pour avoir gardé de nombreux ministres de l’ex-raïs dans son cabinet, il dut démissionner environ un mois plus tard, à la satisfaction des mouvements de jeunes ayant lancé la révolte. Ancien pilote, comme  Moubarak, il est diplômé de l’Académie de l’aviation militaire. Il se targue de succès militaires. Il se prévaut ainsi d’avoir modernisé la compagnie nationale Egyptair et l’aéroport international du Caire.

	Dans un pays où tous les présidents sont venus de l’armée depuis la chute de la monarchie en 1952, le général Chafik se dit «fier et honoré» d’être «un fils des forces armées». Il estime que son passé militaire, en permettant une relation «fluide» avec l’armée, sera un atout en cette période de transition. Mais cela pourrait également le désavantager auprès de la frange de la   population qui veut voir une claire démarcation entre la magistrature suprême et l’armée. M. Chafik vante sa «longue expérience» et assure accepter la critique, mais il a pu se montrer autoritaire et impatient dans certaines interviews télévisées. Il a fait de la sécurité et de la lutte contre le crime son cheval de bataille. S’il était élu, il s’est dit prêt à nommer un vice-président islamiste, qu’il soit Frère musulman ou salafiste.
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           <title>Repère : Oum Dounia, centre du monde</title>
           <author>Hassan Moali </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Wed, 23 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description> 
	Cinquante millions d’Egyptiens vont décider, 60 ans après la Révolution des officiers libres de 1952, de l’avenir de leur pays dans le secret de l’isoloir. C’est une première, quoi qu’il arrive, dans un pays où le peuple n’a jamais été écouté et encore moins consulté. Ayant vécu des décennies sous la botte des officiers à l’arrogance pharaonique, les Egyptiens apprécieront comme il se doit ce grand moment de liberté de leur histoire. Et pour cause, ils ont, par leur voix, la possibilité de bourgeonner un printemps démocratique qui tarde à s’installer, un peu plus d’une année après la chute du raïs Moubarak.

	La faute aux militaires du Conseil suprême des forces armées (CSFA) qui battent en retraite dans l’espoir de garder la main sur ce pays, pivot dans les équations géopolitiques du Moyen-Orient. Mais au bout, le grand peuple égyptien, qui a projeté la place Tahrir sur la scène mondiale, a gagné son pari fou d’abattre la dictature et de renvoyer les militaires dans leurs casernes. Et ce n’est pas rien dans un pays où le pouvoir se confond avec l’uniforme depuis la chute du sultan Farouk.

	Les Egyptiens ont la liberté de choisir, parmi une douzaine de personnalités très différentes, leur futur «raïs». Le spectre s’étend des pro-militaires (Mohamed Chafik) aux islamistes (Aboul Foutouh) en passant par ceux, comme Amr Moussa, qui se présentent comme électron libre. Il y en aura pour tous les goûts et toutes les couleurs. Et au final, les urnes vont trancher, comme ce fut le cas pour l’Assemblée constituante. Il est donc à espérer que le processus ne connaisse pas de mauvaises surprises qui agiteraient le Nil et détourneraient le fleuve démocratique de la place Tahrir.           

	Le Premier ministre égyptien, Kamal Al Ganzouri, n’ignore pas le risque. Il a appelé hier son peuple «au calme» et a demandé aux forces politiques d’accepter le verdict de ce vote historique.Mais la question se pose surtout pour les militaires, qui n’ont jamais été loin du pouvoir. Pour eux, le test s’annonce inédit. Vont-ils réellement respecter le choix souverain des Egyptiens ? Si cela venait à se confirmer, Oum Dounia aura réussi sa révolution démocratique et ce, quel qu’en soit le vainqueur. Car abstraction faite de l’extraction idéologique de celui qui sortira des urnes, il s’agira d’enraciner la culture et la pratique démocratiques dans un aussi grand pays, privé de ses forces vives des décennies durant. Et, à n’en pointer douter, le succès de l’expérience égyptienne va irradier, tôt ou tard, les autres pays arabes aussi arriérés politiquement. C’est dire que Oum Dounia sera aujourd’hui le centre du monde.</description>
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           <title>l’ambassadeur US en Algérie : «Aucune intention d’installer des bases militaires»</title>
           <author>Hafid Azzouzi </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Wed, 23 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	Les Etats-Unis d’Amérique n’ont l’intention d’installer des bases militaires ni dans le Sud algérien ni dans la région du Sahel», a déclaré, hier, Henry S. 
	Ensher, ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique à Alger, lors d’une conférence de presse animée en marge de sa visite dans la wilaya de Tizi Ouzou. «Entre l’Algérie et les USA, il y a un partenariat dans la lutte antiterroriste qui a été renforcé surtout après les attentats de 11 septembre 2001. Aujourd’hui, cette coopération doit aussi aller dans le sens d’un développement des relations économiques, notamment commerciales entre les deux pays», a-t-il ajouté avant de souligner que le gouvernement américain encourage ses sociétés à investir en Algérie mais, a-t-il estimé, le marché algérien est plus difficile que celui des autres pays. «Nous exploitons toutes les possibilités de renforcer davantage nos relations avec la société civile et les ONG dans la wilaya de Tizi Ouzou», a-t-il précisé.

	«Nous sommes disposés à aider et travailler avec toutes les organisations et structures qui reflètent la volonté populaire. Nous soutenons également les efforts du gouvernement algérien», a expliqué Henry  S. Ensher qui ajoute : «La wilaya de Tizi Ouzou regorge d’excellentes ressources pour l’investissement. Nous sommes engagés à mettre en pratique et développer nos discussions avec le wali, le président de l’APW et la société civile dans la région.»               </description>
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	Les Etats-Unis d’Amérique n’ont l’intention d’installer des bases militaires ni dans le Sud algérien ni dans la région du Sahel», a déclaré, hier, Henry S.
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           <title>épouvantable attentat kamikaze au Yémen</title>
           <author>Hassan Moali </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Tue, 22 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Tue, 22 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
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	La paix au Yémen n’est pas pour demain. Même après s’être débarrassé de son autocrate Ali Abdallah Saleh, ce pays pauvre baigne encore dans le sang. Et la journée d’hier aura été le summum de la violence qui sévit au Yémen avec un ahurissant bilan de près d’une centaine de soldats tués. 
	Un attentat-suicide massif a plongé la capitale Sanaa dans un déluge de sang quand un soldat s’est fait exploser au milieu de ses camarades s’entraînant pour une parade. Au moins 96 militaires ont péri dans l’attentat mené et près de 300 autres ont été blessés, selon un bilan des sept hôpitaux où les victimes ont été transférées. Pour les autorités yéménites, même si l’attentat n’a pas encore été revendiqué, la signature ne fait pas l’ombre d’un doute : Al Qaîda. «L’attentat porte l’empreinte d’Al Qaîda», a accusé le colonel Abdel Hami Al Bajach, un officier des services de sécurité, responsable du secteur.

	Et pour cause, il intervient dix jours après le début d’une offensive d’envergure contre les bastions du réseau terroriste dans le sud du pays. L’explosion s’est produite devant la tribune destinée aux personnalités attendues, hier, pour la parade marquant le 22e anniversaire de l’unification du nord et du sud du Yémen. Le ministre de la Défense, Mohamed Nasser Ahmed, et le chef d’état-major, le général Ahmed Ali Al Achoual étaient dans la tribune au moment de l’explosion, mais ils n’ont pas été touchés, selon les mêmes sources militaires. Le président Abd Rabbo Mansour Hadi devait assister hier à cette parade sur la place Sabiine et prononcer un discours. Tous les morts «sont des officiers et des soldats», a affirmé une source militaire, ajoutant que des dizaines d’autres ont été blessés. Les victimes appartiennent aux unités de la sécurité centrale, un corps de l’armée encore dirigé par un neveu de l’ancien président Ali Abdallah Saleh, le général Yahia Mohamed Abdallah Saleh.

	Des officiers parmi les morts

	Des dizaines d’ambulances se sont ruées sur les lieux pour évacuer les victimes, alors que les forces de sécurité ont bloqué les accès au secteur. Cet attentat est le premier de cette ampleur à Sanaa depuis l’accession au pouvoir, en février dernier, du président Hadi, qui s’est engagé, dès son élection, à combattre sans relâche Al Qaîda. Il intervient alors que l’armée est engagée depuis le 12 mai dans une offensive d’envergure, la plus vaste jamais menée contre Al Qaîda dans la Péninsule arabique (AQPA), qui opère sous l’appellation des «Partisans de la charia» dans le sud du Yémen.

	Onze partisans d’Al Qaîda et trois soldats ont été tués dans les derniers combats pour le contrôle de la ville de Jaar, dans le sud du Yémen, ont indiqué hier des sources militaire et tribale. Sept soldats ont en outre été tués près de Zinjibar, selon une source militaire.
	Les opérations ont fait jusqu’ici 234 morts, selon un bilan compilé par l’AFP à partir de chiffre fournis par des tribus, l’armée ou des supplétifs : 158 combattants d’Al Qaîda, 41 soldats, 18 supplétifs de l’armée et 17 civils.  Al Qaîda a affirmé hier avoir attaqué des experts américains à Hodeïda, mais l’ambassade américaine à Sanaa a démenti la présence de tels experts dans cette ville de l’ouest du Yémen.

	Les Partisans de la charia ont affirmé, dans un communiqué, qu’un de leurs groupes avait tendu une embuscade à Hodeïda, sur la mer Rouge, à quatre Américains, des experts formant les gardes-côtes yéménites, et en ont blessé trois.
	Cela dit, cet attentat, qui montre encore la terrible capacité de nuisance d’Al Qaîda, rend encore plus compliquée l’équation dans un pays déjà miné par sa structure tribale et les résidus de l’ancien régime de Saleh, qui n’ont pas encore dit leur dernier mot.  
	
	 </description>
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	L’attentat kamikaze de Sanaa a fait 96 mort et 300 blessés parmi les militaires.
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           <title>Bars fermés en Tunisie : les autorités mettent en garde les salafistes</title>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Tue, 22 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	Le ministre tunisien de la Justice, Noureddine Bhiri, a mis en garde hier les salafistes qui ont récemment tenté d’interdire la vente d’alcool dans la ville de Sidi Bouzid (centre) en fermant par la force plusieurs bars. 
	«Je dis à ces gens là – les salafistes –, qui pensent que l’Etat a peur d’eux, que la promenade est terminée et que ceux qui dépassent les lignes rouges vont être punis», a-t-il précisé sur les ondes de la radio tunisienne privée Express FM. Sidi Bouzid est la ville d’où est partie la révolution tunisienne en décembre 2010, ayant abouti à la chute en janvier du régime de Zine El Abidine Ben Ali, après l’immolation par le feu d’un jeune vendeur ambulant, Mohamed Bouazizi, devant le gouvernorat. La mise en garde du ministre intervient à la suite de la fermeture musclée par des salafistes de plusieurs dizaines de bars à Sidi Bouzid. Depuis vendredi, des salafistes, qui tentent d’interdire la vente de boissons alcoolisées dans cette ville, ont demandé aux propriétaires des bars et de points de vente de fermer leurs locaux avant d’avoir recours à la force pour «imposer leur loi», a expliqué à l’AFP une source sécuritaire sur place.

	Des salafistes avaient mis, samedi, le feu à un dépôt de boissons alcoolisées à Sidi Bouzid suscitant la colère de quelques habitants et des vendeurs boissons alcoolisées. Protestant contre cette attaque, des habitants et vendeurs d’alcool avaient alors mis le feu à leur tour à un tas de pneus et tiré avec un fusil de chasse devant une mosquée au centre de la ville, a indiqué à l’AFP le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Khaled Tarouch. «Une enquête a été ouverte pour déterminer les responsabilités», a-t-il ajouté. La montée des salafistes radicaux depuis la révolution du 14 janvier, qui a abouti à la fuite de l’ex-président Ben Ali en Arabie Saoudite, suscite la crainte de nombreux Tunisiens. La mouvance salafiste se partage entre les piétistes qui ne se mêlent pas de politique, les politiques et les djihadistes pour qui la violence est légitime pour imposer la religion.

	Les salafistes et leurs sympathisants en Tunisie sont estimés par des chercheurs à une dizaine de milliers. Depuis les élections d’octobre 2011, les islamistes radicaux, regroupés dans la nébuleuse salafiste, se manifestent à tout bout de champ : dans les universités pour imposer le port du niqab, devant les tribunaux pour fustiger une chaîne de télé accusée d’avoir diffusé un film blasphématoire, dans les manifestations où des journalistes ont été agressés. Plusieurs milliers de salafistes tunisiens se sont invités dimanche à Kairouan (centre), quatrième ville sainte de l’islam. Venus en bus de plusieurs régions de Tunisie, ces partisans d’Ansar Al Charia, l’un des mouvements les plus radicaux de la mouvance salafiste en Tunisie, lancé en avril 2011, ont investi toute la journée la grande mosquée et la médina de la ville.</description>
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	Des centaines de musulmans salafistes se sont rassemblés dimanche à Kairouan pour le deuxième congrès national d’Ansar Al Charia.
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           <title>Période de transition au Mali : douze mois pour revenir à la légalité constitutionnelle</title>
           <author>Zine Cherfaoui </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Tue, 22 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Tue, 22 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Les Maliens peuvent enfin souffler. Après avoir admis samedi le principe de laisser le président par intérim, Dioncounda Traoré, gouverner le pays au-delà des 40 jours prévus par la Constitution, la junte militaire – qui avait renversé le président Amadou Toumani Touré (ATT) le 22 mars dernier – a accepté, non sans résistance, à ce que les nouvelles autorités civiles organisent également l’élection présidentielle devant permettre au Mali le retour à l’ordre constitutionnel. 
	En vertu de l’accord trouvé dimanche entre les ex-putschistes et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), le scrutin doit avoir lieu au terme d’une période de transition fixée à 12 mois. Inutile de dire que cet accord intervient après d’âpres négociations entre les deux parties. Le 22 avril dernier, lors d’une réunion à Abidjan, les chefs d’Etat de l’organisation ouest-africaine avaient fixé la période de transition à 12 mois, invitant les putschistes à «rejoindre leurs casernes». Une proposition que ces derniers avaient rejetée. Il faut rappeler que le chef de la junte militaire, le capitaine Amadou Sanogo, ne s’est jamais mis à l’écart du pouvoir depuis le putsch contre ATT.

	Mieux, il voulait continuer à tirer les ficelles. Pour y parvenir, Amadou Sanogo avait proposé, le lundi 14 mai, l’organisation d’«une convention avec toutes les forces vives de la nation pour choisir le président de transition jusqu’à l’élection du prochain chef de l’Etat malien» et faire en sorte que les Maliens reprennent en main leur pays. Cela explique d’ailleurs la raison pour laquelle le président Dioncounda et son chef du gouvernement ne se sont pas parvenus à s’imposer et, surtout, mettre à exécution leur plan de sortie crise. Pour donner une chance aux négociations d’aboutir, la Cédéao a dû accorder au capitaine Sanogo une batterie de privilèges, comme celui de le faire bénéficier du statut d’ancien chef d’Etat avec tous les avantages qui vont avec (logement garanti par l’Etat, garde rapprochée, traitement et indemnités accordés à un chef d’Etat à la retraite, etc.).

	Le tout est de savoir si les autres membres du Comité national de redressement de la démocratie et de la restauration de l’Etat (CNRDRE) qui ont participé à renverser ATT accepteront le «marché» conclu entre le capitaine Sanogo et la Cédéao. La question se pose d’autant que certains d’entre eux n’ont pas hésité à exprimer leur désappointement à l’annonce de l’accord.  Leur mécontentement est relayé par une partie de la classe politique qui n’a pas hésité à exprimer son rejet de l’accord en question en organisant, hier, une marche de protestation au centre de Bamako. La manifestation est intervenue à l’appel de la Coordination des organisations patriotiques du Mali (Copam) favorable au coup d’Etat du 22 mars. Le président de la Copam, Hamadoun Amion Guindo, a affirmé que «les dispositions prises par la Cédéao n’engagent pas les Maliens». «C’est une trahison. Ceux qui sont venus à Bamako n’ont pas de considération pour les Maliens», a-t-il dénoncé. La réaction de la Copam montre à tout le moins que l’accord arraché par la Cédéao reste fragile.

	Si maintenant la situation est sur le point de rentrer dans l’ordre à Bamako, il demeure, cependant, que la problématique de la crise de l’Azawad reste entière. Et plus le temps passe, plus elle sera difficile à résoudre dans la mesure où le Mouvement national de l’Azawad (MNLA) et Ançar Eddine, les deux mouvements armés qui se disputaient jusque-là le terrain, négocient actuellement la possibilité de contracter une alliance pour peser davantage sur le terrain.</description>
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           <title>USA : le directeur de la sécurité nucléaire démissionne</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Tue, 22 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	Le directeur de la Commission de régulation nucléaire américaine a annoncé hier sa démission, trois mois après avoir été désavoué lors d’un vote en faveur de la construction de nouveaux réacteurs. 
	Gregory Jackzo a affirmé qu’après «trois ans incroyablement productifs» à ce poste, il estime qu’il est «temps de poursuivre ses efforts pour assurer la sécurité publique dans un autre lieu». En février, il avait été le seul des cinq membres de cette commission à s’opposer à l’autorisation de construire deux réacteurs conçus par Toshiba et Westinghouse à la centrale de Vogtle, en Géorgie (Sud-Est). Il estimait qu’il fallait, avant cela, demander à ces industriels de remédier aux failles constatées sur des réacteurs de même type à l’occasion de l’accident nucléaire de Fukushima (Japon) en mars 2011, et non pas les croire sur parole. «Je ne peux pas soutenir l’idée de donner cette autorisation comme si Fukushima ne s’était jamais produit» et «de mon point de vue, c’est ce que nous faisons», avait-il dit.
	M. Jackzo aura été un franc-tireur dans son domaine, adoptant une ligne très dure sur la prévention des risques et le principe de précaution. Il doit rester en poste jusqu’à l’arrivée d’un successeur.</description>
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           <title>Repère : une nouvelle politique américaine</title>
           <author>Mohammed Larbi </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Tue, 22 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description> 
	Reconceptualiser. C’est un mot certainement pas si étrange pour les membres de la commission des affaires étrangères de la Chambre américaine des représentants, ces derniers ainsi que les initiés pensant certainement à ce que cela implique. En tout cas, plus qu’un simple changement dans l’approche habituellement suivie.Ce qui a été clairement dit lors de ce débat, ce n’est pas ce que les Etats-Unis envisagent comme politique pour les Etats de la région Afrique du Nord et Moyen-Orient (MENA), mais ce que eux doivent dorénavant faire avec ces derniers.

