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       <title>El Watan - Reportage</title>
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       <lastBuildDate>Thu, 24 May 2012 00:07:46 +0100</lastBuildDate>
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           <title>La santé à petites foulées</title>
           <author>Djamel Alilat </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Reportage</category>
           <pubDate>Sat, 14 Jan 2012 01:00:00 +0100</pubDate>
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	Ces dernières années, le footing gagne du... terrain en Algérie. Convaincus que la sédentarité n’est pas une fatalité, des Algériens, de plus en plus nombreux, ont décidé de prendre leur santé en charge en pratiquant le jogging. 
	Il mange gras, sucré ou épicé, fume comme une vieille locomotive à vapeur, carbure au café noir, habite dans sa voiture et ne fait pratiquement jamais de sport. Même à ce stade précoce de la description, on peut déjà reconnaître dans ce candidat idéal à l’infarctus du myocarde le prototype de l’Algérien moyen.
	Cet être mal dans sa peau, rongé par le stress d’un quotidien éprouvant et difficile et qui se soucie si peu de sa santé. Les résultats de cette vie où les mauvaises habitudes alimentaires, le stress et la sédentarité ont pris le-dessus sur tout autre chose sont aujourd’hui quantifiables. Chaque année, 7 millions d’Algériens atterrissent aux urgences alors que le pays compte 6 millions d’hypertendus, 4 millions de diabétiques, 5 millions de tabagiques et 14 millions de malades chroniques.

	30 000 nouveaux cas de cancer sont dépistés chaque année, tandis que les maladies cardiovasculaires sont devenues la première cause de mortalité en Algérie.Cependant, des Algériens, de plus en plus nombreux, sont en train de se démarquer de ce pantouflard sans hygiène de vie, plus enclin à fréquenter les salles d’attente des médecins que les salles de sport, qu’est devenu monsieur tout le monde. Pour eux, la sédentarité n’est pas une fatalité, ils ont donc décidé de s’occuper de leur mental et de leur corps en faisant du sport, essentiellement de la course à pied, ou si vous préférez, le jogging.D’autres, en majorité citadins, sacrifient à de nouvelles habitudes urbaines : brûler son trop-plein de calories dans une salle de fitness.

	Les coureurs du vendredi

	Tout en essayant d’en savoir plus sur cette nouvelle tendance, nous avons tenté de faire le portrait robot de ces coureurs du vendredi, avec lesquels nous avons fait quelques tours de piste ou une poignée de kilomètres près de la gare routière du Caroubier, à Alger, puis à la station balnéaire de Tichy, à Béjaïa.
	Dans un pays où l’on ne court que si l’on a un chien ou une meute de policiers à ses trousses, ce phénomène de société, né aux Etats-Unis dans les années 1970, avant de conquérir toute la planète, vaut la peine d’être signalé.  Alors, quel est donc le profil du joggeur idéal ? En général, c’est un citadin quadragénaire issu de la classe moyenne et ayant un niveau universitaire. Il y a encore peu de femmes qui courent, mais elles marquent leur présence, même si elles privilégient volontiers la discrétion d’une salle de sport aux parcours un peu trop exposés aux regards curieux ou inquisiteurs des bas-côtés de routes.

	Pour apercevoir ces étranges bipèdes qui s’adonnent à leur sport favori, il faut les guetter tôt le matin ou en fin d’après-midi. Vous pouvez les apercevoir trottinant par petits groupes sur les pelouses jaunies du Caroubier, arpentant en binômes les sentiers de la forêt de Bouchaoui, ou même en solitaires sur la bande d’arrêt d’urgence d’une autoroute de banlieue. 

	Toutes les activités physiologiques s’améliorent

	Rachid, pharmacien, 62 ans et 62 kilos, fait figure de vétéran de la course à pied. Il témoigne que cela n’a pas toujours été facile d’enfiler un survêt et des baskets pour courir d’un pas léger dans la nature.
	Le plus difficile à affronter ce n’était pas le froid mordant du petit matin, mais le regard perplexe ou carrément goguenard des voisins. Il raconte ce changement qui s’est opéré dans la mentalité des gens : «Quand j’ai commencé à courir il y a près de 25 ans, les gens ne comprenaient pas vraiment. Ils pensaient que j’étais fou ou alors que j’avais le diable à mes trousses. Les plus indulgents pensaient que je ne savais pas vraiment quoi faire de mon temps. Aujourd’hui, il y a de plus en plus de gens qui courent et le jogging s’est intégré dans le paysage urbain», dit-il.

	Pour lui, courir est une religion à laquelle il sacrifie quotidiennement. «Quel que soit le temps qu’il fait dehors, chaque matin, je fais ma demi-heure de jogging avant de prendre ma douche et mon petit déjeuner. Ensuite, je suis prêt à attaquer le travail de pied ferme», dit ce sexagénaire longiligne à qui on ne donne jamais son âge. «C’est comme une drogue : je ne peux plus m’en passer», ajoute-t-il.

	Outre le fait que le jogging lui permet de combattre le stress du travail et de la vie en général, Rachid a remarqué que cette pratique génère une très grande amélioration de ses aptitudes physiques et psychologiques.
	«Au bout d’un certain temps de pratique, on remarque que toutes les activités physiologiques s’améliorent. L’appétit, la digestion, le sommeil, la respiration, la libido, tout s’améliore», témoigne-t-il avec enthousiasme. Hocine était un fumeur repenti. Un jour, après avoir vu de près un malade atteint d’un cancer du larynx, il a jeté son paquet de cigarettes à la poubelle et pris la décision d’arrêter de fumer. C’est pendant la période de sevrage qu’il s’est mis à courir. «Pour moi, il n’est pas question de performance mais d’entretien. Je cours pour entretenir ma forme, c’est tout», dit-il.

	Une véritable addiction

	En hiver, il n’est pas particulièrement agréable de courir dehors par un temps de froid mordant ou de pluie. Hocine opte alors pour une salle de fitness à raison de deux séances par semaine au prix d’un abonnement de 800 DA par mois. Au début, on court pour perdre quelques kilos, pour arrêter de fumer. On termine difficilement deux ou trois tours de piste, la poitrine en feu et le cœur prêt à bondir hors de la cage thoracique. Les courbatures, les muscles endoloris des lendemains de jogging sont également une autre épreuve. Puis, petit à petit, la forme revient. On se prend au jeu et au challenge de reculer chaque jour un peu plus ses limites. Quelquefois, il y a une véritable addiction à ce sport dont on ne peut plus se passer. Tous les joggeurs vous diront que la première motivation de la course à pied est qu’il ne s’agit pas de vivre plus vieux, mais mieux.

	«Chaque petite foulée améliore votre santé», dit Salim. Cheveux poivre et sel, la quarantaine bien entamée, c’est au bord d’une plage fréquentée par les joggeurs de tout âge que nous avons rencontré Salim. Ce prof d’anglais dans un lycée de Béjaïa s’entraîne deux fois par semaine en compagnie d’un ami. «On vient en voiture et on ramène avec nous nos enfants. Vous voyez, ils jouent au ballon sur le sable pendant qu’on court», dit-il en montrant d’un geste de la main les trois bambins qui se livrent à une partie de football. Outre le souci d’entretenir sa forme physique, c’est surtout pour lui un excellent moyen d’évacuer son stress. «Courir au bord de l’eau me permet d’évacuer tout le stress que j’accumule pendant les heures de cours avec les élèves», dit-il encore.     

	Du premier tour de stade au marathon

	Tout ceux qui font du jogging vous le diront : au début, courir se conjugue toujours avec le verbe souffrir, mais, petit à petit, il devient vite synonyme de plaisir. Ce qui est bien avec le jogging, c’est qu’il ne demande rien de
	spécial : des chaussures de sport, un survêtement ou un short et un parcours que peut fournir n’importe quelle route, piste, plage ou même rue. Chacun peut alors courir à son propre rythme en n’ayant d’autre adversaire que lui-même, reculant un peu plus ses limites à chaque séance. «A mon premier jogging, j’ai difficilement pu faire un seul tour du stade. Aujourd’hui, je cours pendant 40 minutes trois fois par semaine et je termine par quelques exercices d’étirement et d’assouplissement», témoigne Salim, qui ajoute que la course à pied l’a aidé à mieux forger sa personnalité et à nourrir sa volonté.  Personnalité, volonté, santé ? Ça donne envie d’essayer… 
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	-Le capital santé, ça s’entretient. L’hygiène de vie passe aussi par une activité physique.
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           <title>Antalya, une destination  au carrefour de trois continents</title>
           <author>Djamel Benachour </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Reportage</category>
           <pubDate>Sat, 07 Jan 2012 01:00:00 +0100</pubDate>
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	Nous sommes à près de 3000 m d’altitude, au sommet de l’un des pics, de véritables colonnes d’Hercule, qui cernent les vallons de la région d’Antalya (Turquie), coincés entre les monts Toros et la mer Méditerranée. 
	Turquie.
	De notre envoyé spécial
	 

	Un véritable paysage de carte postale s’étend à perte de vue. Il fait beau pour une journée d’hiver et, alors que des hommes et des femmes visiblement venus du Nord se prélassent au soleil, des Algériens, un groupe de touristes d’un genre très particulier, qui, pour la première fois, s’agitent en découvrant cette station, d’un téléphérique qui flirte avec les nuages. Pour y accéder, la cabine parcourt près d’un kilomètre, parfois presque à la verticale. La station de départ, en contrebas, est accessible depuis la plage grâce à un chemin qui serpente au milieu d’une forêt de pins sur une distance de près de 10 km. Accrochés  tels des trophées d’explorateurs, les drapeaux de plusieurs pays agrémentent le mur du hall de réception. L’étendard national n’y ait pas, remarquent-ils à l’unisson mais, pour cela, il faudrait beaucoup plus de visiteurs. Eux, ce sont les représentants de quelques agences de voyages invités spécialement pour leur faire découvrir la beauté des sites de cette région, mais surtout les hôtels dont dispose cette ville et ses alentours, devenue, en un temps record, la capitale européenne du tourisme.