	Que l’on est alors loin et même très loin de la politique suivie depuis des décennies, y compris avec le fameux GME (Great Middle East) par lequel les Etats-Unis envisageaient la démocratisation d’une région qui s’étend de l’Atlantique au Golfe.
	Quinze années plus tard, les Américains ont constaté que la démocratie ne se décrète pas, ou plus simplement, qu’ils ont fait tout faux, comme l’atteste l’idée même de reconceptualisation.
	Les Américains ne craignent pas de l’affirmer, car le propre d’une politique est d’envisager le changement afin de ne pas le subir. Justement, des situations que l’on croyait figées sont susceptibles de bouleversement, notamment en Egypte, et cela aura des conséquences sur les rapports avec Israël. L’Egypte n’étant qu’un point, il n’est alors pas exclu que le changement puisse être plus important.

	Tout devrait changer, les Etats-Unis ayant «reconceptualisé leur approche stratégique aux nouvelles réalités» de la région MENA. C’est le secrétaire d’Etat adjoint américain pour les affaires du Proche-Orient qui en a dessiné les contours.
	Jeffrey Feltman a souligné que les profonds changements ont «remodelé l’approche américaine pour cette région», laissant ainsi entendre ou suggérant même une certaine surprise puisque ce qu’on appelle le Printemps arabe a emporté des régimes réputés forts et stables comme en Tunisie et en Egypte. L’effet de surprise passé, les Etats-Unis savent qu’il leur sera «essentiel d’établir et de maintenir des types de partenariat qui les aident à protéger et promouvoir leurs intérêts». C’est ce qu’on désigne par réalisme américain.
	Du pragmatisme aussi, puisque l’orateur soutient en ce sens que «cela demande de la patience, de la créativité et de la flexibilité, dans un environnement en constante évolution».

	A suivre cette logique, tout change. A commencer par «un nouveau modèle de croissance, un  cadre fondé sur des règles, un rôle beaucoup plus important pour le secteur privé et une économie plus inclusive articulée autour de la concurrence au  lieu d’étroits intérêts privés basés sur la corruption et d’autres activités destructrices du bien commun».
	Il ne sera plus question de chercher la légitimité ailleurs qu’à l’intérieur de ses propres frontières. Bien entendu, les conclusions de ces propos sont nombreuses. Le fait, entre autres, que les Etats-Unis semblent vouloir prendre acte d’une situation qui leur aurait échappé, tout en montrant une détermination à en tenir compte pour mieux défendre leurs intérêts. Il reste que ce qui intervient sous la forme d’un avertissement vaut aussi pour les nouveaux régimes dans la région. La légitimité ne viendra plus de l’extérieur. Elle s’acquiert à l’intérieur et nulle part ailleurs.</description>
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           <title>la junte militaire malienne cède aux pressions de la Cédéao</title>
           <author>Zine Cherfaoui </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Mon, 21 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	Le président par intérim, Dioncounda Traoré, dirigera la transition jusqu’à l’organisation d’élections. 
	Les pressions exercées par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) sur la junte militaire malienne ont fini par payer. Les auteurs du putsch du 21 mars au Mali ont accepté, en effet, que le président par intérim Dioncounda Traoré dirige la transition jusqu’à l’organisation d’élections. Celui-ci avait prêté serment le 12 avril pour une période initiale de 40 jours, jusqu’au 22 mai. Les putschistes qui avaient renversé le président Amadou Toumani Touré (ATT) s’opposaient jusqu’à présent à la prolongation du mandat de M. Traoré.

	L’ex-chef de la junte militaire, le capitaine Amadou Sanogo, a officiellement remis le pouvoir en avril à un gouvernement civil de transition ; il avait continué toutefois à jouer un rôle actif dans la gestion du pays, un état de fait que ni les nouvelles autorités civiles ni la Cédéao étaient prêts à accepter. Le chef de la délégation de la Cédéao, le ministre burkinabé des Affaires étrangères, Djibril Bassolé, a ainsi fait état, samedi soir à Bamako, d’une convergence de vues entre les membres de l’ex-junte et l’organisation ouest-africaine. Cet accord a été quelque peu facilité par l’adoption, la veille, par l’Assemblée nationale malienne, d’un projet de loi accordant l’amnistie aux auteurs du coup d’Etat. «Je peux vous dire que (…) les officiers du Conseil national pour le redressement de la démocratie et le rétablissement de l’Etat (CNRDRE) sont d’accord avec les dispositions prises par les chefs d’Etat de la Cédéao, particulièrement en ce qui concerne la présidence par intérim», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à laquelle a participé le capitaine Amadou Sanogo.

	M. Bassolé n’a toutefois pas précisé combien de temps durerait la transition. Les deux parties ont indiqué, sans plus de détails, qu’elles poursuivraient les discussions pour définir des «mesures d’accompagnement». «Il y a accord de principe sur le nom du président de transition, mais il y a tout le reste toujours en discussion», a affirmé à la presse Mahamane Maïga, responsable d’un des partis du Mouvement populaire du 22 mars (MP22, front favorable au putsch). «Le processus n’est pas terminé, il faut en attendre l’issue pour être fixé», a-t-il ajouté. Les médiateurs de la Cédéao poursuivaient hier leurs discussions sur la question. Le ministre burkinabé des Affaires étrangères a indiqué qu’ils resteraient à Bamako «le temps nécessaire».

	Les menaces de la Cédéao

	Mais pour éviter que le capitaine et ses compagnons ne reviennent sur leur décision, la délégation de la Cédéao a été renforcée, hier, par des représentants de l’ONU et de l’Union africaine. L’idée, à travers cette initiative, est de faire passer un message clair aux militaires maliens : la junte doit rester en dehors du processus politique.
	Le ministre ivoirien des Affaires étrangères, Daniel Kablan Duncan, a averti, à la fin d’un sommet de ministres ouest-africains à Abidjan sur les crises au Mali et en Guinée-Bissau, que des sanctions seraient «appliquées automatiquement» à la moindre entorse au processus de retour à l’ordre constitutionnel. A rappeler à ce propos que la Cédéao avait menacé, le 14 mai, de réimposer des sanctions au Mali, estimant que l’ex-junte cherchait à «perturber la transition politique». L’organisation avait imposé des sanctions après le coup d’Etat du 21 mars, avant de les lever quelques jours plus tard lorsque la junte a accepté le retour à l’ordre constitutionnel. Si cet accord est aujourd’hui le bienvenu, il reste que le Mali est encore loi d’être sorti de l’auberge.

	Le plus grand défi pour les nouvelles autorités de Bamako sera d’éviter le risque de partition du pays que le putsch contre ATT a contribué à rendre aujourd’hui réel. Le renversement d’ATT a, en effet, favorisé la chute du nord du Mali aux mains d’une multitude de groupes armés, parmi lesquels de nombreux rebelles touareg mais aussi des islamistes radicaux. Le chaos malien a, en ce sens, permis à Al Qaîda au Maghreb islamique (AQMI) de renforcer ses bases dans la région du Sahel. A ce propos, l’on apprend que le médiateur de la Cédéao, le président burkinabé Blaise Compaoré, a ouvert des «consultations» avec ces mouvements armés en vue d’un règlement politique à la crise. Une mission des plus ardues au regard du fossé politico-idéologique qui sépare les uns et les autres.</description>
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	Les chefs d’état-major des pays de la Cédéao.
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           <title>«Nous avons des preuves qu’Ançar Eddine reçoit ses ordres d’Al Qaîda»</title>
           <author>Salima Tlemçani </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Mon, 21 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 21 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Conseiller et proche collaborateur du colonel-major Elhadji Ag Gamou, un des acteurs de la rébellion touareg de 1990, Fahad Ag Al Mahmoud affirme, dans l’entretien qu’il nous a accordé, que deux principes guident le Mouvement républicain pour la restauration de l’Azawad (MRRA) : l’unité du Mali et la guerre contre les organisations intégristes comme Al Qaîda et Ançar Eddine. 
	-Vous êtes le conseiller et proche collaborateur d’Elhadji Ag Gamou, avec lequel vous êtes en train de mettre sur pied le Mouvement républicain pour la restauration de l’Azawad (MRRA). Comment allez-vous restaurer l’Azawad ?

	En fait, nous ne sommes qu’à la phase de préparation. Nous agissons au sein de la société de l’Azawad pour regrouper toutes les forces et les sensibilités qui veulent que leur région ne soit pas séparée du Mali, mais aussi qu’elle soit débarrassée des groupes salafistes d’Al Qaîda. Ces gens sont très nombreux. Ils se comptent par milliers. Il suffit juste de mettre à leur disposition un cadre dans lequel ils peuvent s’engager. Le colonel-major Elhadji Ag Gamou représente l’aile militaire de ce mouvement, alors que d’autres cadres et moi incarnons la partie politique. Nous voulons un Nord laïc où toutes les religions seront respectées.

	-Votre revendication est donc le retour au Mali et non une autonomie politique…

	Nous ne voulons pas nous séparer ni politiquement ni militairement de Bamako. Notre ambition est de donner aux cadres de l’Azawad la possibilité de gérer les communes, les départements et les structures de base du Nord. Ce sont ces personnes, représentatives de la communauté, qui géreront également les projets de développement de la région. L’idée est celle d’une grande partie de la population.

	-Comment allez-vous faire aboutir vos revendications sachant qu’à Bamako, les responsables ne sont pas légitimes eu égard au coup d’Etat du 22 mars dernier, et au Nord, le MNLA n’est pas seul sur le terrain ?

	Nous avons déjà discuté avec le facilitateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) qui semblait très intéressé par nos objectifs. A Bamako, il y a aussi le représentant de l’armée ; il est ce qu’il est, mais il n’en demeure pas moins qu’il reste un interlocuteur inévitable. Au Nord, nous nous sommes entretenus avec le responsable du MNLA et nous avons rallié à notre mouvement un grand nombre de mécontents de la région de l’Azawad.

	-Justement le chef de l’état-major militaire, Mohamed Ag Najiim, dit avoir parlé à Elhadji Ag Gamou, et que ce dernier lui aurait exprimé sa volonté à revenir au mouvement. Qu’en est-il au juste ?

	Effectivement, Mohamed Ag Najiim a parlé au téléphone, en ma présence, avec Ag Gamou, sur la situation au Nord et la possibilité de fédérer les forces. Il voulait unifier les rangs pour parler d’une seule voix. Cependant, Ag Gamou a exigé une seule condition. Il a demandé à Ag Najiim de lancer l’offensive militaire contre Ançar Eddine et les groupes d’Al Qaîda. Il semblait impuissant face à ces groupes. Depuis, c’est le silence radio. Peut-être qu’il était de bonne foi. Mais la vérité est que le MNLA ne peut rien faire contre ces organisations. Il est totalement dépassé par leurs agissements et les problèmes qu’elles créent avec la population.  

	-Pourtant, le MNLA a dénoncé les agissements d’Ançar Eddine et exigé d’Al Qaîda de quitter le nord du Mali…

	Ces propos sont destinés à l’Occident. Sur le terrain, nous savons que la région est fractionnée entre le MNLA, avec une composante majoritaire de Maliens revenus de Libye, le groupe Ançar Eddine structuré autour de Touareg et de Maures, une AQMI constituée de Touareg et un Mujao composé d’Arabes africains. Le découpage est très bien fait. Les groupes se rendent service et chacun d’eux respecte l’autre. Le problème, c’est qu’Al Qaîda et le Mujao sont aujourd’hui puissamment armés. Avant l’occupation du Nord, leur objectif était de s’attaquer à la Mauritanie, parce que l’Algérie était trop risquée pour ses troupes. Aujourd’hui, celles-ci présentent ouvertement l’Algérie comme cible prioritaire. Elles ont les moyens humains et matériels nécessaires pour mener la guerre au plus puissant pays de la région. Al Qaîda et ses démembrements ont réussi à créer une vraie base arrière étalée sur les deux tiers du territoire malien.

	-Pensez-vous qu’entre Ançar Eddine et Al Qaîda, il n’y a pas de différence ?

	Ils appartiennent à l’internationale salafiste et ont le même objectif. Celui d’imposer la charia à la population du nord du Mali.
	Parfois, ils utilisent les moyens financiers et parfois la force, mais nous savons tous que dans l’Azawad, la liberté du culte a de tout temps été respectée. La majorité de la population est, certes, musulmane, mais cela ne veut pas dire qu’elle est intégriste ou adepte d’Ançar Eddine.Plus grave, nous avons la preuve qu’Ançar Eddine reçoit ses ordres du chef d’Al Qaîda, alors je ne peux croire qu’il puisse y avoir une différence entre ces groupes.

	-Mais pas avec le MNLA ?

	Le MNLA ne contrôle rien sur le terrain. Il se déclare maître du Nord, alors que les prises d’otages par les groupes d’Al Qaîda se poursuivent. Le jour où il combattra réellement Al Qaîda et ses démembrements, nous serons prêts à l’aider.

	-Comment comptez-vous vous mobiliser pour affronter Ançar Eddine ou Al Qaîda, sachant que ces groupes sont puissamment armés ?

	Pour nous, ces deux groupes et encore moins le MNLA ne constituent pas une force de frappe. Si le Nord a été occupé c’est uniquement parce que, bien avant le putsch, les militaires avaient déserté les casernes. Ils ne voulaient pas se battre. En fait, ces militaires en avaient marre de voir à chaque fois leurs collègues officiers se rebeller contre l’Etat, puis revenir avec le même grade commander la caserne qu’ils avaient désertée. Ils ont vécu ces situations lors des trois rébellions de ces deux dernières décennies. Le coup d’Etat du 22 mars dernier leur a facilité la tâche pour contrôler le terrain. Ce qui nous pose problème aujourd’hui, c’est que tous les militaires se sont retirés du Nord et peu sont postés à Mopti, qui reste la limite de l’Azawad.

	-Est-ce qu’à Bamako, les putschistes sont favorables à votre mouvement ?

	Il y a une bonne collaboration avec l’armée malienne, dont la majorité tient à l’unité du Mali.
	Sur le terrain, ils sont des milliers à nous avoir exprimé leur soutien. Ils veulent être juste outillés pour aller combattre au Nord pour le récupérer des mains des groupes salafistes.

	-Des informations ont fait état de la présence de Ag Gamou au Niger, puis à Bamako, pour des contacts avec les militaires. Est-ce vrai ?

	Elhadji Ag Gamou n’est ni à Bamako ni au Niger. Pour l’instant, il est en train de faire tout pour rallier au mouvement tous ceux qui se retrouvent dans nos revendications. Notre aile politique est constituée de républicains, d’anciens ministres, d’universitaires, de cadres supérieurs et de simples citoyens qui veulent revenir à un Mali uni, un Nord débarrassé des groupes salafistes et engagé dans la voie de la construction et du développement.</description>
           <link>http://www.elwatan.com/international/nous-avons-des-preuves-qu-ancar-eddine-recoit-ses-ordres-d-al-qaida-21-05-2012-171496_112.php</link>
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           <title>les Syriens sourds aux appels au calme</title>
           <author>Aniss Z. </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Sun, 20 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 20 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	La paix n’est pas pour demain en Syrie où l’opposition et le régime de Bachar Al Assad continuent à se livrer une guerre sans merci. 
	Un attentat-suicide a fait neuf morts et 100 blessés hier à Deir Ezzor, une ville de l’est du pays touchée pour la première fois par ce type d’attaque depuis le début de la révolte. Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l’opposition, a estimé que ces attaques étaient une tentative du régime de «se venger» après avoir échoué à empêcher les Syriens de manifester par dizaines de milliers comme ce fut le cas vendredi.

	La télévision officielle syrienne a, quant à elle, indiqué qu’un «kamikaze terroriste» a fait exploser une voiture piégée à Deir Ezzor avec une tonne d’explosifs. Un groupe d’observateurs de l’ONU, en charge de surveiller la trêve dans le pays, a inspecté le lieu de l’attentat, selon les autorités syriennes. «Les immeubles résidentiels et les installations publiques et privées près du site de l’attentat terroriste ont subi d’importants dégâts» dans le quartier de Massaken Ghazi Ayyach, selon la télévision qui a montré des images d’immeubles détruits, des carcasses de véhicules, un grand cratère et des taches de sang sur une route. L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a précisé de son côté que l’attentat s’était produit dans une rue abritant un siège des renseignements militaires et aériens et un hôpital militaire.

	Plusieurs attentats meurtriers ont secoué Damas et Alep, deuxième ville du pays, depuis le début de la contestation en mars 2011. Le 10 mai, un double attentat avait fait 55 morts à Damas. La plupart des attaques ont été revendiquées par des groupuscules inconnus jusque-là, tels que le Front Al Nusra. Ailleurs dans le pays, un siège du Baas, parti au pouvoir, a été la cible d’une attaque à la roquette RPG dans la province d’Alep (nord), suivie de combats entre les forces de sécurité et rebelles, selon l’OSDH. Et à Idleb (nord-ouest), des insurgés ont détruit à coups de roquettes RPG un transport de troupes, faisant cinq victimes parmi les soldats, a indiqué l’OSDH sans autre précision.

	Le ton monte entre Damas et Beyrouth

	Dans d’autres régions de Syrie, les violences se poursuivent en dépit de la présence de près de 260 observateurs de l’ONU chargés de surveiller la trêve instaurée le 12 avril, en vertu d’un plan de paix de l’émissaire international Kofi Annan, et systématiquement violée.
	M. Annan se rendra «bientôt» en Syrie, a indiqué son porte-parole. Vendredi, Alep, restée à l’écart aux premiers mois de la révolte, a été le théâtre des «plus importantes manifestations» depuis le début du soulèvement, selon des militants. Les militants tentent désespérément de prendre à témoin les observateurs dont la tâche est encore compliquée par la multiplication des attentats.

	Le porte-parole de Ban Ki-moon, Martin Nesirky, a déclaré à ce propos que le secrétaire général de l’ONU n’avait pas de «preuve concluante» qu’Al Qaîda soit à l’origine d’attentats, mais craignait que des groupes terroristes ne profitent des troubles. Ban Ki-moon avait estimé jeudi qu’Al Qaîda pouvait être responsable de récents attentats. Le règlement de la crise que vit ce pays semble de plus en plus éloigné avec les divisions apparues au sein de l’opposition. Au Liban voisin, où des combats à Tripoli (nord) entre sunnites anti-Al Assad et alaouites pro-Al Assad ont fait dix morts et des dizaines de blessés depuis une semaine, le Premier ministre libanais, Najib Mikati, a critiqué pour la première fois la Syrie. Réagissant à des propos de l’ambassadeur syrien auprès des Nations unies, Bachar Jaafari, selon qui certaines régions libanaises frontalières sont devenues «un nid de terroristes d’Al Qaîda», M. Mikati a jugé que de telles accusations «exacerbaient les différences entre les deux pays».

	Le Liban «assume totalement son devoir de protection des frontières» et dénonce des violations «également côté syrien», a dit M. Mikati, à la tête d’un gouvernement pourtant dominé par le Hezbollah, fervent soutien du régime syrien. A signaler que la poursuite des violences a été évoquée par la communauté internationale, toujours impuissante à résoudre le conflit, lors d’un dîner de travail vendredi soir à Camp David (Etats-Unis) entre les dirigeants du G8 dont fait partie Moscou, principal allié de Damas. Le G8 a notamment indiqué vouloir qu’un «processus politique» s’engage rapidement.</description>
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           <title>la Cédéao met la pression sur les militaires maliens et guinéens</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Sun, 20 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 20 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	«L’échec» des dernières discussions entre les ex-putschistes du 22 mars à Bamako et la Cédéao «plonge le processus de transition dans une certaine impasse», a déclaré Daniel Kablan Duncan. 
	L’Afrique de l’Ouest cherchait hier à Abidjan une issue à l’impasse politique au Mali et tentait d’accélérer la mise en place de la transition en Guinée-Bissau, deux pays secoués par des coups d’Etat militaires. Plusieurs ministres des Affaires étrangères de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont entamé des travaux d’une journée, au lendemain d’une réunion centrée sur la réforme de l’organisation régionale. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a jugé «crucial» que le sommet permette d’envoyer «un message clair» sur le refus des «prises du pouvoir inconstitutionnelles», dans un communiqué publié vendredi. Les Nations unies appellent l’armée au Mali et en Guinée-Bissau «à retourner dans les casernes, à s’abstenir de tout engagement politique et à respecter les autorités civiles».

	Vendredi, le ministre ivoirien des Affaires étrangères, Daniel Kablan Duncan, dont le pays préside actuellement la Cédéao, avait surpris par son ton très ferme à l’égard de l’ex-junte malienne, accusée d’être responsable de l’«impasse» politique dans le pays et de faire preuve de «défiance» envers ses voisins. «L’échec» des dernières discussions entre les ex-putschistes du 22 mars à Bamako et la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) «plonge le processus de transition dans une certaine impasse», a déclaré Daniel Kablan Duncan.

	«La junte a elle-même créé» ce «blocage» et cherche à «dévoyer le processus politique enclenché par la Cédéao» depuis l’accord de sortie de crise du 6 avril, a affirmé le ministre ivoirien. «Mue par un agenda autre, la junte malienne», qui n’est «pas en soi une entité légale et constitutionnelle reconnue», «exprime ouvertement son opposition au retour à l’ordre constitutionnel au Mali», a-t-il accusé.
	«Jusqu’à quand la Cédéao pourra-t-elle laisser prospérer les actes de défiance de la junte malienne sans perdre sa crédibilité et son audience au plan régional et international ?», a lancé M. Kablan.

	La capitaine Sanogo accusé de blocage

	Les ex-putschistes qui ont renversé le 22 mars le régime d’Amadou Toumani Touré restent incontournables.
	Bien qu’ils aient officiellement rendu le pouvoir aux civils en vertu d’un accord-cadre conclu avec la Cédéao le 6 avril, ils bloquent la transition en s’opposant au maintien du président par intérim Dioncounda Traoré, investi le 12 avril, au-delà de 40 jours, soit le 22 mai.
	Le défi le plus grave reste la partition du pays : le putsch a favorisé la chute de tout le nord du Mali aux mains de groupes armés, rebelles touareg et surtout islamistes, notamment Al Qaîda au Maghreb islamique (AQMI).

	Le médiateur, le président burkinabé Blaise Compaoré, a fait savoir qu’il avait ouvert des «consultations» avec les mouvements armés. En Guinée-Bissau, pays à l’instabilité chronique devenu depuis plusieurs années une plaque tournante du trafic de drogue entre l’Amérique du Sud et l’Europe, une force militaire de la Cédéao, composée de soldats du Nigeria, du Burkina Faso et du Sénégal, a commencé cette semaine à se déployer pour sécuriser les organes de transition après le coup d’Etat du 12 avril.    

	Cette force de 639 éléments doit remplacer la mission militaire angolaise (Missang) de 600 hommes présente depuis plus d’un an. A l’issue d’âpres discussions avec l’organisation ouest-africaine, un processus de transition politique est en cours après l’installation d’un président et d’un Premier ministre intérimaires, Manuel Serifo Mhamadjo et Rui Duarte Barros. Investi jeudi, M. Barros a promis qu’«il n’y aura pas de poursuite» judiciaire contre le président intérimaire déchu Raimundo Pereira et l’ex-Premier ministre Carlos Gomes Junior, tous deux en exil, ni contre leurs partisans. Le nouveau Premier ministre doit désormais former un gouvernement de transition le plus large possible qui doit conduire à des élections générales d’ici un an. Mais l’ex-parti au pouvoir ne reconnaît pas les nouveaux maîtres de Bissau.

	De son côté, le Conseil de sécurité de l’ONU a demandé vendredi le retour immédiat à «l’ordre constitutionnel» et adopté à l’unanimité une interdiction de voyager contre cinq responsables du putsch, dont le puissant Antonio Indjaï, chef d’état-major de l’armée. L’Union européenne avait déjà pris des sanctions le mois dernier contre les responsables du coup d’Etat.</description>
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           <title>En bref</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Sun, 20 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description> 
	-Monde arabe : 

	La Berd, créée en 1991 pour aider les ex-pays communistes à réformer leur économie, s’est dotée hier d’un fonds spécial d’un milliard d’euros pour étendre dès cette année ses opérations à quatre «démocraties arabes émergentes», l’Egypte, la Tunisie, le Maroc et la Jordanie. C’est un nouveau président, le Britannique Suma Chakrabarti, qui sera chargé de mettre en œuvre cette ouverture aux pays arabes, après son élection surprise vendredi par les 65 pays et institutions actionnaires réunis en assemblée générale à Londres. Le nouveau fonds «permettra de lancer des investissements dans des démocraties arabes émergentes, en réponse à la vague de changements politiques intervenus dans certaines parties du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord», a expliqué la banque dans un communiqué. La Berd a déjà ouvert des bureaux au Caire, à Casablanca, Tunis et Amman, les quatre pays choisis pour initier son expansion géographique. La Berd avait été fondée à l’origine pour favoriser le passage des pays de l’ex-bloc soviétique à l’économie de marché et intervenait jusqu’à présent dans 29 pays d’Europe de l’Est et d’Asie centrale.
	 
	-Irak-Turquie : 

	Quelque 200 manifestants ont manifesté hier devant le consulat turc de Bassora (sud) contre le refus d’Ankara d’extrader le vice-président irakien en fuite, Tarek Al Hachémi, menaçant de boycotter les intérêts turcs en Irak. Les protestataires ont incendié un drapeau turc. «Nous condamnons les actes et l’ingérence du gouvernement turc dans les affaires irakiennes», a expliqué Hassan Hamdi Al Izzi, chef du Syndicat uni des travailleurs, qui organisait la manifestation. «Ils tentent d’attiser un conflit confessionnel au sein du peuple irakien et  protègent le criminel Hachémi» accusé d’avoir fomenté des meurtres et dont le procès par contumace est en cours à Baghdad, s’est-il insurgé. «Nous donnons 15 jours à la Turquie pour répondre à nos exigences. Si ce n’est pas le cas, nous viserons les intérêts de la Turquie représentés par les entreprises turques», pouvait-on lire sur un tract distribué lors de la manifestation. Selon M. Izzi, il s’agirait de boycotter ces groupes et d’obtenir leur expulsion de Bassora, grande ville portuaire du sud du pays. Le ton est nettement monté ces derniers mois entre la Turquie et l’Irak qui, au-delà du cas de M. Hachémi, s’opposent aussi sur des questions politiques.
	
	-Chine : 

	Le militant chinois des droits civiques Chen Guangcheng, au centre d’une crise diplomatique entre Pékin et Washington depuis un mois, est en route pour les Etats-Unis, a confirmé hier le   département d’Etat. «Nous pouvons confirmer que Chen Guangcheng, sa femme et ses deux enfants sont en route pour les Etats-Unis, pour qu’il puisse poursuivre ses études dans une université américaine», a déclaré dans un communiqué la porte-parole du département d’Etat américain, Victoria Nuland. «Nous attendons avec impatience son arrivée plus tard dans la journée aux Etats-Unis», a ajouté la porte-parole. «Nous exprimons notre satisfaction pour la manière dont nous avons pu régler cette question et soutenir le désir de M.  Chen d’étudier aux Etats-Unis.» Chen a pris place avec sa femme et ses deux enfants à bord d’un vol United   Airlines reliant Pékin à New York et qui a décollé à 18h (10h GMT). Le départ du militant des droits civiques met fin à un imbroglio diplomatique entre la Chine et les Etats-Unis, alors que l’exil du dissident – qui s’était réfugié six jours fin avril à l’ambassade des Etats-Unis après s’être évadé de résidence surveillée – avait été âprement négocié par Pékin et Washington.
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           <title>Christopher Ross : l’homme qui fait trembler le Maroc</title>
           <author>Hacen Ouali </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Sat, 19 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	Acculé par le rapport accablant des Nations unies l’accusant d’entraver le travail de la Minurso, Rabat a retiré sa confiance à Christopher Ross. Selon la République arabe sahraouie démocratique (RASD), le Maroc cherche à torpiller le processus de règlement du conflit.

	  
	Avec ce rebondissement, le règlement du conflit sahraoui risque de revenir en arrière, mais il lui permet dans le même temps au moins de revenir au-devant de la scène internationale.Le Maroc cherche-t-il à torpiller les négociations sur le règlement du conflit sahraoui ? Acculé par le rapport très critique des Nations unies l’accusant d’entraver le travail de la Mission des Nations unies pour l’organisation du référendum au Sahara occidental (Minurso), Rabat a retiré unilatéralement sa confiance à l’envoyé spécial de l’ONU au Sahara occidental, Christopher Ross.

	«Les comportements contrastés de M. Ross s’écartent des grandes lignes qui ont été tracées par les négociations au Conseil de sécurité. Pour cela, le Maroc a décidé de retirer sa confiance à l’émissaire de l’ONU au Sahara occidental», a indiqué le gouvernement marocain, jeudi dernier. Christopher Ross, diplomate expérimenté, qui mène les négociations entre le Maroc et le Front Polisario, fait trembler le makhzen. Il est devenu, aux yeux du palais, l’homme à abattre. Mais le secrétaire général de l’ONU lui apporte un soutien total. Ban Ki-moon a aussitôt réagi à la décision marocaine en apportant son soutien «total» à son émissaire.

	«Le secrétaire général des Nations unies garde toute sa confiance envers son émissaire, Christopher Ross, pour le Sahara occidental», a affirmé le porte-parole de l’ONU, Martin Nesirky. Un sérieux revers pour le Maroc, qui cherche désespérément à mettre en échec les efforts du diplomate américain pour parvenir un règlement durable et équitable du dernier dossier de décolonisation en Afrique. La République arabe sahraouie démocratique (RASD) a, de son côté, dénoncé «une énième manœuvre marocaine pour entraver le processus de paix» et condamné «une décision sans fondement». Dans un communiqué réagissant à la décision du makhzen, la RASD a estimé que, par son attitude «inacceptable», le Maroc «cherche à imposer honteusement au secrétaire général de l’ONU et à son envoyé personnel la conduite à tenir sur le dossier sahraoui. Le Maroc cherche aussi à entraver le processus du règlement du conflit sahraoui et poursuivre ainsi impunément ses violations des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés».

	Violation des droits de l’homme et impunité

	La RASD a réaffirmé, par ailleurs, «sa ferme volonté à soutenir les efforts du secrétaire général de l’ONU et de son envoyé spécial pour parachever le processus de décolonisation au Sahara occidental». La République sahraouie a également exhorté le Conseil de sécurité à prendre «les mesures nécessaires visant à la protection du pouvoir des Nations unies et sa crédibilité pour la paix au Sahara occidental». Pays observateur dans les négociations entre le Maroc et le Front Polisario, l’Algérie a également apporté son soutien à Christopher Ross. «L’Algérie a toujours soutenu les efforts inlassables menés par l’ambassadeur Christopher Ross pour accompagner les deux parties, le Maroc et le Front Polisario, dans la recherche d’une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, qui pourvoie à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Amar Belani.

	Mis à mal par un rapport accablant de Ban Ki-moon qu’il a soumis au Conseil de sécurité, le 10 avril passé, le Maroc a essuyé un revers diplomatique. Le ministre marocain des Affaires étrangères, Saâd Eddine El Otmani, avait fait part à Ban Ki-moon des «préoccupations de Rabat» lors de sa rencontre avec le SG de l’ONU, la semaine passée à New York, menant dans le même temps une campagne contre Christopher Ross.

	Ce dernier devait se rendre à la mi-mai au Maroc et, pour la première fois, dans les territoires libérés du Sahara occidental pour tenter de relancer les négociations entre les deux parties. Nommé émissaire spécial pour le Sahara par le secrétaire général des Nations unies, en janvier 2009, Christopher Ross – diplomate américain chevronné – voulait être l’homme de la solution «juste et durable» du conflit sahraoui. Depuis sa prise de fonctions, Ross affiche une ferme volonté de mener sa mission à terme sans «fléchir». Il a été à l’origine du rapport présenté par le secrétaire général de l’ONU au Conseil de sécurité. Un rapport qui démontre comment les autorités marocaines empêchent la Minurso d’accomplir son travail. «J’ai présenté dans mon rapport une série de défis qui démontrent que la Minurso n’est ni dans la capacité d’exercer pleinement ses fonctions de surveillance de maintien de la paix et d’observation, ni ne dispose de toute l’autorité pour contrecarrer l’effritement.»

	«usage excessif de la force»

	Dans les territoires sahraouis occupés, la neutralité des Nations unies «a été mise à mal par le Maroc» du fait que ce dernier exige que les véhicules de la Minurso «portent des plaques d’immatriculation diplomatique marocaines. Cette pratique ne respecte pas pleinement la neutralité des Nations unies», a mentionné, entre autres, Ban Ki-moon dans son rapport, qui a fait part également de «l’usage excessif de la force, des arrestations et détentions arbitraires et de l’extraction d’aveux sous la torture commis contre des Sahraouis par les forces marocaines». Le Maroc est vertement accusé.

	En somme, avec ce nouveau rebondissement, le règlement du conflit sahraoui risque de revenir en arrière, cependant il lui permet dans le même temps au moins de revenir au-devant de la scène internationale. 
	 </description>
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	Christopher Ross et Mohammed VI.
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           <title>Egypte : Abbas en visite au Caire pour évoquer la réconciliation entre Fatah et Hamas</title>
           <author>APS </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Sat, 19 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 19 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Le président de l’Autorité nationale palestinienne, Mahmoud Abbas, est arrivé hier au Caire pour évoquer avec le chef du Conseil supérieur des forces armées égyptiennes, Mohamed Hossein Tantaoui, le processus de paix palestino-israélien et la réconciliation entre le Fatah et le Hamas. 
	Les entretiens entre Abbas et Tantaoui devront porter sur une série de questions d’intérêt commun, dont la réconciliation interpalestinienne et  le processus de paix, selon une source officielle égyptienne. La même source a précisé qu’une réunion entre des délégations des mouvements Fatah et Hamas se tiendra demain au Caire pour débattre des moyens de dépasser la crise, résultant du dernier remaniement gouvernemental sous la direction de Salam Fayad. Début février, le président palestinien, Mahmoud Abbas, et le chef du Hamas, Khaled Mechaal, avaient conclu un accord visant à mettre en place un gouvernement transitoire gérant à la fois la Cisjordanie, aujourd’hui administrée par le Fatah, et la bande de Ghaza, contrôlée par le Hamas depuis 2006. Cette décision intervient dix mois après l’accord de réconciliation signé en avril 2011 au Caire. Obtenu grâce à la médiation de l’Egypte, cet accord prévoit la création d’un gouvernement d’union nationale chargé de préparer des élections présidentielle  et parlementaires sous l’égide de l’ONU, de la Ligue arabe et d’autres organisations internationales.</description>
           <link>http://www.elwatan.com/international/egypte-abbas-en-visite-au-caire-pour-evoquer-la-reconciliation-entre-fatah-et-hamas-19-05-2012-171237_112.php</link>
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        <item>
           <title>élections du 23 octobre en tunisie : l’ISIE tire sa révérence</title>
           <author>AFP </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Sat, 19 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 19 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	L’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), architecte du premier scrutin libre dans l’histoire de la Tunisie, a tiré sa révérence hier lors d’une cérémonie solennelle à Tunis, tandis que le flou subsiste sur la commission qui lui succèdera. 
	Kamel Jendoubi, le président de l’ISIE, a annoncé la fin des travaux de son instance devant des centaines de personnes, hommes politiques, ambassadeurs, représentants de la société civile, au Palais des congrès à Tunis. «L’ISIE a accompli son travail», a lancé M. Jendoubi, ovationné. L’ancien opposant à Ben Ali, rentré d’exil après la Révolution, a dirigé l’ISIE pour organiser les élections du 23 octobre 2011, premier scrutin de l’ère post-Ben Ali. M. Jendoubi a appelé l’instance qui prendra le relais à «compléter les missions que nous n’avons pas pu terminer : achever l’enregistrement des électeurs tunisiens, poursuivre la formation et l’éducation électorale». «J’appelle à la création d’une haute instance électorale qui soit inscrite dans la constitution et à une loi pour régir son organisation», a poursuivi le président de l’ISIE, insistant sur la nécessaire «indépendance et transparence» du futur organe.

	Le président de l’Assemblée nationale constituante issue du scrutin d’octobre, Mustapha Ben Jaafar, a lui aussi appelé les élus à accélérer les travaux pour promulguer une loi créant une nouvelle instance électorale indépendante. Le président Moncef Marzouki a, pour sa part, souhaité la reconduction de l’ISIE et de son équipe, saluant «leur très grand rôle dans le processus démocratique». «Il faut que cette instance ait un avenir», a-t-il dit. Les prochaines élections générales sont prévues théoriquement entre mars et juin 2013. L’Assemblée nationale constituante doit d’abord rédiger la future Constitution, une tâche qui avance très lentement. M. Jendoubi estime qu’un «minimum de huit mois» sera nécessaire à la future instance pour préparer les prochaines échéances électorales. 
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           <title>Repère : le coup de force marocain</title>
           <author>Mohammed Larbi </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Sat, 19 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 19 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description> 
	On disait du dossier relatif au conflit du Sahara occidental qu’il était enfoncé dans un incroyable statu quo, bien que ceux qui en ont décidé ne semblent pas avoir en compte les conséquences qui pouvaient en découler. Mais le Maroc, qui occupe ce territoire depuis 1975 contre l’avis même du Conseil de sécurité de l’ONU pour qui cette question relève de la décolonisation, vient de la propulser sur le devant de la scène, en décidant unilatéralement de retirer sa confiance à l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental. L’Américain Christopher Ross occupe ce poste depuis 2009 et a pour mission de remettre sur les rails le processus de paix contrarié par le Maroc qui refuse d’appliquer un plan au bas duquel figure sa propre signature.