	Ils sont en Turquie depuis à peine trois jours (après un bref passage à Istanbul pour une même mission) et ont eu le temps de se familiariser entre eux. Particulièrement sociable et bon vivant, le jeune Mohamed Chabani, de l’agence OK Voyage, ne manque pas d’humour et comme à son habitude, depuis l’arrivée un dimanche soir à bord de la Tukish Airlines, ses «sorties», en général de l’autodérision à la manière de Fellag, arrivent à arracher des sourires aux plus sérieux des Allemands et Russes qui peuplent encore, grâce à la douceur du climat, les infrastructures touristiques en cette basse saison. Vu d’en haut, le site paraît encore vierge, ce qui suppose la réalisation d’autres infrastructures qui, comme c’est le cas aujourd’hui, vont rivaliser d’ingéniosité (certains hôtels sont des répliques de bateaux ou de châteaux) pour attirer une clientèle de plus en plus exigeante.  «Il y a 1500 hôtels à Antalya dont 500 de catégorie 5 étoiles», précise Mustafa Ardal, l’artisan de cet «Eductour» organisé en collaboration avec la compagnie aérienne turque, qui veut entretenir des liens privilégiés avec l’Algérie par le biais de son agence, Celex, située au cœur de la ville d’Antalya.

	Son ambition est bien évidemment de faire venir plus de touristes algériens en Turquie mais aussi, en contrepartie, faire connaître l’Algérie en espérant (lui  est confiant) que le secteur se développe chez nous. Le chiffre  qu’il a communiqué donne le tournis même s’il relativise. «Il ne faut pas s’étonner, prévient-il, car, ayant une longue expérience dans le métier et ayant fréquenté l’Algérie depuis plus de 5 ans,  je sais qu’il y a des atouts à faire valoir et le développement ne peut que suivre». Il y a à peine 30 ans, Antalya (un ancien site antique qui a connu les civilisations grecques et romaines),  était une petite ville plutôt agricole sans grande importance avec un port modeste. Comme c’est relativement le cas pour toute la Turquie, sa vocation touristique a commencé tardivement, au milieu des années 1980.

	
	Une mer bleu turquoise

	
	Mais ici on le ressent bien, car la ville et ses banlieues sont d’apparence très moderne avec un urbanisme maîtrisé grâce à l’intervention de l’Etat. Une réglementation très stricte impose aux promoteurs touristiques, comme aux particuliers, la sauvegarde du couvert forestier et le respect de l’environnement autant urbain que naturel. A quelques exceptions près pour le centre-ville du chef-lieu d’Antalya, les bâtis excèdent  rarement les 3 ou 4 étages. C’est notamment le cas pour la région de Kemer (anciennement petit village de pêcheurs à une cinquantaine de km à l’est de la ville) où la délégation a été logée pour une nuit dans un luxueux hôtel de la chaîne Rixos, située dans la sous-région de Tékirova. D’un bout à l’autre, sur un rayon de plus de 100 kilomètres, une architecture harmonieuse et moderne caractérise cette région, qui concentre le plus de panneaux solaires sur les toitures.

	Une énergie propre qui contribue à la pureté de l’air et des eaux restées limpides et dans lesquelles aucune goutte d’eau usée n’est déversée. C’est l’exemple type de ce que peut être un tourisme balnéaire avec des complexes hôteliers construits sur de larges espaces et disposant, pour certains, de petits ports de plaisance privés. Les structures d’accompagnement : accès aux plages, hammams, saunas, fitness, centres de thalassothérapie, piscines couvertes où à l’air libre  sont partout disponibles gratuitement, à l’exception des massages, spécialité asiatique.  Mais comment tout cela a été rendu possible ? «De manière générale, le tourisme s’est développé lorsque l’Etat a décidé de libéraliser le secteur en faisant en sorte que les compatriotes résidant à l’étranger rapatrient leur argent pour investir  localement. On était peu regardant sur l’origine des fonds et, mieux encore, en plus des concessions, des crédits avec des échéances de remboursement  à long terme ont été alloués au profits des promoteurs porteurs d’idées.», répond M. Ardal.

	Conséquence : 90% du parc hôtelier, y compris les établissements les plus prestigieux, sont détenus et gérés par des nationaux. Pour relier les îlots touristiques, qui s’étendent le long de la côte, des routes à double voie ont été ouvertes avec des tunnels pour rendre la circulation plus fluide et faire en sorte que, au pire des cas, le trajet aéroport-hôtel ne dépasse pas une heure. Avec l’essor du tourisme, la propriété foncière traditionnelle est devenue une source de richesse pour les anciens habitants du site et les femmes sont les premières à profiter de cette rente. Explication : «Depuis des générations, les femmes moins considérées que les hommes, héritaient en général des terres situées au plus proche de la mer, car moins fertiles. Depuis une vingtaine d’années, la situation s’est inversée et ces propriétés, jadis méprisées, valent aujourd’hui leur pesant d’or au grand dam des frères», ironise Hacer (prononcer Hadjer) Cetin, fille d’immigrés turques en Suisse.

	
	Une tradition musulmane teintée de tolérance

	
	Originaire de la région (Alanya), elle est revenue, plus de trente ans après, un diplôme en tourisme en poche, s’installer ici. «Antalya est la région où la tradition musulmane est la plus ancrée», estime cette jeune femme, dont la mère a voulu qu’elle se marie jeune pour fonder un foyer, contrairement à son père, plus cool, qui l’a encouragée à voler de ses propres ailes. Mais ici ancrage signifie davantage de tolérance. Du côté ouest de la ville dans la localité de Belek, où la délégation a été logée pour une seconde nuit dans un hôtel de la même chaîne avant de rejoindre la ville chef-lieu pour le Lara Beach, un immense espace de détente forestier porte le nom de Parc de la tolérance avec, symboliquement à l’entrée, des répliques d’une mosquée (celles de toute la Turquie ont un cachet et une architecture unique et harmonieuse), d’une église et d’une synagogue. Un autre grand parc à la manière de Disneyland est en phase d’aménagement et ouvrira ses portes en 2013. L’essor se poursuit et, déjà, l’attraction est telle que, «en été, rappelle-t-on, le trafic aérien est tellement dense que les avions sont obligés d’effectuer  plusieurs tours dans le ciel avant de pouvoir atterrir.»  Pour le moment, ce sont les préparatifs des fêtes de fin d’année qui préoccupent les décorateurs des hôtels visités par la délégation algérienne, occupée à tester les produits proposés avant le retour à Alger.
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           <title>Le tourisme a changé le visage d’Istanbul</title>
           <author>Djamel Benachour </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Reportage</category>
           <pubDate>Sat, 07 Jan 2012 01:00:00 +0100</pubDate>
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	Quand j’ai commencé ma carrière dans les années 1970, on était alors en pleine guerre civile et, à cette époque, promouvoir le tourisme c’était comme faire acte de résistance étant donné que l’ouverture vers les autres n’était pas du goût de la police», explique E. Baki Özka qui nous avait accueillis à l’aéroport, Atatürk d’Istanbul, pour une première visite guidée le long du parcours (notamment le boulevard Kennedy qui donne sur la mer Marmara) menant à notre hôtel le grand Oztanik. 
	«A l’époque, je pouvais, énumérer tous les hôtels de la Turquie alors qu’aujourd’hui, malgré mon ancienneté dans le métier, je n’arrive même pas à compter les établissements existant à Istanbul», ironise-t-il avant d’ajouter : «Nous avons construit les hôtels et les touristes sont venus.» Mais la réalité n’est sans doute pas aussi simple. La charge historique (Byzance, Constantinople, l’empire ottoman, etc.) visible à travers les monuments et les anciens remparts et les mythes qui entourent cette mégapole de 15 millions d’habitants, carrefour tentaculaire entre l’Asie et l’Europe y sont pour beaucoup dans la renommée de la ville.

	
	Entre l’Asie et l’Europe, le cœur balance

	
	Le souvenir de l’Orient-Express est toujours vivace et l’image de tout un train transporté par bateau pour traverser le Bosphore est un récit qui est encore raconté aujourd’hui comme un conte moderne.  Mais c’est sans doute la route de la soie qui a façonné cette cité millénaire, en ancrant l’activité commerciale au plus profond de la vie sociale et même culturelle. On estime à un million le nombre de visiteurs étrangers qui viennent spécialement pour faire des achats, soit dans les centres commerciaux modernes qui ont proliféré ces dernières années, soit dans les grands  bazars traditionnels, là où les odeurs des épices chatouillent les narines et où subsistent encore  les anciens codes de marchandage et les règles de bienséance, car on y offre toujours le thé aux visiteurs intéressés. La tradition des caravansérails, ces places fortifiées, qui accueillaient jadis les caravanes des commerçants, un des symboles de l’hospitalité turque, inspire les musiciens nombreux à lui consacrer des œuvres parfois symphoniques.

	A raison de 6 à 7 visites d’hôtels par jour, le programme est relativement chargé pour la délégation algérienne, et    comme parmi ses membres, Tahar, d’une agence de Constantine, connaît un peu Istanbul, c’est à lui qu’est revenue la charge,  une après-midi libre, de conduire ses compatriotes vers le grand bazar d’Eminönü, accessible depuis la place Taksim où nous étions logés en empruntant le métro, puis le tramway qui traverse l’un des ponts, Galata, menant vers la corne d’Or. Toutes aussi peuplées les unes que les autres, les rues commerçantes montent depuis la place de la Mosquée vers le vieux marché couvert, dont les murs remontent à la période byzantine et caractérisé par des ruelles encore plus étroites où les échoppes sont de plus en plus petites mais riches en objets et effets divers. On y trouve de tout. Des produits (joaillerie, tissus, souvenirs, confiserie, etc.)  fabriqués localement,  mais aussi  importés et revendus à prix fort, si on ne sait pas négocier.