	Le Maroc est déjà à l’origine de la démission de James Baker, ancien chef de la diplomatie américaine qui avait le premier assumé cette mission dès février 1997. Les incidents se multiplient donc avec pour finalité de bloquer les travaux du Conseil de sécurité qui a prolongé, le 24 avril dernier, le mandat de la Minurso (Mission des Nations unies pour l’organisation du référendum au Sahara occidental) qui n’a, elle aussi, jamais été au bout de sa mission pourtant claire. Sans qu’il explicite ses accusations, le Maroc reproche à Christopher Ross des «décisions partiales et déséquilibrées», alors même que depuis que cette démarche a été adoptée, les différents envoyés spéciaux ont pour mission un mandat approuvé par le Conseil de sécurité et n’en rendent compte qu’au seul secrétaire général.

	Quant à la procédure suivie par le Maroc, c’est celle d’un communiqué transmis à la presse, puisque l’ONU ne semble pas avoir été saisie officiellement d’une telle décision. «Nous avons pris connaissance de cette information», a ainsi déclaré le porte-parole de l’ONU soulignant de manière tout aussi solennelle que Ban Ki-moon a «pleinement confiance» en son envoyé personnel. Une manière de rejeter ce qui a tout l’air d’un coup de force, à plus forte raison, venant d’un pays qui renie ses propres engagements, et entend s’opposer à l’application des résolutions internationales. Pour le Front Polisario, l’autre partie au conflit, et à ce titre également signataire de l’accord de paix, déclare que la décision marocaine est non seulement «infondée» et «arbitraire», mais elle est également «grave» et «injustifiée», tout en rappelant que dans sa résolution 2044 du 24 avril dernier, le Conseil de sécurité a considéré le statu quo inacceptable et a réaffirmé son soutien à M. Ross «quant à l’action qu’il mène pour faciliter les négociations entre les parties».

	Mais avant d’en arriver à ce vote de soutien, le Conseil avait entériné le rapport régulier du secrétaire général sur la question, où il est clairement indiqué que la Minurso éprouvait des difficultés à effectuer ses missions, précisant qu’elle n’est en mesure «ni d’exercer pleinement ses fonctions de surveillance, d’observation et de liaison liées au maintien de la paix, ni d’endiguer, de sa propre autorité, l’érosion de ses capacités de mettre en œuvre son mandat». Il avait également relevé que le principe de neutralité de la Minurso «est, depuis de nombreuses années, compromis par le Maroc». Ce qui avait alors amené le Conseil à insister, dans sa résolution, sur la nécessité d’une totale liberté de mouvement de cette mission. Considéré comme pays voisin, l’Algérie a réaffirmé son soutien à M. Ross.

	Récemment appelée par le Front Polisario à cesser de s’opposer à l’élargissement des prérogatives de la Minurso, la France qui vient d’élire un nouveau président de la République, élection suivie de la mise en place d’un nouveau gouvernement, a appelé à «un règlement rapide du différend» qui oppose Rabat à l’ONU tout en réitérant son appui au plan d’autonomie marocain, que l’ONU n’a jamais pris en considération, comme en atteste son soutien à son propre plan de paix prévoyant la tenue d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui.

	Tout comme ce plan, la résolution du mois dernier réitérant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, et le plein appui aux efforts déployés par Christopher Ross, a été endossée par l’ensemble des membres du Conseil de sécurité. Il revient alors à ce dernier, pour imposer ses décisions.
	 </description>
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           <title>Front Polisario: La décision du Maroc envers Christopher Ross est "infondée" et "arbitraire"</title>
           <author>El Watan avec APS </author>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Fri, 18 May 2012 11:34:53 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 18 May 2012 11:34:53 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	La décision unilatérale du Maroc de retirer sa confiance  à l'envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara occidental,  M. Christopher Ross, est non seulement "infondée" et "arbitraire" mais elle  est également "grave" et "injustifiée", a déclaré vendredi à l'APS le ministère  sahraoui de l'Information.   
	"Le Front Polisario et le gouvernement de la République sahraouie estiment  infondée et arbitraire la décision du Maroc de retirer sa confiance à l´Envoyé  personnel du Secrétaire général de l´ONU, M. Christopher Ross, dans la poursuite  de la mission qui lui a été confiée par le Secrétaire général de l'ONU et le  Conseil de sécurité pour la recherche d´une solution juste et durable au conflit  du Sahara occidental garantissant le droit du peuple sahraoui à l´autodétermination",  a indiqué le ministère sahraoui.     

	En conséquence, a-t-il poursuivi, "cette décision, aussi grave qu'injustifiée,  est un nouveau défi intolérable et inadmissible du Maroc à la communauté internationale,  au Secrétaire général de l'ONU et au Conseil de sécurité qui, dans sa résolution  2044 du 24 avril dernier, a considéré le statut quo inacceptable et +a réaffirmé  son soutien à l'Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental,  Christopher Ross, et à l'action qu'il mène pour faciliter les négociations entre  les parties+".     

	En agissant de la sorte, ajoute le ministère sahraoui de l'Information, "le  Maroc veut s'arroger, sans vergogne, le droit de dicter au Secrétaire général  de l'ONU le contenu de ses rapports au Conseil de sécurité et de décider de  la conduite que doit suivre son Envoyé personnel au Sahara occidental".        

	En outre, le Maroc "veut, par la même, tout faire pour réduire à néant  la crédibilité et la neutralité opérationnelles de la MINURSO, tel que décrié  dans le dernier rapport du Secrétaire général, bloquer le processus de paix  et continuer à violer impunément les droits de l'homme dans les territoires  sahraouis occupés", a-t-il soutenu.     

	"Tout en renouvelant la volonté des autorités sahraouies à poursuivre leur  soutien et leur coopération loyale avec les efforts du Secrétaire général de  l'ONU et de son Envoyé personnel, M. Christopher Ross, pour mener à terme le  processus de décolonisation du Sahara occidental, le Front Polisario et le gouvernement  de la République sahraouie lancent un appel pressant au Conseil de sécurité  pour qu´il prenne les mesures et décisions nécessaires à même de sauvegarder  et protéger l´autorité des Nations Unies et la crédibilité de son oeuvre de paix  au Sahara Occidental des dérives et conséquences de la stratégie de fuite en  avant poursuivie par le Maroc", a insisté le ministère sahraoui de l'Information.

	Le Maroc a décidé jeudi de retirer sa confiance à Christopher  Ross, prétendant que les décisions de ce dernier étaient "partiales et déséquilibrées"  et que "ses comportements contrastés s'écartent des grandes lignes tracées par  les négociations dans le Conseil de sécurité".</description>
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           <title>France : premier Conseil des ministres du gouvernement Jean-Marc Ayrault</title>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Fri, 18 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 18 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Au lendemain de la nomination officielle du gouvernement Jean-Marc Ayrault, mercredi et une succession de passassions de pouvoir, les 34 ministres se sont réunis hier à 15h à l’Elysée pour le premier Conseil des ministres de l’ère Hollande. 
	Il s’agit du premier mandat de la plupart de ce premier gouvernement parfaitement paritaire, puisqu’il compte 17 femmes et 17 hommes dont sept membres issus des «minorités visibles». Parmi les premières mesures  discutées hier, la baisse de 30% du salaire du Président et des membres du gouvernement, dans le sillage des mesures symboliques destinées à marquer concrètement une rupture avec son prédécesseur, Nicolas Sarkozy. Sur le registre international, le nouveau chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a affirmé, hier, en prenant ses fonctions que la France voulait une relation «d’égal à égal» avec l’Afrique, en concrétisation de l’engagement du président  François Hollande de rompre définitivement avec la «Françafrique», vocable qui désigne des réseaux d’influence complexes mêlant politique, affaires et affairisme de l’ancienne puissance coloniale avec plusieurs pays africains.

	«Avec l’Afrique nous devons avoir un partenariat d’égal à égal», a-t-il souligné devant un parterre de journalistes. «Nous allons traiter avec nos amis africains d’une façon transparente en ayant le souci d’un partenariat dans le développement», a-t-il précisé. Côté européen, Laurent Fabius et Pierre Moscovici, le ministre des Finances, ont défini leurs priorités. «La crise grecque qui est là, la zone euro qu’il faut conforter, la  construction européenne qu’il faut réorienter», a ainsi énuméré le ministre des Finances. Pour rappel, Le président Hollande s’oppose à l’Allemagne sur les moyens de relancer la croissance en Europe. Il veut renégocier le traité de discipline budgétaire européen, mis au point pour juguler la crise de l’euro, pour y adjoindre des   mesures de relance de l’activité économique.

	L’Allemagne s’y oppose. D’ailleurs, les divergences des deux chefs d’Etat par rapport au pacte budgétaire ont été au cœur du débat lors de la visite de François Hollande en Allemagne, à l’aube de son investiture. A noter que ce premier gouvernement Ayrault pourrait être remanié au lendemain des législatives, sauf défaite de la gauche aux législatives, qui entraînerait une cohabitation des deux factions politiques, dès le début du mandat du nouveau Président.                  </description>
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	Jean-Marc Ayrault et François Hollande.
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        <item>
           <title>Au quatre coins du monde</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Fri, 18 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 18 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description> 
	-Bombardements à Ghaza : 5 blessés dont 2 graves
	
	Cinq Palestiniens ont été blessés, hier, dans des bombardements de l’armée d’occupation israélienne dans l’est de Ghaza, a indiqué un porte-parole des services des urgences.«Cinq Palestiniens ont été blessés dans les bombardements israéliens menés contre des maisons à l’est du quartier de Haï Al Choujaaia à Ghaza», a  précisé Adham Abou Salmia, porte-parole des services des urgences. «Les personnes blessées, dont deux se trouvent dans un état grave, ont été évacuées à l’hôpital de la ville», a-t-il ajouté. Mercredi, les forces d’occupation, appuyés par des chars et blindés, ont fait incursion dans les parties sud et nord de la bande de Ghaza, ont rapporté des habitants palestiniens. L’armée israélienne a mené une opération similaire à Beïtlahia dans le nord de Ghaza, où des tirs ont été entendus, selon les mêmes sources.

	Par ailleurs, deux prisonniers palestiniens détenus par l’occupant israélien sont toujours en grève de la faim malgré un accord conclu lundi avec l’administration pénitentiaire israélienne, a-t-on indiqué, hier de sources palestiniennes. Mahmoud Sarsak exigeait d’être reconnu comme «prisonnier de guerre» par Israël, alors que Akram Rikhawi proteste contre son maintien en détention administrative qui permet l’incarcération sans inculpation ni jugement pour des périodes de six mois renouvelables indéfiniment. Au total, 4700 prisonniers palestiniens, dont 309 sont en détention  administrative, réclament la fin de leur isolement carcéral et leur libération.
	
	-Liban  : le torchon brûle entre sunnites et alaouites

	Un mort et sept autres blessées, hier, dans de nouveaux heurts entre sunnites et alaouites à   Tripoli, la grande ville du nord du Liban, a affirmé un responsable des services de sécurité à l’AFP. «Des affrontements intermittents à la roquette et à la mitrailleuse se déroulent depuis 4h du matin (1h GMT) entre le quartier de Bab Al Tebbaneh (majoritairement sunnite et hostile au régime syrien) et le quartier voisin de Jabal Mohsen (à majorité alaouite pro-régime)», a indiqué cette source, précisant que des maisons ont été brûlées. L’armée libanaise déployée depuis lundi dans ces zones sensibles a tiré en direction de l’origine des tirs, mais a dû se replier légèrement sur la rue de Syrie qui sépare les deux quartiers. Des affrontements entre des habitants de Bab Al Tebbaneh et Jabal Mohsen avaient fait neuf morts et des dizaines de blessés entre samedi et lundi, avant que l’armée n’intervienne et ne rétablisse le calme. Depuis le début de la révolte contre le régime syrien en mars 2011, des heurts confessionnels ont éclaté à plusieurs reprises à Tripoli, mais ceux du week-end sont les plus meurtriers.  
	
	-Turquie : nouvel essort du dialogue entre la Turquie et l’UE

	La Turquie et l’Union européenne (UE) ont lancé, hier, un mécanisme de dialogue complémentaire pour donner une nouvelle impulsion aux discussions pour l’entrée d’Ankara dans le club européen afin de tenter de surmonter les blocages dans les négociations d’adhésion à la communauté européenne. Ce mécanisme de dialogue complémentaire a été mis en place à l’occasion  d’une visite à Ankara du commissaire européen en charge de l’élargissement,  Stefan Füle. Le ministre turc des Affaires européennes, Egemen Bagis, a affirmé devant la presse qu’il s’agissait d’«un nouveau pas pour surmonter les blocages» dans  les rapports entre la Turquie et l’UE. «Nous donnons le coup d’envoi d’une nouvelle période qui, nous l’espérons,  apportera un nouvel élan aux négociations d’adhésion de la Turquie» à l’UE,  a-t-il ajouté.

	De son côté, M. Füle a salué «une journée spéciale» dans les relations  euro-turques, affirmant que l’«agenda positif» devrait donner un «nouveau dynamisme et un nouvel élan à nos relations après une période de stagnation». Le mécanisme de dialogue complémentaire prévoit de constituer des groupes de travail Turquie-UE sur les chapitres de négociation bloqués et d’avancer dans les réformes engagées par Ankara sans ouverture officielle de ces chapitres. Le commissaire européen a toutefois précisé que ce mécanisme ne visait pas à remplacer pas les négociations d’adhésion, mais qu’il est juste «un moyen  complémentaire pour soutenir ces négociations». Les négociations pour une adhésion de la Turquie à l’UE sont dans l’impasse. A ce jour, seuls 13 des 35 chapitres thématiques qui jalonnent ces négociations ont été ouverts et un seul a pu être bouclé.
	
	-Grèce : le FMI ne traitera pas avec le gouvernement transitoire

	Le Fonds monétaire international (FMI) a indiqué, hier qu’il suspendait ses contacts avec la Grèce jusqu’aux élections législatives et qu’il ne travaillerait pas avec le nouveau gouvernement nommé de manière transitoire pour expédier les affaires courantes. «Nous attendons avec intérêt de prendre contact avec le (futur) gouvernement une fois qu’il aura été formé», a affirmé à la presse un porte-parole de l’institution, David Hawley. A un journaliste qui lui rappelait qu’un gouvernement avait pris ses fonctions à Athènes le jour même, ce porte-parole a précisé que le FMI comptait discuter avec le gouvernement formé «après les élections» du 17 juin. «L’essentiel est que notre mission (à Athènes) aura lieu après les élections. Je n’ai pas de date spécifique», a poursuivi M. Hawley. Le gouvernement technique formé hier, en Grèce, composé en majorité d’universitaires ou de hauts fonctionnaires, a pour principale mission de préparer les élections. Il ne devrait pas avoir de Parlement à sa disposition, puisque celui sorti des urnes le 6 mai doit être dissous vendredi, pour permettre le délai de vacance d’un mois prévu par la Constitution avant chaque élection législative.
	
	-Maroc : l’Algérie soutient Christopher Ross

	L’Algérie a renouvelé hier son soutien aux efforts «inlassables» menés par l’émissaire de l’ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, pour résoudre le problème du Sahara occidental, en réaction aux vives critiques du Maroc contre l’ambassadeur de l’ONU, selon une déclaration du porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Le Maroc a décidé de retirer sa confiance à Christopher Ross, après ses décisions jugées «partiales et déséquilibrées», a indiqué, hier, le gouvernement dans un communiqué officiel. «Les comportements contrastés de M. Ross s’écartent des grandes lignes qui ont été tracées par les négociations dans le Conseil de sécurité», précise le communiqué obtenu par l’AFP. Cette décision du gouvernement marocain intervient quelques semaines après la publication d’un rapport de l’ONU critique de certaines pratiques des autorités marocaines vis-à-vis du travail des Casques bleus onusiens dans le Sahara occidental. En réaction à l’attitude du Maroc, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, affirme avoir «toute confiance en Christopher Ross», son émissaire pour le Sahara occidental, a déclaré hier le porte-parole de l’ONU Martin Nesirky.
	 </description>
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           <title>Inde : un touriste algérien se retrouve en prison !</title>
           <author>Nacéra Benali </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Fri, 18 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 18 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Le voyage de rêve tant attendu s’est transformé en un cauchemar oppressant pour deux couples d’Algériens. A cause de ce qui semble être une légèreté lourde de conséquences, l’un d’eux est détenu dans la prison de Khajuraho (centre de l’Inde) en attente de jugement. 
	De notre correspondante 

	à New Delhi

	Depuis son arrestation le 11 mai, Redouane Nehar, 32 ans, ingénieur en informatique, originaire d’Alger, est escorté quotidiennement par la police pénitentiaire de Chhatarpur jusqu’au siège du tribunal de Khajuraho, qui se trouve à 45 km. Le mercredi 16 mai, son avocat, désigné par l’agence de voyages, tente de le faire libérer, au moins en attendant le procès. Selon lui, le touriste encourt, dans le meilleur des cas, une forte amende et l’expulsion du territoire indien. Mais la cour a rejeté la demande de liberté provisoire, car le procureur a exigé que l’avocat démontre que son client ne constitue pas une menace pour la sécurité et qu’il ne compte pas se dérober au jugement.

	Déboutée, la défense compte renouveler sa requête dans les prochains jours. Très déçu, Redouane retrouve sa cellule, et son ami, qui est resté à Khajuraho pour l’assister, sa chambre à l’hôtel Siddharth. Avec sa compagne et un couple d’amis, Redouane s’était rendu en Inde dans le cadre d’un voyage exotique organisé par un tour-opérateur indien, Caper Travel Company. La tournée, qui devait se terminer le 16 mai, comprend neuf nuits féériques à travers les villes de Delhi, Agra, Jaipur, Khajuraho et Varanasi. Khajuraho représente la deuxième attraction touristique en Inde après le Taj Mahal, grâce à ses temples classés patrimoine mondial de l’Unesco.

	Véritable merveille artistique avec leurs sculptures représentant des scènes érotiques inspirées du Kamasoutra, ces monuments attirent des millions de touristes chaque année. C’est en quittant la ville de Khajuraho (Etat du Madhya Pradesh), que le groupe a été interpellé par la police de contrôle de l’aéroport. Le scanner à bagages a révélé que l’un d’eux contenait un article strictement interdit sur les vols. Une balle pleine. Interrogé sur la provenance de ce souvenir insolite, le propriétaire du sac de voyage «n’a pas su donner des explications convaincantes», selon ce que le chef de la police locale, M. K. Khamparia, a déclaré à une agence de presse indienne.

	Plus tard, l’épouse du malheureux «fétichiste» racontera aux services consulaires algériens à Delhi que la balle aurait été trouvée par les touristes aux abords de leur hôtel à Jaipur (Rajasthan). Et il semblerait que Redouane ait voulu la conserver malgré l’opposition des autres membres du groupe. Un geste inconscient et incompréhensible par les temps qui courent, surtout en Inde où les contrôles sécuritaires sont très méticuleux, car le pays est engagé dans une lutte sans merci contre le terrorisme, et le conflit au Cachemire et les rapports tendus avec le voisin pakistanais ajoutent à la suspicion générale qui frise parfois la paranoïa. 