	
	Des quartiers qui ne dorment jamais

	
	Questionné sur l’origine de quelques bijoux traditionnels d’apparence exotique, un vendeur répond sans hésiter : «Afghanistan». Les marchands semblent parler toutes les langues du monde. Il suffit de décliner sa nationalité pour que le dialogue se mette en place. «Contrairement à d’autres capitales européennes, ici le commerce est détenu exclusivement par des nationaux», remarque M. Belaïd d’une agence de voyages oranaise. Ce marché, très fréquenté, en dehors des touristes, par les habitants de la ville de modeste condition en quête de bas prix, contraste avec le faste qui caractérise les magasins modernes du boulevard Istiklal, un autre lieu d’attractions. Mais contrairement à Eminönü où l’activité cesse au coucher du soleil, ce boulevard  et ses rues adjacentes, un des cœurs palpitants de la ville, veille jusqu’au matin. Dans les boîtes de nuit, les rythmes orientaux se mêlent aux musiques les plus improbables comme celles diffusées par le «James Joyce», un pub irlandais. Pour attirer les clients, certains établissements vont même jusqu’à placer à l’entrée des écrans de télévision montrant l’ambiance à l’intérieur. Taksim est un des vieux quartiers de la ville qui s’est peu à peu transformé avec la construction de plusieurs conglomérats d’hôtels classés (4 étoiles et plus) à la place des vieux immeubles.

	On en voit encore quelques-uns aux façades fissurées et servant de refuges aux sans domicile fixe que la police surveille, mais c’est en général le tourisme qui a pris le dessus. «Il y a à peine 25 ans, il était extrêmement risqué de sortir le soir dans ce quartier à cause des risques d’agression. Aujourd’hui, grâce à tous ces établissements, la sécurité est parfaite, car ce sont les hôteliers et les restaurateurs eux-mêmes qui s’impliquent pour défendre la sérénité des lieux», nous assure-t-on.
	Le tourisme ne règle pas le problème des inégalités sociales mais «quand il s’agit d’économie, tous les politiciens sont d’accord.» L’activité contribue dans une large mesure au dynamisme économique de la Turquie, (deuxième croissance mondiale après la Chine) et le pays qui reçoit 20 millions de touristes par an ambitionne d’atteindre les 27 millions à court terme.

	Ce qui suppose plus de produits (services hôteliers ou biens de consommation) à vendre. La cuisine turque est l’une des meilleures au monde et le pays ayant beau être de tradition musulmane, le raki, une boisson alcoolisée qu’on consomme accompagnée de gorgées d’eau, fait partie du patrimoine local dont on entretient les aspects culturels qui lui sont liés. L’épreuve du raki était imposée aux jeunes mariés qui devaient danser avec le verre sur la tête sans en renverser une goutte.
	Ce sont aussi les petites choses de la vie qui rendent agréables  les séjours des touristes et pour cela, les opérateurs turcs savent s’y prendre.
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           <title>Gardiens de parking : Les nouveaux vigiles d' Alger</title>
           <author>Mustapha Benfodil </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Reportage</category>
           <pubDate>Sat, 24 Dec 2011 01:00:00 +0100</pubDate>
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	«Zid avanci chouiya, braqui à gauche, voilà, stop, c’est bon !» Ces mots, c’est la langue de Zaki. Son outil de travail, pourrait-on dire. Zaki, c’est le «gareur en chef» de la rue Mohamed Chaâbani, une rue située en contrebas du marché de Meissonnier, et à quelques encablures de l’entrée supérieure de l’hôpital Mustapha. 
	Un de ces nombreux trottoirs de la capitale devenus une filière de «l’emploi-jeunes». N’y manque qu’un prêt Ansej. «Cela fait 7 ans que je fais ce métier», confie Zaki. «Ça a commencé tout à fait par hasard. J’étais chômeur à l’époque, je ‘‘tenais un mur’’, ici, à Meissonnier, quand une jeune femme est venue stationner. Je l’ai un peu orientée pour garer convenablement sa voiture et elle m’a tendu une pièce de 50 DA. J’ai refusé de la prendre mais elle a insisté. Juste après, un autre type est venu, je l’ai aidé à garer son véhicule et il a fait pareil. Après, les gens du quartier m’ont fait confiance et j’ai pris ça au sérieux.» Comme tous les tenants des parkings informels, Zaki nous apprend qu’il n’a pas eu besoin d’une autorisation spéciale pour lancer son activité.

	
	Parcmètre humain

	
	Les jeunes viennent, squattent un trottoir et font payer les automobilistes qui, de leur côté, jouent le jeu la plupart du temps, les uns pour trouver rapidement une place, las de tourner en rond pendant des heures, les autres par prudence, en espérant ne pas avoir une mauvaise surprise en remontant dans leur véhicule. Zaki a 28 ans. Un t-shirt aux couleurs du Barça floqué «Iniesta», la tête coiffée d’une casquette rouge et une pépite en toc scintillant à l’oreille, c’est notre «parcmètre humain». Ayant arrêté ses études en 9e AF, Zaki a chômé un bon moment avant que cette aubaine ne se présente à lui. «Je suis là de 9 à 19h. Le soir, je ne suis pas de service, alors les gens évitent de se garer ici, surtout que le quartier pullule de mauvais garnements», indique Zaki. Les deux trottoirs, dont il a hérité, comptent une quarantaine de places. «Mais en réalité, je ne dispose que de 10 à 15 places. Toutes les autres sont réservées aux riverains : les propriétaires des boutiques alentours ont chacun un ou deux véhicules et ils ne paient rien», nuance-t-il. Nous sommes régulièrement interrompus par des automobilistes désemparés qui quémandent un bout de trottoir. Zaki s’affaire dans tous les sens. Il est 14h et le trafic est dense. «Parfois, c’est moi qui me charge d’organiser la circulation. Il m’arrive même d’aider les ambulanciers de l’hôpital à se frayer un chemin quand la chaussée est congestionnée», se vante notre ami. Pour appuyer ses dires, Zaki sort de sa poche un sifflet de couleur noire. «C’est un sifflet réglementaire que m’ont offert les services de police. Les flics du 8e me choient comme leur petit frère», se félicite-t-il. «C’est la preuve que je suis un type sérieux. Je n’ai rien de ces gardiens de parking qui trempent dans la drogue, qui sont eux-mêmes complices de vols de voiture et qui ne sont guère dignes de confiance.». A un moment donné, et comme pour corroborer son témoignage, deux commissaires de police en civil à bord d’une grosse cylindrée viennent stationner. En repartant, ils glissent une pièce de 100 DA dans la paume de Zaki. «Vous voyez ? Tout le monde me respecte ici. Quand je ne viens pas, le téléphone n’arrête pas», poursuit le malingre jeune homme. Zaki est ainsi devenu le chouchou du quartier. Pourtant, ce n’est pas un enfant de Meissonnier. «Moi, je suis de la cité Mahieddine, près de la salle Harcha. Mais tout le monde m’a adopté ici.» Zaki, faut-il le reconnaître, est très attachant et délicieux comme tout.

	
	 

	«Mon gourdin, c’est ma gentillesse»

	
	Tous ne peuvent pas se targuer de faire bonne impression auprès des usagers. Pour un certain nombre d’automobilistes que nous avons interrogés, cette activité est assimilée à une forme de racket. «C’est de la voyoucratie organisée», lâche l’un d’eux. S’il admet qu’il y a de vraies «petites frappes» qui imposent leur diktat dans les boyaux de la ville, Zaki trouve de bons arguments pour justifier sa présence. «Les gens peuvent laisser leurs voitures les portières ouvertes et aller vaquer tranquillement à leurs affaires. C’est ça ce que les gens paient : la sécurité. Regardez autour de vous le genre de voitures que mes clients me confient. Ce sont des bagnoles de luxe. Les gens ne peuvent pas se permettre de laisser leurs véhicules dans la rue. Le quartier est difficile. Je passe mon temps à me bagarrer contre les ‘’âraya’’ de tout poil qui infestent la ville. J’ai nettoyé le quartier à moi tout seul. D’ailleurs, personne ne s’est jamais plaint de la moindre agression. Si un zigoto s’avise d’approcher de l’un des véhicules qui sont sous ma garde, il sera arrêté dans l’heure. Je connais bien ce milieu pour y avoir grandi. Je suis un enfant de la rue et ces larrons ne m’impressionnent pas.» Dans la foulée, il dévoile les nombreuses cicatrices qui lacèrent ses bras, et qu’il arbore comme des «blessures de guerre» : «J’ai sept coups de couteau plantés dans le corps à force de me battre contre cette pègre. Je suis comme ça, je ne peux pas voir un truand agresser un citoyen sans intervenir. Mais j’ai un casier judiciaire vierge et je n’ai pas passé une seule heure en prison !» Contrairement à d’autres parmi ses «confrères», Zaki n’affiche ni massue ni barre de fer. «Moi je gère ce parking tout seul et sans aucun accessoire. Mon gourdin, c’est ma gentillesse Mais en cas de besoin, ne vous en faites pas, j’ai ce qu’il faut», lâche-t-il. Si dans l’imagerie populaire, les gardiens de parking passent  pour être des racketteurs d’un nouveau genre qui se font de l’argent en rançonnant les automobilistes, Zaki récuse catégoriquement ces griefs : «D’abord, moi, je ne fais pas payer tout le monde. Je me fais entre 1300 et 1500 DA par jour, et croyez-moi, par les temps qui courent, ça suffit à peine pour s’acheter des fringues et s’offrir un sandwich. Et puis, c’est une activité qui n’a pas d’avenir. Je n’ai que ça pour gagner ma croûte. J’ai collectionné 120 demandes d’emploi auprès du bureau de main-d’œuvre. J’attends toujours. Mais comme dit le proverbe, ‘’bougi takoul errougi’’.»

	
	Des parkings sur les décombres des vieilles bâtisses

	
	Hamza, lui, officie dans une petite ruelle au cœur du quartier de Belcourt. Avec deux de ses potes, Dahmane et «Di Maria», ils ont aménagé un parking, il y a de cela quatre mois, en récupérant l’assiette d’une bâtisse démolie, sise rue Merzak Dib. «Avant, il y avait, ici, un petit immeuble qui s’est effondré après le séisme de 2003. Il y avait un tas de gravats. Un jour, on s’est dit pourquoi ne pas nettoyer cette assiette et en faire un parking. Après tout, on est des enfants du quartier. C’est mieux que de voir d’autres gens s’en emparer. On s’est donné un mal fou pour déblayer le terrain et en faire un lieu propre. On a déboursé 50 000 DA en travaux», confie-t-il. Le résultat est plutôt probant. Le nouveau parking, d’une capacité de 26 places, est soigneusement agencé. Un large portail en filtre l’accès, et le mur d’enceinte est surmonté de fils de fer barbelés. Outre l’assiette de terrain, Hamza &amp; Co. ont «annexé» le trottoir adjacent. Le tarif pour la journée est fixé à 50 DA forfaitaires. Et c’est 100 DA la nuit. Pour un abonnement mensuel, le tarif est de 1000 DA. Hamza et ses deux associés se relaient à tour de rôle, suivant un système de brigades.

	«Là, je commence à 14h et je travaille 24 heures d’affilée, après, mon ami prend le relais et ainsi de suite. Mais à minuit, je ferme le portail et rentre chez moi. Je suis tranquille puisqu’on habite juste à côté. Ici, ’’wahed ma yedenna’’. Les gens nous connaissent et il ne viendrait à l’idée de personne de nous chercher des noises. Je vois parfois de petits gamins qui roulent des mécaniques en arborant un «chawarma» (en référence au couteau utilisé par les snacks qui proposent des sandwichs «chawarma», ndlr). Avec moi, ils n’ont pas intérêt à faire le mariole. ‘’Tadarbou triciti’’ (il serait électrocuté s’il s’approchait de moi).» Et de raconter comment il a refait le portrait à un truand bien connu à Belcourt surnommé «Cheese». Outre le parking, Hamza et ses collègues ont un étal au marché de Belcourt. «Cette activité est précaire et ne nous rapporte pas grand-chose, il ne faut pas croire. A la fin du mois, on se partage la recette. Je fais à peine 15 000 à 16 000 DA». Comme Zaki, Hamza dit vivre en bonne intelligence avec son entourage. «Nous sommes des gens de bonne famille et tout le monde nous respecte. Nous avons de très bons rapports avec nos clients», se réjouit-il, avant de nous livrer ce témoignage : «Une fois, un automobiliste originaire de Sétif était descendu à l’hôtel qui jouxte le parking. Il avait laissé dans le coffre de sa voiture un cabas bardé de billets, et personne ne l’a touché. Le matin, il m’a tendu un billet de 1000 DA et j’ai décliné son pourboire. Je ne mange pas de ce pain-là.»
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           <link>http://www.elwatan.com/reportage/gardiens-de-parking-les-nouveaux-vigiles-d-alger-24-12-2011-152217_117.php</link>
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           <title>Parking Ali Mellah : 338 000 véhicules en 7 mois</title>
           <author>Mustapha Benfodil </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Reportage</category>
           <pubDate>Sat, 24 Dec 2011 01:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 24 Dec 2011 01:00:00 +0100</lastBuildDate>
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	C’est l’un des parkings les mieux organisés de la capitale. Il s’agit du parking du marché Ali Mellah. Il fait partie d’une série de parkings érigés par la wilaya d’Alger et qui ont été cédés en gérance au privé par voie d’adjudication, à l’instar du parking «Béziers» et du parking «Mustapha Bounetta» attenant au port d’Alger. 
	
	Le parking Ali Mellah a échu aux établissements Salem. Le mastodonte en béton armé s’étale sur plusieurs étages. A l’entrée, Rabah, un agent fort avenant est assis derrière un écran d’ordinateur. Quand un automobiliste se présente, il prend le soin de noter son numéro d’immatriculation sur son écran avant de lui imprimer son ticket. Il s’acquittera des frais de stationnement à la sortie. C’est que le tarif est en fonction du temps passé au garage. «Nous facturons à partir de 50 DA pour deux heures de stationnement. Après, pour chaque heure supplémentaire, on ajoute 10 DA», explique Rabah. Plusieurs agents veillent à la sécurité du parking.

	Contrairement au personnel des parkings informels, ils portent tous un uniforme spécial. Interrogé sur le flux de véhicules enregistrés, Rabah jette un œil sur son ordinateur et lance, précis : «De 6h du matin jusqu’à maintenant (il était 15h20), nous avons comptabilisé exactement 1498 entrées.» Depuis que l’entreprise Salem a pris le marché en main, il y a de cela sept mois, pour un bail nous dit-on de près de 500 millions de centimes par mois, le parking a enregistré 338 794 entrées (jusqu’à la mi-novembre).

	Outre les stationnements journaliers, le parking compte environ 500 abonnés mensuels. Le tarif est de 3200 DA/mois. Parmi les clients réguliers du parking, les visiteurs de l’hôpital Mustapha qui se trouve juste en face. Le hic est que l’hôpital en question est devenu lui-même un immense parking au grand dam des patients et du personnel hospitalier qui ont parfois du mal à se frayer un chemin dans les allées de l’établissement, tant les voies d’accès aux différents services sont encombrées.</description>
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           <title>Un sens inné de la débrouille</title>
           <author>Mustapha Benfodil </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Reportage</category>
           <pubDate>Sat, 24 Dec 2011 01:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 24 Dec 2011 01:00:00 +0100</lastBuildDate>
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	Tous ne sont pas des repris de justice, des tapineurs à leur façon, des prédateurs des trottoirs comme les désigne la vox populi. Il est vrai que le manque de professionnalisme (et c’est un euphémisme) de ces vigiles autoproclamés ne plaide pas pour eux. 
	Mais au-delà du jugement que l’on peut porter sur la qualité de leur prestation, et plus généralement, sur leur statut au sein du paysage urbain, il nous a paru utile de nous pencher sur leur itinéraire de vie. Ce qu’il faut noter d’emblée, c’est que pour la majorité d’entre eux, la précarité sociale et la violence urbaine sont leur lot quotidien. Elevés à la dure, ils ont tété, dès l’enfance, le compter-sur-soi. D’où leur sens inné de la débrouille. Certains n’ont carrément pas connu leur père ou si peu. Nombre d’entre eux se targuent de maîtriser parfaitement les codes de la rue, et pour faire valoir leur «pédigrée», se vantent d’avoir fricoté avec la pègre algéroise, les bas-fonds de la drogue et de la petite délinquance, et c’est forts de cette proximité des milieux interlopes qu’ils ont forgé leur statut de «sentinelles» qui veillent sur le sommeil de la ville. Certains se sont convertis en «indics» dans un modus vivendi aux accents pragmatiques avec les services de sécurité, une complicité qui ne les choque d’ailleurs pas. Last but not least : avant de se résoudre à faire ce «métier», ils ont tout tenté, et les plus téméraires se sont évidemment essayés aux chemins de l’exil sur le mode harraga.

	
	Se consoler de l’Espagne

	
	C’est le cas de Hamza, notre gardien de parking de Belcourt (voir plus haut). «Mon père est mort. Il était gérant de l’hôtel Istiklal (sis à proximité du parking). D’ailleurs, je suis né dans cet hôtel», raconte-t-il. «Nous sommes quatre frères et sœurs. L’un de mes frères s’est exilé en Allemagne. Un autre a été assassiné en 1994 (il était proche du FIS, ndlr). Il n’avait rien à voir avec les gens qui égorgeaient. Si ce parti était resté, je n’en serais pas là à trimer comme ça. J’aurais eu un boulot respectable. J’ai connu le ‘’taâryine’’ (la délinquance) dans mon enfance et ça me sert aujourd’hui. J’ai fait trois tentatives de harga. En 2001, juste après un match au sommet CRB-MCA, j’ai connu ma première expérience de harrag. J’ai réussi à m’introduire au port et à monter dans un bateau. Mais j’ai été débusqué par un matelot égyptien. En 2004, j’ai refait une autre tentative et cette fois ça a marché. J’ai acheté un badge ‘’m’derrah’’ de docker pour
	1000 DA et j’ai embarqué à bord d’un navire en partance pour Valence. J’étais avec mon ami «Di Maria» (qui deviendra son «associé» dans la gestion du parking). Une fois en Espagne, la guardia civil nous a arrêtés et refoulés quelques jours plus tard après avoir transité par la case ‘’prison’’. Depuis, ça m’a définitivement échaudé et je n’ai plus recommencé. ‘’K’raht !’’ J’ai aménagé une table au marché et j’essaie de boucler mes fins de mois avec ce job.»

	Zaki, 28 ans, s’est vu séparé de son père dès l’âge de 4 ans. «Il s’était taillé en Espagne et on n’a plus eu de nouvelles de lui à ce jour», confie-t-il. «Ma mère nous a élevés toute seule, mes deux sœurs et moi. C’est la raison pour laquelle je n’ai jamais essayé de partir, pas même pour rejoindre mon père, et il ne me viendrait jamais à l’idée de l’abandonner. Je n’ai pas envie de revenir dans un cercueil après tout ce qu’elle a fait pour nous. Le coup que nous a fait mon père m’a valu une enfance difficile. Il ne nous a jamais envoyé le moindre sou. On s’est débrouillés tous seuls. J’ai mangé du pain noir, j’ai connu des épreuves pénibles et la rue m’a beaucoup appris. ‘’Hamdoullah’’, aujourd’hui, je m’en sors plutôt bien.»
	Nacer, lui, a 50 ans. Il fait partie des nombreux employés occasionnels qui se relaient autour d’un parking d’une vingtaine de places, situé rue Mohamed Layad, dans la commune de Belouizdad. «Avant, il y avait une bâtisse par ici et elle s’est effondrée suite au séisme de 2003. Sa propriétaire a décidé d’en faire un parking en attendant de statuer sur son sort. Cela permet aux chômeurs du quartier de se faire un peu d’argent. ‘’Gaâ naklou el khobza’’», explique Nacer.