	Dessous de table

	En Inde, pays qui croule sous le poids d’une bureaucratie asphyxiante, il vaut mieux ne pas avoir affaire aux forces de l’ordre et à la justice. Gangrénés par la corruption, ces deux secteurs de l’administration accusent des dérapages et des lourdeurs impressionnants. Bien que les magistrats indiens, formés par l’école anglaise, soient connus pour leur impartialité et compétence, il n’est pas rare que des cas de corruption éclatent au grand jour. Selon une étude de l’organisation Transparency International, les Indiens déboursent jusqu’à 5 millions d’euros par an en dessous de table, versés entre autres à des policiers, des avocats, des employés des tribunaux et dans une moindre mesure à des juges. Alertée par les deux compagnes des voyageurs algériens, qui sont rentrées depuis respectivement en Algérie et en France (l’autre touriste étant résidente dans l’Hexagone), l’ambassade d’Algérie de New Delhi suit l’affaire de près et aujourd’hui un représentant du service des affaires consulaires se rendra à Khajuraho pour rencontrer le détenu et s’enquérir de son état de santé. Son ami, qui est resté en Inde pour l’assister, affirme qu’il se trouve en état de choc et ne réalise pas ce qui lui arrive.

	Du rêve au cauchemar kafkaïen

	Cet universitaire qui n’a jamais eu maille à partir avec la justice est contraint de vivre avec des détenus de droit commun avec qui il ne partage ni la langue ni la culture… Cette situation kafkaïenne rappelle celle de trois Italiens arrêtés en mai 2010, à Delhi, car dans la chambre d’hôtel qu’ils venaient de quitter, une vingtaine de balles et deux chargeurs avaient été trouvés dissimulés dans le climatiseur. N’ayant pu prouver un lien certain entre eux et les munitions, ils avaient été relâchés au bout d’une semaine, après intervention du consulat italien. Mais des milliers d’étrangers n’ont pas eu cette chance et dépérissent dans les prisons indiennes, des lieux surpeuplés et aux conditions de vie insoutenables. Ils peuvent y passer des années avant d’être jugés pour des délits allant de la consommation ou de transport de stupéfiants, à l’homicide et même au séjour illégal sur le territoire indien.

	L’Inde étant une union d’Etats fédéraux, chaque commissariat, chaque tribunal rédige ses documents dans l’un des dizaines de dialectes locaux. Pour aider un parent incarcéré, les familles de touristes se ruinent en payant interprètes, avocats et des dizaines d’intermédiaires, sans compter les frais d’un long séjour en Inde.</description>
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	A l’hôtel Siddharth, les proches du détenu organisent sa défense.
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           <title>l’Arabe Saoudite et l’Iran entrent de plain-pied dans la guerre froide</title>
           <author>Zine Cherfaoui </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Thu, 17 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Entre l’Arabie Saoudite et l’Iran, la guerre froide est désormais déclarée. Face à la menace iranienne et à la montée du chiisme dans la région, le salut est dans l’union. 
	C’est le constat auquel sont parvenus les dirigeants des six monarchies sunnites du golfe Persique, réunis lundi à Riyad en Arabie Saoudite, pour examiner un projet d’union politique entre elles. L’idée avait été officiellement lancée en décembre dernier par le roi Abdallah d’Arabie Saoudite. De plus en plus effrayé par l’éventualité de voir Téhéran se doter de la bombe atomique et régner sur le Moyen-orient, le souverain du royaume wahhabite multiplie, en effet, les initiatives pour protéger sa traditionnelle zone d’influence. Dans un premier temps, cette nouvelle structure – qui succéderait à l’actuel Conseil de coopération du Golfe (CCG) – regrouperait le royaume saoudien et Bahreïn. Ce choix n’est, bien entendu, pas fortuit. Seule monarchie peuplée d’une majorité de chiites mais dirigée par des sunnites, Bahreïn est secoué depuis plus d’un an par une révolte des disciples d’Ali qui réclament une meilleure représentation politique. Bien entendu, Riyad craint de voir ce petit pays tomber à terme dans les bras de Téhéran. Face à un tel risque, les Saoudiens ont ainsi préféré prendre les devants.

	La tension entre l’Iran chiite et l’Arabie Saoudite sunnite s’est aggravée après le déploiement en 2011 de forces saoudiennes à Bahreïn pour défendre la dynastie sunnite face à un mouvement de révolte de la majorité chiite, accusée d’être soutenue par Téhéran. Cette crise s’est accentuée avec la répression du soulèvement en Syrie dont le régime est un allié de Téhéran, l’influence grandissante de l’Iran en Irak après le retrait américain et la résurgence d’un conflit territorial entre la République islamique et les émirats sur trois îles du Golfe. Peu avant l’ouverture du sommet, le roi de Bahreïn, Hamad Ben Issa Al Khalifa a ainsi estimé que cette union est «la réponse aux changements et aux défis que nous rencontrons aux plans régional et international». «L’option de l’union est une urgence», avait également insisté dimanche le Premier ministre de Bahreïn, Khalifa Ben Salmane Al Khalifa. Il avait ajouté que les pays du CCG devraient «renforcer leur coordination dans les domaines sécuritaire et militaire en se dotant d’une structure unifiée pour assurer leur défense».

	Les avertissements saoudiens

	Toutefois, entre dire et faire, il y a tout un fossé que n’arrivent toujours pas à combler les initiateurs du projet. Face justement aux difficultés rencontrées pour mettre en œuvre leur projet, les dirigeants des six monarchies du Golfe ont décidé de «poursuivre l’étude d’un projet d’union». Les ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe (CCG) doivent «poursuivre l’étude» du projet et «soumettre leurs recommandations à un sommet» extraordinaire du CCG à Riyad, a annoncé le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Saoud Al Fayçal, lors d’une conférence de presse. L’intervenant n’a pas expliqué les raisons qui empêchent encore cette union de se concrétiser dans l’immédiat. Néanmoins, il a averti Téhéran de ne pas s’immiscer dans les relations entre l’Arabie Saoudite et Bahreïn. Le prince Saoud Al Fayçal répondait certainement aux membres du Parlement iranien qui a «condamné» le projet.

	Cet avertissement ne semble toutefois pas faire peur aux Iraniens qui paraissent peu enclins à rester passifs à l’égard de ce projet qu’ils perçoivent comme une menace. Pour preuve, les autorités iraniennes ont appelé hier à des manifestations vendredi avant de qualifier Bahreïn et l’Arabie Saoudite de «laquais» des Etats-Unis. Le Conseil de coordination de la propagande islamique, qui organise les manifestations officielles, a dans un communiqué demandé aux Iraniens de manifester après la prière du vendredi «contre le plan américain d’annexion de Bahreïn par l’Arabie Saoudite et pour exprimer leur colère contre les régimes laquais d’Al Khalifa et d’Al Saoud». «Ce complot dangereux (d’union) est le résultat du triangle funeste américano-britano-sioniste pour empêcher les révoltes populaires de s’étendre et contrôler la crise à Bahreïn que le régime d’Al Khalifa est incapable de régler», a ajouté le Conseil iranien dans le communiqué. «Les dirigeants d’Al Saoud et d’Al Khalifa doivent savoir qu’avec ce genre de complot, ils ne pourront pas empêcher le mouvement populaire à Bahreïn et le mouvement de réveil islamique dans la région», a-t-il écrit.

	La question de Bahreïn est sensible en Iran, où un courant conservateur nationaliste au sein du régime islamique considère toujours cette île, contrôlée par la Perse avant d’être colonisée par la Grande-Bretagne puis d’accéder à l’indépendance en 1971, comme une province iranienne. «La République islamique, qui préserve l’intégrité territoriale de l’Iran, a le droit de vouloir le retour d’une province séparée de la patrie islamique», n’a pas hésité à affirmer hier Hossein Shariatmadari, directeur du quotidien ultraconservateur Kayhan nommé par le guide suprême iranien, Ali Khamenei. «Les Bahreïnis se considèrent comme des Iraniens et selon des rapports ils ont le désir d’un retour à l’Iran», a-t-il ajouté.

	En attendant de connaître l’épilogue de ce nouveau bras de fer entre l’Iran et l’Arabie Saoudite, il est à rappeler que l’annonce par Riyad de transformer le CCG en union avait quelque peu surpris les observateurs dans la mesure où cette organisation n’a jamais vraiment fonctionné. 31 ans après sa création, le CCG n’a toujours pas réussi à instaurer une intégration économique entre ses membres. Il peine également à réaliser l’union douanière, entrée en vigueur en 2003 mais dont la concrétisation est désormais renvoyée à 2015, alors qu’un projet d’une monnaie unique, annoncé initialement pour 2010, semble en panne. Politiquement, les monarchies du CCG se présentent en rangs dispersés : seuls Bahreïn et le Koweït ont des Parlements élus ayant le pouvoir de légiférer, et les partis politiques sont bannis dans les six pays. Il y a lieu de rappeler aussi que l’idée d’une union saoudo-bahreïnie a suscité des remous à Bahreïn où cheikh Ali Salmane, le chef du Wefaq, principal groupe de l’opposition chiite, a exigé que le projet soit soumis par référendum à la population, majoritairement chiite.
	
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           <title>Exercice militaire de grande ampleur en Jordanie des Américains et leurs alliés</title>
           <author>AFP </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Thu, 17 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Les Etats-Unis et leurs alliés ont commencé mardi en Jordanie un exercice impliquant quelque 12 000 militaires, ont annoncé de hauts gradés, décrivant cet exercice comme le plus important mené au Proche-Orient ces dix dernières années. 
	    «Nous avons commencé à mettre en pratique les compétences que nous avons   acquises ces dernières semaines dans un scénario de guerre irrégulière», a indiqué le général Ken Tovo, chef des forces américaines chargées des opérations spéciales, précisant que l’entraînement allait durer environ deux semaines. L’opération «Eager Lion 2012» est «le plus important exercice organisé dans la région ces dix dernières années», a-t-il déclaré à la presse à Amman. Y participent plus de 12 000 militaires venus de 19 pays, dont Bahreïn, l’Arabie Saoudite, le Qatar, l’Egypte, l’Irak, le Liban, le Pakistan, la France, la Grande-Bretagne, l’Italie, l’Espagne et l’Australie. Selon le général Aouni Adouane, chef des opérations et de la formation des forces armées jordaniennes, l’exercice en préparation depuis trois ans, «n’est lié à aucun évènement réel».

	En réponse à une question sur les liens entre cet exercice et le soulèvement en cours en Syrie voisine, il a ajouté qu’«aucune force ne sera déployée au Nord» de la Jordanie, frontalier de la Syrie. Certains médias locaux ont émis l’hypothèse que ces exercices étaient liés aux violences qui ont fait plus de 12 000 morts en Syrie ces 14 derniers mois, et seraient l’occasion pour la Jordanie de s’assurer de la sécurité de ses frontières. «Cela n’a rien à voir avec la Syrie. Nous respectons la souveraineté de la Syrie. Il n’y a pas de tension entre les Syriens et nous. Nos objectifs sont clairs», a insisté le général Adouane.             
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           <title>Washington coordonne les livraisons d’armes aux rebelles syriens</title>
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           <category>International</category>
           <pubDate>Thu, 17 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Alors que la révolte syrienne est entrée dans son 15e mois, les combats entre soldats et rebelles se multiplient malgré la présence de plus de 200 observateurs de l’ONU chargés de surveiller un cessez-le-feu proclamé il y a plus d’un mois mais systématiquement violé tous les jours. 
	De leur côté, les Etats-Unis ont décidé d’aider à coordonner l’arrivée d’armes en Syrie à destination des rebelles. Le Washington Post, citant des responsables américains et étrangers, rapporte que Washington a accru ses liens avec la rébellion et notamment joué un rôle dans la coordination de l’aide étrangère à destination des opposants. «Nous augmentons notre assistance non létale à l’opposition syrienne et continuons à coordonner les efforts avec nos amis et alliés de la région et au-delà pour que ce que nous entreprenons de façon collective ait le plus d’impact possible», selon un haut responsable du département d’Etat. Sur le terrain, au moins 26 personnes ont été tuées hier dans le pays, dont 15 civils   «sommairement exécutées» dans la nuit de mardi à mercredi par les forces du régime syrien lors de l’assaut du quartier Chammas à Homs, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

	Parmi ces victimes, l’imam sunnite de la mosquée Abou Horeira, cheikh Merai Zakrit, qui, selon l’ONG, «était aimé de tous, des sunnites et des alaouites et même des chrétiens, il appelait à l’unité nationale». En outre, au moins 11 personnes ont été tuées dans d’autres violences en Syrie : cinq dans la province de Deraa (sud), un civil tué dans le pilonnage de la ville rebelle de Rastane et cinq civils tués par les tirs de l’armée à Khan Cheikhoune, dans la région d’Idleb, selon l’OSDH. Hier, six observateurs, du Yémen, du Brésil, du Bangladesh, du Danemark, du Maroc et des Pays-Bas, ont été évacués de la ville après y avoir passé la nuit, leur véhicule ayant été «endommagé par l’explosion», selon Abou Hammam.

	L’opposition syrienne avait accusé le régime de l’attaque. Il s’agit du deuxième incident grave impliquant des observateurs de l’ONU chargés notamment de surveiller l’application d’un cessez-le-feu. Une mission à laquelle l’armée allemande est prête à envoyer jusqu’à 10 soldats, a annoncé Berlin. La France a condamné de son côté «avec la plus grande vigueur les nouveaux assassinats perpétrés par les forces du régime syrien contre leur propre peuple». Téhéran, principal allié de Damas, a en revanche estimé hier qu’il fallait «donner du temps» au régime pour appliquer le plan de l’émissaire international. Ce dernier avait sommé le gouvernement syrien d’autoriser sans plus tarder l’ONU à porter secours à plus d’un million de Syriens qui en ont besoin.

	Par ailleurs, quatre personnes, dont un soldat, ont été blessées hier à Tripoli, la principale ville du nord du Liban, dans de nouveaux affrontements entre partisans et opposants au président syrien, selon un responsable au sein des services de sécurité. Ces affrontements ont fait neuf morts et des dizaines de blessés entre samedi et lundi.</description>
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           <title>l’armée yéménite, conseillée par des Américains, progresse face à Al Qaîda</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Thu, 17 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	L’armée yéménite grignotait hier du terrain face au réseau Al Qaîda dans le sud du pays, conseillée par des experts américains dans son offensive qui a fait au moins 144 morts en cinq jours. 
	En fin de journée, l’armée de l’air yéménite a lancé deux raids aériens visant des positions d’Al Qaîda proches de Loder, ville de la province d’Abyane, faisant 16 morts et 14 blessés parmi les membres du réseau, selon un porte-parole des supplétifs de l’armée, les Comités de résistance populaire.Au sol, les soldats, estimés par une source militaire à environ 20 000 après l’acheminement de renforts, tentent de regagner le contrôle des villes de Zinjibar et Jaar dans la province d’Abyane, tenues par le réseau depuis 2011. L’offensive, lancée le 12 mai, est la plus large menée contre Al Qaîda dans la Péninsule arabique (AQPA), qui opère sous l’appellation des Partisans de la charia dans le sud du Yémen, et traduit l’engagement du nouveau président, Abd Rabbo Mansour Hadi, à combattre le réseau extrémiste. Selon des diplomates occidentaux à Sanaa, des experts américains conseillent l’armée dans ces combats, et certains d’entre eux se trouvent dans la base aérienne d’Al Anad, proche de la zone des affrontements.

	Des drones américains ont en outre visé des membres d’Al Qaîda ces derniers jours dans le sud et l’est du pays, alors que des témoins ont fait état de la participation d’unités navales américaines aux bombardements. Cette participation n’a pas pu être confirmée de source officielle. L’armée, soutenue par les supplétifs de l’armée, a avancé dans la journée vers l’entrée sud-est de Zinjibar après des affrontements qui ont fait six blessés dans ses rangs, selon une source militaire. «Nous avançons de jour et effectuons un retrait tactique de nuit, de crainte d’opérations terroristes», a expliqué à l’AFP un officier sur le terrain.

	Onze combattants d’Al Qaîda et deux supplétifs de l’armée ont par ailleurs été tués dans des combats autour du Mont Yassouf, qui surplombe la ville de Loder, selon des sources tribales et para-militaires. L’armée avait repris mardi à Al Qaîda cette colline, où un soldat a hissé le drapeau yéménite à la place de l’étendard noir d’Al Qaîda avant d’être tué par un franc-tireur du réseau, selon une source militaire. Les insurgés ont lancé à l’aube une contre-attaque à l’artillerie dans ce secteur sans pouvoir reprendre la colline. Depuis le 12 mai, l’offensive a fait au moins 144 morts : 98 combattants intégristes, 20 militaires, 16 civils et 10 supplétifs de l’armée, selon un bilan compilé par l’AFP à partir de différentes sources. Un raid aérien de l’armée sur Jaar a tué mardi «par erreur» 15 civils, attroupés autour d’une maison frappée par un missile, et qui a de nouveau été bombardée par l’aviation, selon un nouveau bilan obtenu auprès des habitants. Ces victimes «ont provoqué un mouvement d’exode massif en direction d’Aden et de Lahej», a affirmé à l’AFP un habitant de Jaar joint au téléphone, Hussein Awad. Il a précisé avoir envoyé sa famille chez des proches à Lahej et être resté «pour garder la maison».

	L’offensive intervient après les révélations d’un agent infiltré au sein du réseau, dont les renseignements avaient permis de tuer le 6 mai l’un des responsables de l’organisation, Fahd Al Quso. Le réseau extrémiste a renforcé son implantation dans le sud et l’est du pays à la faveur de la contestation qui a emporté l’ancien président Ali Abdallah Saleh. M. Saleh se présentait en champion de la lutte contre Al Qaîda pour obtenir l’appui de l’Occident, mais était accusé par ses détracteurs d’encourager en sous-main le réseau, surtout vers la fin de son mandat.  
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           <title>Les brèves</title>
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           <category>International</category>
           <pubDate>Thu, 17 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description> 
	-Maroc

	L’échec des autorités marocaines à enquêter sur le passage à tabac d’un chercheur de Human Rights Watch par des policiers traduit «l’impunité des violences policières» au Maroc, a déclaré HRW dans un communiqué. «Le 8 novembre 2010, à Laâyoune, au Sahara occidental, des policiers marocains ont pris à part Brahim Elansari (un chercheur marocain de HRW) et l’ont roué de coups sous les yeux d’un journaliste américain», souligne l’ONG. «Lors des 18 mois qui se sont écoulés depuis ce passage à tabac, les autorités marocaines n’ont fourni aucune information sur les progrès d’une quelconque enquête, ni à Elansari ni à Human Rights Watch, malgré les demandes écrites», ajoute-t-elle. «L’échec des autorités marocaines à mener à bien l’enquête sur le passage à tabac d’un chercheur de Human Rights Watch par des policiers est une étude de cas de l’impunité des violences policières», selon HRW. Un groupe de policiers avait, rappelle-t-on, encerclé Elansari «dans une rue du centre-ville puis s’est mis à le frapper, à le gifler et à l’insulter, le traitant de ‘‘traître’’ et de ‘‘séparatiste’’», avaient déclaré M. Elansari et le journaliste américain John Thorne qui avait assisté à l’agression.
	