	
	Nacer victime d’une erreur médicale

	
	Notre interlocuteur assure qu’il n’a quasiment jamais fait un autre travail, si ce n’est quelques petites bricoles. Et pour cause : «Je vis un véritable calvaire depuis 1986. J’avais un abcès à la jambe gauche. Je me suis fait opérer, et lors de l’opération, j’ai été victime d’une erreur médicale. Ma jambe s’est infectée par la suite et j’avais des douleurs bizarres dont je ne comprenais pas l’origine. En tout, j’ai subi sept interventions chirurgicales des suites de cette négligence. Les médecins privés m’ont ruiné. A chaque fois, il me fallait débourser une fortune pour un diagnostic douteux. Aujourd’hui, j’ai une invalidité de 80%. Cela fait 30 ans que ça dure. Je ne me suis pas marié, et ma vie est partie en fumée. On vit à 6 dans un F2. Un chien ne crècherait pas dans ce taudis. Je tiens le coup grâce à cette voisine bienfaitrice qui nous a affecté ce terrain, et aux autres voisins aussi qui sont très solidaires avec moi. Mais ce travail est extrêmement précaire. Qui sait, peut-être demain, le terrain sera vendu et on se retrouvera sur la paille.» Nacer ne souhaite aujourd’hui qu’une chose : c’est de voir sa jambe rétablie.
	Il espère qu’on l’indemnise pour cette erreur médicale qui lui a coûté sa jeunesse. En attendant, il guide les voitures en rêvant de la vie qu’il n’a pas eue…</description>
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           <title>A quand les coopératives de gardiennage ?</title>
           <author>Mustapha Benfodil </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Reportage</category>
           <pubDate>Sat, 24 Dec 2011 01:00:00 +0100</pubDate>
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	C’est un fait : les parkings informels représentent un sérieux «manque à gagner» pour les communes. C’est un vrai casse-tête pour les pouvoirs publics qui tentent de mettre un peu d’ordre dans une activité en plein boom. 
	«Qu’est-ce qui vous retient d’organiser ces parkings, dont le prix de location à la place varie entre 20 et 50 DA, alors que l’APC ne bénéficie d’aucun avantage ? », martelait l’ancien ministre de l’Intérieur, Noureddine Zerhouni, à l’adresse des maires à l’occasion d’un séminaire au profit des présidents d’APC (in Liberté du 24 mars 2008). Son successeur, Daho Ould Kablia, a mis un point d’honneur à «éradiquer les parkings sauvages». «Nous allons réfléchir à mettre en place un mécanisme afin de réglementer les parkings sauvages», s’était-il engagé. En 2006, le ministère de l’Intérieur avait «pondu» une circulaire portant «mesures d’encadrement des activités de surveillance des parkings». Cette circulaire prévoyait la création de coopératives de jeunes dédiées aux activités de gardiennage de voitures. Force est de constater que ce mécanisme n’a pas été suivi d’effet. De fait, rares sont les communes qui ont mis en place un dispositif inspiré de ces nouvelles orientations.

	A Alger, la municipalité de Sidi M’hamed est parmi les communes pilotes qui se sont lancées activement dans la réorganisation de leurs espaces de stationnement. «Nous avons siégé dans la commission qui a conçu la circulaire de 2006 sous l’égide du ministère de l’Intérieur», confie d’emblée Mokhtar Bourouina, P/APC de Sidi M’hamed. «Nous avons procédé à un recensement minutieux des jeunes qui gèrent ces parkings. Nous avons 40 gardiens de parking dans notre commune.» Le maire de Sidi M’hamed indique que le «mécanisme est en marche et dans quelques semaines, le dispositif sera installé», a-t-il promis. Parmi les points d’achoppement qui retardent cette opération, Mokhtar Bourouina cite, en premier chef, l’écueil du casier judiciaire. «Nombre de ces jeunes sont d’anciens repris de justice. Et comme la circulaire prévoit un casier judiciaire vierge, c’est devenu un vrai problème et nous souhaitons que ce point soit allégé. Un jeune qui a commis un délit à l’âge de 15 ou 16 ans se trouve pénalisé toute sa vie alors qu’aujourd’hui, c’est un autre homme. Il faut trouver une solution à cela afin de permettre à ces jeunes de s’organiser en coopératives.»

	
	Un statut pour les gardiens de parking

	
	S’il admet que sa commune ne perçoit toujours pas la moindre recette de cette activité, Mokhtar Bourouina est confiant quant aux fruits de son dispositif. «Nous avons bien avancé dans ce dossier. Nous avons fait une délibération pour fixer le prix du ticket. Nous avons préparé également les gilets, les casquettes, les brassards, tout.» Pour lui, c’est une manière de donner aux gardiens de parking un statut social et de leur rendre leur dignité. «Cette activité brasse beaucoup d’argent et il est important que la commune y trouve son compte. C’est une forme de réinsertion sociale, mais il faut rentabiliser ces espaces. C’est aussi une couverture sociale pour ces jeunes qui ne sont pas assurés», plaide-t-il.
	Comme nous le disions, les communes qui ont réussi à mettre en place un plan efficace pour réorganiser leurs trottoirs se comptent sur les doigts d’un seule main.

	Ainsi, à la commune de Belouizdad, les parkings réglementés sont tout simplement inexistants, comme le confirme le P/APC, M’hamed Aggoun : «Nous n’avons pas de parkings réglementés au niveau de la commune de Belouizdad. Ce que nous avons trouvé à notre venue, c’étaient des parkings aménagés après la démolition d’un certain nombre d’immeubles, suite au séisme de 2003. Pour moi, il s’agit de parkings sauvages puisque il n’y a pas de cadre juridique qui régit ces espaces.»
	Un flou juridique entoure, en effet, le statut des assiettes de terrain qui se sont dégagées après l’effondrement de ces bâtisses, souligne le maire. «On ne sait pas si à la base il s’agit de biens privés ou de biens de l’Etat. Le notaire ne peut pas établir de contrat de location de ces terrains. C’est dommage, parce que c’est un manque à gagner pour la commune. Nous essayons néanmoins de trouver une solution réglementaire à ces parkings.»

	M. Aggoun indique, dans la foulée, que le nombre de ces niches transformées en parkings s’élève à 15 en ajoutant que sa circonscription compte 100 bâtisses vétustes qui menacent ruine. Il regrette que la commune de Belouizdad ne dispose pas d’un grand parking aux normes. «Pourtant, notre commune est en train de devenir le cœur battant de la capitale. Nous avons le nouveau siège de la cour d’Alger, l’annexe de l’APN. D’autres infrastructures vont arriver.
	On a donc besoin d’un grand parking, mais on bute sur un problème d’assiette. Tant que la situation des assiettes dégagées n’est pas assainie, tout est bloqué.»</description>
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           <title>Garages saturés et parc automobile en hausse</title>
           <author>Mustapha Benfodil </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Reportage</category>
           <pubDate>Sat, 24 Dec 2011 01:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 24 Dec 2011 01:00:00 +0100</lastBuildDate>
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	Le parc national automobile n’a de cesse de s’accroître d’année en année, et la suppression du crédit auto ne semble pas avoir dissuadé les Algériens d’acquérir un véhicule. 
	
	Selon les statistiques de l’ONS, le parc auto comptait  4 171 827 véhicules au 31 décembre 2009. Ce chiffre a dû franchir allègrement la barre des 5 millions de voitures depuis. Alger est en tête des wilayas les plus fournies en automobiles. Il a été enregistré 1 029 628 véhicules immatriculés «16» au 31 décembre 2009, soit 24,68%, toujours selon l’ONS. Blida et Oran arrivent en deuxième et troisième positions mais loin derrière, avec respectivement 5,92% et 5,39% du parc automobile national. Cela explique pourquoi Alger suffoque, ceci sans compter le flux de voitures transitant par la capitale pour solliciter les nombreux services administratifs qui y sont hébergés.

	Devant cette saturation des infrastructures urbaines, trouver une place de stationnement à Alger devient forcément un calvaire pour les automobilistes. Les parkings informels ne font donc que combler un déficit criant en espaces de stationnement.
	D’ailleurs, on constate une prolifération de garages et autres «niches» de voitures dans les moindres interstices. Face au spectre des vols de voitures et l’insécurité qui gangrènent nos villes, nos concitoyens, avant même d’avoir acheté leur carrosse, songent déjà à réserver une place de garage pour le mettre à l’abri des aléas de la vie urbaine.</description>
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           <title>La téléréalité, une épreuve par huit</title>
           <author>K. Smail </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Reportage</category>
           <pubDate>Sun, 04 Dec 2011 01:00:00 +0100</pubDate>
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	A une année du jour J de l’élection présidentielle américaine, la campagne bat son plein à travers les Etats-Unis, et ce, dans un maelstrom ponctué par des sondages, des débats télévisés, des phrases assassines, des scandales, de la publicité partisane perfide, des arguments, des bévues et autres bourdes, une course effrénée à la collecte de fonds pour le financement de la campagne électorale de chaque candidat. Ils sont 8 candidats républicains ayant officiellement déclaré leur intention pour le fameux «ticket» pour la Maison-Blanche face au président Barack Obama, candidat des démocrates, briguant un second mandat. Aussi, tous les coups sont permis. Qu’ils soient de gueule, de cœur, de canif ou de théâtre. Une campagne opposant des bêtes politiques, les éléphants républicains à l’âne démocrate, symboles des deux partis aux USA, et cela, ne trompe pas énormément ! 
	  
	Etats-Unis.
	De notre envoyé spécial
	
	La campagne électorale proprement dit, celle des républicains, représentée par  huit candidats, Mitt Romney (ancien gouverneur du Massachusetts), Rick Perry (gouverneur du Texas), Ron Paul (représentant du Texas), Michele Bachmann (représentante du Minnesota), Herman Cain (grand homme d’affaires, patron d’une chaîne d’établissement de pizza), Jon Huntsman (ancien gouverneur de l’Utah et ancien ambassadeur de Chine), Newt Gingrich (ancien président de la Chambre des représentants) et Rick Santorum (ancien sénateur de Pennsylvanie) — dont un seul, plébiscité en janvier 2012, fera face au président-candidat démocrate, Barack Obama —, est vécue aux Etats-Unis comme une  «sitcom» ou encore une mini-série TV. Car les débats télévisés de la campagne des primaires républicaines (GOP, Grand Old Party) animés à travers le pays comme celles récentes de Caroline du Sud et de Washington D .C.- on est au 11e débat depuis du lancement de la campagne électorale et il reste deux autres prévus en décembre dans l’Etat de l’Iowa — sont vécus comme une sorte de «reality show» politique où les gens, les téléspectateurs, les électeurs attendent des réponses convaincantes quant au chômage rédhibitoire, la dette, la santé, la sécurité sociale, le déficit du budget fédéral, les inégalités sociales… Avec des aléas du direct, les happenings, les clashes, les antagonismes, les surprises, les anecdotes, le showtime, les perles, ces débats explosent l’audimat, et par conséquent, exercent une influence (à l’image subliminale) sur les consignes de vote. Les téléspectateurs se font une idée quant à la crédibilité du candidat (républicain), à travers un show TV politique dirigé par un modérateur, un journaliste sur CNBC, CNN, FOX News… Et pour cause ! Cette campagne présidentielle est aussi spectaculaire qu’imprévue pour ne pas dire imprévisible.

	
	VERDICT : 8 CA SUFFIT !

	
	Les débats télévisés portant sur la campagne de l’élection présidentielle 2012 ont pris de l’importance pour le public américain parce que les considérant comme un reality show. Tout comme le programme The American Idol (télé-crochet découvrant des jeunes talents) où les  téléspectateurs votent pour le candidat qu’ils «supportent» par SMS. Aussi, les téléspectateurs, qui sont aussi des électeurs, regardent et suivent une performance (débat TV) et puis rendent leur «verdict» et expriment, par voie de conséquence, leur jugement, leur avis, leur éventuel vote. «Les débats ont pris une grande importance, surtout quand les Américains sont devenus attachés aux téléréalités shows. Ces débats s’installent à un moment où des émissions de divertissement comme ‘‘American Idol’’ s’est ancrée dans la culture et par extension, dans celle télévisuelle. Actuellement, le jugement n’est pas émis par un journaliste professionnel «embeded» (suivant les candidats). Maintenant, c’est instantané. C’est un âpre et dur verdict qui n’est pas rendu par des gens rompus à la politique mais par un citoyen qui n’est pas apolitique», explique Steve Schmit, ayant aidé le sénateur John McCain lors de la campagne présidentielle de 2008. Dans le New York Times, Ronald A. Klain, ancien chef du staff du vice-président Joseph R. Biden et ayant officié comme coach de débats TV pour des candidats à la présidence et à la vice-présidence dissèque le débat télévisé républicain : «Les républicains sont beaucoup plus des figures médiatiques que des candidats. Ils sont extrêmement télégéniques. Si votre job était de faire un casting pour une série de reality shows intitulé ‘‘Les débats présidentiels républicains’’, ce groupe sera pris pour ce programme. Les gens aiment voir et savoir les «ups and downs» (les hauts et les bas) des candidats. Est-ce que Michele Bachamann (candidate du Minesota) va faire mieux ? Est-ce que Mitt Romney et Rick Perry vont «s’accrocher» ? Est-ce que Herman Cain  a compris la question ? Ils adorent voir des tranches de vie interactive. Aussi, cela a motivé un tel comportement cathodique. La preuve ! Je regarde plus de débats républicains que je le faisais en 2008… Nous sommes un peu dans le ‘‘tu vois toi-même et tu juges toi-même.’’»

	
	LE DéBAT, UNE MINI-SéRIE TV

	
	De front, Steve Schmit suit les débats TV républicains pour des raisons stratégiques. Le président-candidat démocrate, Barack Obama, pourrait faire appel à ses services, comme spin doctor (conseiller), pour la préparation des débats contre le candidat républicain nommé en janvier 2012. A l’image du producteur TV, Harry Thomason, ayant donné ce précieux conseil à l’ancien président des Etats-Unis, Bill Clinton, en
	1992 : «Ne pas penser à chaque débat comme un débat détaché. Tu dois penser au débat comme une mini-série TV s’enchaînant.» Histoire de tenir en haleine les téléspectateurs et de rester branché sur les débats TV présidentiels. C’est une sorte de «drama»! Et de surcroît, les électeurs n’aiment pas les moments «surfaits». Parce qu’ils sont lassés du traditionnel discours politique et de la langue de bois. Ils attendent une authenticité. Ainsi, Herman Cain, le magnat de la pizza aux USA, accusé récemment  par quatre femmes, des ex-employées, pour harcèlement sexuel, accumule les «gaffes». Un extrait de l’enregistrement vidéo d’une interview d’Herman Cain avec le Milwaukee Journal Sentinel a fait  les beaux jours des télévisions et de YouTube. S’étant vu demander s’il était d’accord avec la façon dont Barack Obama avait géré le dossier libyen. «Je ne suis pas d’accord avec la façon dont il l’a géré pour la raison suivante», commence par répondre le candidat, avant de s’interrompre : «Euh non, ça, c’en est une autre», se reprend-il, visiblement mal à l’aise. «Attendez, il faut que je revienne en arrière, vous voyez, j’ai tous ces trucs qui tourbillonnent dans ma tête. Qu’est-ce que vous me demandez exactement, est-ce que je suis d’accord ou non avec Obama ?». Il vient  de commettre une nouvelle bourde.
	De passage dans le quartier majoritairement hispanique de Little Havana, à Miami (Floride), Herman Cain a voulu flatter son auditoire en vantant les mérites du café qu’on lui offrait : «Comment dit-on le mot délicieux en cubain ?».
	Aussitôt, on le corrige : «A Cuba, cela se dit en espagnol». Faisant toujours les choux gras des médias, Herman Cain a eu cette «lubie» : exiger une protection rapprochée des Services secrets. Parce qu’il «serait menacé par une armada de journalistes le suivant de ‘‘trop près’’ avec un lourd équipement et des… caméras».

	
	«OOPS !», 53 MINUTES POUR NE PAS CONVAINCRE !

	
	Dans le zapping républicain figure un autre grand moment de solitude du gouverneur du Texas, Rick Perry, qui n’a pas pu «compter jusqu’à trois». Lors du débat républicain télévisé sur la chaîne CNBC au Michigan, il n’a pas pu énumérer une agence gouvernementale à Washington. «Je vais vous dire. Si je suis élu (président des Etats-Unis), ce sont trois agences gouvernementales que je vais éliminer. Celle du commerce, l’éducation et… Quelle est la troisième ? Allons voir !... ». Rick Perry a un blanc, un trou de mémoire et il a des difficultés de se souvenir du troisième organisme gouvernemental américain. Acculé par le journaliste-modérateur, John Harwood, Rick Perry, perd du terrain et de crédibilité : «Je ne peux pas. La troisième. Je ne peux pas trouver. Désolé, oops !». Un très long temps «mort» de 53 secondes.

	Une éternité pour Rick Perry ! A l’issue de ce «zapping», le magazine News Week a même intitulé un article «Le texan qui ne pouvait pas tirer droit». Sara Taylor, une spin doctor, ayant conseillé l’ex-président George Bush, est pessimiste quant à l’avenir politique de Rick
	Perry : «C’était une mort politique. On ne peut pas guérir et survivre à un moment comme celui-ci où vous avez un tel mauvais audimat lors des débats.» Une autre candidate républicaine au caractère entier, Michele Bachmann, la congresswoman du Minnesota, réagissant au «flop» de Rick Perry, s’est dite «très désolée pour lui». Coutumière du fait, Michele Bacchmann a déjà décoché une flèche du Parthes à l’endroit de ses «camarades républicains» : «Plusieurs républicains (candidats) aspirent à être de frugaux socialistes. Et  qui sont équivoques à propos des droits des gays et de l’avortement». Et s’adressera aux journalistes pour leur dire que c’est à eux de découvrir les noms de ces candidats. Le président Barack Obama n’est pas épargné par la Dame de fer des républicains : «La politique étrangère de Barak Obama est mal pensée. Elle est mauvaise. Et elle est dirigée par le général Axelrod et ce, depuis Chicago». Une critique frontale faisant référence au conseiller David Axelrod. Michele Bachmann a même qualifié, en direct, de «extrêmement naïf» Rick Perry à propos de l’aide US au Pakistan (faisant un double jeu pour elle).  

	
	RETOUR EN FORCE… TRANQUILLE DE NEWT GINGRICH

	
	Au chapitre des sondages, le candidat républicain, Newt Gingrich, l’ancien président de la Chambre des représentants — ayant travaillé avec le président Bill Clinton dans les années 1990 — est en train de se hisser et de se repositionner en tant que leader dans les polls (sondages), 22% (USA Today Gallup Poll, le 22 novembre 2011). Il reprend du poil de la bête (politique) surtout après l’épisode du début de cette année. Une déconvenue quant à ses dépenses frénétiques en début d’année. Newt Gingrich aurait  gaspillé des centaines de milliers de dollars pour offrir des bijoux à sa femme.
	Aussi, quinze de ses aides de campagne ont-ils  démissionné. Leur grief : Newt Gingrich devrait faire des croisières avec sa femme en Grèce que de battre campagne dans l’Iowa. Ayant pris du recul et marqué une pause de réflexion, le candidat Newt Gingrich, depuis le débat de Washington D.C., émerge du lot. Car il est plus intelligible, pédagogique, convaincant et éloquent, vulgarisant des références par rapport à l’histoire. Et il est apparu plus humain et tolérant avec les immigrants illégaux aux USA. C’est le candidat républicain leader actuel des sondages.