	-Libye

	Abdelhakim Belhaj, ancien djihadiste, devenu commandant militaire de Tripoli après la chute du régime de Mouammar  El Gueddafi, a annoncé mardi avoir démissionné de son poste pour faire de la politique en prévision des élections de juin. «Il est temps de se tourner vers la scène politique», a déclaré à la presse M. Belhaj, l’un des principaux chefs militaires libyens, en précisant qu’il allait lancer son parti et se porter candidat aux élections d’une constituante. Il a estimé que le rôle du Conseil militaire, qui regroupait des milliers d’ex-rebelles, était fini, après l’intégration de ces derniers dans les ministères de la Défense et de l’Intérieur. Ancien leader du Groupe islamique combattant libyen (GICL), Abdelhakim Belhaj a accusé récemment l’ancien gouvernement britannique de Tony Blair d’avoir autorisé les services secrets britanniques à donner à la CIA des informations permettant de le livrer en 2004 à l’ancien régime qui l’a torturé. Il fut alors incarcéré pendant six ans à la prison Abou Selim de Tripoli où il a affirmé avoir été interrogé par des membres des services secrets britanniques.</description>
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           <title>Une situation «inquiétante» à Téhéran</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Thu, 17 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	En Iran, ces dernières semaines, on fait plus attention au problème de l’alcool qu’à celui du diabète ou cardio-vasculaire. 
	La consommation d’alcool, interdite depuis la révolution islamique, est devenue «inquiétante» à Téhéran, selon un adjoint du ministre de la Santé, Bagher Larijani, cité mardi par les médias iraniens. «Nous recevons quelquefois des rapports des hôpitaux et des médecins sur la consommation de l’alcool dans les quartiers (populaires) du sud de Téhéran qui sont inquiétants», a déclaré M. Larijani, ajoutant que la consommation d’alcool était également «élevée» dans «certaines régions» du pays. Il a souligné qu’il fallait désormais «faire davantage attention» au problème de l’alcool qu’à celui de maladies comme «le diabète et les problèmes cardiaques et vasculaires».

	Depuis la révolution islamique de 1979, la vente et la consommation d’alcool sont interdites en Iran, sauf pour les minorités chrétiennes. La consommation semble toutefois en hausse ces dernières années, malgré les peines sévères prévues contre la production, la consommation et le trafic d’alcool. Mais selon les chiffres officiels, de 60 à 80 millions litres d’alcool de contrebande entrent chaque année dans le pays et la police en saisit seulement 20 millions de litres. Un responsable de la lutte contre la contrebande estimait, début 2011, le marché à 730 millions de dollars par an. Le chef de la police, le général Esmaïl Ahmadi Moghadam, a récemment affirmé que le pays comptait quelque «200 000 alcooliques», et que 80% de l’alcool de contrebande entrait en Iran depuis le Kurdistan irakien.

	Outre l’alcool importé illégalement, on peut trouver en Iran de l’alcool artisanal fabriqué clandestinement, moins cher mais parfois toxique et qui fait chaque année des dizaines de victimes en Iran. La police iranienne s’est dotée cette année d’alcootests pour dépister les automobilistes conduisant en état d’ivresse. Les contrevenants sont passibles d’une amende de 2 millions de rials (120 dollars), d’une confiscation du permis de conduire et de poursuites judiciaires.</description>
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           <title>Il s’est caché dans une trappe pendant 22 ans pour échapper à Saddam Hussein</title>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Thu, 17 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Pour échapper à Saddam Hussein, un Irakien prénommé Jawad Shammari se serait caché dans un trou de deux mètres de long, deux mètres de haut et 60 centimètres de large. 
	The Daily Mail raconte l’histoire de cet homme qui est resté planqué dans ce trou au confort très spartiate : une vieille couverture, des casseroles et des couverts, une petite radio transistor et le Coran. C’est sa mère qui lui aurait apporté de la nourriture tout au long de ces années. Il n’est pas considéré comme un prisonnier politique par le nouveau régime Jawad était accusé par le régime en 1979 d’être un membre d’un parti islamique qui s’opposait à Saddam Hussein.

	Il risquait la peine de mort. Après une cavale de plus d’une décennie, il se sentait toujours persécuté et décidait donc de se cacher dans ce trou. «Ma mère a installé un tube en plastique et a caché son extrémité extérieure de telle sorte que j’ai eu l’air frais. C’est ce qui m’a permis de survivre à toutes ces années», raconte-t-il. Il ajoute : «Je ne m’attendais pas à quitter ce lieu et mener une vie normale.»
	 </description>
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           <title>Un centre jordanien traduit en arabe le Talmud de Babylone</title>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Thu, 17 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Un centre de recherche jordanien a annoncé hier avoir publié récemment pour la première fois une traduction en arabe du Talmud de Babylone. 
	«Il s’agit de la première traduction en arabe du Talmud de Babylone, qui représente le plus important enseignement religieux dans le judaïsme», a déclaré Mohammad Najem, porte-parole du Middle East Studies Centre, basé à Amman. «C’est une traduction littérale qui vise à aider les religieux et les chercheurs étudiant l’Islam et la religion comparée à comprendre le Talmud», a précisé M. Najem.

	Selon lui, 95 traducteurs et chercheurs ont contribué à la production de cet ouvrage, qui comporte 20 volumes et 7100 pages, et qui a nécessité six ans de travail, avant sa publication début 2012. «Il est important de comprendre comment les juifs voient l’Islam ainsi que leur propre religion», a-t-il ajouté. La plupart des universités en Jordanie, qui a signé un traité de paix avec Israël en 1994, «ont obtenu des exemplaires de cette traduction», a dit M. Najem.</description>
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           <title>«Les Palestiniens sont attachés à tous leurs droits nationaux» selon Mahmoud Abbas</title>
           <author>Fares Chahine </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Wed, 16 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	Les Palestiniens ont commémoré, hier, le 64e anniversaire de la Nakba (la catastrophe) que représente pour eux la création de l’Etat d’Israël et l’exode forcé de plus de 760 000 de leurs concitoyens, devenus des réfugiés dans les pays voisins (Jordanie, Syrie et Liban) ainsi que dans leur propre pays, en Cisjordanie occupée et dans la bande de Ghaza, à l’époque sous tutelle jordanienne et égyptienne. 
	Ghaza (Territoires palestiniens)
	De notre correspondant
	
	Aujourd’hui, le nombre de réfugiés palestiniens à travers le monde est estimé à plus de 6 millions ; ils rêvent toujours de revenir dans leur pays natal, sur les terres et aux foyers d’où ils ont été déracinés en 1948 avec la création de l’Etat hébreu qui s’est faite à leurs dépens. Les villes, villages et camps de réfugiés en Cisjordanie occupée, à Ghaza, dans les territoires de 1948 où fut proclamé l’Etat d’Israël et la diaspora palestinienne à travers le monde ont organisé des manifestations populaires massives, affirmant le droit au retour des Palestiniens chassés par la force des armes de leurs terres, leurs villes et leurs villages. Des rassemblements, des manifestations, des festivités culturelles, des expositions, des conférences ainsi que des ateliers du patrimoine national palestinien ont été organisés durant la journée d’hier dans les différents territoires palestiniens.

	Un grand rassemblement a eu  lieu à Ramallah (Cisjordanie occupée) et des manifestations populaires ont été organisées dans la ville sainte d’El Qods occupée ainsi que dans la bande de Ghaza, sous blocus israélien depuis juin 2006. Une grève générale a aussi été décrétée à l’occasion dans tous les territoires palestiniens occupés en 1948, devenus depuis Israël, où plusieurs établissements scolaires et commerces ont été fermés depuis la matinée.

	L’armée d’occupation israélienne a quant a elle déclaré, la veille des festivités, l’état d’alerte. Des sources médiatiques israéliennes ont indiqué que des forces militaires seraient renforcées dans différentes régions de Cisjordanie occupée et que la police israélienne a mobilisé plusieurs unités dans les territoires israéliens, où la majorité est d’origine palestinienne.
	En fin d’après-midi d’hier, 20 Palestiniens au moins avaient été blessés en Cisjordanie occupée lors d’affrontements avec des forces israéliennes positionnées aux entrées des villes palestiniennes. A la même date l’année passée, plus de 20 Palestiniens avaient été tués et plus de 300 blessés.

	Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a réaffirmé de son côté «l’attachement du peuple palestinien à tous ses droits nationaux». «64 ans après, nous tenons à envoyer au monde entier un nouveau message pour lui dire que malgré tous les crimes et violations commis par Israël, nous vivrons et resterons toujours sur nos propres terres», a affirmé le président de l’Autorité palestinienne dans un discours prononcé à l’occasion de la commémoration de l’anniversaire de la Nakba. «Nous devons tirer des enseignements de cette catastrophe ayant frappé notre peuple et la première des leçons à retenir est le devoir de s’unir, de travailler sans cesse et de défendre notre cause et nos droits», a-t-il dit.

	Le président palestinien a rappelé que la question du statut de la ville sainte d’El Qods restera la clé de la paix, mettant en garde contre «toute manœuvre israélienne pouvant menacer la ville sainte qui embraserait toute la région et la mettrait en guerre». «Il n’y aura jamais un accord de paix avec Israël sans l’arrêt de la colonisation notamment à El Qods occupée», a-t-il affirmé. Il a ajouté que la Nakba de 1948 «n’a pas d’égale dans l’histoire moderne des peuples et des nations», dénonçant les répressions, les crimes et les atrocités commis par l’occupant israélien. La commémoration de la Nakba survient cette année dans des circonstances exceptionnelles que traverse la cause palestinienne, notamment avec la grève de la faim des prisonniers détenus dans les geôles israéliennes, qui s’est soldée par une grande victoire.

	Plus de 1600 prisonniers palestiniens en grève ouverte de la faim depuis 28 jours ont fait plier les autorités israéliennes qui ont accepté, lundi, d’abolir la détention préventive, une mesure oppressive qui leur permettait d’emprisonner n’importe quel Palestinien sans inculpation ni jugement pour des périodes de 6 mois indéfiniment renouvelables.
	Plusieurs autres revendications des détenus palestiniens ont été exaucées, dont les visites familiales qui vont reprendre surtout pour les prisonniers originaire de Ghaza, ainsi que l’arrêt de l’isolement individuel. Cette victoire de la volonté contre la machine oppressive israélienne fait renaître, en cette occasion, chez le peuple palestinien l’espoir de voir un jour la restitution de leurs droits nationaux légitimes, dont celui de vivre dans un Etat indépendant et souverain.</description>
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	Les Palestiniens, hier, dans la rue pour  commémorer le 64e anniversaire de la Nakba.
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           <title>Ançar Eddine impose l’application de la charia</title>
           <author>Salima Tlemçani </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Wed, 16 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Wed, 16 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Un gouvernement provisoire de 22 ministres a été formé et pourrait être annoncé demain par le MNLA. 
	Ançar Eddine a imposé l’application de la charia. A Gao, les interdits imposés par la milice islamiste ont provoqué des affrontements armés avec la population, faisant de nombreux blessés. Le chef d’état-major militaire du MNLA, le colonel Mohamed Ag Najiim, affirme que Ançar Eddine sera la seule organisation qui gardera les armes.
	Au moment où les dirigeants du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) discutaient avec les chefs de Ançar Eddine sur l’avenir du nord du Mali, des affrontements armés entre la milice islamiste et la population faisaient de nombreux blessés.
	Les interdictions de jouer au football, d’écouter la musique ou tout simplement de regarder la télévision. «C’est vrai que Ançar Eddine est entré en conflit avec la population, mais sachez que le MNLA n’a aucun problème avec ce groupe. Il est du même niveau que le MNLA. Lors de la réunion de Gao, nous nous sommes entendus sur beaucoup de choses. Tout le monde sait que la religion ne peut être imposée par la force. Mais il faut aussi prendre en considération que l’islam fait partie intégrante de la société de l’Azawad. Il prendra une grande place dans la vie quotidienne», a déclaré Mohamed Ag Najiim, chef d’état-major militaire du MNLA, dans une déclaration, faite par téléphone à El Watan.

	Le responsable confirme la constitution d’un gouvernement provisoire, dont l’annonce sera faite demain à Gao, sans pour autant donner de détails sur sa nature. «Il est encore tôt de parler de la nature du régime que nous allons mettre en place. Ce qui est certain, c’est que la priorité de ce gouvernement est de récupérer les armes qui circulent sur le terrain et de mettre en place les institutions de l’Etat», note l’officier. Il précise qu’à l’exception de Ançar Eddine et du MNLA, aucune autre organisation ne doit détenir des armes. Une décision qui démontre que le groupe islamiste, que dirige Ayad Ag Ghaly, a fini par avoir le dessus sur un MNLA qui s’est présenté au monde comme un mouvement laïque qui veut faire de l’Azawad un Etat républicain et laïque.

	Or, sur le terrain, la réalité est tout autre. Le chef d’état-major militaire, Mohamed Ag Najiim, explique d’ailleurs : «L’islam ne nous fait pas peur. Nous sommes tous musulmans. Pour nous, le plus urgent est de débattre du sujet avec toute la composante de la société.» A propos de la présence d’Al Qaîda, l’officier ne laisse aucun doute sur l’impuissance du mouvement qu’il commande face à ce danger. «Nous ne pouvons pas combattre militairement Al Qaîda. Seule l’Algérie peut le faire», dit-il. Et de poursuivre : «Nous allons utiliser des moyens politiques pour la faire partir de notre territoire.» Mohamed Ag Najiim trouve que parmi ces «moyens politiques», il y a la parole qui, selon lui, peut donner de bons résultats sans être en confrontation. «Les conditions de vie dans le désert sont très difficiles. Si nous arrivons à leur couper le soutien de la population, ils ne pourront plus résister. Ils seront obligés d’aller ailleurs», note le responsable.

	Interrogé sur le nouveau mouvement armé créé par l’ancien colonel-major Elhadj Ag Gamou qui appelle à une autonomie politique de l’Azawad, sous la direction du Mali et déclare la guerre à Al Qaîda, Mohamed Ag Najiim affirme : «Il était l’un des héros du gouvernement du Mali qui, pendant 52 ans, n’a rien fait pour l’Azawad. S’il pouvait faire quelque chose, il n’aurait pas fui la région. Pourquoi n’a-t-il pas combattu Al Qaîda lorsqu’il dirigeait l’armée malienne au Nord, avant la libération de l’Azawad ? Je ne pense pas qu’il puisse faire quoi que ce soit.»

	Le responsable évite de s’étaler sur la sortie du colonel-major Ag Gamou préférant «laisser la question au temps». Interrogé sur le sort des sept otages algériens détenus par Al Qaîda, depuis près de 40 jours, notre interlocuteur soutient : «Nous n’avons pas et nous ne voulons pas avoir de contacts directs ou indirects avec ces organisations. Nous ne savons rien au sujet de ces otages. Mais nous pensons qu’ils ne peuvent être indéfiniment en captivité. Leur libération doit être une question de temps.»

	Le chef d’état-major militaire conclut : «Nous sommes très optimistes quant à l’avenir de notre région, même si sur le terrain, nous faisons face à beaucoup de défis. Les islamistes sont pour nous comme tous les partis islamistes qui exercent dans les pays musulmans, à commencer par l’Algérie. Nos défis sont ailleurs que dans la nature du régime qui va être adopté.»
	Force est de constater que face à la montée des forces intégristes dans le nord du Mali, le MNLA sera totalement dépassé. Et rien n’exclut une rébellion de la population contre le diktat de ces groupes, et de ce fait, contre le principe de l’indépendance du Mali.  
	 </description>
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           <title>«L’économie tunisienne fonctionnait grâce aux groupes maffieux»</title>
           <author>Nouri Nesrouche </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Wed, 16 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Wed, 16 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Abdeljalil Bedoui est docteur en économie du développement. Militant de la cause démocratique, il était aussi à la tête du Parti du travail tunisien qui vient de fusionner avec les formations de gauche, Attajdid et Pôle démocratique. Après la chute de Ben Ali, il a été nommé dans le gouvernement de Ghannouchi avant de démissionner le lendemain, refusant de siéger aux côtés de ministres qui avaient servi le régime déchu.
	  
	- Le sujet fait débat. De quoi souffre Nahdha ? De l’absence de programme ou l’absence de doctrine économique ?

	Nahdha n’a pas de doctrine économique, mais tout le monde possède un programme, il suffit de fixer des objectifs. Mais ça ne s’appelle pas avoir un programme cohérent avec des orientations qui rompent avec les choix qui ont abouti à cette révolution. Parce qu’on fait, la révolution c’est l’expression de l’échec d’un modèle de développement économique. Ce qu’il faut, c’est avoir une alternative à ce modèle, or Nahdha n’a pas d’alternative. Dans son programme, ce parti, adhère aux choix fondamentaux en cours actuellement, c’est ça son malheur.

	
	- Qu’est ce qui fait fonctionner l’économie tunisienne ?Obéissait-elle à des choix politiques du temps de Benali ou àce qu’on peut appeler une oligarchie financière qui serait toujours au pouvoir ?

	Il y a des choix qui sont imposés par les institutions internationales dans le cadre d’un programme d’ajustement structurel adopté depuis 1986. Ce programme bénéficie à une oligarchie financière internationale qui met de l’argent et investit dans le pays. Et en fait, les acteurs économiques nationaux sont plutôt frileux. C’est un programme libéral mis en œuvre par un pouvoir dictatorial, c’est un libéralisme sans liberté pratiquement qui s’est basé sur des groupes mafieux. Généralement, ce sont les familles régnantes qui se livraient au pillage du pays, ne respectaient pas la loi, faisaient du racket. Elles intimidaient et terrorisaient les hommes d’affaires pour être associées sans contribution au capital, avoir leur part des bénéfices. Elles voulaient à chaque fois mettre la main sur les affaires les plus florissantes et gagner de l’argent, que ce soit en poussant ces affaires à la faillite par l’encerclement, en causant des problèmes au niveau des banques, au niveau de la sécurité sociale, la douane ou le fisc, et ainsi de suite. Ces familles avaient toute la latitude, tous les moyens pour s’imposer ou bien pousser les sociétés à la faillite, si celles-ci refusaient leur diktat à défaut de  devenir des partenaires dans ces affaires sans aucune contribution à leur capital.