	
	LA COURSE DE… «FONDS» DE LA CAMPAGNE éLECTORALE

	
	En matière de financement, la campagne électorale pour la présidentielle de 2012 a accumulé plus de 186 millions $, selon la Commission fédérale des élections : Mitt Romney (32,6 millions $), Rick Perry (17,2 millions $), Ron Paul (12,8 millions $), Michele Bachmann (7,5 miilions $) ou encore Newt Gingrich (2,9 millions $). Mais le président-candidat démocrate, Barack Obama, «coiffe au poteau» tous ses rivaux avec une collecte de fonds de l’ordre de… 99,6 millions $ par opposition à McCain, en 2007) ou à Bush (84,7 millions $, en 2003). Soit une somme dépassant celle de tous les candidats républicains réunis.
	Le président Obama a bien travaillé dans les milieux urbains, surtout ceux de New York, Californie et Chicago. Et, contrairement à ce qu’on croit, la moitié (52%) de son financement électoral provient de petites donations (moins de 200 $). Le postulat électoral, ici aux Etats-Unis, est intraitable concernant les déclarations financières et patrimoniales : «You play clean or mean» (Tu joues clair ou opaque).
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           <title>Obama, La baraka</title>
           <author>K. Smail </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Reportage</category>
           <pubDate>Sun, 04 Dec 2011 01:00:00 +0100</pubDate>
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	La campagne électorale aidant, le président-candidat, Barack Obama, se repositionne pour un second mandat, d’après les sondages dont la caution de confiance oscille entre les 43 et 50%. 
	Certains observateurs poussent la satire jusqu’à avancer que le président Obama, face aux candidats républicains, jugés «manquant de charisme et voire faibles», il n’a qu’à choisir le menu qu’il veut. «Les arguments d’Obama ? Il surfe sur le retrait des forces US d’Irak, la crise économique européenne, un nouveau ‘‘deal’’ avec la Corée du Sud et puis, surtout le vent de liberté du printemps arabe. Mais il est interpellé par le nombre effarant de chômeurs. Obama semble dire : je laisse les candidats républicains se disputer entre eux et s’affaiblir.

	Après la nomination de leur candidat, je prendrai au sérieux leurs arguments… », nous indiquera Mark Dillen, journaliste et directeur du bureau de consulting international Dillen Communications LLC. Jeanne Cummings, grande journaliste au Bloomberg News, officiant auprès de la Maison-Blanche, le Congress et de la société civile prédit son «forcast» (prévisions météo) : «C’est difficile de battre des politiciens (Obama…). Ils ont un staff, ils connaissent les rouages et puis ils ont délivré leur message. Mais il ne faut pas occulter parmi la population les mécontents, les indignés (Occupy Wall Street), les abstentionnistes, les riches investisseurs, les lobbies qui ont une influence. Je suis à peine tout juste avec Obama…».

	Le chroniqueur du Los Angeles Times, Doyle McManus, nous révélera son pronostic, sans ambages : «Obama is cooked !» (Obama est cuit !). Et le célèbre journaliste du The Washington Post, Bob Woodward, nous déclarera : «Le président Obama a placé la barre haut.
	 Actuellement, j’écris un autre ouvrage sur Obama (après Obama’s Wars)…». Peter Gross, professeur et directeur de l’Ecole de journalisme et de Médias électroniques de Knoxville (Tennessee) analyse : «Des loosers comme Herman Cain et Mitt Romney font d’Obama le futur président en 2012. Le peuple dit : ‘‘Oui, nous aimons Obama. Mais il ne fait pas bien son boulot’’…».
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           <title>Le SIDA en Algérie : Les malades toujours stigmatisés</title>
           <author>Djamila Kourta </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Reportage</category>
           <pubDate>Thu, 01 Dec 2011 01:00:00 +0100</pubDate>
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	Les personnes atteintes du sida et  séropositives sont au nombre de 6615, dont 1234 cas de sida et 5381 séropositifs, soit une prévalence de 0,1%, selon les dernières statistiques du laboratoire de référence de l’Institut Pasteur d’Algérie. Ces statistiques sont relatives à la période allant de 1985 au 30 septembre 2011. 
	Six-cent nouveaux cas séropositifs s’ajoutent annuellement au bilan de cette maladie grave. Des chiffres qui, selon les spécialistes, sont loin de la réalité du terrain puisque ceux qui sont traités avoisinent les 2500 cas. Ces cas déclarés sont suivis dans des structures spécialisées à travers le territoire national.
	Le centre de référence de l’hôpital El Hadi Fleci (El Kettar) assure la prise en charge de 1200 patients à titre externe. Pas moins de 514 cas de sida ont été recensés rien que pour l’année 2011, selon la direction de la prévention au ministère de la Santé, dont 64  femmes, 15 enfants et 28 séropositifs.

	Le ministère de la Santé a inscrit la lutte contre le sida comme priorité. A cet effet, la prévention de la transmission mère-enfant du VIH s’inscrit dans le cadre du plan national stratégique PNS de lutte contre les IST/VIH/sida. Le but de cette stratégie est de promouvoir le conseil et le dépistage volontaire dans le cadre de l’accès universel. Le programme concerne la réduction de la transmission du VIH de la mère à l’enfant. Il se décline en deux objectifs : promouvoir la proposition systématique du dépistage du VIH chez toutes les femmes enceintes et en âge de procréer, et assurer par là la prise en charge de toutes les femmes enceintes séropositives et de tous les nouveaux-nés de mères séropositives.
	Le ministère de la Santé a d’ailleurs inscrit comme objectif l’accès à la promotion du dépistage volontaire et le conseil de 80% des femmes enceintes suivies médicalement et la réduction du risque de transmission pour 100% des nouveaux-nés de mères vivant avec le VIH.   

	Comme  il est recommandé d’éviter tout regard discriminatoire contre les femmes porteuses du virus, car l’objectif est d’arriver à zéro sida dans le monde d’ici à 2014 et stopper ainsi la transmission mère-enfant.  
	Désormais, a déclaré à l’APS le professeur Mesbah, directeur de la prévention, les enfants, même nés de mères séropositives, peuvent ne pas être atteints par le VIH/sida, assurant que «l’objectif zéro cas de nouveaux- nés de mères séropositives est «à notre portée». Selon lui, l’expérience acquise à Alger et Oran — où de plus en plus de nouveaux-nés naissent indemnes (grâce au traitement) est enregistré— nous conforte à plus d’un titre.

	Dans le but d’assurer une meilleure prise en charge de la femme enceinte séropositive, le Pr Mesbah a fait état de la mise en place d’un dispositif opérationnel englobant six réseaux régionaux pilotes PTME. Ces réseaux, a-t-il expliqué, s’articulent autour de six centres de  référence (CDR) en l’occurrence ceux d’Alger, Annaba, Constantine, Oran, Sétif et Tamanrasset. Evoquant le programme national de lutte contre le sida, le Pr Mesbah a mis en exergue le fait que celui-ci mettait l’accent sur la transmission par voie sexuelle sachant que cette dernière constitue la cause la «plus importante» de transmission du virus du sida. Le Pr Mesbah a, par ailleurs, mis l’accent sur la nécessité de lutter contre la stigmatisation dont font l’objet les malades du sida, rappelant l’existence d’une instruction ministérielle en vertu de laquelle toute personne peut accéder à la prévention et aux soins quel que soit son statut.

	Quant à la prise en charge psychologique des malades, le spécialiste a indiqué que leur rôle était, dans ce cadre, très important à la faveur du travail de proximité qu’ils effectuaient. Le directeur de la prévention a, par ailleurs, fait état de la tenue, avant la fin de l’année en cours, d’un séminaire ayant pour objectif l’implication des associations  d’aide aux malades atteints par le sida dans le dépistage chez la femme enceinte.     </description>
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           <title>«Rien ne peut justifier le laxisme actuel»</title>
           <author>Djamila Kourta </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Reportage</category>
           <pubDate>Thu, 01 Dec 2011 01:00:00 +0100</pubDate>
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	- Le rapport 2010 du Programme commun des Nations unies sur le VIH-sida a fait état de la stabilisation significative des séropositifs. Qu’en pensez-vous ? Quelle est la situation en Algérie ?

	
	Effectivement, des pays ont pu réduire, relativement, les taux d’infection par le VIH grâce à des programmes intensifs de prévention. Mais, il faut savoir que ces pays avaient une forte endémicité. L’exemple du Zimbabwe est édifiant. Ce pays a réussi à réduire de 7 à 1% les nouveaux cas en infléchissant la courbe de transmission, décès et nouveaux cas. Ce sont les pays qui ont mis en place des programmes puissants en termes de prévention.
	En Algérie, la situation est différente. Les chiffres officiels communiqués par le laboratoire national de référence de l’Institut Pasteur font état jusqu’au mois de septembre 2011, de  1234 cas et 5381 séropositifs. Mais ces chiffres sont très loin de la réalité. 1200 malades sont traités au niveau national, alors on peut facilement dire que le nombre de cas est encore plus élevé puisque le sida a tué 2500 personnes en Algérie depuis 1985.
	On dit que la situation n’est pas alarmante chez nous,  mais cela ne justifie pas cette situation laxiste que nous vivons en termes d’action pour une meilleure prévention contre cette maladie grave.  

	
	- La prévention reste l’unique moyen de réduire les nouveaux cas et améliorer la sensibilisation. Que doit-on faire ?

	
	D’abord, l’essentiel est de mettre en place des textes législatifs à travers un décret présidentiel, pour instituer une structure qui sera supraministérielle. Une structure pour laquelle des moyens humains et financiers seront mis à sa disposition à l’échelle nationale et sectorielle.
	Le Comité national de lutte contre le sida, placé sous tutelle du ministère de la Santé, ne s’est pas réuni depuis plusieurs années. Alors qu’entre-temps, la maladie avance et dépasse le ministère de tutelle. La lutte contre le sida nécessite une action interministérielle. Plusieurs secteurs doivent être impliqués afin de sensibiliser et mieux informer sur les dangers de cette maladie.
	Du côté du ministère de la Santé, des actions essentielles ont été menées, comme l’introduction des antirétroviraux depuis 1998, la protection mère-enfant, la sécurité transfusionnelle, mais beaucoup reste à faire. Des initiatives pour la sensibilisation et l’information sur le VIH-sida ont été initiées par certains ministères — la Justice, les Affaires religieuses, l’Intérieur, la Défense nationale —, mais certains sont encore à la traîne. La prévention doit être aussi une préoccupation de tous les secteurs, qu’ils soient privés ou publics. Il est clair que la prévention reste l’unique moyen de limiter le nombre de cas à court, moyen et long termes, notamment à travers les moyens de protection tel le préservatif. Il faut faire sa promotion en expliquant qu’il est le seul moyen de se protéger. Il faut qu’il soit accessible et disponible. Comme il est aussi important d’informer sur les drogues injectables, source de contamination, qui dont la consommation est actuellement en forte augmentation.