	Donc, tout cela qui a fait que les hommes d’affaires tunisiens étaient dans leur majorité, hésitants, pas entreprenants, essayant toujours de se faire petits, de placer leur argent dans l’immobilier ou à l’étranger et ainsi de suite. L’économie tunisienne fonctionnait grâce au capital international sur la base de ces groupes maffieux et des d’autres qui ont accepté de vivre à l’ombre de ces groupes.

	
	- Justement, vous ne pensez pas que le capital international à travers des gouvernements occidentaux a joué un rôle pendant et après la révolution pour orienter les choix économiques et politiques du pays ?

	Oui bien sûr. On est toujours un pays dépendant, donc on subissait les interventions du capital international surtout au cours de la période néo libérale depuis 1986 puisque, comme j’ai dit, tous les programmes, tous les choix étaient dictés par les institutions internationales et par les partenaires européens aussi. Au cours de la révolution, c’est sûr qu’il y a eu des interférences, mais je pense que ce sont les américains qui ont joué un rôle pour agir sur le déroulement de la révolution pour peut-être faciliter le départ de Benali sans bain de sang, sans grand cout. La révolution tunisienne n’a pas débouché sur un cout énorme, comparativement à d’autres révolutions. Pratiquement, l’économie ne s’est jamais arrêtée, les services publics n’ont pas été interrompus, il n’y a eu ni coupure de courant, ni d’eau, ni arrêt des services de santé. On a même passé le bac. Il y a eu certes 300 martyrs environs et beaucoup de blessés, mais comparativement à d’autres expériences, ce cout est négligeable.

	
	…et concernant les monarchies du Golfe, est-ce qu’ils influencent le processus actuel avec leur argent ?

	Certainement, et je parle surtout du Qatar qui a beaucoup soutenu Nahdha, que ce soit financièrement ou par l’intermédiaire de la chaine de télé, Al jazeera. Et nous avons l’Arabie saoudite et le courant wahhabite qui soutien plutôt les salafistes. Les pays du Golfe ont joué un rôle avant la révolution surtout pour renforcer Nahdha et pour influencer les élections. A ce moment, ils ont inondé le pays par l’argent.

	
	- Et est ce qu’il y a des fonds qui sont injectés dans l’économie tunisienne de la part du Qatar ou de l’Arabie saoudite ?

	Non, non, c’est très négligeable. Nahdha pensait pouvoir compter sur le Qatar après avoir gagné les élections, elle n’avait pas de solutions internes aux problèmes du pays, et comptait sur deux solutions externes. Elle comptait sur le Qatar pour financer les projets et aussi sur le marché de travail libyen. Nahdha comptait beaucoup sur la Libye pour employer les ouvriers tunisiens et dynamiser les entreprises tunisiennes qui espéraient avoir une part de marché dans les chantiers de reconstruction, en tant que sous-traitants des sociétés internationales, qui allaient prendre le gros des projets. Les deux solutions n’ont pas fonctionné. La Libye n’est pas encore stable et le Qatar s’est montré peu généreux. C’est pourquoi maintenant Nahdha, avec ses amis de la troïka, se débat dans des problèmes insolublesen l’absence d’un programme clair et de moyens.

	
	- Je reviens à l’actualité, vous comptez parmi les personnalités qui critiquent la nouvelle loi de finance, que reprochez-vous au juste à cette loi ?

	Premièrement, elle s’inscrit dans une logique de continuité alors que la révolution exprimait l’échec de l’ancien modèle de développement qui nécessitait des rectifications graduelles. Or ceci ne ressort nullement, ni dans la loi de finance, ni dans celle qui est complémentaire. Actuellement, elle a ajouté aux ressources prévues dans la loi de finance originale, 2,5 milliards de dinars tunisiens. C’est peu pour faire face d’une façon incisive et rassurante aux problèmes qui se posent actuellement en Tunisie, d’autant plus que l’Etat avait des marges de manœuvres pour décider d’actions additionnelles et envisager la mobilisation de ressources supplémentaires. Parce qu‘au final, on va se retrouver avec un taux d’investissement de 22,4%, qui est bas, alors qu’on aurait pu envisager éventuellement un taux entre 24 et 25%. D’autant plus que l’Etat avait une marge de manœuvre appréciable parce que le taux d’endettement public ne dépasse pas 45%. On aurait pu aller un peu plus loin parce que la situation est exceptionnelle, et il aurait fallu envisager des solutions exceptionnelles évidement sans déraper, sans aller au-delà de ce que le pays peut supporter. Donc, l’Etat n’a pas été suffisamment ferme pour aller au-delà de ce qui est toléré par les institutions internationales en termes de déficit et ainsi de suite. Avec cette loi complémentaire on a poussé le déficit jusqu’à 6,6% du PIB, on aurait pu aller plus loin, mais la loi de finance est restée prisonnière de la logique libérale, de la nécessité imposée par les institutions internationales pour respecter les équilibres et ne pas dépasser certains seuils. Troisièmement, toutes les ressources prévues et programmées pour faire face aux dépenses envisagées, ne sont pas définitivement acquises. Loin de là. A titre d’exemple, on prévoit la vente des biens sous séquestres de Benali et sa famille devant rapporter 1,2 milliards de dinars. Or ce n’est pas chose acquise parce qu’il n’est pas facile de mettre ces biens en vente de façon rationnelle et avec des prix corrects. Il reste encore huit mois pour l’année 2012. Aussi, on comptait sur 450 millions de dinars générés par ce qu’on appelle produit de la conciliation avec les hommes d’affaires qui sont accusés de corruption. Ces sources ne sont pas claires et pas définitivement acquises. On risque d’avoir des surprises désagréables à moins d’accepter de brader ces biens séquestrés et de faire les choses dans la précipitation, or ça peut ne pas ramener le montant escompté. Donc c’est une loi de finance qui ne répond pas aux attentes, qui ne va pas jusqu’au bout des possibilités et se base sur des ressources incertaines provenant de choses qui risquent de prendre du temps et donner lieu à des dérapages et à des malversations.

	
	- Peut-on avoir votre idée sur le conflit éclaté récemment entre le gouvernement et la banque centrale sur les prérogatives de celle-ci ?

	Les députés de l’assemblée constituante ont consacré pas mal de temps pour discuter la loi organisant les autorités publiques et entre autres, la loi organisant le fonctionnement de la banque centrale. Il y a eu consensus pour garantir un minimum d’indépendance de la banque centrale pour mettre à l’abri la politique bancaire et monétaire de l’intrusion du politique. Ceci est une garantie pour préserver les équilibres macroéconomiques d’un éventuel dérapage qui compliquerait la situation économique du pays. Mais malheureusement dans le programme qui a été distribué récemment par le gouvernement, il est écrit que le gouvernement compte mener une politique expansionniste en baissant les taux d’intérêt. C’est à la suite de cela que le gouverneur de la banque centrale a rappelé à l’ordre pour dire que la politique monétaire et bancaire est de son ressort, conformément à la loi. Je trouve que même ce programme ne pouvait pas logiquement compter sur une politique monétaire expansionniste parce que la Banque centrale a essayé de faire une politique moins rigide, pour accompagner l’année 2011, qui était difficile. La preuve que les encours de crédit ont augmenté de 15% l’année dernière alors que le PIB régresse, ce qui n’a pas manqué de donner des pressions inflationnistes, qui ont-elles même provoqué un recul du dinar, par rapport à l’euro et par rapport au dollar. Donc, la politique monétaire a touché ses limites parce qu’en plus maintenant le taux d’intérêt est en deçà du taux d’inflation. Donc, utiliser la politique monétaire pour faire face aux difficultés, fait courir a l’économie des risques énormes sur le plan inflationniste et sur le plan de la perte de devises et la dégradation des réserves de change. Il a raison le gouverneur de la banque centrale de réagir, parce que si jamais ce gouvernement se lance dans une politique monétariste il risque de mettre en péril les équilibres macroéconomique du pays, d’autant plus que le problème de la relance de l’investissement n’est pas un problème de taux d’intérêt. Comme je vous ai dit, le taux d’intérêt courant est inférieur au taux d’inflation. Le problème de l’investissement, ce n’est pas un  problème de cout, c’est un problème d’absence de stabilité politique et sociale, ce qui fait que les investisseurs hésitent à s’engager, qu’ils soient étrangers ou locaux. Le problème est ailleurs. Ce n’est pas un problème de cout d’investissement, c’est un problème de paix sociale, de sérieux dans la gouvernance et de visibilité dans l’avenir du pays. C’est pour ça que même si on fait un taux d’intérêt zéro ou négatif, en plus il est même négatif réellement actuellement, ça ne fera pas pour autant redémarrer l’investissement.

	
	- On sait aussi que Nahdha veut revoir ce qu’on appelle le plan jasmin qui représenterait un danger sur la dette extérieure…

	Le plan Jasmin contient un ensemble d’intentions affichées qui n’ont pas donné lieu à un début d’application pour le revoir ou le reprendre. Moi j’aimerai bien qu’ils remettent en cause ce plan, mais le problème c’est qu’ils n’ont pas de plan alternatif pour une remise en cause sérieuse parce que le plan jasmin c’est justement un plan libéral, et ce qu’il nous faut, c’est repenser le modèle de développement économique dans une nouvelle direction, qui consiste à repenser le rôle de l’Etat et son articulation avec les autres acteurs, à repenser un peu les politiques sectorielles, à repenser la politique de redistribution de l’Etat et même formuler de nouvelles propositions pour revoir l’accord de coopération avec l’Europe et ainsi de suite. Il y a beaucoup de choses à revoir et à rectifier, mais malheureusement, ce n’est pas ce que propose Nahdha. D’ailleurs, sa seule proposition, c’est les fonds de zakat et une nouvelle loi organisant la finance islamique, à part cela il n’y a rien à citer.

	
	- On a annoncé aussi un regain de l’activité touristique avec 6 millions de touristes prévus pour 2012, pensez-vous que c’est possible avec la situation politique et sociale actuelle ?

	Non, ce n’est pas possible. Vous savez la comparaison est faite entre le premier trimestre 2012 et le premier trimestre 2011. Cette période était terriblement dégradée sur le plan des indicateurs économiques, évidemment on ne peut qu’avoir des indicateurs meilleurs en 2012. C’est aussi la cause de l’afflux libyen je suppose. Il y a une vague de libyens, venus à la suite du début de la guerre civile et ce n’était pas une reprise décidée par les agences de voyage. Les tours operators sont encore réticents a envoyer des touristes, ils sont même soupçonneux de l’avenir immédiat.

	
	- Certains pensent que le modèle tunisien n’est qu’un leurre qui a été trahi par la révolution…

	Je pense la même chose. C’est le paradoxe de cette révolution, au moment même où on salue les performances du modèle tunisien, au moment même où on reçoit les félicitations et les meilleures notes concoctées par les institutions internationales, c’est à ce moment-là que la révolution a éclaté réclamant l’emploi, la dignité et l’égalité. Conformément aux orientations des institutions internationales, l’ancien modèle arrivait peut être à assurer les équilibres macroéconomiques et artificiellement à maintenir un taux de croissance traditionnel entre 4 et 5%. Je dis traditionnel parce que au cours des dix dernières années, c’est grâce à la politique de dumping commercial, social, financier, monétaire, qu’on a pu entretenir cette croissance, et cette politique a fini par provoquer les troubles et les mouvements sociaux qui ont abouti à la révolution qu’on appelle le printemps arabe. Donc, effectivement cette révolution trahie d’une façon évidente les félicitations fallacieuses et les limites du modèle de développement. C’est pour cela que n’importe quel gouvernement, s’il veut être fidèle à l’esprit de la révolution et sortir le pays de cette impasse, doit immanquablement revoir sa copie et repenser le modèle.
	
	 </description>
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           <title>L’ultralibéralisme sur la sellette</title>
           <author>Nouri Nesrouche </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Wed, 16 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Wed, 16 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Sa boutique située à l’entrée de La Casbah est bien achalandée comme toutes les échoppes d’articles d’artisanat et de souvenirs de Tunisie. Pourtant, elle est tristement déserte. 
	Tunis.
	De notre envoyé spécial
	
	En cette journée ensoleillée d’avril, six mois après les élections de la constituante en octobre 2011, Hamadi comme tous les commerçants de Bled El Aârbi, se tourne les pouces, rêvant du temps des bonnes affaires, quand sa boutique fourmillait de touristes dépensiers.
	Hamadi, quinquagénaire, qui tient l’affaire de père en fils, est ulcéré par les manifestations endémiques qui continuent sur l’avenue Bourguiba. «Ces gens n’ont rien d’autre à faire et causent des pertes pour mon commerce. Ils ne comprennent pas qu’ils empêchent le pays de sortir de la crise si l’instabilité perdure», s’insurgent notre interlocuteur, visiblement gavé de l’actualité politique.

	Toute la machine commerciale et artisanale qui vit du tourisme est plombée depuis la révolution du 14 janvier 2011. Le retour en force des touristes, annoncé par les officiels (près de 500 000 touristes entre le 1er janvier et le 20 février 2012), est, certes, perceptible. Il n’arrive cependant pas à la moitié du chiffre réalisé l’année précédente durant la même période. Destination de masse, la Tunisie a accueilli en 2008 plus de 7 millions de touristes et se place depuis quelques années en quatrième position continentale. Le secteur touristique fournit 340 000 postes d’emploi, à quoi s’ajoutent environ 350 000 autres dans le secteur de l’artisanat et des milliers de commerces liés à ces deux secteurs.

	L’instabilité et l’insécurité, générées naturellement pas la révolution, ont mis entre parenthèses cette économie. Même si celle-ci ne représente que 6,5% du PIB, la contraction des recettes touristiques a provoqué un déséquilibre macroéconomique, difficile à surmonter. L’une des conséquences négatives de la révolution aussi est la perte par la Tunisie de son leadership africain en matière de climat d’affaires, devancée par l’Afrique du Sud et l’Ile Maurice. Selon le rapport «Doing Business 2012» établi par la Banque mondiale, la Tunisie s’est classée à la 46e place sur un total de 183 pays. Un classement qui la maintient cependant loin devant beaucoup de pays arabes et même européens, comme le Maroc, le Liban, l’Egypte, l’Algérie ou encore le Luxembourg, l’Italie et la Turquie.

	
	Miracle ou mirage tunisien !

	
	Mais c’est surtout la guerre en Libye qui a plombé davantage l’économie tunisienne. Entre 2000 et 2010, les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint, selon un rapport publié par la Banque africaine de développement (BAD), un taux de croissance annuel moyen de 9%, pour une moyenne mondiale de 6%. Les deux économies intégréées doivent souffrir naturellement des effets collatéraux en cas d’instabilité politique contraignante et c’est la Tunisie qui paye le prix cher actuellement. En atteignant un taux de croissance annuel moyen de l’ordre de 4,6%, l’économie tunisienne était considérée comme un modèle à suivre pour les pays voisins. Derrière l’aisance appuyée par les statistiques des institutions internationales, se cachait pourtant la misère de l’arrière-pays où a explosé la révolution.

	Chômage endémique, déséquilibres des régions, injustice sociale, inégalité des chances et corruption constituaient la face cachée de la carte postale. Même la fameuse classe moyenne, fierté des pouvoirs successifs, passe au laminoir depuis la décennie précédente. «Cela n’apparaît pas clairement pour deux raisons : les Tunisiens ont de plus en plus tendance à multiplier les petits emplois, quitte à avoir des journées de forçat, et ils vivent à crédit», indiquait déjà en 2008 Hacine Dimassi, professeur d’économie à l’université de Sousse, sur les colonnes du journal le Monde. La fragilité du modèle, accentuée par la largeur du fossé entre une poignée de super-riches, notamment dans le clan de Zaba, et le peuple ; entre la bande sahélienne aisée et l’intérieure défavorisée, sont à l’origine de l’explosion sociale de janvier 2011. Sidi Bouzid, Gassrine, Thala, Gafsa et toutes les régions enclavées de l’ouest tunisien ont été privées des bienfaits économiques du modèle vanté par Ben Ali. L’agriculture, unique richesse dans ces contrées, rapportait peu aux populations.

	Le chômage touchant davantage les jeunes diplômés, par milliers, a atteint des proportions insoutenables. Au palais de Carthage, les cris de détresse restaient inaudibles. La rupture n’était qu’une question de temps. Pendant la révolution, la rue scandait : «Du pain, du travail et de la dignité».

	
	Poussée inflationniste

	
	Les grèves et protestations socioéconomiques, qui s’étaient mêlées aux revendications politiques durant la révolution, ont rapporté quelques augmentations salariales à certaines catégories, à l’image des éboueurs. Ceci dit, le revenu nominal, augmenté, assure-t-il une vie meilleure face à l’augmentation générale des prix ? Hélas non. En ce début 2012, le pouvoir d’achat est érodé comme jamais et les Tunisiens sont invités à serrer davantage la ceinture. L’inflation a atteint, en effet, le taux inquiétant de 5,4 au 31 mars 2012.
	Dans les grandes surfaces de distribution, les prix augmentent chaque jour, notamment pour les produits de première nécessité, non soutenus par l’Etat tels les céréales, le sucre et le café, mais aussi des fruits, légumes et viandes. Dans la rue, des banderoles accrochées au-dessus des artères principales appellent les Tunisiens à boycotter les viandes rouges.

	L’Association de protection des consommateurs est derrière cette campagne dont le but est d’impliquer le citoyen dans la lutte contre des flambées de prix jugées l’œuvre de grossistes amateurs de lucre. Les intervenants dans le circuit de distribution profitent en effet du recul de l’Etat en matière de contrôle des prix pour augmenter les tarifs. Pourtant, en février dernier, Béchir Zaâfouri, ministre délégué chargé du Commerce, a annoncé des mesures pour préserver le pouvoir d’achat des Tunisiens, notamment en décidant le gel de certains produits comme la viande, les œufs et le poisson, une diminution du prix de certains aliments, et surtout un abaissement de 50% de la marge des supermarchés sur les œufs, la volaille et le lait. Mais ces mesures demeurent insuffisantes.

	
	La gauche à l’assaut du libéralisme

	
	Marwa Jendoubi, cadre moyen dans une compagnie d’assurances, touche un salaire équivalent à trois fois le SMIG tunisien. Avec deux enfants et un loyer à payer, elle boucle difficilement les fins de mois, dit-elle. « Je suis maintenant obligée de faire des calculs et de réduire mes dépenses ménagères. Mon budget ne me permet plus d’acheter de la viande comme avant. Je dois aussi renoncer à plusieurs produits qui sont devenus luxueux pour moi», juge Marwa. Mais le phénomène s’explique aussi par la crise mondiale qui affecte l’économie locale à cause de la dépendance tunisienne de la zone euro. L’un des choix de Ben Ali, aujourd’hui critiqué ouvertement par les économistes et par la gauche politique qui fait pression pour la remise en cause du model libéral.
	C’est aussi l’un des enjeux de l’avenir économique du pays, qui fait intervenir les puissances occidentales, lesquelles défendent leurs propres intérêts économiques. La Tunisie compte, à titre d’exemple, plus de 1100 entreprises françaises.

	Face à la crise, le gouvernement de Hamadi Jebali tente d’injecter du paracétamol en attendant la mise en œuvre du plan d’urgence pour 2012, annoncé jeudi 26 avril, au siège de la Constituante au Bardo, et du programme à court terme (prochain mandat parlementaire 2017-2018) et celui à long terme (2030). Les aides promises par le Qatar, par le G8, lors du sommet de Deauville, et par le nouveau patron du FMI, Christine Lagarde, lors de sa visite en février dernier, tardent à venir et le pays ne peut compter que sur lui-même actuellement.  Le taux d’endettement estimé à 40% du PIB est, certes, favorable, comparé à celui de la Grèce qui s’élève à 180%.  Mais les Tunisiens, impatients, semblent appréhender davantage la persistance des fléaux générés par l’ultralibéralisme de Ben Ali et la panne d’idées de la part des nouveaux tenants du pouvoir.
	 </description>
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           <title>France : Jean-Marc Ayrault nommé Premier ministre</title>
           <author></author>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Tue, 15 May 2012 16:04:23 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Tue, 15 May 2012 16:04:23 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Le nouveau président français, François Hollande, a nommé mardi le chef des députés socialistes Jean-Marc Ayrault, 62   ans, au poste de Premier ministre, a annoncé le secrétaire général de l'Elysée,   Pierre-René Lemas. 
	Jean-Marc Ayrault est chargé de former le nouveau gouvernement de la   France, qui doit être annoncé mercredi en fin de journée.

	M. Ayrault succède à François Fillon, chef du gouvernement de Nicolas   Sarkozy de mai 2007 à mai 2012.    

	Comme M. Hollande, M. Ayrault n'a jamais été ministre. Président du groupe   parlementaire socialiste à l'Assemblée nationale, il est député depuis 1986 et   maire de Nantes, ville de la côte atlantique depuis 1989.    

	Conseiller spécial de François Hollande pendant la campagne présidentielle,   Jean-Marc Ayrault, ancien professeur d'allemand et bon connaisseur de   l'Allemagne, a été choisi par le nouveau président de la République malgré une   condamnation en 1997 pour favoritisme dans l'attribution d'un marché public.    </description>
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           <title>François Hollande investi président de la République française</title>
           <author>El Watan avec AFP </author>
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           <category>International</category>
           <pubDate>Tue, 15 May 2012 11:53:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Tue, 15 May 2012 11:58:51 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Le socialiste François Hollande a été   investi président de la République française mardi après la passation de   pouvoir avec le chef de l'Etat sortant Nicolas Sarkozy, scellant le retour de   la gauche à l'Elysée après 17 ans d'absence.    
	M. Hollande a officiellement pris ses fonctions après la proclamation des   résultats officiels, la signature du procès-verbal et la remise du collier de   grand maître de l'ordre de la Légion d'honneur, la plus haute décoration   honorifique française.    

	"A compter de ce jour, vous incarnez la France, vous symbolisez les valeurs   la République et vous représentez l'ensemble des Français", a déclaré le   président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré    

	Le nouveau président français François Hollande entend "redresser la France dans la justice" et proposer aux   dirigeants européens un "nouveau pacte" alliant réduction des dettes et   croissance, a-t-il déclaré mardi matin lors de son allocution d'investiture.    

	"Tel est le mandat que j'ai reçu du peuple français: redresser la France   dans la justice, ouvrir une voie nouvelle en Europe, contribuer à la paix du   monde comme à la préservation de la planète", a déclaré M. Hollande juste après   sa prise de fonctions.    

	M. Hollande a promis de "faire vivre ensemble tous les Français, sans   distinction d'origine".     "Nos différences ne doivent pas devenir des divisions, nos diversités des   discordes. Le pays a besoin d'apaisement, de réconciliation, de rassemblement",   a-t-il affirmé, au terme d'une campagne électorale particulièrement violente.    

	"Je mesure aujourd'hui même le poids des contraintes auxquelles notre pays   fait face: une dette massive, une croissance faible, un chômage élevé, une   compétitivité dégradée", a poursuivi M. Hollande dans les salons de l'Elysée.    

	François Hollande, qui doit rencontrer la chancelière allemande Angela   Merkel mardi soir à Berlin, a indiqué qu'il proposerait aux dirigeants   européens un "nouveau pacte" alliant la réduction des dettes publiques à une   "indispensable stimulation de l'économie".    

	"Je leur dirai la nécessité pour notre continent de protéger dans un monde   si instable non seulement ses valeurs mais ses intérêts, au nom du principe de   réciprocité de nos échanges commerciaux", a-t-il ajouté.    

	"Pour surmonter la crise qui la frappe", a souligné François Hollande,   "l'Europe a besoin de projets, elle a besoin de solidarité, elle a besoin de   croissance".     Le nouveau président s'est aussi engagé à se distinguer du style de son   prédécesseur, comme il cherche à le faire depuis son élection le 6 mai.    

	"Je fixerai les priorités, mais je ne déciderai pas" de tout "pour tout et   partout", a-t-il dit. "Le pouvoir au sommet de l'Etat sera exercé au sommet de   l'Etat avec dignité mais simplicité", a-t-il promis.    

	Elu le 6 mai avec 51,6% des suffrages François Hollande, 57 ans, est ainsi   devenu le septième président de la Vème République, qui restera cinq ans à la   tête d'une des principales puissances mondiales, membre permanent du Conseil de   sécurité.   

	La cérémonie d'investiture s'est déroulée après la passation de pouvoir   entre M. Hollande et son successeur Nicolas Sarkozy, lors d'un entretien à huis   clos au cours duquel le sortant a transmis les codes nucléaires à l'élu.  

	Nicolas Sarkozy a ensuite quitté l'Elysée, en compagnie de son épouse, Carla   Bruni-Sarkozy.   </description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2012/05/15/photo-1337074134765-1-0_997953.jpg" length="27147" type="image/jpeg" title="" provider="" creator="Eric Feferberg">Selon un rite protocolaire minutieux, M. Hollande était arrivé à 10H00 (08H00 GMT) au palais de l'Elysée, accueilli dans la cour d'honneur par Nicolas Sarkozy.</enclosure>
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           <title>De nouvelles sanctions européennes contre la Syrie</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Tue, 15 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Tue, 15 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description>
	Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont adopté hier à Bruxelles leur 15e train de sanctions contre Damas, gelant les avoirs de deux entreprises et de trois personnes considérées comme des sources de financement du régime. 
	Désormais, 128 personnes et 43 sociétés sont visées par ces sanctions qui ciblent notamment la Banque centrale. Un embargo pétrolier et un embargo sur les armes et le matériel pouvant servir à la répression ont également été mis en place. La communauté internationale, qui multiplie les mesures de rétorsion et a dépêché deux tiers des observateurs internationaux censés surveiller une trêve décrétée il y a un mois mais jamais appliquée sur le terrain, n’est pas parvenue à faire cesser les violences.

	Dans les faits, il est peu probable que cette nouvelle batterie de sanctions aura un effet sur le régime de Bachar Al Assad. Celui-ci compte, en effet, sur ses alliés, la Russie et l’Iran en l’occurrence, pour l’alimenter en armes et en minutions. Depuis l’éclatement le 15 mars 2011 d’une révolte populaire inédite dans le pays, elles ont fait plus de 12 000 morts, en majorité des civils abattus par les troupes, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme. Au fil des mois, la contestation, entamée par des manifestations pacifiques, s’est militarisée. Les combats n’ont pas perdu en intensité en dépit des engagements du régime et de la rébellion à respecter le plan de sortie de crise de l’émissaire international Kofi Annan. Outre le cessez-le-feu, ce plan prévoit l’ouverture d’un dialogue politique, un accès humanitaire dans tout le pays et la libération de prisonniers.

	Actuellement, 189 observateurs de l’ONU se trouvent en Syrie pour surveiller l’application de ce plan, que certaines composantes de l’opposition considèrent déjà comme un échec. La Russie a estimé, comme son allié syrien, qu’Al Qaîda et les groupes associés à cette organisation étaient «derrière les attentats» commis récemment en Syrie. Pour Mathieu Guidère, spécialiste du Monde arabe et musulman, cité par l’AFP, «Al Qaîda n’est pas en Syrie. Mais il existe aujourd’hui quelques groupuscules de djihadistes qui optent pour le mode d’action» du réseau extrémiste.

	Le 10 mai, un double attentat a fait 55 morts à Damas. Un groupuscule inconnu avant la révolte, le Front Al Nosra, l’a revendiqué ainsi que d’autres attentats. Sur le plan politique, Damas a annoncé que les résultats des élections législatives tenues il y a une semaine seraient proclamés aujourd’hui dans la matinée, justifiant ce délai par le fait que plusieurs circonscriptions ont été appelées à revoter après des fraudes. Mais si les Syriens disent ne pas se faire d’illusions concernant les résultats de ce scrutin, c’est sur le terrain que la situation est la plus dramatique. Et les pertes sont lourdes des deux côtés. Au moins, 23 soldats des troupes syriennes ont, en effet, péri hier dans de violents combats avec des rebelles.

	Un déserteur a également été tué lors de ces affrontements qui ont éclaté à Rastane, dans la province de Homs (centre), une ville qui échappe au contrôle du régime depuis des mois et où sont retranchés de nombreux insurgés. Des dizaines de militaires ont été blessés et trois blindés détruits dans ces échanges de tir, a précisé l’OSDH.
	A signaler qu’au moment où la Syrie s’enfonce dans le chaos, les affrontements confessionnels entre sunnites hostiles au régime et alaouites partisans du président Bachar Al Assad ont également gagné le Liban voisin.

	Depuis samedi soir, cinq Libanais ont été tués dans ces violences à Tripoli, la principale ville du nord de ce petit pays longtemps sous tutelle politique et militaire de la Syrie voisine. Les échanges de tir, notamment au lance-roquettes, empêchaient toujours hier l’armée de se déployer dans les quartiers en proie à ces troubles,   fréquents à Tripoli. Paris a condamné ces violences et appelé les Libanais à ne pas importer le conflit syrien.
	 </description>
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	Les attentats qu’a connus la Syrie lui ont valu d’autres sanctions occidentales.
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        </item>
        <item>
           <title>Repère : quelle option pour les Palestiniens ?</title>
           <author>Mohammed Larbi </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Tue, 15 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Tue, 15 May 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
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	L’échange de lettres auquel viennent de procéder Palestiniens et Israéliens n’est même plus en mesure d’entretenir la moindre illusion, Israël détruisant systématiquement toute approche constructive qu’il avait pourtant acceptée. En l’état actuel des choses, l’espoir de paix, même à moyen terme, est pour ainsi dire nul.
	Mais à l’inverse, le risque de voir la situation se dégrader devient chaque jour plus grand. En fait, c’est encore et toujours la politique israélienne de colonisation qui en est la cause, en réduisant chaque jour l’étendue territoriale supposée contenir un jour un Etat palestinien. Un jeu macabre et dangereux à la fois, en chassant les Palestiniens de leurs terres et de leurs moyens de subsistance, autant dire de survie, l’ONU ayant démontré le chantage alimentaire auquel se livre Israël.

	L’auteur du rapport, l’universitaire suisse Jean Ziegler, en a établi les mécanismes et dévoilé les objectifs recherchés. Rien n’a empêché la poursuite de cette politique, comme le prouvent différents rapports. Ainsi, vient-on d’apprendre, Israël a démoli en 2011 des dizaines de maisons palestiniennes, des citernes et des infrastructures agricoles financées par des fonds européens et 110 autres structures sont menacées.C’est la conclusion de l’enquête réalisée par des ONG locales et internationales et supervisée par le Bureau de l’ONU pour la coordination des affaires humanitaires (Ocha). Ou encore que «les démolitions par Israël des infrastructures hydrauliques ont augmenté à un rythme alarmant cette année», et que «le prix le plus fort est payé par des hommes, des femmes et des enfants vulnérables dont les droits sont violés lorsqu’ils sont privés d’eau».

	Il est également rappelé que «le déplacement des Palestiniens sous occupation est contraire aux Conventions de Genève», celles-là mêmes qu’Israël n’a jamais respectées, sans que la communauté internationale ne cherche à lui rappeler de telles obligations, le conflit du Proche-Orient n’étant pas réglé.
	L’autre volet des négociations israélo-palestiniennes, quand elles ont lieu, a trait aux prisonniers palestiniens qui viennent de rappeler leur existence et leur lutte en menant une dure grève de la faim.

	A ce sujet, le rapporteur spécial de l’ONU pour les droits de l’homme dans les Territoires palestiniens occupés, Richard Falk, s’est déclaré tout récemment «écœuré par les violations continues des droits de l’homme dans les prisons israéliennes». L’universitaire américain qu’Israël avait empêché d’accéder dans les territoires palestiniens même en qualité d’envoyé spécial de l’ONU a appelé lui aussi Israël «à respecter les obligations internationales en matière de droits de l’homme à l’égard des détenus palestiniens». Cet homme aux positions courageuses et à qui l’ONU maintient son mandat en dépit des obstacles israéliens rappelle que depuis 1967 «quelque 750 000 Palestiniens, dont 23 000 femmes et 25 000 enfants, ont été en détention dans les prisons israéliennes, soit approximativement 20% du total de la population palestinienne des territoires occupés».

	Qui pourra faire pire, se demande-t-on alors. Quant aux prisonniers palestiniens, ils réclament l’abolition de l’isolement carcéral et de la détention administrative, une disposition héritée du mandat britannique sur la Palestine qui permet l’incarcération sans inculpation ni jugement de suspects pour des périodes de six mois renouvelables indéfiniment, sans que là aussi, cela suscite la moindre réaction internationale.

	C’est ce qui explique le blocage de tout processus de paix sérieux, malgré la persistance de la direction palestinienne à vouloir en éprouver encore une fois les limites. L’OLP vient ainsi de constater que la lettre du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, au président palestinien, Mahmoud Abbas, ne permet pas de reprendre les négociations de paix. Le président palestinien avait appelé Israël à reprendre les négociations de paix sur la base des lignes d’avant juin 1967, avec des «échanges de territoires mineurs et mutuellement agréés», et du gel total de la colonisation. Tout est faux, Israël refusant la paix.
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           <title>Les brèves</title>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Tue, 15 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	-Mali

	Le chef des auteurs du coup d’Etat du 22 mars au Mali, le capitaine Amadou Sanogo, a prôné hier une concertation nationale pour choisir le président de transition jusqu’à l’élection du prochain chef de l’Etat. «Nous avons décidé de demander (...) au Premier ministre Cheikh Modibo Diarra dès aujourd’hui d’organiser une convention avec toutes les forces vives de la nation, sans exclusion aucune», a déclaré à la presse le capitaine Sanogo au camp militaire de Kati situé près de Bamako. «Cette convention sera placée sous la haute présidence» du chef de l’Etat par intérim Dioncounda Traoré, et aura pour principal objectif «le choix du président de la transition, c’est-à-dire l’homme ou la femme (...) qui sera, nous osons l’espérer, une solution» au blocage politique au Mali, a-t-il ajouté. Le capitaine Sanogo préside le Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat (CNRDRE, ex-junte) qui a renversé le 22 mars le régime du président Amadou Toumani Touré (ATT), exilé au Sénégal.

	Il a officiellement remis le pouvoir aux civils aux termes d’un accord de retour à l’ordre constitutionnel signé le 6 avril avec la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao).L’ex-junte reste cependant très présente sur la scène politique et ne cède pas sur les modalités de la transition. Depuis le 12 avril, le pays est théoriquement dirigé par Dioncounda Traoré pour un intérim de 40 jours qui doit s’achever le 22 mai, selon la Constitution. L’ex-junte tient à ce délai et s’oppose sur ce point à la Cédéao qui, après avoir fixé une durée de la transition à 12 mois, n’a plus évoqué de calendrier lors d’un sommet à Dakar le 3 avril.
	
	-Guinée-Bissau

	Le Nigeria va envoyer des troupes en Guinée-Bissau d’ici à vendredi, a annoncé hier le ministre nigérian de la Défense à l’ouverture d’une réunion à Abuja de responsables militaires ouest-africains consacrée à la Guinée-Bissau et au Mali.
	«En Guinée-Bissau, nous déploierons (des hommes) avant le 18 de ce mois», a déclaré Bello Haliru Mohammed, qui n’a pas précisé le nombre.«Je souhaite vous annoncer que les engagements pris par le Nigeria pour les missions en Guinée-Bissau et au Mali, nous les tenons et nos troupes sont prêtes», a-t-il annoncé.

	En ce qui concerne le Mali «nous attendons le signal de la Cédéao (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest, ndlr). Toutes nos forces et tous nos équipements sont prêts à s’envoler», a ajouté M. Mohammed à l’ouverture de la réunion qui devait se poursuivre à huis clos. Les dirigeants d’Afrique de l’Ouest avaient annoncé lors d’un sommet à Abidjan le 26 avril dernier l’envoi de 500 à 600 hommes fournis par au moins quatre pays (Nigeria, Togo, Côte d’Ivoire et Sénégal) en Guinée-Bissau secouée par un coup d’Etat le 12 avril. Ce sommet de la Cédéao avait aussi annoncé le déploiement d’une force régionale au Mali où un putsch, le 22 mars, a favorisé la chute du Nord aux mains de rebelles touareg et de groupes islamistes armés, notamment Al Qaîda au Maghreb islamique (AQMI). Cette force régionale n’a pas encore été déployée.

	-Cisjordanie

	Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne, réunis à Bruxelles, ont adopté hier une déclaration critiquant durement la politique israélienne de colonisation en Cisjordanie et dénonçant au passage l’«extrémisme» et la «violence» des colons.
	La politique de colonisation en Cisjordanie menace de rendre «impossible» l’existence de deux Etats, israélien et palestinien, vivant côte à côte, affirme l’UE dans un communiqué. L’UE dénonce notamment «l’accélération» de la politique de colonisation enregistrée, selon elle, depuis la fin du moratoire sur la colonisation en 2010.

	L’UE critique également le fait que le gouvernement de Benyamin Netanyahu a décidé de reloger les colons de Migron, un avant-poste situé en Cisjordanie, sur des terres privées palestiniennes.Les Européens condamnent aussi les destructions de maisons palestiniennes à Jérusalem-Est.«Les conditions de vie des Palestiniens s’aggravent» dans la partie de la Cisjordanie administrée par Israël, déplore l’UE qui s’inquiète en outre des «sérieuses limitations» imposées par les Israéliens à l’Autorité palestinienne pour promouvoir le développement économique en Cisjordanie occupée.  La politique de colonisation des Territoires palestiniens est «illégale», selon le droit international, rappelle l’UE qui dit ne reconnaître «aucune modification» au tracé des frontières d’avant la guerre de 1967, y compris concernant Jérusalem, à moins qu’elle ne soit agréée par les deux parties. Le statut de Jérusalem doit être réglé par la négociation, ont souligné les Européens.
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