	
	- L’accès au traitement a permis de réduire la mortalité des personnes vivant avec le VIH. Combien sont-elles aujourd’hui à bénéficier de ces traitements ?

	
	C’est l’un des aspects positifs que nous avons enregistrés depuis 1998 et cela nous a permis de réduire le taux de mortalité qui était de 100%, à 7% aujourd’hui.
	L’introduction des médicaments et des réactifs gratuits dans les hôpitaux reste un acquis considérable. Nous nous félicitons de la récente inscription du sida sur la liste des maladies chroniques par la sécurité sociale, donnant droit à la gratuité pour des traitements pour les infections opportunistes pour les assurés sociaux. Il est important aujourd’hui d’intensifier des campagnes de sensibilisation et de dépistage pour que les séropositifs puissent bénéficier de traitement, c’est ce qui permettra de freiner la contamination, surtout que leur nombre exact est aujourd’hui inconnu. Les 5000 séropositifs recensés par le laboratoire de référence reste un chiffre insignifiant qui ne reflète pas la réalité. On peut multiplier par dix. Cette maladie ne doit plus constituer un tabou. Des efforts doivent être déployés par les médecins qui doivent se comporter comme si tous leurs malades étaient sidéens. C’est de cette manière que nous pouvons lutter contre toute discrimination dans l’accès aux soins.  

	
	- Qu’en est-il de la prise en charge psychologique ?

	
	La prise en charge psychologique est très insuffisante dans les centres de référence pour ce qui est des malades atteints du sida qui sont en nombre de 6. Les rares psychologues affectés dans ces centres manquent de formation spécifique. Il ne faut pas oublier que le sida est une maladie lourde, car il faut commencer par l’accepter puis vivre avec. Les  malades ne bénéficient donc pas d’un soutien psychologique adapté.
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           <title>Les médicaments remboursables</title>
           <author>Gaidi Mohamed Faouzi</author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Reportage</category>
           <pubDate>Thu, 01 Dec 2011 01:00:00 +0100</pubDate>
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	Bonne nouvelle pour les 19 000 malades algériens vivant avec le VIH-sida, dont 12 000 sont des femmes. Une note interne de la CNAS intitulée «Document d’aide à la décision», destinée à uniformiser l’action des médecins conseil à travers le pays, a inclus l’infection par le VIH sur la liste des maladies chroniques en tant qu’hémopathie. 
	Louable à plus d’un titre, cette mesure permet aux personnes vivant avec le VIH et assurées à la CNAS d’être remboursées des dépenses liées aux traitements des infections opportunistes. «Cependant, le problème reste tout de même posé avec acuité pour une majorité des femmes malades sans emploi et donc non assurées», relève le Dr Scander Soufi, président de l’association AnisS de lutte contre les IST-sida et de promotion de la santé. Ces acquis ont été révélés à l’occasion de la célébration du premier anniversaire du lancement de la campagne nationale Himeya de protection des femmes et des enfants du sida en Algérie.

	Ainsi, l’année dernière, une soixantaine de sites à travers le territoire national ont abrité des actions éducatives sur la prévention du VIH auprès des femmes, en partenariat avec des associations locales implantées dans les différentes régions du pays. Prévue initialement pour une année, la campagne Himeya va s’étaler dans le temps. D’autant plus qu’elle vient de bénéficier du soutien de la campagne mondiale contre le sida (WAC) en vue de compléter les actions futures d’Himeya en Algérie.

	Dans ce cadre, le Dr Nour El Houda Kicha, directrice de la campagne Himeya  a déclaré : «Un atelier national, prévu en décembre à Alger, avec le soutien du WAC, dessinera les perspectives de la campagne pour la prochaine année, qui épouseront les priorités des femmes et des enfants vivant avec le VIH en Algérie, à savoir le renforcement de l’accès au traitement et la promotion de la PTME qui constitue le thème national du 1er décembre en Algérie, cette année».</description>
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           <title>Le nombre de décès a diminué de 21%</title>
           <author>Djamila Kourta </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Reportage</category>
           <pubDate>Thu, 01 Dec 2011 01:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	Le nombre de décès imputables au sida dans le monde a diminué de 21% depuis 2005, selon le dernier rapport de l’Onusida publié en novembre. Il signale que le nombre des nouvelles infections a chuté de 21% depuis 1997. L’Onusida fait état de tendances littéralement historiques dans l’évolution de l’épidémie. 
	«L’année 2011 a changé la donne pour la riposte au sida», expliquent les auteurs du rapport. «Les nouvelles infections à VIH et les décès liés au sida sont tombés à leur plus bas niveau depuis le pic de l’épidémie» à la fin des années 1990. Le rapport souligne que l’élargissement de l’accès aux antirétroviraux a permis aux malades de vivre plus longtemps.
	Grâce aux antirétroviraux les décès liés au sida continuent de diminuer.

	Le docteur  Michel Sidibé, directeur exécutif de l’Onusida, fait valoir que  «nous avons vu un élargissement massif de l’accès aux traitements du VIH, avec un effet spectaculaire sur la vie des gens, partout dans le monde». En 2010 en effet, 6,6 millions de patients ont bénéficié d’une thérapie antirétrovirale ; ils n’étaient que 5,25 millions en 2009. Au cours des 6 dernières années donc, le nombre total de malades sous traitement a été multiplié par plus de neuf, puisque seulement 700 000 patients y avaient accès en 2004. Sur la seule année 2010, plus de 1,3 million de patients supplémentaires ont été pris en charge. L’Onusida salue également d’importants progrès dans le domaine de la prévention, notamment en Afrique subsaharienne où le nombre de nouvelles infections a chuté de 26% depuis 1997.

	En Asie du Sud et du Sud-Est, les chiffres ont diminué de plus de 40% entre 2006 et 2010. En revanche, «le nombre de nouvelles infections continue de croître en Europe orientale, en Asie centrale, en Océanie, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord». L’agence onusienne revient également sur «l’intérêt accru suscité par la circoncision masculine. Celle-ci commence déjà à contribuer au déclin des nouvelles infections à VIH». A tel point que le fait de circoncire 20 millions d’hommes supplémentaires à travers l’Afrique orientale et l’Afrique australe pourrait éviter 3,4 millions de nouvelles infections à VIH d’ici 2015.

	L’Onusida se félicite de constater qu’environ 400 000 nouvelles infections à VIH chez l’enfant auraient été évitées depuis 1995. «En 2010, près de la moitié (48%) des femmes enceintes vivant avec le VIH ont eu accès à des schémas thérapeutiques destinés à éviter que leur enfant ne soit infecté par le virus», souligne l’Onusida. La guerre est toutefois loin d’être gagnée, surtout en période de crise économique mondiale, s’inquiète l’organisation onusienne. «Le financement en provenance des donateurs a été réduit de 10%, passant de 7,6 milliards de dollars en 2009 à 6,9 milliards de dollars en 2010. Dans un climat économique difficile, l’avenir du financement pour le sida dépend des investissements intelligents», concluent les auteurs du rapport.</description>
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           <title>300 médecins en formation dans les établissements pénitentiaires</title>
           <author>Djamila Kourta </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Reportage</category>
           <pubDate>Thu, 01 Dec 2011 01:00:00 +0100</pubDate>
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	Trois cents médecins de l’administration pénitentiaire au niveau national sont actuellement en formation sur le sida, formation initiée par le ministère de la Justice. 
	Répartis en trois groupes, ces médecins sont  informés sur la maladie dans tous ses aspects. Des notions relatives à la maladie, à savoir le mode de transmission, la prévention, le dépistage et la prise en charge sont communiqués à ces médecins qui, à leur tour, doivent organiser au sein des prisons des campagnes de sensibilisation au profit de la population carcérale.

	Laquelle semble exposée à la contamination par le virus VIH/sida puisque les résultats de la récente enquête sur les malades du sida, réalisée par la Forem, ont montré que 1,6% de la population interrogée a contracté la maladie en prison. Cette formation assurée par des médecins spécialistes a pour objectif d’assurer un suivi médical pour les malades et les séropositifs dans les prisons. C’est ce qui permettra aussi de réduire les hospitalisations et de soulager les centres de prise en charge. Ainsi, un médecin référent aura une autre vision du sida et pourra faire le suivi de ces personnes.</description>
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           <title>Formation pour protéger la mère et l’enfant</title>
           <author>Mohamed Fawzi Gaïdi </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Reportage</category>
           <pubDate>Thu, 01 Dec 2011 01:00:00 +0100</pubDate>
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           <description> 
	Cinquante professionnels de santé (médecins, sages-femmes, paramédicaux) ont été formés à la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, a-t-on appris du docteur Scander Soufi, président de l’association AnisS de lutte contre les IST-sida et de promotion de la santé. Cette mise à niveau a été rendue possible à la faveur de deux séminaires et ateliers de formation, animés conjointement par les cadres de AnisS et les experts français de Solimed France.
	A l’occasion,  un réseau, mettant en relation ces mêmes professionnels impliqués dans la prise en charge de la femme enceinte vivant avec le VIH, a vu le jour.</description>
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           <title>88 malades de nationalités étrangères</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Reportage</category>
           <pubDate>Thu, 01 Dec 2011 01:00:00 +0100</pubDate>
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	Sur les 1234 personnes vivant avec le VIH-sida prises en charge, 88 malades sont de nationalités étrangères et bénéficient  gratuitement de traitements anti étroviraux. 
	La majorité est suivie à titre externe au même titre que les patients algériens. Certains, dont l’état de santé est jugé critique, sont hospitalisés à Alger ou dans d’autres centres du pays. Quant aux séropositifs, sur les 5381 déclarés figurent 257 étrangers qui sont également suivis et traités. Le rapport Onusida 2011 souligne que les proportionnalités de personnes éligibles à la thérapie antirétrovirale dans les pays à revenus faible et intermédiaire a véritablement augmenté à la fin de l’année 2010. L’Algérie a atteint 20 à 39% de la couverture en traitements</description>
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